ciMmHDiOGn» ms90H^fim
Îrprre c^t dç. Çagliari ^yant à sf plaindra de quf l^n» inculte 4pt^ é'iif avait {^{^ B^rasc^vi^SC d^Arbomon ^'OrisUgno, s'unirent ^ ajui^i»a;$.ppu^ luifaire Ugv^re, ïUcascuA^pe^e trouiwilpaaen
Vr^j[«l^ayer leur crédit aupràa.d^ TeiAperetir Frédéric I , p^utf ïijk Q&ciilr le tîirp d«^ roi o« S^()4igiMi« CU§nés pa^r les marpA^ fiqiies pnohmesses qu'il leur fit , les (^ooia le CQiHlMisefii à Pavie^ pu. F^réd^i^^tait ^lpc9* Ce priiice avait be^oû» d'argeal* Quatre S^\1\q marcs, aûe Barason lui ^ïïni » le décîdèreot en sa &veiir i ej(f Iq daô^t de U.iQéaieaRiiéot Vempereiir le comrQnBa roi j^ci^ rî^^lise^de Saini^Syre é» P^vie, V^m le be^ude Taffatre » dM jAi^r^itori^ c'es4 que lorsqu'il lalluW payer, le acniveeu roi ^e trouva san^ le son* Frédéric, pfesaé de lei^pMer les fiionta « y<iu|^t. remmener prî^puiver ep • Allemagne; oms Baraso» fit tai;Lt.avipilè5,,<}^ Génois» qu^iljsAv^Qcèrenl la aoimne. iCe i«it le iuéWe embarras pour lui, quand il Cut question die remb«iiraerv
ipart
d^.l^i.^ ann opm dç se&commeiuni&, rinvcstiture de la Sac-* dai§^f..^f$ Qénoi&^.qui rû9)|»iai^Qt s^e mettre aupt droits ée ii4raspfv.Y> 9^^ ^ î^^^l^^^f ^^ Wuraayaikcest apprireiit cette ^lp^vcUe^^Mec un ex^lm^ défiit. . . . . , r L!aii,f^Ç'^, la.guerve&e rallume eiitve lea d«nx vépiiUiqnt% Les Pisaps ^c^prennent , le 9 1 août ,, la ville d -Albettg? > dane i')^t de.G^a , la pillent et lia iKûJeiit. ho^ Gén^ia,' poer ac .vengeiPr, attaquent la âoue pisane dan9 la mer de Pioveocé. 4a i^uit sépare lo^ co^ibatt^nt» sau^ aucun succ^ «marqué; wum itne tempête suûoefgea l^a vai^tie^iài des Pisans k Leur retinir* iy'ein||ereiHr i4B|terf«9aa vainement sa médiiaiipA y pour le^aiiicoear à uu traiji de paix. La Sard^igtie» que les Géivois leireocK^ iiuai^ut aur tesPîaenSt &isaiii une pierre d'aoboppement qWÊl A'éuit pas aisé dt> l^cr^ Le< premi«i^s eonsanUde«it à partager oeHe^ m f W^ 1^9 sceoods prétendaient leur apparteMÎr tm entier. La guerre continua pendant six eeoée^ En&n» l'an ix?^ Vemper^mr vint à bowl dt^to temoiner par iNaeemitenee arbi^ Iral^, ^«t adi^ge«il anaGéneiis dewL dea quatre ciHitréesde la Sârdaigne , m^^ok ^ e^lU^ de Gtgjiafi al d'Oriafttgni , et le •ratte auit Pisanaw (Cafibri , wleeti GcftiKfv « liv^ 3..>
Vm 1 190, W gQi^ememeoi (drange k GrfiMs. lies ommbIs eeot ad>alif et renaplacée pac un. pod^tat annuel , qui devait 'êtiçt ^nair» fow $imfM$mt lui IhrtfiMt m ka iatiîeoa im
tuScjêm* iU BéM réublis Vannée suivante ; mats let dîneiH^ lÎQiiâ ei les qvarelle» «)ui «gitaiem U république ïe$ nbiigent cl'abJ4(|M4pf eo i «94* Ou <^lit un jpcnWlat éttan^r, ^ut rélahllt le caime, (a «nètv^ amiéa, lea Ôénoisi. envoient une flotte en Sicile^ pour 4ider rempejreur Henri VI à soumettre celte lie; J^es Pi^ans^ ve«j«a pareUlewenl au secoars de Henri, s'étanl fencorUré» à M^sine avec les Ciénoia, les attaquent « ptUe»l'
Jeurs ma^sùil ni font {insQQmtra tous cens qui tombent entra eur^ OMMnSt Iies^ 4xéiioia t q^i étaient restés i leurs bor^ , sm vengent sur la flotte des Pisahst ^^^^ ils enlèvent treisc vais-é $eau3i, et HietteiH aux fera tous ceux qui s*y trom'enu Marqnard, fénëchal de refnpereur# a{)tais« ce. tnnuilte^ en faisant consentir les parties à ae i^vdre mutnellement ce qu'elles s'étaient prîs^ le traité t fidèlemenJt eiécuté par les Génois^ Vett t^ès^mat paf )ejB Pisaits ; œ qui cause au podestat de Génes^ IJbert âH!)liva«oy IHi ebafi^in dont il «nei^rt, A ceHe disgrâce a'en joint une outre. V«$aifMreurf loin de reconnaître les services que les.'Génoîe lui avaieoc rendus ^ les privie dee pmiiégfls et des posscssione i|u'ils aivaient en Sicile^ Van tset i Gènts revient am conanla? Hlais ce ne fut paa^koor kingNiems, et dès Ta^aée suiirante , ml éiuê un podestats » Ce ^t^ disent ke anûaiee «b Gènes t iMf 1» SM^igfieiir Ghifridolto Graaeh<»» trè»- noble citoyen de Milan* # Ce personnage ^ a|ûUteot'^l«By fut orné de beaucoup dé ir vertut ; car il affermii be^ueoisi^ de choeea pwr sa coonaissâncd m de& lots et par S9 prudence, PWin de pedbsté , dliOMneup et » de cdurtge « il sé^a dienreuscunent la cité de Gènes durant «I léui le leme de ta |^dastie , et procura d'bearevK 9uccè» I ^ U république. •• Or A arriva. aue vers Toctave de Pâmes, le n seig|M&ur GhifridoH» Gbiraldo Yboéntl, pedestat ne Pisa^ m et àimiXteu peraonnaj^es nobles de Qénea et de Pise, t^aem-* m blèrMt pmr la médiation de Bonifitce , marquis de Mnnl^ ai ferrât « et du combe Aldebrandiot à Nice ^ pour traiter de In m pai« et d^ l'acScommoderaentà faire entre leisdeux' citai; mai» « parce que les Pisansi pai4èrent de beaucoup de choses et spè^ m eiafement du château de BoniÊM^o , quUls répétaient , ils un ^ rMirent s^tecorder ». Bientét après de nouvelles querelle^^ a^éievèi^nt entre eux.
I/an ino4.* le» Piennt, ^ b faveur des troubles qui régnaient f« SiciWf s^étant eoipa'réa Je Sjracuse^ cette conquête excita 1^ jalousie dot Génois, qui pensèrent aussitôt à les en dé«
CmiUer. Ils se liguèrent ^ pour cet effet , avec Henri ^ due de alte t et aynnb jaint leuas vaiseeaux aux siens, ib arrivèrent, yn tiaoiàt, devani Syilaeuse, qu^ils emportèrent d'assaut au bout dfe sept iour& Ou fit un ûrand carnage des Pisans qui se frou- Yir«iil dii» U pbee , et ron y rétabut Tévéyie , q^u'iU avaient^
6 ^naOKOLOGIB HT$lt)lligUE
chassé avfic ses deux frères. Les Génois gardèrent ponr emr Syracuse , ou , selon d'autres ,* ils la donnèrent en fief à un de leurs conciloyens. Les deux républiques conclurent 9 Tan 12 to, une trêve de trois ans , par la méoiation de Pierre , comte de Gélano^ L'an 1216, décret de la république de Gènes, qui exclut les citoyens de la magistrature 9^ et confie à des étrangers du voisinage l'administration de la justice. La guerre , qui durait depuis quatorze ans entre les Génois et les Vénifienè ^ sans aucun exploit mémorable de part ni d'autre, fut terminée, Tan i2tiâ, par un traité de paix.
La ville de Yintimiglia , qui s'était révoltée contre Géne$ , est forcée de se rendre , Tan 1222 , après un long siège qu'elle soutint jusqu'à la dernière extrémité. Autre avantage que rem-* porte, la même année, cette république outremer : les Génois et les Pisans qui se trouvaient à Saint-Jean-d'Acre , toujours acharnés les uns contre les autres , en viennent à une bataille , où les derniers eurent le dessous. La vengeance qu'ils tirèrent de leur défaite , fut de mettre le feu aux maisons des Génois ; ce qui emporta la ruine de la plus- grande partie de la ville. Gènes, cependant, fait de nouvelles acquisitions dans son voisinage. Excités par leur podestat, Lazare Ghirardinde Lucques, les Génois , l'an 1227, entreprennent de réduire Albenga et Savons , qui s'étaient soustraites à leur domination. Le siège de Savone fut poussé avec tant de vigueur , qu'en peu de jours toutes les fortifications extérieures , que les habitants avaient fait construire , furent emportées ; alors elle fut obligée d'im-<
Îlorer la miséricorde des assiégeants. Le prince Amédée, fils de 'homas , comte de Savoie , qui était entré dans la place pour la défendre, prit la fuite en diligence avec ses Savoyards. Albenga fit moins def résistance , et demanda , dès qu^elle se vit assiégée, à capituler. Cette guerre tétant terminée , les Milanais s^entremirent pour finir celle que les Alexandrins avaient suscitée aux Génois , en s'emparant de Capriata , que ces derniers prétendaient leur appartenir. Les arbitres choisis ayant remis les Génois en possession de la place , les Alexan^ drins s'y jetèrent de fureur et la renversèrent de fond en comble. La paix, néanmoins, se fit, en i23o, à l'avantage des Génois. Les Génois^ avaient perdu, l'année précédente, la ville dq Nice, dont Raymond Bérenger lY , comte de Provence, s'était rendu maître. Deux ambassadeurs de l'empereur Frédéric .11, arrivent à Gènes , l'an i2ii8, pour demander à la république le serment de fidélité. Les Génois envoient à ce pnnce une ' députation qui lui prête ce serment. Frédéric renvoie deux autres ambassadeurs pour demander l'hommage. Les Génois le tiefusentî «t pour se mettre eu état de défense co/itre l'empereur
BES DOOES DE OilIBS* 7
«a cas d'«ltaq|ie , ils se liguent ayec le pape Grégoire IX et la seigneurie de Venise.
Les Génois, Fan 124 1 9 fournissent des vaisseaux pour trans^ porter k Rome les prélats fran^is que le pape avait appelés en cette ville pour le concile qui devait s^ tenir. L^empereur,
Î révoyant que cette assemblée aurait pour objet sa déposition , lisait tous ses efforts i)our rempécner. Une flotté , que les Siciliens et les Pisans lui avaient tburnie ^ croisait dans la Mé-* diterranée , afin d'arrêter les prélats sur leur passage. £lle ren* contre , le 3 mai , eelle des Génois à la hauteur de la petite île de Mélorâ , l'attaque et enlève tous ses vaisseaux , à l'exception de cinq qui prennent la fuite. Les prélats qui tombent entre les mains de l'ennemi , sont envoyés prisonniers en divers châteaux du royaume de Naples. Cette victoire plonge la cour de Rome dans le deuil et anime l'empereur à poursuivre sa vengeance contre les Génois. D*un côté ^ il envoie quarante
elères dans la mer de Gênes; de l'autre, il fait marcher contre république une armée de terre , composée de différents peuples de Lombardie. Les Génois, sans s'effrayer, opposent à ce double armement cinquante-deux vaisseaux et deux bonnes armées de terre, qui rendent inutiles les efforts de l'empereur. Les Génois, les Florentins et les Lucquois» ayant fait une ligue, se mettent en marche. Fan 134^, contre les Pisans. La première attaque est livrée par les Lucquois , qui sont mis en déroute. Mais les Florentins étant venus à leur secours, défont k leur tour les Pisans, près du Serchio, et les jpoursuivent jusqu'à Pise , qui fut en danger. Les Génois , dans le même tems , enlèvent à ceux-ci le château d'ilicè ; ce qui les oblige , vu leur &iblesse , à demander la paix. Us Tobtiennent , moyennant la restitution de Motron aux Lucquois , la démolition du château de Corvara , et l'abandon de celui de Massa au marquis Boniface Malespina.
L& peuple de Gênes s'étant soulevé, l'an 1287, contre la noblesse, qui ne lui donnait aucune part dans le gouvernement, s'assemble en tumulte dans l'église de Saint-Syrus , et y pro^ clame sur-le-champ capitaine du peuple^ Guillaume Boccanégra» Le lendemain , on choisit trente-deux personnes du corps du peaple pour servir de conseillers au nouveau chef, à qui l'on force le podestat de prêter serment d'obéissance ; et quelques joars après, on déciae, dans un grand conseil , que le pouvoir du capitaine du peuple durerait dix ans.
Les Vénitiens et les Génois, qui possédaient chacun un tiers de la ville d'Acre, se brouillèrent, l'an ia58, pour une querelle de deux particuliers de l'une et de, l'autre nation. On en vient à une guerre ouverte. Venise s'étant liguée avec les Pisans et
siens. Gênes en fait partir une à-peu- pr^ ^^^ ^e »o« tÔté, he% ûém ^TtaéH navat»s «Vtamt reiicofitféed , le H }ûin , à la vue du port d'Acre ^ jfe Hvrèr^ïK uti combat f«rrîeo)c , qui ^' tertmna par îa déroule dw Géfioîâ ^ è tjai leà Vértiiwns enU-' vètWii vitigt-cînq galènes. Ueâ vaincus virtîitt bien qu*après tettt' perte ^ il fallait qnUter la partie. Ils sortirent d'Acre , et !ei Véniikr» ruinèrent 4eu« maisons , leort rtiac^sin^ et leurs forls^ Le pape Alexandre IV , considérant <x)ft«i^n de pareil» €ivén«iiitMit» nui^îent aux affaires des Chrétiens «A Syrie, intcr-* posa son autorité pour réconriUer Venise , Pise et Gén<;s , fet réussit 4 leur faire. comrl are uii traité de pai$j mais les esprits demeurèrent toujours aigris , et la guerre , ptut^ sttspendâe q»e terminée I n'attendait^ pour renaître ^ tjue le plû* léger prétexte. . •
Les nobiês àe Gènes, irrités de Ja tondait^ fastuemtE^ 'fH^ despotique de Botcanégra , se soulèvent, l'an fif>2, conttiÈ lwi> et le forcent de se <feraeMre. Alo^s am rétaWit le podestat, et b charge de capifm'ne eu peapk est supprimée. La guerre avait déjà recommencé entre les Véftitiens et les €rénms. De» l'année précédente, ceux-ci avaient fait avec l'empereur Michel Paléologue, avant qu'il reprit Conslantinopie sur ies Francs, uti traité par lequel ils s'obligeaient à lui fournir une flotte, pour l'opposer aux Vénitiens, ses ennemis. Michel, par reconnaisse ricCt !ror céda le faubourg de Péf-à k Constanlinopt« , mais après en avoir feit détruire l<»s fortifications , fcfin qu'ils ne pressent sV ttiamtenir en cas de rébellion. Le pape Urbain IV, instruit A cette manœuvre des Génois , les excommunie ; mars ils n'ett continuent pas moins de faire tout le m«l qu'ils peuvent aut Yénitien$. (Voy. F(ffm!$e.) L'interdît de Gènes fut levé, l'an 1268, par le pape Clément IV, qui s'attetidait à ramener par là cette ville à des sentiments de paix : il se trompa ; cette grâce nf* fit point cesser les hostilités, fin Vain les ambassadeui^ des rois de France et de Sicile se rendirent, 2L\tc le lé-gat , à Gènes, pour engager la république k se réconcilier avec Venise ,* afin que les deux peuples pussent concourir au succès de là non-» vflle croisade que saint Louià méditait. Les Génois, loin dé 1rs écouter, armèrent vingt-cinq galères, avec desquelles, étant arrivés devant Acre , ils prirent la tour des Mwtckes 6t assiégèrent le port. Mais pendant un voyage que Luclret Grîmaldi^ leur amiral , fit h Tyr , pour conciui^ une ligue avec Philippe de Monlfort , seigneur de cette place , la flotte des Vénitiens étant survenue au port d'Acre , donna la chasse aux vaiss»^ati>f génois, après en avoir enlevé cinq. Gènes, cepe«dînt, ne laissa pas de fournir un seciHxrs considéraUle d'hesoBEres ei 4e v^b*
IMk i saint Lôiiîâ pour la croisade ; maïs la Sotte des croisés ' ét<nt revemie d^Afnqoe en Sicile après la tnort de ce monarque, €ut le malheur d'être presque toute détruite à la vue defFra* pani. Pour surcroît d infortune, ce cfu^on put recueillir du tiaufrage , jut con6squé par le roi de Sicile^ Charles 1, malgré les remontrances des Génois. Ce prince avide leur allégua la coutume qui adjugeait aux souverains les débris des vaisseaux qai échouateat sur leurs côte& , et les lois données par ses prédécesseurs à ce sujet. Les Génois ^ humiliés pur cette perte, conclurent enfin, Tan 1^70, ia paix pottr.ciiM| ans, srvec les TémttenS) par la médiation dû pùipe et de Phikppe le Hardi , roi de France ; mais i la guerre extérieure siiecédèi>enf les trouUes doDQM^tiques.
I^e a$ octobre i&^a») les Doria et les Spinola ^ deux famîfles très-punsames à Gêaes i après a^oîr rassemblé krars amis et leurs pantsi^Sf preimeart tes armes cOfHre les Grtnnaldi et les Fiesques , kurs^ iteoles^ et s'eaijparent- du palais du podestat,
I qui les protégeail. Celui-ct se réfugie dans l'hôtel de Fiesque , où, ayant été poiirsuiti ^ U est prî^ e« congédié, après arvoîr
I reçu les honoraires qui Ivâ étaient dos pour son afniiée âe service. Le tnéme }«Mir, on ppochtae capitaines êe ta- Sberté génoise^ Obart SpinoU H CcmradDort«, atec un pou voh absolu» Ils se déclarèrent Gibelins, c'est-^^^tredu parti dePemj^ereur, et il n'y eut aitrxiii lieu dans l'état de k république, qui ne reconnût leur autorité; ce qui rétablit le caime aans'€rénes« (Maratori.)
Les Fiesques et les antres familles chassées de Gênes par les Doria et les Sptnah , obtienneiu , Fan 12^2, de Chartes I , roi de Sicile, cki seco«rs pour rentrer dans leur pairie , après avoir
S remis à ce prince de faire tous leurs efforts pour y établir sa^ ominatioiK Plusieurs vilkes dé Lombardie s'étant pointés k eux ^ ils font, pétillant quatre ans, le dégât sur hs ten^s d<é la repu*- Uique. La paix se feii enfin , l*aM 1276, entre le roi de Srcile et les Génois^ |Mr la aaédiation dû pape tnncKfent T, et les' exilés sont rappelés. ( Caf£^itns Annah àemtâH^y Kv. g. )
Obert Ùona gacne , le S aoét t^t^^ près def Tlle de Molér», ane grande bataille natale siif les Pisans, qui , depuis t^a^^ » avaient reeomiiMsncé là gaerre contre les Gémis. Les deux républiques îAot la paix lé lÂ* août taS& ; mais elle fut de peu de* énrée. Ontéprit lestâmes de part et d^^giutre en ixe^ , et tes brtificstkins du port da Pisa ftirent fort endommagées par les iiénois.
' Vin tx^t , Spinola ^t Doria se démettent de la charge dai ^piuines, lé 26 octobre ,* pour calmer les murmures que les fiesques avaient excités conire la longue durée de leur gouver^ XVllL a
V^ CBROXrOlOGU BISTORIQUC
néinent. On tient une assemblée,. dans laquelle il est réglé que, chaque année on créera un capitaine , dont les oiBciers seront tirés i^r. moitié de la noblesse et du peuple; et Ton continue c|e créer y comme à rordinaire^ un podestat étranger et subordonné 9u capitaine.
La guerre, l'an lagS, se rallume entre Venise et Gênes. Il ne tint qu!à U première de Téviter. £lle s'était formalisée de la prise de quatre de se» galères., faite par sept galères génoises. Le sénat de Gènes désavouant cet acte d'hostilité , fait au pré-judice de. la trêve établie entre les deux puissances , envoya des députés à la seigneurie pour lui offrir toutes les satisfactions «qu'elle pouvait désirer. Ces offres furent rejetées , et l'on eut lieu de s'en repentir. Pendant six ans que dura la guerre , les Génoitt eureïit presque toujours l'avantage, et ruinèrent la marine de leurs ennemis., ( Voy. Venise, ) Cette guerre* étrangère n*étouf& point, dans Gènes,. les dissensions domestiques. . îllles éclatèrent de nouveau et avec plus de fureur que jamais^ au comniencement de l'an lagB.. \m% Grimaldi et les Fiesques, ^ la tête des Guelfes , attaquèrent les Doria et les Spinola,. On en vint aux mains : le parti gibelin eut l'avanta^ ; les Guelfes furent chassés 9 et Ton créa^apUaines du Deuple\ Conrad Doria, qui l'avait été précédemment » et Conrao Sj^inola, fils d'Obert Spinola, qui avait aussi rempli cette dignité. Ce furent les seuls chefs de l'état, et il ny eut point de podestat ëtrancer.
La paix est signée, l'an 1299^ avec les Vénitiens : elle l'est aussi , dans la même année , avec les Pisans. Les Doria et les Spinola se démettent alors du gouvernement , et l'on reprend Tusage de choisir parmi les étrangers un podestat et un capitaine du peuple.
L'an iciob, les Gibelins se divisent entre eux, et le plus
Srand nombre se réunit aux Guelfes pour abaisser les Spinola^ ont le grand crédit commençait à donner de l'ombragé. On se bat dans la ville le jour des Bois jusqu'à la nuit. hG% opinoki sont vainqueurs et obligent leurs ennemis de sortir de Gênés, ,Le> lendemain , Obizzon Spinola est fait capitaine du peuple avec un pouvoir illimité. On lui donne pour associé Barnabe Doria, et on laisse subsister les vains noms dt podestat et d* abbé dû peuple. Cette dernière dignité av^it été imaginée ,. dès l'an 1270, {M>ur leurer le peuple, en lui non^mant un ichef, à qui l'on avait accordé palais, honneurs, reve;ius, et tout, hors le pouvoir. L'an 1807 , les Guelfes sont rappelés à Gènes. Obizzon Spinola les chasse d&nouveaul'an i3o9, laî't déposer solennelle^ment son coUégue Barn^ Doria , après l'avoir • enfermé h .Ttille dans le palais de l'abbé du peuple y et réussit à se fain;
DES DOGES DE GÉKÉS. it
'déclarer seul gouvemféur de larénès pour . toute sa vie; Mats k" peine conserva-rt-il un an cette dignité.
Doria s'étant échappé de sa prison , se sauve à Sassello , où il est joint par quantité de génois de la âtction des Guelfes , et séance à leur tête, le lo juin i3io, vers Gènes. Spinola vient i sa rencontre avec une armée île dix miUe hommes de pied et de cinq cents chevaux. Ils se livrent à quatre milles de Gènes , une longue et sanglante bataille où la victoire se décbre pour les Guelfes. De retour k Gênes, les vainqueurs saccagent et détruisent les maisons de Spinola et de ses pnncipaux adhérents, les condamnent à l'exil et confisquent leurs biens ; puis , sans convoquer le peuple et de leur propre autorité, créent nn conseil composé de aix personnes , pour gouverner l'état jusqu'au premier juillet suivant. Ce terme expiré , le gouvernement est confié à douze personnes , dont six sont tirées du peuple , et six du corps des nobles.
L'an i3ii, l'empereur Henri TU passant par Gênes ^ en allant se faire couronner à Rome, y rétablit la paix autant qu'il est en luii Les Génois , par reconnaissance , se soumettent kce prince pour vingt ans; mais il meurt le 34 ^oât i3i3. Les troubles renaissent à Gênes après sa mort. I^es Spinola et les Doria recommencent à se Êiire la guerre. L'an i3i4 , on crée un conseil de vingt-quatre, ie podestat à la tête. Ce con-^ jieil dure jusqu'en 1317. Alors Chartes de Fiesque et GasparJ Grimaldi se font nommer capitaines du peuple le 10 décembre.
Les Spinola et les Dona s'étant réunis contre les Guelfes ^ viennent mettre le siège devant Gênes le 2$ mars i3i8. Robert ^ loi de Naples , vient au secours des assiégés , qui le reconnais* sent pour dix ans^ chef de l'état Le ^4 février 1 3 19 , t1 fait une sortie sur les assiégeants, qui les oblige à lever le siège. Robert s'en retourne, et te 27 juillet suivant, les Gibelins recommencent à assiéger Gênes par raer et. par terre. Ce nouveau siège fiit beaucoup plus Ionget;ph]s meurtrier que le premier; il ne finit que le .17 février 10221,^ par une sortie que les assiégés firent avec tant de succès , qu-ils obligèrent les assiégeants à prendre la fuite , après leur avoir* tué beaucoup de monda et ait un {)lus çrand nombre de prisonniers.
• l« roi Rcï>ert étant revenue Gênes, fe S2 avril 1 324 9 ^^^c son fils, on lui prolonge son administration pour six ans. Ce prince. Tan i33i , rétablit k paix entre lés ceux partis, qui ^ d'une commune voix, consentent à'êtré gouvernés comme anpa^ nvaot par un vicaire qn'tl noramerÂt.
L'an i335 , le 4 février , les Gibelins , que le vîcaîre cher»- ^ttil à jr^baisser , se vévolteiiiet le chassent avec b- plupart d^
^À * CHaONOLOGlfi HlSTOaiQUK
Guetfe8.'0n cr^e à^njn capitaines pour deux aas , et ensuite pour trois , avec un pîodestat et un abbé du peuple.
Nouvelle révolulien, V^n iSâg , à Géne«. Les capitaines s'étant attribué U nooiination de l'abbé du peupk^ le peufile Teut le Dcsncner lui même. On s^assemble pour cet effet le ud septembre; mais sur les remontrances de quelques particuliers , au lieu d'un abbéi» Ton veut un doge, et Ton nomme, pour celte dignité^ SiJHosi BoQCANjÉoaAp Oans la même assemblée , on forme un conseil au noiivçau doge » on^exclut les Guelfes du gouvernement, et on ofdoofie même à quelques-uns des Doria et des Spinola de sortir de la ville. Ainsi , dit M. de Brequîçni ^ le gouvernement fut transmis des nobles au peuple , et livré tout enti^ au parti gibelin.'
L^an i34i , le dogje ^yant obligé le niarquis de Final , Georges de Cayretto , qui avait f|ût des cour^3 sur les terres de la répu-blique , à venir lui faire excuse en personne, le confine dans une prison obscure, où Tinfortuné marquis reinet à rétat de Gènes tout ce qu'il possède, 4àns Tespérance de recouvrer s^ liberté; mais cet abandon ne peut fléchir *le doge, qui ne le tire de cette prison que pour 1 enfermer dans une cage de fer qu'il avait lait faire exprès.
Boccanéj|ra, le a3 décembre i344t ^ démet du docat qu'il avait rempli cinq ans avec hoiineur , et se retire à Pise» 11 oomp* lait , par aa démission et sa retraite, satisfaire les. exilés qui étaient en êrme& aux portes de Génies $ il se trompa. Les pro{>o<^ sitions de {laix qu'on fit faire jt^e» méconteuls lurent rejetées ; ils voulaient dominer k Géiies. Le peuple aussit^ prend le
Sarti d'élire un nouveau dof^* L'étectiion qui fut faite le jour e Noël 4e la même année, tomba sur Jean be MuaTA, citoyen paisible, aa^ et prude#i|.
L'an 1543^ Luebm Visconti» «eigueur de Milan , c)k»sî pour arbitre, par les deux partis, &it la paix entre le peuple. et lea exilés , 4]ni sçat ref «s dftns Mf^ , i l'exception d un petit nombre. / -: .
Les Génois ayant débarqué v h i6 juin 1 346,* dans Hle de Scio , se rendent maîtres w icblteau » le 3 septembre ï ils s'emparent ensuite de Foglia-^la^Yieille et de FogHa-la^-Neuve , et auraient fajt de pluâ grands progrès , sans une révolte de la Chiourme. ...
Le dqge Murta £nit ses jours au eommencemeaS de. janvier s35o, emporiant, dans le tombeau , les regrets bies mérités des Génois. On élit à sa place « le. 9 février ^ Jean: de Valeuti. La méme.année, nouvelle rupture. enti«. les V^nitAenact les Génois. Cev^çii qiaitrea de Cafib d»QS la Crimée , préteti^
. DCS IXMiES DE GÊNES. l3
daicDt interdire aux Yénitiens, la navigation sur la mer Noire: en conséquence, ils saisirent les vaisseaux de la seigneurie qu^ils rencontr^rept , et en confisquèrent les marchandises. Les Vénitiens ,. après avoir inutilement demandé satisfaction de celte insulte, arment en mer 9 attaquent, près d'Alcastro, la flotte génoise , lui enlèvent une partie de ses galères , et obligent les autres à se sauver à Scio«
La (lotte génoise , sous le commandement de Paganin Doria i entre. Tan i35i , dans le golfe de Venise, au mois de juillet ^ et , après avoir ravagé plusieurs lieux , £siit voile vers le Névrepont , dont elle assiéfie la capitale. La place , emportée d assaut , fut saccagée et livrée aux flammés.
La flotte vénitienne, combinée avec celle des Grecs et des Catalans, attaque. Tan i3S2« la flotte génoise dans le détroit de Constàntinoplq, le i3 février; après un coipbat très -opiniâtre et très-sanglant, les Génois restent vainqueurs , et em^^ mènent huit cents prisonniers avec vingt-sii( galères. Irrités contre Teropereur Jean Cantacuzène , qui. avait pris le parti de Venise , ils vont mettre le siège, devant Constant inople ^ et obligent ce prince , le 6 mai , à demander la paix ; elle lui fut accordée , mais à condition qu'il chasserait de Constantin nople , h la honte du nom chrétien , les. Vénitiens et les Catalans , leurs alliés.
Antoine Grimaldi, nouvel amiral des Génotâ, est batta,Je ;t9 août 1^53, par les flottes réunies des Vénitiens et des Catalans, à la hauteur de Cagliari^ Il perd trente, calères et «n<^, viron deux mi)le hommes , sans compter deux miUe cinq cents prisonniers., du nombre diesqueis étaient plusieurs des principaux de Gênes. Les Génois furent d'autant plus consternés de cette dé&ite, qu'elle les mettais hors d'étaft de tenir la mer pour se procurer les vivres dont ils avaient un besoin extrême* bans cette détresse, ils prirent le parti, de se donner à Jean Visconti , archevêque et seimeur de Milan ; A quoi ils furent comme nécessités par la défense que le prélat a^ait faite de transporter du Milanin^ des denrées dans l'état de Gênes. Le 10 octpbre,.GuiUaui^e, marquis de Palhivicini, arrive à Gênes, prend possession de l'état au nom de l'archevêque de Milan , et y reste en qualité de {{ouvierneur.
L'an i354 , Pagaoio Dorîa , ayant repris te commandement de ia flotte génoise , se met en course , aabord contre les Ca* talafls , ensuite contre les Vénitiens, dont il attaque inopiné-** ment la flotte , le 4 novembre , dans, le port de Sapienza , près de Modon. La bravoure avec laquelle il ouvrit le combat;, étonna si fort le Vénitiens , qu^ils se rendirent après une légère iéksè». On iamena soixante-un bâtiments des ennemis à Gênes ,
^l4 CHltOKOLOGte HISTOUQUS
«Vec cinq mille prisonniers, du nombre desquek ëtait le général Nicolas Fisani. .
L'ah i355, la paix se fait, le i«. jdn, entre les Vénitiens et les Génois. Au mois de juin suivant, ces derniers se rendent maîtres , par trahison , de Tripoli en Barbarie. Après avoir fait sept mille prisonniers dans la place, et en avoir emporté pour un million huit cent mille livres d'effets , ils la ' » . yèndent , pour cinquante mille doubles d'or , à un' riche sarrasin , et s'en reviennent triomphants à Gênes.