‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 321 sur 437 · LéoN 1", thrace de naissance , fut élevé à l'empire · texte numérisé non relu

LéoN 1", thrace de naissance , fut élevé à l'empire

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après la mnrl de Marcien , par le crédit du patrlce Aspar et d'Ardabure, son {ils, proclamé empereur par l'armée , le 7 février 4^7 , et couronné par le patriarche Anatole. C^st le premier souverain qui se trouve dans Thistoire avoir re>^i-i la couronne des mains d'un évêque. Léon fut zélé pour la foi catholique, et la maintint contre les Eutychicns. il consacra les prémices de son autorité par une ordonnance qu'il publia puur confirmer le concile de Calcédoine. L'empire était toujours en état de guerre avec les Goths. L'an 4^' -, Léon fit la paix avec ^Vélamir, leur général, qui envoya en otage à Conslantinopie le jeune Théodoric, son neveu. ( C'est celui qui , dans la suite , devint roi d'Italie. ) Les évèques excitaient toujours le zèle de Léon contre les Hérétiques. L'an 468, par une loi du 3i juillet, il exclut des charges quiconque n'aura pas embrassé la religion catholique. La même année, une flotte, qu'il avait envoyée contre les Vandales d'Afrique, est prise en partie, ou brûlée, par la trahison de Basilisque , son beau-frère, qui la commandait. Léon punit le traître par l'exil. Aspar était un autre ennemi domestique qu'il s'était fait, en refusant de créer césar Ardabure , son fils, comme il l'avait promis en recevant l'empire. Pour prévenir les effets de son ressentiment , que sa hauteur et ses menaces annonçaient , il lui opposa Zenon , l'un des chefs des Isaurlens, nation accoutumée au pillage, auquel il donna une de ses filles en mariage, et qu'il éleva ensuite au consulat. La partie n'était pas égale entre ces deux rivaux. Aspar s'était acquis une grande estime par les services importants qu'il avait rendus à l'état. Zenon n'avait pour lui que la faveur, sans vertus et sans talents. Léon, voyant le premier sur le point d'éclater, feint de se réconcilier avec lui, et tient enfin la parole qu'il lui avait donnée. Mais, peu de tems après ( l'an 47 ^ ), il fait massacrer le père et le fils à ses yeux, sur la découverte ou le soupçon d'une conspiration qu'ils traînaient contre lui. Ils étaient ariens l'un et l'autre. Les Goths, leurs compatriotes, pour venger la mort de ces deux hommes qui faisaient leur principal appui,. ravagèrent , pendant près de deux ans, les environs de Constantinople, et firent ensuite la paix à des conditions avantageuses. L'an 474 1 Léon meurt à Constantinople d'une dyssenterie , au mois de janvier, après un règne d'environ dix-sept ans. Cette maladie, qui fut longue, l'avait atténué au point que, quand on mettait du feu devant ou derrière lui, on voyait au travers de son corps. (Cédrénus.) Le aèle de Léon pour la foi et la régularité de ses moeurs lui méritèi-ent des éloges; mais l'avarice obscurcit ces vertus. Il accabla d'impôts les provinces , et prêta l'oreille aux délateurs, qui souvent l'engagèrent à punir des innocents. Il avait épousa

DES EMPEREURS d'oR1E?<T. 27 1

^LIA Verina , dont II laissa deux filles, Ariadne, mariée à Zenon; et Leontia, femme de Maixlen, fils de Tempereur Anihemius.

LÉON II, DIT LE Jeune, ZENON et BASILISQUE , Empereurs d'Orie]st.

474- LÉON II, dit le Jeune, fils de Zenon et dAriadne , fille de Léon I^"^. , né vers l'an 4^9 ( et non pas 4^9, comme le fait entendre la Chronique d'Alexandrie , fat déclaré césar, et peut-être même auguste , par son aïeul , sur la fin de 473- Mais, à raison de son bas-âge, Zenon , son père, fut établi, après la mort de Léon l^\ , pour gouverner en son non. Zenon ne se contenta pas du titre de régent; il prit la pourpre avec le consentement du sénat, et se fit déclarer empereur au mois de février 474- Le jeune Léon étant mort au mois de novembre suivant, après un règne de dix mois, Zenon demeura seul maître de l'empire. Sa vie déréglée le rendit si odieux, tjue Verine , sa belle-mère, et Easilisque , frère de Vérlne, travaillèrent à le détrôner. Zenon, suivant Paoi , fut chassé , au mois de janvier 47^ ■> p-""' Easilisque qui , s'étant emparé du trône , en fui renversé lui-même, au mois d'août 477» P^'" celui qu'il avait supplanté. Mais c:?s dates sont fort suspectes à Muratori , qui lour oppose trois lois publiées par Zenon, l'an 47<j ; la première , le i^'' janvier ; la seconde , le 20 février; la troisième, le i5 décembre; ce qui lui donne lieu de croire que la chute et le rétablissement de Zenon appartiennent , l'une et l'autre, à l'an 475. Quoiqu'il en soit , Zenon , ayant fait arrêter Easilisque, qui s'était réfugié dans une église, l'envoya prisonnier, avec sa femme et ses enfants, dans une tour, où ils moururent de faim. Pendant son règne momentané, Easilisque avait taché d'abolir le concile de Calcédoine, par une lettre circulaire à laquelle souscrivirent plus de cinq cents évêques schismatiques, Thlmolhiée Elure et Pierre le Foulon à leur tête. Mais l'opposition du clergé de Constantinople et le soulèvement du peuple avaient ensuite obligé ce tyran à se rétracter. L'an 479 1 nouvelle conjuration, formée par Marcien , petit-fils de l'empereur de ce nom et beau-frère de Zenon, pour le dépouiller de l'empire. Marcien assiège l'empereur dans le palais; mais, abandonné presque aussitôt de ses soldats , par les insinuations du patr:ce lUus , il est pris et relégué au château de Papyre , où

Cl édit d'union , pour réunir l's Catholiques et les Eulv-

chiens : loi qui augmenta les troubles , loin de les appaîser. Tous les ëvêques de l'empire y souscrivirent , à l'exception d'un petit nombre qui abandonnèrent volontairement leurs sièges , ou qui en furent chassés. Cependant les papes , quoique bien éloignés d'approuver V Hénotique , ne l'ont point condamné formellement, et n'ont point fait un crime aux Grecs de l'avoir signé. Dans la crainte d'irriter l'empereur et de le porter à de nouveaux excès , ils ont cru devoir épargner tout ce qui portait son nom. « Mais cette condescendance , bien que prudente, dit » un judicieux moderne , autorisait les entreprises des empe- » reurs sur le sacerdoce ; et, entretenant la confusion des idées, » faisait que la plupart des Chrétiens ne savaient plus qui était » juge en matière de foi. » L'an 4^4 i ^ érine , que Zenon avait exilée, fait proclamer empereur le patrice Léonce, à Tarse, en Cilicie , et meurt la même année. Le patrice Illus, dont Zenon , pour récompense de ses services, méditait la perte , était entré dans cette conspiration. I^'an 4^^''^, I-éonce et Illus, bloqués depuis trois ans dans le château de Papyre par le général Jean le Scvlhe, sont forcés de se rendre. Ils payent leur révolte de leurs tètes, qui sont envoyées à Conslantino[)le. Zenon croyait aux astrologues et aux devins. Les ayant consultés , l'an 4'J'S touchant son successeur, il fait mourir plusieurs personnes sur les indices que ces imposteurs lui avaient donnés. Enfin il meurt lui-même d'épilepsie , le cj avril de l'an 49' •, âge de soixantecinq ans, après un règne de dix-sept ans et environ trois mois, à compter du mois de février 474» Zonare assure qu'ARlADNE , sa femme, qui voulait faire régner Anastase , son amant, le fit enfermer dans un sépulcre , où il expira en appelant à son secours et en dévorant ses bras. Il avait eu pour première femme Arcadie , qui lui donna un fils, que ses débauches enlevèrent à la tleur de son âge. Zenon était un monstre par la figure et le caractère ; il était contrefait, couvert de poils depuis la tête jusqu'aux pieds ; ce qui le rendait semblable à un satyre dont il avait la lubricité. Pour subvenir aux dépenses excessives où le jeta sa vie dissolue, il fit d'aussi grandes levées d'argent que s'il eut eu à soutenir la guerre contre toutes les puissances de l'Asie et de l'Europe. Non moins cruel que voluptueux, il compta pour rien la vie des citoyens , dès qu'ils lui devinrent suspects ou qu'il crut en être offensé. D'ailleurs , lâche et timide , il ne se montra jamais à la tête de ses armées ; il avilit la majesté de l'empire en demandatU humblement la paix aux barbares.

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