‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 178 sur 437 · XC. LUC, piT CHRYSOBERGE · texte numérisé non relu

XC. LUC, piT CHRYSOBERGE

II 56. Luc, surnommé Chrysoberge, monta sur le siège de Constantinople après la mort de Cor-stantin. Pendant son pontificat, ces paroles de l'Evangile : Mon père est plus grand que moi ^ excitèrent une grande dispute , dans laquelle l'empereur Manuel , qui se piquait de dialectique , et même de théologie, prit parti. « Mais, quoiqu'il soutint la doctrine ortho- « doxe , les gens sensés, dit M. le Beau , jugèrent dès-lors » qu'il convenait aux princes , non pas de décider les questions i) de foi , mais de soutenir de leur autorité les décisions de >j l'église, et qu'ils n'avaient pas tant besoin deluqiières théo- >> logiques que de discernement et de droiture pour disliilguer » les jugements canoniques d'avec ceux que l'intrigue, la cabale, » les passions humaines voudraient faire passer pour tels. >» Luc , dans cette occasion , s'attira la haine de ceux qui défendaient l'opinion hétérodoxe : ils l'accusèrent de plusieurs chefs; mais l'empereur le déclara innocent et le maintint dans soa siège. Ce patriarche présida à plusieurs conciles, dont nousi n'avons marqué ci-devant qu'un seul, parce que l'on n'a ni les dates , ni les actes des autres. Nous savons seulement que dans un de ceux-ci, le droit daslle, attaché à 1 église de Sainte- Sophie pour les plus grands crimes, fut restreint à légard de 1 homicide volontaire. Luc mourut vers le milieu de l'an ii6g. Ce prélat était fort versé dans le droit canonique des Grecs ^ comme il paraît par ses réponses ou décrets dont une partie i^ été recueillie par Balsaraon. (Banduri , le Quien , Mansi. )

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