N. JULIUS AGRIPPA
pé posthume ; adopté par Auguste avço
Tibère j meurt l'an i^ de J. C.
1^4 ciiriOr^oLor.iE historique
le sénat, qno quatre ans après cet événement, savoir \e j jan-? vier (le i'an de Pioiue y2y ; et il ne Taccepla d'abord que pour dix ans, dans la crainte d'elfarouc'ner, par une souveraineté
Perpétuelle, un peuple accoutumé àli liberté. Ce terme expiré, an de Rome yûG, Auguste reprit l'empire pour cinq an.s , ensuite pour dix, de même pour dix a;:tres à l'expiration de celui-ci , et ainsi de suite. ( Sallengre, Thcsaur. Aiitlq. , t. 1'=", p. 4^9. ) Son règne fut de quarante-quatre ans moins treize jours, ce prince étant mort, à INolc, le icj août de l'an 14 de J. (.., 7(^7 de Rome, à Tàge de soixante-seize ans. On a dit d'Auguste qu'il ne deva.t jamais naître, à cause des maux qu'il fit pour se rendre maître de la république : on a dit aussi qu'il ne devait jamais mourir, eu égard à la sagesse et à la jiiodéralion avec laquelle il gonverna l'éiat, après être venu à bout de ses desseins. Servilia, Clodia , Scribo>;ia et Livie furent ses quatre femmes. Il répudia les trois premières, La dernière, qu'il, pria Tibère Iséron , son mari, de lui céder, quoiqu'enceinte de six mois, sut captiver son esprit au point que ce maître du monde était regarde comme l'esclave de J.ivie. Elle finit, dit-on, par l'empoisonner. Augu.'.le n'eut de ses quatre femmes qu'une iille , nommée Julie, qui naquit, non ^s le m'hâte jour que Scribonia, sa mère, fut répudiée , comme Tavance un moderne, mais deux ans auparavant ( l'an ji'5 de Rome, quarante-deux av:7nt J. C. ) Cette princesse, l'une des plus accomplies pour les gi àces du corps et de l'esprit, mais de mœurs dépravées, après, «ivoir épousé, l'an 72,7 de Rome, Aîarcellas, son cousin, mort à Tage de vingt-quatre ans ( -joo de Rome ), se remaria, dan& Tannée de son vcu^age, à V'ipsanius Agrippa, qu'elle perdit l'an de Rome 74'^ 1 p^'is à Tibère, fils de Livie, et mérita, par ses débaucbcs, Van 782 de Rome, d'être reléguée dans l'île Pandataiie, où Tibère la fit mourir de faim., l'an i4 de l'ère chrétienne, après avoir eu d'Agrippa, son second mari, trois fils et deux filles; savoir, C. César, mort, en Lycie , le 21 février de l'an 4 de J. C. ; L. César, décédé à î;Iûrseille veis le iio août de Tan 2 de la miéme ère ; Jul. Agrippa, né posibume , prince féroce, exilé, par l'empereur Auguste, dans l'île Plaiiasîe ; Julie, femme de Paul Emile , morte Tan 28 de J. C. ; et Agrippine, mariée à l'illustre Germanicus, neveu de Tibère.
»-'n compte quatre époques du commencement de l'empire d'AugusIe. La première est de la 2*^ gnnée de l'ère julienne, 709 de Rome, lorsqu'anrès la mort de Juks César, étant venu de Macédoine en Italie, il prit la qualité d'empereur sans avoir aucune charge de la républicjne, et assembla, d'autorité privée, quelques soldais vétérans; la deuxième est de Tan '^ delaméme^ ^;e julienne, 711 de Rome,, lorsqu'aprcs la mort des deux ccn-^
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suis îliitlus et Pansa, il entra tiaiis le consulat Vacant avec Q. Pedius le 22 septembre, ou, lorsque le 27 novembre suivant, il fut déclaré triumvir a^ec M. Antoine et Emil. Lepidus. La troisième est du 2 septembre 72^ de Rome, i5 de Tère julienne, c'est-à-dire du jour de la balàille d'Actium. I^ quatrième est de l'année suivante, lorsqu'après la mort d'Antoine et de C.léopàfre, Augusle entra victorieux dans Alexandrie le 2g août, ])!(.'uiicr jour ile. l'annés égypiienne. Ainsi Auguste, suivant la premirre époque, régna cinquante-huit ans, cinq mois et quatre jours : c'est celle que parait avoir suivie l'histc-^ rien Josephe. Suivant la deuxième époque ^ Auguste a ré^-né cinquanîe-cinq ans , 'ix mois et vingt-huit jours, à compter depuis son premier c ni-ulat, ou cinquante-cinq ans^ huit mois et vingt-deux jours, à commencer de son triumvirat; et c'est de l'un de ces deux termes i\ne l'on doit prendre les cinquantesix ans de durée que Su'^tone, Eusèbe, saint i'.piphane , et quelques autres, donnent à l'empire d'Augoste. Mais l'usage le plus ordiu.iire est de compter dcpciis la bataille d'Actium; calcul dont \v résuhat est de qunrante-qu.itre ans moins treize jours.
Ce fut Auguste cy.n (li^ isa Pvome en quatorze régions ou quartiers, soUs 1 intendance d'un pareil nombre de magistrats de l'année, ayant chacun linspecliou sur sa région. JJans le dernier cens, ou den 1 nbreineut qu'Auguste fit faire, le nombre des citoyens se trouva montera quatre millions cent trente-sept mille.