YAULDE , IMPRIMEUR DU ROI , RUE COQUII^LIERE
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CHRONOLOGIE HISTORIQUE
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« Li*^àt ^ <5éfie8 , dit M. tl« fcrêcpîgnî , Aam Ire p4o5 haut
* point de sa puissance, contenait toute ta Lîgurïe. et fVien^
1» dait le long tk la Méditerranée, depuis ie Var jusoirà la Ma*-
ik cra LtledeCortefut ûiîedespretnit^resconqoj'IesaeâGéftois,
j» lU ft*e«viparèrent aussi des îles de Chypre, de Mtéiélin, de
» Scio; îh fiirent maîtres de Caffa et de Péra; ils firent def.
» conq^tes dans h Sardaigne et dans la Sicile v mais ils n^onl
» conservé de leurs anciennes possessions que la Ligurien
» encore n^ont-ils pas aujourd'hui, dans la Lieurie , ioiMi ce
% qa ils y ont autrefois possédé. Les Comtés de Nice et Je Mafo^
M les principautés dX)neille et de Monaco, ne recoonaisseal
m plus leur aominatloa ». {^Re^, ie Cènes ^préf, )
GiàNFS (en latin Genua^ dite aussi Jtmum , et en italtea Gê^
ii6iUi) . l'émsle de Venise, comme Carthage le fut de Rome^
^ait <lé^ floriH «aate lorsque èiafçoa , d«<i« la quatorzième année
de la deuxième guerre punique, auS avant Jéius*-4^hri^ , p^rut*
XYill, 1
s CHEONOIOGIE HISTORIOUV
avec son armée, dlins les mers de la Ligarie (i). Il serait diflicile de débrouiller, d'ans robscurité de Tbistoire, les vicissi* tudes qii^ëprouva cette ville du tems dés invasions des Barbares^ comme aussi de savoir là forme qu'avait alors son gouvernement; et si on voulait rapporter là-dessus les opinions 4es historiens modernes d'Italie, on' risquerait de donner une fable plutôt qu'une histoire. Le CafTaro, qui a écrit au treizième siècle, par acut^^ité publique, les Annales de Gênes y ne les commejfice^^'^ U^ fin .du onzième siècle. /Cest par cet écrivain qu'on sait que la république. de Gènes étaif anciennement administrée par des consuls, que leur charge ne durait que quatre ans 4 ^t qu'ib gouvernaient avec une autorité suprême.
L'an II colles Génois ayant équipé une flotte de vingt-huit ^galères et de six vaisseaux, pour aller au secours de la Terre- Sainte, mirent k la voile le i^*^. août, et abordèrent au port de Laodicée , où ils passèrent Thiver. Le Caffaro entre dans un grand détail de leurs exploits dans cette expédition. Bcaudouin ^ roi de Jérusalem, fut si content de leurs services, que, par reconnaissance, il leur accorda le tiers de quelques-unes de^ places qu'ils l'avaient aidé à conquérir , êl un quartier dans Quelques autres. La république conserve avec soin un acte si honorable, et ses principaux historiens n'ont pas manqué d'en faire mention f quoiqu'avec quelque différence. Il est daté, selon les uns, du 2a avril iio5; et selon les autres, du 23 mat de la même année. (Ubert. Folietta. ) Les Génois obtinrent des concessions à peu près sembl^les , de Boémond , prince d'Antioche.
L'an II 19 9 le pape Calliste ayant soumis la Corse à l'église d«- Pise, éngée, l'année précédente, en métropole par Gelaze 11^ son prédécesseur (Pagi), les Génois, maîtres de cette fie, qu'ils avaient enlevée, dès le neuvième siècle, aux Sarrasins , en prirent occasion de faire la guerre aux Pisans. Elle dura treize ans, et fut terminée, l'an 1 182, par le parpe Innocent 11 ^ lui érigea l'église de Gènes en arcbevécné, par une bulle datée lu 4 octobre .ii33, suivant le style pisan ( ii32 , suivant l'ère
(l) Le plus ancien monument où il soit mention de Gènes, est en— TÎron de ce même tems. C'est une sentence gravée sur une table de bronse, et rendue, vers Tan 187 avant Jésus-Chri>t , par deux com— , missaires nommés par le sénat de Rome , au sujet de quelques di(Te— rents entre les Génois et leurs voisins , par rapport aux bornes respectirés de leurs territoires. Ce monument fut déterre, en i5o7, dans la yallée de Polsevera ; et le sénat de Gènes , Tayant acheté , le fit plarer dans Téglise de Saint-Laurent ^ ou on Tenchâssa dans une muraille. ( iVl. de Brequigni. \ .
vulgaire), el hii attribua deux éyéchés de la -Cerse, dont les trois autres restèrent ^ l'archevêque de Pise. ( Pagi. J
L'an 1145 , tes Génois entreprirent la guerre contre les Sar-« rasins qui occupaient Itle de Mioorque et les edtes j'Espagne^ Cette expédition fut heureuse : iU remportèrent sur ces* tnfi*^ dèles de grands avantages 9 et retournèrent dans leur p'atîrie , chargés de riches dépouilles. * ' ." .
L'empereur Frédéric I étant venu» l'an irS4^ en Italie, là république de Gènes envoya deux ambaasadeurs pour le cômplimenter ; mais , à l«ur l*etour , on se pressa dans la vîlf e de fortifier ses murailles du côté de la terre, afin de se mettre à couvert des dangers que l'armé^. impériale avait fait subir à quelqûes^ villes de Lt>mbardie. Cette précaution ne fut pas vaine : Fré-^ déric étant revenu en Italie l'an ii55, voulut éprduver'lei Qénois , et leur fit faire de vives instances pour obtenir d'eoiir^ par ferme de tribut, quelque somme d'argent. Elles furent reje-r tées, et , pour soutenir ce refus, les Génois ordonnèrent à tous leurs sujets de prendre les armes , et de mettre en état de dé-^ fense tous les ctiâteaux de leur territoire. Frédéric , trop faible alors pour attaqua la république , dissimula cet af&ont ,. et repassa les Alpes. •
L'an 1 158 , il reparut en Italie avec de plus grande» forces ^ et s'approcha de Gênes dans le tems que la cir^onvaHation ' de^ murs n'était pas encore achevée. La république^pour éviter Torag^ qui la menaçait , acheta la paix , en payant à Temperetir douze cents marcs d'argent, et obtint de lui qu'elle serait conservéedans ses droits et possessions sous la protection de Petoptre. Ce prince. Fan 11 62, médita l» conquête de ia.Sicile^; màîs^ n'ayant point de vaisseaux , il fit avee la république uiie conftdératioB dont les condkions portaient que les Génois s'enga*^ geaient à l'aider de toutes leurs forces maritimes dani éettéentreprise, et que Frédéric, devenu possesseur de l'île, serait obligé de céder à la république ^ en pleine souverl^ineté , la .ville de Syracuse, avec une portion de la vallée de Neto*; de per^ mettre aux Génois le commerce libre dans- toutes les villes maritimes de la Sicile, et de leur accorder d'autres privilèges, mentiomiés dans l'acte de la convention ^, qui n'eut point Kea par la faute de Frédéric. ." *
- Cette même an^iée 1 162 , nouvelle gnerre des Génois contre les Pisans. Une querelle survenue entre les marchands de l'une et de l'autre république en fut ^occasion. Après quelques -hos^ . Ktps , l'empereur les engage à conclure une trêve. La Sardaigne^ depuis l'expubion des Sarrasins , était partagée en- quatre jus— .tices , sous autant de chefs qui gouyemaient chacun avec une autorité absolue leur département. Lm ii64| le^ ^uigcft^^dé'