‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens (volume 2)Chapitre 27 sur 103 · ADALBERT HL · texte numérisé non relu

ADALBERT HL

Adalbbht ou. Ali^iît. IU, fils aîné du marquis Albert," succède ( on ne sait en. quelle année ) à Hugues , dans le gouvernement de la Toscane^ Le tenns de sa. mort n'est pas mieux connu. On a d^ lui Tacte. d'une vente de biens, f^i te quelques mois, après la mort de .Hugues , le i3 mars 1002 , dans lequel il M qualifie puissant marquis de Toscane. « Cet Adalbert , dit » M. de Saint-Mare , est un des descendants de la maison d'Est. 9 En le. voyant , ajoute-t-il , successeur d'Hugues ^ on a quelque » raison de soupçonner que celui-ci avait eu pour héritiers • les fils d^ Albert »^ M. Malle t ( HisL de la maism de Brunsmk)

56 CfiftONOtÔCl£ HtStOàlQttË

Va plus loîti 9 et dit : « On conjecture avec beattc^oup de vraM » semblance qu^ Albert eut quatre fils , qui formèrent les braii^ » ches d'Kst , celles de Malespina et de Pallattcini y et une If quatrième qui dura peu. Celles de Malespina et de j^allayicini M subsistent encore , et ont toujours été considérées comnifi » les premières maisons d'Italie h. Cette quàtrièifie branche , <QUi dura peu , suivant M. Mallet , est celle de Rufb , qui sùIh Éiste néanmoins encore , et s'est partagée en itlusieurç ràmeaut

Stii soiit répandus en Italie et en France ^ dans les provîncel e Provence et de Dauphiné , où ils sont connus sOus le notn de le Roux.

RAGINAIRË ou RËINIER. ,

xoi 4 ou environ. RaginaiHE ou BËtfitSfi , fill dû marquis Hugution, était duc et niarquis de Toscane, vers Tan ioi4* Après la mort de l'empereur Henri II, il fut dil Aombré dei seigneurs italiens qui refusèrent de reconnaître tonrad k Âft-* lique pour son successeur» Conrad étant venu, l'aU i62*) ^ ett Italie , assiégea Raeinaire dans Ltlc(}des , alers câpitalje de là Toscane , le força de se rendre , et vraisemblabteibent It dé^ pdsa ; du moins il n'est fait nulle mention de Ragidaifé déj^uiè €ft tems-U. Ce marquis laissa de Willë; ^ sà femtne , detit eii-^ tnfants , Hugution et St)phie , qui sù«<:édèreàt à iei bleii* «illodiAuik

BÛKIFACË II 1 Dit LE PIEUX.

lomy au plutôt. BoitiFACE 11^ dit le VihVX ( diffiirctfit dt Boniface ^ marquis de Montferrat, son contemporaiki ) ^ fik rft Tfaédald , comte de Modène ^ de Reggié , de Mantoue y dm Ferrare , de Crémone et d'antr«ii villes , pctil-fiU du oottkté Albert'-Aszdn ^ aeigneur de Canosse, fiit nommé par l'empereur Conrad , duc et marquis de Toscane. 11 était associé , dèt Vmà. xoo4 9 aux dignités de son père, qu'il remplaça l'an loia. L'empereur Conrad étant venu , Tati 1087 , passer les fêtes de Moël à Parme , il y eut une rixe entre ses gens et les habitants , qui tuèrent son éctiènsoii. Conrad furteûk sort de la ville , et vande au marquis Boniface de lui anoeher des tf oupes pour 0111 iiiire le âîége. Les Parmesans , è là vue du marqtiift ^ petdeiit courage et cohrent se jeter aux pieds de Pempereor^ Ce prinise étant rentré dans la vine , Boniface lui préia aerment de fidélkéw Conrad 4 de siDn cdté, jura de lui conserver la vie et la dignité de duc et marquis , chose vraiment insolite ( Murât. AniiaL ^ lom* € I pag, 1 1 4 ) ; ce qui lait dire au poêle Domisdd , datii 1m fie dtt Mathilde : ' ~

DES PITCSt «it^fOlS, «te., »E>rOSGANE; S7

Soniticé fift't également £dèle à Tempereur Henri III. 1i aiila ce prince , Tan lo^.^^ à prendre le château de Morat , pr^s de N^uchâtM , dans le poyauHie de la Haute Bourgogne , doot les peupteg s^étaient réirawés contre lui. ( Hermutm^ QmirMcL ) Henri , ian 104^ > passa les moms , et étant arrivé ii llantooe , Aibert, \icottite de cettie ville , c'est-àniire , vieaipe du marquis fioaiface i Mantoae , lui fait présent de ce«t . chevaux et de ^tiK cents oiaeaux de proie, ce qui dut ^\ii «donner une 1iatt<« idée de ropiiknoe d^uR seieneurqui avait u«i oi&ciersi mègtn^ £que il 5o# aervioe. ftenn 4oniia en retcMir au vîcomM des pelleteries qui étaient alors fort en usage. Ce monarque Tajant ensuite invité à manger avec lui , il s en excusa, disant qu'il n'avait pas même l'honneur d'ôtre admis à la taUe du marquis , son seigneur. Il obéit ensuite, ap^.exi avoir obtenu la per« mission de Boaifâce. (^Dùaijut m ^iÉaMMtkiUÀs. )Muratori re-* marquera cette occasion, qu'il n'y avait pas de ville d'Italie en ce tems4âi qui n'eût an comte ou gouverneur , et un y'^ conte ; <t 4e4à sont venues , dit-^ , -qiiantiité de familles noibi^ du nom de Visoonli. fioniface, sttifartt le m^ême auteur, était un grand usurpateur des ecclésiastiques. Il en fit pénitence dans la suite , après avoir fait sa confession entre les mains de Gui ^ abbé de Pompose, qui lui donna , suivant Donizon , une sanglante discipline ; sans doute en l'obiigeant de restituer <ce qu'il avait usurpé : il fut tué le 7 mai 10S2, «par des assaisi>rt8^ en ^raversani une forêt , et fut tnhnuië 6 Mantoue. Il avait ér>oiu>4, l'an loi^, jMJ'plus tard , Hichiild-e, ou RlCAnoE , fine de Giselbert , comte du sacré palais , en italie (et non pas de <>ite)bert , frère de l'impératrice-Cunégonde , cnmcne i^uelqae«us le prétendent ). Devenu veuf de cette princesse ^ sans >eti avoir eu d'enfants, il donna sa main , en 1-0^6, à BÉA%iltX'*y fille de Frédéric, duc de la hante Lorraine. On a pcin^ À concevoir le luxe qu'il étala pendant trdts mois qtie durèreirt ces noces telles furent célébrées à Marégo, ville du Manloutin. Les moulin» situés sur les rivières voisines, broyaient , dit-on , ta lieu de Ué , des graines aromatiques , qisi parfitmaient l'air aux environs ; le vin le plus exquis se puisait comme l'^aii dana les puits ; les seaux dont on se servait étaient attachés h des chaînes d'argent, et ces chaînes pendaient à des cordes tisssues d or et d'argent ; toute Ja vaisselle dont on couvrait les tables était des mêmes métaux. La musique et les spectacles conéouttient à Tagrément de ces fêtes , et toutes les persosines qui s*y trouvaient, éprou^rent ta libéralité de Doniface, qui les ren« ^a chargées de présents. ( Atiecd. dMtal. ) Boniface termina tes jours d'nne manière funeste : comme il allait de Mantoue à CiéBione , en traversant une forêt éprisse ^ il fut frappé d'^uoei XYlii. ^

58 CHEONOLOGIB HISTORIQUE *

flèche empoisonnée, dont il mourut, suivant Arnoul de Milan, auteur contemporain : Dum nemus iransîret opacum , dit cet écrivain , insidUs ex obii^uo îatentibus , çenenato figitur jacuh. Heu seuex ac plenus dierum maturam mortem exiguo praocupQQiL ( Hist* Mediolan. , liv. 3 , c. 3. ) Le Fiorentini se trompe donc ( Mem. de MalUdi. , liv. i ) , lorsquHi dit que ce prince mourut peu avancé en ige; car si on le voit, dès Tan ioo4. marquis de Toscane, il fiiut dire qu'en terminant ses jours^ il était au nombre des vieillards. Donizon ( FiVa Mathild. , liv. i ) marque le tems précis de sa mort j sans en dire néanmoins le genre , en ces termes :

Ijfse die sextà maiipasl quippe kalendas Deseruit terram , quem Chris tus ducat ad astra : 4fttand0 defunctus, terne datus estqut sepultas , Tune çuinçuagtatadu0 Ump0ra mit te Dei s tant.

FRÉDÉaiG, DIT AUSSI BONirAGË.

loSa. FRioÉnic, dit aussi Boniface, par le continuateur d'Herman le Contract, succède, en bas âge, à son père Boniface le Pieux , sous la tutelle de Béatrix, sa mère. Cette princesse, s'étant remariée, sur la fin de iô53, à Godefroi le Barbu , duc de la basse Lorraine , Tempereur Henri 111 , dans un voyage quUl fit en Italie, Tan looS, la fit arrêter avec :Son fils , sous prétexte que ce mario^ s'était fait sans son consentement. Il emmena Béatrix en Allemagne, et laissa Frédéric , parce que ce jeune prince était attaqué de la maladie dont il mourut, peu de tems après. L'époux de Béatrix, indigné du. traitement fait à sa femme contre ta foi d'un sauf-conduit que l'empereur lui avait donné, se retire dans son duché de basse Lorraine, bien résolu de tirer vengeance de cet affront à la première occasion.

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