‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens (volume 2)Chapitre 31 sur 103 · CBROHOLOOIE IIISTOEIQUE · texte numérisé non relu

CBROHOLOOIE IIISTOEIQUE

• Dfipaia le fM|$$dge. de Charles YUI., ipi d^ France, et U dernière révQile de Pîse , runirersité de ceUe ville était dis-^ percée 9 et la répiibliquQ de FLoi^nce«.^Fè« avoir réduit Pisa à Tobéis^^fiçetf ^voit été tfop distraite par sea troubles întemes, pour songer au rétabUs^eifient de cette école* J^ gloire en était. réservée à'CôjTie, £n i542 t il chargea Philippe 4el Magiioré iQ parcourir les^ villes de Eiombardie , pour ra^^ombler les hommes célèbres de.CjQtte contrée. U forma « sous la direction de Cam^>

Ï^ana i son secrétaire , les statuts relatifs à Tordre et la régie de 'université, dont Tpuverture paUi<]ue se fit le \^^. noveinbre. 1543. Il .y eut un n9iiibreu]( concours* d'étudiants. Pour donner plus de lu^lire et de renommée à cette école^ il y fonda une chaire de botanique ; nnûs cç qui nou^ étonnerait aujourd'hui , il y établit une chaire d'aaîrologie , dont il donna l'eiiercice à un carme, nommé Julien Rialori dePrato, qui s'était acqnis une certaiae réputation , pour avoir prédit la mort vjolente du duc Alexandre ^ et découvert quelques embûches . qu'on tendaâl à Came. U fonda qi^arante bourses pour, de jeunes toscans i qui leurs faeuUés n'auraient pas permis de suivre leur inclination . pour les lettres. Qn peut voir , dans l'histoire de Toscane, par M. GaluBzi , le dénombresoeint des professeurs qui se disiiaguèrent dans celte école* . .

Corne, l'an i548, fait, du port de Livourne, un port» franc, après l'avoir construit tout à neuf, et y attire beaucoup d'étrangers , par les privilèges qu'il accorde à ccuic qui viendront s^établir isn cette ville. JUe ^^ ^uin de la mÂme anoée*, par ordre de l'empereur , il est mis en possession , par don Difguie de. Mendosa t de U ville de Piombino» de ses forteresses et de ses dépendances , malgré la réclamation de la mère et tutrice de Jaequea Yl Apptano, à qui ce fief tippartenaii } mais , le «4 juillet suivant , il est obligé de remettre le lout à Ferrante de Goasague. (OaUiBsi.) Ce fut cette même année que Came le Grand fit ouvrir ani public la riche bibliothèque , formée par C^me le Vieux. Soigneux de l'augmenter, il ii'épar^ gna point U dépense pour y laire entrer ce qu'il y avait de . plus rare en manuscrits grecs et latins, C'esl dans ce dénot , confié au chapitre de Saipt-*-liaare»t , quHl plaça le célèbre manuscrit de Virgile , regardé comme le plus aincien de l'Europe. . *

Le même amour des lettres le porta. Tan i549, ^ rétablir Funiversifé de Florence , oè il appela d'habiles p r o f e sseur s t * pour y enseigner les lettres grecques et latines , la philosophie et d'autres sciences. L*émiiialion qui s'éleva entre ces savants , ^ enfanta une multitude de 4 radu et ions des auteurs grecs'. Pour faciliter Fédiiion de leurs ouvrages , il fit veuir.à FlQfepçô

DES GEâNZ)$-I>UCS &£ TOSCANE. 8S

Laurent Torrentin , imprimeur flamand , lui aàD'nla une im<*

I^rimerie , avec deux presses et des caractères itaiiaues , ou de 'écriture courante des anciens « et y joignit aussi aes caractères grecs. Une grosse pension accordée , pour douze ans , k Torrentin ,' le mit en état de travailler à son aise. Arnaud d^Iiarleni* 3ui Tavait accompagné, et«^était iait connaître à Côme par un ictionnaire qu^il lui avait dédié , eut aussi part aux libéraliica de ce prince.

avaient

trainie

se retirer i ils se mettent sous U protection de la France. C&

fut ie , i^ août de cett^ même année , que Piombino fut rendu.

au duc, mais pour, le tenir .en dépôt , et ii condition de le re-

meure à l'empereur lorsquUl en aurait besoin.

Côme s'étaat concerté, Tan i554 9 avec Jacques de Médicis, marquis de Marignan, et général des troupes de Tempe*reur en Italie , entrepretid de se rendre maître de Sienne , occupée par les Français « squs les ordres du maréchal Pierre Strozzi. La nuit du 29 jan^^ier « le duc et le marquis se présentent subitement devant la place, avec une armée qu'ils avaient levée et fait marcher en secret ,- s'emparent d'un fort que les Français avaient fait construire près de Tune des portes , et répandent la consternation dans la ville. Mais Strozzi , qui était absent pour lors, étant revenu k la pointe du jour, rassure les Siennois, et oblige les ennemis- il se retirer. La guerre est alors déclarée cntr^ le duc et les Français , avec lesquels il avait au jusqu'alors se ménager, Strozzi , le 12 juin suivant, entre dans la Toscane, où il commet de grands ravages. Mais , le a août de la même année ,. fôte de iaint Etienne , pape, le duc et le marquis ayant attaqué Strozzi, prè) de Marciano , le' mettent en déroute. Côme, après cette victoire, recouvra facilement les places que les Français lui avaient enlevées : Sienne fut la seule qui lui opposa une vigoureuse résistance. Ce ne fut qu'après un blocus de« quatre mois , que le marquis de Marignan vint k bout de la réduire à capituler, le a avril i555 , malgré la brave défense de Biaise de Montluc, dont les troupes n'évacuèrent la place quele 21 du même mots. Cette ville, en vertu de la capitulation , resta libre sous la protection de Tempereur, dont elle reçut garnison, qu'elle devait entretenir à ses frais. Dans le cours' de la même année , Tempercur donne l'investiture de Sienne au Foi Philippe , son fils ; et, par là, frustré l'espérance du duc de Florence., qui comptait obtenir cette place en dédomma^* gement des grandes sommes qu il avait avancées à l'empereur» pQur la con<}uérir, Enfin , l'an 155^, Côme apprenant que,'

8& CHRONOLOGIE HISTORIQUB

Philippe voulait céder la ville de Sienne aux Càraffes, employa tant de manège , pour avoir la préférence, qu'elle lui fut accordée. Le traité , en vertu duquel il se mit' en possession de Sienne, est du 'à de juillet, et contient l'exception de plusieurs places dépendantes de cette ville (ce sont- celles que Ton nomme degll presidi)^ avec diverses obligations du duc envers le rpr d* Espagne. (Sienne s'était gouvernée long-tems en forme de république, et avait tenu tête aux Florentins , qui voulaient h' subjuguer. Depuis une grande victoire qu'elle avait gagnée sur eux , le 4 septembre 1260 , et qui pensa entraîner la ruine de- Florence , ils n'avaient osé Tattauuer à force ouverte. Sienne, vers la fm du quinzième siècle , rut tyrannisée par- un de ses citoyens , nommé Pando(fe Pétrucci , que Machiavel donne pour le modèle des usurpateurs. Les troubles qui s^élevèrent après sa mort , entre le peuple et la noblesse , favorisèrent les entreprises des puissances étrangères sur cette ville, et lui firent perdre enfin la liberté. )

La liécessité de défendre les côtes de Toscane contre les corsaires , et surtout couture les Turcs, engagea Côme à instituer, l'an i56o,et non i56i (Sponde), Tordre militaire et religieux de Saint-Etienne , pape, dont il réserva la grand^maîtrise pour lui et ses successeurs. « On est admis dans cet ordre, ».dit M. de la Lande, ou par justice, à raison de la naissance, ou » par grâce spéciale du grand maître, ou enfin par droit de corn- » manderie, comme en ayant fondé, ou étant descendant des fon- » dateurs. Il y a au moins ^ ajoute-t-il , quatre cents chevaliers; » ils ne sont point obligés au célibat , comme les chevaliers de u Malte; mais ils font les preuves de noblesse. Tous les cheva- » liers portent sur leur habit une croix à huit pointes , de satin » rouge, et sur leur poitrine, une petite croix d*or, attachée M avec un ruban couleur de feu ». Depuis Paul IV, qui confirma la chevalerie de Saini-Ëtienne par sa bulle du b juillet 1 562 , plusieurs papes lui ont accordfé divers privilèges. Le chef-lieu de cette chevalerie est à Pise.

La mort ravit à Côme, dans le mois de novembre 15^2, deux de ses Bis ; Jean , cardinal, âgé de dix-neuf ans , et Garcias, plus jeune de quatre ans. Le bruit courut que le cadet avait tué Taîné à la chasse , et que le duc ayant fait venir Garcias dans la chambre où Ton avait transporté le cadavre , le sang de la plaie commença à bouillir en présence da nouveau Caïn ; ce que voyant le père, il arracha, de désespoir, h' Garcias le poignard avec lequel il avait commis son crime, et le lui plongea dans le sein. Si ceréi:itestvnconteou une vérité y dit Muratori, c/esl ce que y ignore; ce qui est certain, c'est que • la duchesse Ëléonore ne survécut qa^ peu de joues a la pCM^te- >

Je ses deux 'fils-; et sa mort combla la douleur de son épouse. Elle laissait encore trois autres fils : François^Marie , Ferdinand et Pierre ; avec deux tilles : Lucrèce, femme d'Alfonse II , duc de Ferrare (qi(e quelques-uns prétendent, sans fondement, avoir été mis6 à mort par, ordre de son époux); et Isabelle ^ nsariée à Jourdain des Ursins , duc de Bracciano* Le pape Ke IV, ami de Côme, fit , pour le consoler , Ferdinand, son second fils, cardinal, à Tâge de quatorze ans. (Eléonore avait • eo telle vénération la iameuse Lucrèce à cause de sa chasteté «

3uMle prit pour emblème cette dame s^enfonçant un poignard ans le sein, et prononçant ces mots : Famam strQare jnemeiUo*) . L'an i564, Côme se trouvant infirme, et voulant former aux affaires le prince François-Marie, son fils aîné, pour lors âgé de vingt-cinq ans, lui résigne le gouy.ernement de son duché ^ dans le mois de juin, se réservant toutefois le titre ducal.

Le pape Pie Y , héritier des sentiments de son prédécesseur envers XÎôme, le déclare grand-duc, le i®', septembre i56g^ (et non le 27 août 1570, comme le marque Ch^zot ) , sans avoir consulté le sacré collège. Les ministres de l'empereur et du roi d'Espagne protestent contre cette entreprise, comme contraire aux droits de leurs maîtres , dont le preipier se prétendait suzerain de Florence , et l'autre de la seigneurie de- Sienne. Lé pape, sans égard à ces protestations-, fait venir Cdme à Rome , l'année suivante , et lui donne solennellement la couronne royale et le sceptre : cérémonie à laquelle aucun des ambassadeurs des princes, excepté celui de Savoie,, ne voulut assister. Côme finit ses jours le 21 avril 1674» (Muratori. ) Après la mort de la duchesse £léonore , il s'était attaché à une pauvre fille nommée Camijlle Maaëlli , que le pape I^ie y l'obligea d'épouser le 20 mars 1570. Il eut d'elle deux fils, Pierre et Jean, qui se signalèrent dans les armes; avec une fille, Virginie, mariée à Cés;ar d'Est, duc de.Modène. Côme avait les qualités de corps et d'esprit qui. font les. grands princes.

FRANÇOIS-MARIE DE MEDiCIS.

1574. François , fils aîné de Côme le Grand et d'Eléonore , né le 25 mars i54i \ marié , l'an i&6^ , à Jeanne D'AUTRiCHii; , fiUe de -l'empereur Ferdinand I, succède à' son père* dans le duché de Toscane, qu'il gouvernait depuis dix. ans.

Le jour même de la mort de son père, il fit renfermer , dans un. monastère, Camille Marelli , sa oelle-mère, et ne lui épar^ gna aucune sorte de mauvais traitements. A cela près, il s^. «outra doux envers tous ceux qui avaient re9u des bienfaits de

M '' CftâOïfOLOGÎE AlSTOfttQtJtf

Côme, sans ex<îepler ses frères, dont les contradî(*tîons fréquentes offensaient son dispottsme. Le cardinal Ferdinand j indigné de sa conduite voli>ptueuse , prit le parti d'abandonner, au mois de décembre i^j^^ Florence et de se retirer à Rome. Pierre , autre frère do erand-duc , contre lequel il ne cessait èe tenir les propos les plus infâmes , quoique lui-même fût de mœurs très-dissolues, et formait tous les jours des complots ^ Alt traité d'une manière plus favorable qu'il ne méritait. La seule vengeance que François-Marie tira de lui fut de le faire ▼oyager en différentes cours. 11 n'en rapporta pas un caractère plus modéré. Instruit , à son retour , qu'Ëléonore de Tolède ^ SB femme , à son exemple, lui'était infidèle, il lui plongea, de sa main , un poignard dans le sein , la nuit du 1 1 juillet 1676, et crut en être quitte en demandant pardon à Dieu et promettant de ne plus se remarier; promesse qu'il ne tint pas. (Galuzzi.) La cour impériale contestait cependant toujours k François^ Marie le titre et les honneyrs de grand-duc. il les obtint enfin de Teinpereur Maximillen II , son beau-frère , par un diplôme du 2ii> janvier 1676. ( Galuzzi. ) François , en conséquence, prétendit avoir la prééminence ^ur les autres prinres d'Itdie. Mais les électeurs de l'empire , s'étant assemblés le à3 août j5^a , déclarèrent qu'elle appartenait au duc de Savoie , comme vicaire de l'empire. Ce fut cette même année que s'établit à Florence l'académie de Crusea , nom qui veut dire du son , et vient du son et du blutoir qu'elle avait pris pour emMêtne , an'ec cette devise : // ptu bel fior ne cogHe; c'est-^à-dire que ta jvlus belle farine se tire d'une farine grossière , en séparant le son» Le ^rand dictionnaire de la langue italienne que cette académie a produit^ sera sans doute pour toujours le premier dépôt de cette langue , et contribuera à la fixer : la plus belle édition est de 1729, en six vol. ht-fol. L'an 1687 , le grand-duc François-Marie meurt le 19 octobre. Après le décès de sa première femme, arrivé le 6 avril 1678, il avait épousé, le i'2 octobre suivant, Biatvca Gapbllta, vénitrenne, depuis }ong-tems sa concubine , qui mourut quinze heures après \xl\* Ou a fait sur. la rencontre de ces deux morts , lîne histoire scandaleuse , que nous ne croyons pas assez bien appuyée pour l^ériter créance. Du premier mariage , Françoise-Marie laissa Eléonore, mariée à Vincent, duc de Mantoue , et Marie, épouse de Henri IV, roi de France. On ne connaît point d'enfants nés du second mariage ; mais avant qu'il fût célébré , Fran-' çbis avait eu, de Bianca Capellia, trois enfants; savoir, Airtoitte, qu'on prétend néanmoins avoir été supposé par cette femme , (H qui fut marquis de Capistran; avec deux fil^s. Le çrand-duc François , par la marnère dont îl faisait ^

DES^ GRANIT-DUCS BB TOaCAl^E. Rj

commerce poiii* son cpiiipte ^ ruînâ , suivant ihi <}e ^a^ liî^H>rHifr>$i^ celui de ses états. « 11 ceo faisait up partieuiiar dvec sa.iiaiitHl » et avec l^$ étrangers 9 qui sefvait du moins à gros^r soi^ trésors f II eolrait volontiers oansl toutes les sociéiés les p\u$ aecré-* » ditées, Uni de ses élats qufe du dehors^ se couvr^i^i néê0h » moinsv dai>$ les deux cas , du nom de yes $ujet3<| Maia il faisatt y ouvertecneni et p^ lui-ai^u^iç , le! cofftjneit:^ tlt^s klj jyii^^Âès ^ » parce qu'il Tenleii^ait très-bien.... Ses galionjs.et ^9. autra^

• vaisseaux de Iransport « a^ns tes^ ^n ci^ui^e^ étaient poxuf » lui d'un rapport qui n'était çq$ à mépriser. Il faisait la 9004

• que à Rome et à Venise..» U tenait, dans différeais.lituK db » ses états, des boutiq^qs ouvertes, remplies de marcha ndise^ » d'uQ usag^ commun. Ct prinpe , trafiqfiaot' relKli^ encore

• un graad profit d'un commericç de grains «qu'il ^fiiisait ea f Toscane, dans toute l'Italie çt jusqu'en PôrtbgaU»r(Galuzzi*} Il ne fut toutefois nullement avare , sur tout envers les gens^-fbi lettres e;t les lutistes^ doat il encouragea h$ lalgDs piar.de |s|;rai6:de9 récompeases* Sa cour, dVUeurs» était la plus' brilUnte* d« Hulie. . : • .:

FERDINAND 1 DE MÉDÎCI».

1587. Ferdinand I^ né l'an i5i9, cardinal en iSCS^s^uc-rii fède au grdiod-duG Francis, sdn frère, ftuir^^VMtntitiftié son héritier. AyMit pris congé du pape sans lui reofeettre aon*cha-^ peaU| il partit de Rome où il faisait sa ^sidenoe derpuia l^a 1S74, et arriva, le 19 octobre i5^, à Flof:eQce,pu i) fu^ prodamé ffrand-duc avec. des acclamations d'autant plus eifi-n eères , qu'elle^ étaient fondées sur la haute estime ^quil . a'élpaii acquise p2ir ses vertus- En montant sur le Xtoae ,: il ttouVa dea trésors immenses accumulés par iou; frère, et mit «on a^jilin cation à le$. employer poUrie bîert de la .patrie*, ^a conduire 4 en presque tous les points, fut le contre-^pied die celle âe aoa prédéceâseurf Au lieu de ^e ton fier , impérieux et presque oriental qu'avait affecté le grandrditc François., il $e motitni doux, affable, humain, complaisant et accessible à tout 14 monde. Détermidé par Catherine de Médicis4 reine de Francis ^ il épousa , le 3o avril iSdg-, CHBisxiNfi , fille de Charles 111 4 duc de Lorraine , et nièce de cette princesse ,. qui l!avait élevée auprès de soi. Ce fut alors qu'il déposa la pourpre romaine qu'il avait gardée jusque-là. Ferdinand fit trois ehoses mémorables ; i^ il engagea , par adresse , les Espagnols à sortir des terres fie sa domination ; a^ il écaita dé la To^caûb mi6 mvkitude ^e bandits qui , sous la conduite d'Alfoose Picolomtni-i, duc de Monte-Marciano , travaillaient à s'y étaUir ; et devenu joaîtrt XVIU. la

90 CHRONOLOGIE Rl9rORIQtJÉ

de la personne de ce scélérat, le 2 janvier i5gi » il le fil ipenite le 16 mars suivant; 3®. ii équipa une flotte avec laquelle ses amiraux donnèrent la chasse aux corsaires qui , infestant les côtes d'Italie , furent sûr le point de prendre Famagouste , en Chypre , l'an 1607 ^ et prirent réellement , l'année suivante j Bonne ou Hippone, en Afrique , qu'ils abandonnèrent après y avoir mis le feu^ Ferdinand , à diverses fois , prêta des sommes considérables au roi de France, Henri IV, mais plutôt avec les précautions d'un marchand qu'avec la noblesse d un prince. Pour sûreté de son prêt , il s'était emparé j durant les troubles de la ligue , des îles d'If et de Pomègues , et ce ne fut qu'avec

frand'peine que Henri vint à bout de l'engager k les lui rendre. erdinand mourut le 17 (et non le 22) février 1609 (1608, •uivaiit le style florentin ) , laissant de sa femme , décédée le ^ décembre i636 ( Galuzzi ), et enterrée sous l'autel de la aacristie du Saint-Esprit , quatre fils; Côme, qui suit ; Charles, cardinal en 161 5, mort en 1666; François et Laurent; avec trois filles : Eléonore ; Catherine, mariée k Ferdinand, duc de Mantoue ; et Claude , fenune , i^ de Frédéric-Ubald de la Hovère , fils unique de Françob-Marie , duc d'Urbin , mort en i6a3 , ayant son père , a^. de Léopold , archiduc d'Au-.

I « Ferdinand , dit Galuzzi , fut le premier des princes de sa B maison que ses vertus et sa bienfaisance aient iliit générale* * ment regretter. Son caractère et ses grandes qualités ki à avaient mérité l'amour de son peuple.... 11 étatt sincère, » mais réservé , ferme dans ses résolutions , cpurageux et grand m dans l'exécution de ses projets. Les revers qu'il éprouvait, loin » de le décourager, l'animaient davantage. Il savait balancer » habilement la rigneur et la clémence. Son gouvernement fut «modéré , jurte , tranquille , et fit oublier à Florence les il malheurs arrivés sous les autres princes. » ' A la mort de Ferdinand , on trouva dans ses coffres dix millions dW et la valeur de deux millions en pierreries. Ce fut lui qui commença. Tan 1604, la chapelle royale des tombeaux (ib reai capella dé* ikposiii)^ où l'on voit les tombeaux des

Srands-ducs r Côme 1 , François , Ferdinand I , Côme 11 , Fer* inand 11 et Côme 111.

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