PHILIPS
l'an it^S^ PÉtil.ilMV'<etti<}hiè^e fil^ de f^iW^iéÂreU¥^P^ déric I , fut nommé marquis de Toscane par IVmpehinir Henri V^ri ton- frère jy ^», i'a^ 11:^7.-10 il duc de Suabe. Cest le' ifhéiiatë qui' se iîl' élire roi des nomaitis , êù 1198, et iut assassiné Tan Lao8, 11 est probable qu'il garda pendant toute sa Vie U l^D^h'è èt'lé^'aUtré^ l)i'énS % la ftijiccesÀibti* de Màikiide. JttàU il y eut pe\i d'^utôtlté âë{»tlb là ixHÀri de tieùrî Vt', taf, Wés cet év^emeht, le pabe Ihtiocëdï Ifl
(0 Les prend ^n j^t
^Ml rOl Louis IC <^CUUV|«pMUl"tc •ipiuc^'Uici: wca acm YS^ca «|«a it.aTt^th rciMlll^^
9a pape Alexandre (tt, et dent ^inscription est dans ces termes : W^phus Dtigratiâ 7)hx SpoIeW , Marchio Tusciœ, Pirineeps ISdrMniœ 04: C^tj/ca et dbmiÉmsioiias DoinÉt Comitùsée MutMdis, {Ori^. Cattph.^ tome II I page 616. )
XV au 9
lit 'des «fTorls pour faire tieatrènle isaînt siège en possesàion' jet lyîens- de la comtesse. Mathilde. 11 commença par. la Marche d'Ajicâ^i» dite Ëilôrs :1a Marche deiCanierino , et la Marche (le Femno, qu'il enleva sans «tpeiaeiàHarquard ,* que Henri Yl en avait fait marquis. Voulant çnsui tes recouvrer. la Tosbane, il .fit une^Hgué a\^c Lncquesif.Fioronce, Piitoie et les «au^^ villes de cette pi^dvince, >à rezception jdePisef^ qui iseulé/resta fidèle à Philippe 4 ainsi qu'à sob .sucçcaseuc et ^nçveu-, Frédéric IL C'est tel -proprement l'jociginey selèn iMuratoris des'.deux fac-« 4ions desÔuêlfes études Gibelkisi,; e Italie. iCeux qui, is'atta-^ chaient aux papes/ pour . cooaeover zleur^ liberté et ji'être pkis .vexés ï)aF le& officiers del-empirei, s'appelaietitieâiliQelfQs ou .Welpaés.; oeux 'q«i élaîent cp Ipirti ' des emperesir^ / se nom^ ja[iaienti^ le$ ^ifielms .oui-Ghtoelitis ;iiet dànsricejttè:* faction se reneontraieiltji pnoçipalemfcDt lea . man}uis , Ies< * comte» *' . les châtdaiBS^, ';6l} les autres inobles.qui' jouissaient /lesrfie&.de l'jeinpife, pour se maintenir contre ries villès.ilifarësi qui. cher-c €l)iâi«nt f â :lc*s ^ assujettir.^ : Pluii^rs «villes aussi , ' ^e* m emûe^ 4reu]!S:ttfaitaientiayocablemeiiti, entrànent dana 1«^ faction giW line^ parlé besoin. qû'eBes àvaîenl dfi-la protection desem-f |)erei^»;pouria'étre paa'*englofuAie»<par ^d'i^utres; iijles de leur jifoisinage* y ;.plus paissantes .qu'elles'^ ;.oa plus aguerries*. L'aiûr* iposité^dei ces; «deux fàuctioos's<augiiiqntafpar la rivalité de Phi« lippe: de.6iiabe:et>d!OtN>n:lYf Idus jdcux.cooipétiteurs pour 4'empirei.|je iprmuier'V .dct^^odantodej Tàneienne .vu^oa de Ghibling, avait contre lui le pape, qui favorisait Otton , .issu de la maison des Guelph^t;e^^^e[ là vient que Guelphe ou Guelfe , et partisan du pape , signifia la même chose dans hf^^^i^f^^èp^f Çfib^HpsrM:;lejï|QnifljB^. partisanes de IJempe-
;f: ^M^m^mm «épubliqu^^
îmnt dç.poiumei;', jlesquellês,. touf à tour' / y dominèrent sous les noms. de olanc^ et de JSoirs. rise,' Sienne et Lucques >4prouv^rppt , à pftn.>jprè&^ lea mfimca effets jie. la» discorde^ après avoir secoué le joug de l'empire. Mais Florence , comme ^«trefois*' RÂme^ agacerai au Bnlîevdes liffitarioaarqAi^semblaiànt ^eVdit la^détruité ; elle étënditsaf dètnittatioA au dehors, soumit asésldis'plusrîcurs villes voisine^', çt devint enfiii là capitale et îa mattresse. de toute Ta Tosôiine. ' Lès àutre^ ptiis^nces d'Italie {iteht (J'iaiitiles eStort^ pour empêcher Jcs progrès des FIoi^i^ iins.
DES DUCS,' 1KIARQUI5, 61 C. , DE TOSCANE. ^f
^ £e gouvernement de Fiorencé, tant qu'^Ue subsi^tsi dan«' Féui de république , éprouva bien des varialipns. D^bord ellei fut gouvernée par trénie-six anciens^ ayant à leur tétie ua ca-« pitaine et i^n podestat. Ensuite^ Tan 1^67, le peuplé de Flo-^ rehce donna la seigneurie de la ville , poar dix ans, à Charles I , roi de Sicile. Le pape, dans le même ténia ^ nomma ce princer ▼icaire de la Toscane , l'empire vacant , à condition de quitter ce titre dès qu'il y aurait un empereur ou tin roi des Romains*' Charles arrivé à Florence dans le moi» d^août , • et prend possession du gouvernement qu'on bii avait déféré. 11 établit, à son: départ, dés vicaires pour gouverner la Toscane en son «nom ^ sans toucher , néanmoins , au gouvernement intérieur de Florence. L'année suivante, pu environ ,.les Florentins substituè-i. tent aux anciens douze chefr, sous Iç titre dehons Jmmmes^ qur devaient exercer la magistrature pendant deux mois. Cette fermer, changea quelques années après ; et- environ Tan i ^o , au- lieu de douze gouverneurs , on en établit quatorze ; savoir , sept du parti guette , et autant du parti gibelin , qui devaient être choisis par le pape, ^t dont>la magistrature était annuelle. L'ai> 1282, on créa li*ois prieurs , dont ia magistrature n'était que pour trois mois. On y en ajouta cinq autres dans là suite »fec un gonfalonier à leur tête; et cet ordre dura jusqu'en ï.^a. Alors les. plébéiens ayant prévalu aur la n'oblesse, choisirent neuf prieurs d^entre eux , et à leur titre ajoutèrent celui de seigneurs \ leslogèrent dans un palais , et leur donnèrent des officiers et des gardes : ce qui excita de grandes querelles entre Ja noblesse et le ^peuple. Les nobles, eux-mênies, n'étaient rien moins qu'unis entre eux. Les Cerqui et les Donati formèrent deux actions qui partagèrent toute la ville et la mirent en combus^ tien. Le pape Boniface VllI , voulant rétablir le calme à Florence , y appela Charles de Valois, frère du roi de France. Ce prince , l'étant venu trouver avec un corps de troupes dans la ville d'Anagni , fut. créé par lui comté de la Romagne, capi-^ taine du patrimoine de Saint-Pierre et seigneur .de la Marche d'Ancône. De là Charles s'étant rendu,, k^jour de la Toussaint i3oi , à Florence , avec le titre de pacificateur, il y demanda la seigneurie et la garde, de la ville, promettant , avee serment, de la maintenir dans un état de paix et de tranquillité. Mais bien loin de tenir parole, il se déclara pour Us Noirs, et laissa rentrer dans '•Florence Corso Donati, leur chef, avec ses autrespartisans^ qui* en avaient été chassés ; ce qui occasiona^ des pllaees et un incendie qui durèrent l'espace de cinq jours. Charles, ayant si mal répondu aux intentions. du pape, reprit^ la route de France, l'année suivante^ et se déclara hautement pour leroii soa frère ^coûtre Boni&ce^ Corso Donatij ce-^^
68* . ' CHttOWOLOniE UISTOIUQU]^
fendant , n'aaplralt à rien rapine qu'à se rendre souverain dta lopence. On . a'aperçul de sou dessein ^ çt il périt dans une attaque qui lui fut livrée Tan i3oë. A la §n f néanmoins ^ les nobles , s^étant rëupîs ,. reprirent le dessus à Florence.
L'eknpereup Henri VU, étant veau, l'an i3ia, en Italie pour aon couronnement, forma le de^in de soumettre les r loreiitins. Après avoir pris quelques villes en Toscane , il alla canjiper, \t ig septembre, aux environs de Florence/ Mais, au bout de cinquante jours , i\ prit le parti de s'éloigner sans avoir rien entrepris contre cette ville.
. L'an iâi3, tes Florentins, craignant le retour de Tempe-* reur , accordent la seigneurie de leur ville , pour cinq ans , à Robert , roi de Naples , contre lequel Henri VU était en marche. La mort de ce prince, arrivée le 24 9M>ût de celle année,, délivra le toi de Naples et les Florentins de la terreur que ses armes leur avaient inspirée. Mais ces derniers avaient un autre ennemi redoutable dans la personne d'Ugution F^g^ giuola, qui, déjà maître de Lucques et de Pise, menaçait d'envahir tonte la Toscane. Robert, Tan i3i4f leur envoya Pierre, son frère, comte dft Graviua, et. Tannée suivante, Philippe , prince de Tarente , son autre frère , avec Charles, fils de Philippe , pour les aider à réprimer Tambilion de ce tyran. L'an iSiS, le 29 aoât, les Florentins, étant venus aux mains avec Ugution, près de Monte-Catino ^ qu'il assiégeait, sont mis en déroule, et perdent le dgc de Gravina , qui se lioîe dans un marais , avec le jeune prinoe Charles, qui resta mort sur le champ de bataille. Ugution , ayant été chassé de Fise, Tannée suivante, se retira à Lucques, où il délivra Cas* truccio-Castracani , qu'il avait fait mettre en prison avec les Interminelli , ses parents , pour des meurtres et d'autres vio« lences commis dans la Lunigiane. Les Lucquols se soulevèrent, è leur tour, contre Ugution, et donnèrent la seigneurie de leur ville , pour un an , à Castroccio , qui sut bien la conserver au'delà de ce terme. Casiruccio vécut d'abord en paix avec les Florentins ; mais. Tan i3ao , il leur déclara la guerre ^ et prit sur euv quelques places. L'an iâa5, le aâ septembre , il défit, près d'Ail ropascio, Jeur armée , et fit prisonnier Raymond de Cardonne , leur général. D^aotres avantages, que Castruccio remporta sur eux , les déterminèrent h prendre pour leur sei-* gneur Charles , duc de Calahre , fils atne du roi Robert , qui accepta cette élection le i3 janvier i3a6, et arriva , le 3a juillet suivant / k Florence , k la tdte die deux mille cavaliers. Le 3o août suivant, le légat Jean des Ursins, arrivé deux mois aupa^ ravant è Florence , y publie , dans la grande place , au noni di| pape, en |Mréseoce du duc de Calait et de <a cour, iumi
DE5 nues, VARQUfS, etc., DE TOSCAKE. 69
flentenefe d'excommunication contre Castruccio, lac^iiellei eit mérae tems , le prive de ses dignités , avec permission à tout le monde de lui nuire , i lui et auic siens , tant en leurs biens ^'en leurs personnes, sans péché. Ces censures n'abattirent point son courage , ni ne diminuèrent son crédit. L'empereur Louis do l^vière, étant venu, l'an sâay, â Lucques, y est ho-» Dorablement reçu par Castruccio , qu'il crée , par reconnais-* sance , le 4 novembre , duc de Lucques 9 de Fistoie , de Prato et d'autres lieux. Castri^ccio , étant retourné auprès de l'empereur i Viterbe , avec trois cents cavaliers et mille arbalétriers , accompagne de U jusqu'à Rome, ce prince, qui , après Vavoir fait chevalier , de sa main « le crée comte du sacré palais^ afin d'assister ,. en cette qualité , à son couronnement ; cérémonie qui se fit le 17 janvier i3a8. Peu de tems aprè», l'empereur le fit encore sénateur de Rome. (Muratori, Annal. d'ItaL ^ tom. yil|.) Pendant le séjour de Castruccio dans cette ville.
qu lis pillent durant dix jours, cette qouvellie , en Toscane, et, avec le secours des Luçqunis ^t des Pisans, il met le siège , le |3 mai , devant Pistoie , dont il se rend maître le i3 août. Ce fut la dernière expédition de cet homme fameux , dui mourut le 3 septembre suivant , à quarante-sept ans , et fut inhumé dans l'église de Saint-François à Lucques.
Les Florentins ayant acauts, l'an i34i, de Mastin de l'Escale, ou Scaliser, la ville de Lucques (qu^il avait achetée \\}ï^ même en i3d5, de Gérard Spinola,- à qui les Allemands l'avaient vendue en i33i )» cette acquisition excita la jalousie des Pisans. Guerre entre oes deux villes à cette occasion. Après une bataille gagnée sur les Flprentins, le 2. octobre de la mcme année, les Pisans mettent le siège devant Lucques, dont ib s'emparent, le 6 juillet 1H2. ÏjCû Florentins,, abandonnés du roi Robert et du duc de Càlabre, son fils., élisent, la même aunée, Gautier de Brienne, fluc d'Athènes, pour leur chef^ sous les titres dé capitaine ei de conservateur du peuple^ qu'il fit changer, dans un parlement tenu k 8 septembre , en celui de seigneur à vie de Florence ; mais il ne le conserva pas on an ^ sa conduite atroce l'ayant fait chasser le 3 août de l'année suivante. 3on expulsion , néanmoins , ne rendit pas la paix i la ville de Florence. Le peuple se soVileva contre la noblesse , destitua les prieurs nobles, et établit le gouvernement populaire, sous un chef nommé gonfalonier*
Uae peste affreuse^ eo i348, d^le Floreaçe , où elle ec^-^.
yb CHRONOLOGIE BISTORIQUE
lève, SI Ton en ciroit Bocace, plus de cent mille âmes. Plusieurs personnes, à la vérité, du territoire, s^ étaient réfugfiées.
La guerre se rallume, en i362, entre les Florentins et les Pisan's : elle cesse le 3o août i364 9 par un traité de paix, après une victoire gagnée par Galéot Maiatesta , général aes Floren-> tins,' sur les Pisans , commandés par Jean Aucud, ou Kauchouod, fameux capitaine anglais. (Yillanî, liv. 11 , c. 2.} L'empereur Charles IV, étant arrivé à Plse, le 3 octobre i368, avec l'impératrice, exerce Tautorité souveraine dans cette ville, ainsi que dans Lucques et dans Sienne , où il se rendit le 12 du mois , et établit dans toutes les trois des vicaires de l'empire. Mais ce prince , étant revenu sur la fin de l'année à Sienne , souleva le peuple contre lui, en déposant ses magistrats; et après avoir vu ses troupes battues et cnassées par les Siennois , le 18 jan\'ier i369, il se trouva lui-même assiégé dans le palais, et obligé, pour se délivrer, de confirmer tous les privilèges de la vule.
L'an 1370, les Lucquois, au moyen d'une somme de vingtcinq mille florins, qu'ils paient au cardinal Gui , leur gouverneur, l'engagent à se retirer, et à les laisser en liberté. C'est ici proprement l'époque de Tindépendance où 'cette ville s'est maintenue jusqu'à nos jours.
L'an 1375, Guillaume, légat de Bologne, voulant enlever aux Florentins la terre de Prato , ceux - ci se liguent avec h reine de Naples, le duc de Milan , les Lucquois et les Siennois, et font soulever la plupart des villes de l'état ecclésiastique. Le pape Grégoire XI , l'année suivante , met la ville de Florence en interdh , et excommunie ses magistrats. Cet anathème dura jusqu'au pontificat d'Urbain VI, qui. Tan 1378, le leva, par la médiation de sainte Catherine de Sienne.
Les habitants de Monte-Pulriano, fatigués et harcelés par les Siennois, qui voulaient les subjuguer , se donnent, l'ani38tf, avec leurs sujets, aux Florentins. Il fut passé â ce sujet, l'an 1390, un contrat solennel, sous le gouvernement du gonfalonier Bcccanugi.
Les Florentins, en 1390, voyant la liberté de l'Italie* menacée par l'ambition de Jean-^^aléas Visconti , duc de Milan , se liguent avec les Bolonnais pour la défense de la cause commune : ils gagnent, par argent, le capitaine Aucud, qui se donnait au plus offrant , et l'envoient, avec un corps de troupes, au secours de Bologne , assiégée, ou près de l'être, par le duc de Milan et ses confédérés, le marquis de Ferrare et le seigneur de Mantoue. '
Xe comte d'Àimagnac s'étant mis. à la tête de l'armée d^
DES DUCS ) MARQI^Iâ î etc. , HE "^OSCkTUt: . 7 1
Florence, e$t battu , au mois de juillet 1391 , devant Alexau'drie, quMl assiég<^ait , et meurt, quelques jours après , des blés-* sures qvi'il avait reçues dans le combat» Les hostilités cessèrent l'année suivante,, par un traité de. paix conclu au nupb de jan^ vier : mais bientôt de nouvelles entreprises du duc de Ferrare , obligèrent les florentins ^ reprendre les armes. ,
Lis Florentins^ sous la conduite de Luc de Fiesque , se rendent maîtres de Pise^ le 9 octobre 1406, par la trahison de Jean Gambacorta, capitaine de cettç ville , après un siège commencé le 4a^ars précédent. •( Mura tori.) « On voit encore, eci » forme de trophée, devant le baptîs.tère de Florence , et à » quelques-unes des portes de la ville , des chaînes qui sera vaient à barrer le port de Pise , quand les Florentms iea » emparèrent : ces triomphes étaient d^autant plus remarqua-: • blés, que Pise était ^^l^rsune puissante république ». (M. de ,1a Landq.) , . ^
., Le pape, ^fa^tin V,, au retoujC;4.u concile de Constance, arrive k Florence le 2,6 février i4*9 1 et y reste jusqu'au :?o septembre 14^0:, qu'il en part pour aller s'établir à Rome. Pen« dant spn séjour dans celte' villç, .'û érigea, le ,2 ipai i4i9f régUsQ^4^ JE'lorence en archevêché. (Muratori.)^^^^. Génois y rani4ai},(VendentLivourne aux Florentin^.
, la guerre. 4ue..Philippe'-Marie,. duc. 4^ Milan, avait depuis plusieurs années , avec les Florentins et les Vénitiens , leurs alKés, • est <;tjerminéç l'an 14^8^ parup traité de p^r^x, conclu le 16 ou le t8 avril. La n>ême «^nnée., Jean de Médicis, tige d'une maison féconde (i) en grahds hommes ,. nieprt à Florence, £a patrie ,i,à râge.de;soixai))e7-hiiit ans, regretlç de tous leg Florentins, ^îont les laroïç^; ^rpnt son éloge. Il était négociant , çûçun^, ses compatrioLle^tJeis^ plus distingués , et auoiqu^ sanf lettres , il servi^ utileîQèpt^ai patrie , fjiont il fut .plusieqrs foi^ g9nfa}omer,..çt i|u'il maii^tjflt eq.lpai^ gaçr 1^ çagesse de ses conseils :. ses: aumônes abpnf]ant^$ le firent .surnpininer le Pèrç des pau(Y-^f^jiA\^i^àepiCè^ïiBU,J>%BvE^^ sa femme y, deux fils, Gôpie jMtV Ancien j.né le^j septembç^^!i8g , et laurent, d'où sont issus les grands-ducs de Toscane. . ^
L'an i43o, les Florentins, sous prétexte de délivrer Lucques ,de la ^yranniç,de.,G4finigi,,:quî 4'ea éuH empiaré , viennent
(1) Jeàtt âe Médicis éttfit pelit-i<9, par Everliàrd, (onpère, da Sylvestre àtMéàitiSf sofWiûkméCianssimef qai fut fait gonfalonier de Florence, et acquit, un. Uès'-grand crédit parmi le peuple par uin esprit insinuant et par une gëaérosité qui lui fit beaucoup de partisan^. (Chasot, M. de la L^de. }
'fH CHUOKOLDOXE HI$te&IQÛt
hiettre le sîëge, >du jprtntems, devant cette vilîé. Fr^nçeb Sforce , envoyé secrètement par )e duc de -Milan , les oblige à se retirer » entre dans la ville et envoie Guinigî prisoiftfier à Milan. Les Florentins ^ ayant recommencé ce siégé an mois dd novembre suivant , sont battus par Piccinino ^ général des Milanais , sous les murs de la place. Les Vénitiens alors se dë^ clarent pour les Florentins , et tes Siennok pour le duc de Milan. Les hostilités durent Jusqu'au traité de naix , conclu pàt la médiation dn marquis de FerraHe , le 16 avril i4^. La même Année, CôMÊ Dï; MËOlci5,dont le commerce s'étendatt dans l'Europe et TAsië, ayant excité, par ses richesses , la jaloUsté des .Albizzi, des Strozzi, des Pétrucci et des Barbadotî, est mis etk
Srison par Guadigni , goitfalôiiier de Florence, que les ennemis e Côme avaient corrompu par argent. Cdme gagne & son tour , )par la méme.voie ^ ce magistrat , qui le soustrait au suppKcé qu'on lui destinait, en Fexilant pour cinq 9ns. Le ptttple (ju'il occupait dans sîes manufactures, ^enlit bientdl le Vide dé son absence, et le fit rappeler au bout d'un am
L'an 1447 > sur h fin d'octobife , Alfonàe, toi de Naples^ €]tii était en guerre avec lés Vénitiens, iïnt entrer idés^t-otipes €ur les terres des Florentins, leumaUicis, pour fbî i^ divèrâidtt ; elles y restèrent pendant trois ans, et ne se retirèrent' ou V^rb tin traité de paix , signé le 29 juin 14&0. ( ÂiiiilÉirlIli , htàr. fi Fîrena. , Ixv. aa. ) ' .
Côitic de Médicis, k lige dé ^ixainté-i|uini»a^s, terià^tné 9es joursà Florence, le 1^^. Bcftft 1464^ làistentf les églites^ le peuple . les savants et les artistes comblés de èbè bienfaits'. Cdme était le plus riche perttculiet^ dié TÉûrdpe^i ^e^ la i^onst'* dération quMl s'ïétait acquise le mettait de pair avec tes yoîs. ïl fut, pendant trente-quatre anis, Punique arbitre delà i^éUifque, éi le tonseil de la plupart dès ville!» el des spuv^eratns ^'Ituie. Son cotps fat inh'uinë dans l'église tk Sàint-^Lâuretift » l|u'il avait &it bâtir ^, et , par un décret public, il fiit t^uàlifié Père dé la pairie^ dans l'épltaphe ^u'on gtaVa sur Isott totebêàtf. Côme laissa de CMtÈSîia^ besBâAoi , son épouse^ un îËi» fpA auit.
PlBRHB, fils de GdMe de Itédîcis, fiit pdnrVtf V Pdtf ï^G^f de la charge de gonfalonier , en considération des grandes qi^alités de son père , dont il p^hérita point. Came n'avaft ce'l^endant rie;» oiiblié pour lui procurer^une éducaiiqo. qui. répondît à sa fortune; mftîs son esprit boriié le rendait ^s$4tiinejH inhabile aux lettres et aux affaires. 11 exen^ ttmV&fQÎs «a charge avet modération tant que son pèreviÉpàt <; ttiàiis afi^ la moti de çQ Surveillant , il changea de ton 9 et séduit prdes flatteur»^
DES DUe», ttAftQ»I3^« fitC.» 1I& TOSCATVE. ,7^
il^ulot gott^erner eo soiiyeraîa, LesSîtti, les Accnîoli, et d^aotras famtlte de k première noblesse de Florence , ne pouH iaût soittenir sa h*i»te«iF » iopmèffent^ Tan i^Sy uae con«|ira-| tion pour l'assassiner : instruits du jour et de Theure quMl devait revenir de sa maison de campagne de Mugello, ils lui dressent Me' embiMoade sur là rotilie. U était près'dy donner, lorsque, par wt secrefe pcesBeiuttnient du péril dom U était aMnaicé t oi^ par caprice,, il loi prit envie de sa déCDumer pK>iir aller, par ua chemin tout opposé à celui ^ii'il tenait , rendce visUe à. ua> d4 éesaBiia, nommie Lairt4. Cduu-Gi'W retint in aauper malgré Ui , et ht penvojra si bien eaoorlé du^tl »'ava«t rîau à craku&e. L^ asiasBÎiis ^oi i'aUtettduettt sur la MHAfc ^tii conduisait: cb«& lui^ ae h voyoMit paînt Tenir ^ ae diviièreat p«ar aller à sa reoeontra 4ana Isa diSéreatfia atenues d« sa aùiisOQ. Pierre d^ Médi^ià rentrant chez lui y ne trouva €pe trois ott (fuatra bomoaea armes, qni le reconnureiH' bifiny mais qui n^oaèrent Tattaquee.. Ainsi , pair imt coup ainauUer de ta providenoe ^ échoua la GOir-< juration des Ptttiet de fe«M eoosortSi Leur criaieftti! décoavar^ par un de- cens même qv^ib. avaieslt employés pour Fesé^atar « et qn'ilst n'avaieiit pas aaseai lar^ment récompensé. (Âneadm liai*) Ils furent bannir,, et sVtanlr reiirés à Venise, ik enga»^
Èrent, arec Ue consentement (acile de la seigneurie , Bactbe^ ni Coleone , fameux capîtaioe ^ à se mettre % leur tête poue ' faire la guerre à. leur pairie. Le» seigneurs- dé Fèsaro , de ForU « de la Mirandole et d'autres se ^pignefit à l^î , et forment une armée de qninse mille hommes ultalie , dit Mi^atori , abon* éait alors en coiMio/lcen , ou cayilaine»t qw tenaient toujours sor pied des compagnies , pour k» employer net service dn ceux qui leur £risaient les meilleures conditions^ Les Florentins ^ de leur côté , s^étant ligués avec Ferdinand j roi de Naples ^ e| Gatéas-Maiîe , duc de Milan , mettent à U tête de leurs troupaa Frédéric , duc d*0rbin. Jjes deux armée» sVtant rebconlrée» dans le Bolonez, se livrent bataille le aS» juiHet 14^7 , et la victoire , après un long combat , reste indécise.
Faal Toscanella , sous les auspices de Pierre de Médicis f commence , Tan 1467, dans le duoma^ ou la cathédrale de Flo^ repce, une méridienne, dont le gnomon est éleyé de deux cent 8oixante-dix*sept pi^ds deux pouces et neuf lignes. C'est , dit If. de la Lande , le plus grarid instrument astronomique qu'il
cinquante •• trois ans, laissant de LucJiàcB ToaNABtaKA., sa
femme, qu'il avai( épousée en i444» ^^ ^» Laurent, né
XYllU io
^4^ GHfiOlïOLOGlB HISTORIQVB
Tan t448 f Cl Julien , né Pan i453 , qui eurent chacun un fils,' élevé sur la chaire de saint Pierre; et deux fillesV Blanche , mariée à Guillaume Pazzi, et Nanina, femme de Bernard Rùccellaï. "
I^URENT et JuLiEiff DE MAdicis furent reconnus princes de la république de Florence , aprèsia mort de Pierre, leur père ^ par le crédfit de Thomas Lodérini , citoyen puissant , qui avait rempli , avec honneur, la charge de gonfalonier.
Les Pazzi, famille puissante à Florence, jaloux du grand . pouvoir dont les deux trères de Médicis y jouissaient , se concertent, l'an 147^1 Avec François Salviati, archevêque de Pisé, pour les faire périr. Le pape Sixte IV, séduit par Jérôme Riarîo, seigneui^ almola, ton neveu, grandT ennemi des Médicis, entre dans ce noir complot. Le jour , le lieu , la circonstance , choisis pour l'exécuter , furent le a6 avril , la cathédrale de Florence , et le moment de l'élévation de l'hostie à la messe. Julien de Médicis fut mis à mort sur la place ; mais Laurent ,' son frère , eut le bonheur de s'échapper, après avoir été légèrement blessé. Cette exécution ne produisit pas l'effet que les conjurés s'en étaient promis. L'archevêque de *Pise , François Salviati , se promenait alors dans le palais de la seigneurie , attendant, pour s'en emparer, qu^on lui annonçât la mort des deux frères. Il fut pris aux premières rumeurs du peuple , et
Îendu aux fenêtres «du pialais avec Jacques Salviati » Jacques oggio , fils de rhistonen, et François Pazzi, assassins de Junen. On fit subir la même peine à tous ceux de la nâaisoa de Pazzi que l'on put prendre, et à leurs adhérents, au nombre de soixante-dix. César de Pétrucci , qui était alors gonfalonier, se comporta avec une feraieté qui dissipa , en peu de tems, toute cette conjuration. Le pape apprit -, avec une surprise extrême , des nouvelles si contraires i ses espérances. Dans l'excès de sa colère , il fulmina contre les Florentins une bulle dVxcommunication , soûs prétexte , qu'en faisant pendre un archevêque , ils avaient donné atteinte aux immunités ecclésiastiques. Il fit plus; il se ligua contre eux avec Ferdinand, roi de,Naples; et Fun et l'autre firent passer, au mois de juillet, des troupes dans la Toscane , sous les ordres d'Alfonse , duc de Calabre, fils de Ferdinand, et de Frédéric, duc d'Urbin. Plusieurs. puissances , telles que Louis XI, roi de France, la ' régence de Milan, l'es Vénitiens, le duc de Ferrare et le seir
Snqur de Rimini, se déclarèrent pour les Florentins. Ceux-ci ,' * e concert avec la duchesse de Milan , donnèrent le commandement de leurs troupes à Hercule , duc de Ferrare , quoique' ^ gendre du roi de NapleS| et ^ Robert Malatesta î seigneur de *'
DES nvc^i MMQgQ^^ etc.» M xoseAim. 75
ftimlni. Cette caippiagne n^eut. aucun événement remarquable ; mais la suivante fut trèa-désavantageuse aux Florentins* Laurent de Médicis prit alors une résolution lUgne d*un homme de er^ud sens, .mais qui fut regardée de plusieurs, comme trop hardie. Le 5 décembre ^ il part de Florence pour aller trouvée le roi Ferdinand , et Tengaçer à doxmer la. paix à la république, la chronique de Ferrare dit ^u'iL entreprit ce voyage par le conseil du duc de Ferra^-e , qui ^ vraisemblablement , ne le lui aurait pas dodné , s^il n^eût été sûr qu'il ppuvait le suivre sans; danger. Le journal de Parme ajoute y qu'avant de partir , il avait eu soin de se prémunir d'uà sauf-conduit. Quoi qu'il en ïoit , Laurent fut très-bien reçu du roi de Naples ;, et nqn^^seulemenl U obtint de ce prince, par son éloquence, la paix qu'il était venu demander, mais iV conclut encore ayec lui«vle 6 mara 1480, une lifipe contre le duc de Lorraine, qui s'avançait en. Italie pour dispufer le royaume de Naples ^ Ferdinand. L'an. 14^7, les Florentins., sous la conduite de Nicolas Orsinî 9 leuc général , reprennent , le 22 juin , la. ville de Sarzane spr les Génois , qui ,. l'an 1.4079 s'en étaient emparés.. Le recouvrement de cette place, qui était une des, clefs de l'état, du côté do Gènes, fit beaucoup d'honneur à Laurent de Médicis , qui s'é-« tait trouvé en personne à cette expédition. Le ciel ne lui accorda pas d'aussi longs jours qu^il semblait le mériter pour le honneur de sa patrie. Une maladie , qui ne fut d'abord qu'une fièvre des plus légères, l'emporta 9 le 7 avril 14^2 «^ l'âge de quar rante-quatre ans. On imputa sa mort à la témérité de Pierre Léonî^ célèbre médecin de Spolette, qu'on, avait fait venir pour le traitter. Ce docteur , entêté de l'astrologie judiciaire , avait prédit qu'il guérirait sans, le secours des remèaes , et en conséquence' ne lui en avait point administré. . L'événement ayant démenti sa^ prédiction , Pierre de Médicis vengea b mort de son père ^ en précipitant le méijecin dans un puits. C'est ainsi que Léonî vérifia son horoscope iqu'il avait tirée lui-même, et qui luî> annonçait qu'il serait noyé par un accident imprévu. De Cl^-^ aies DES Ursins, sa seconde femme, Laurent de Médicis laissa trois fils : Pierre , dont on vient de parler ^ et qui lui succéda; Jean, cardinal à l'âge de treize ans, puis pàpé , sous le nom de Léon X ; et Julien; avec trois filles ,. Lucrèce, femme de Jacques Salviati, et mère de' Jean Salviati , créé cardinal en 1S17 ; Madeleine, alliée à François. Cibo , comte d'Aguillar; et Contessine , femme de Pierre Ridolfi , décapité à Florence ea '497? pour son attachement aux Médicis.
Laurent fut appelé le Père des^ Muses ^ et ri mérita ce glorieux titre par *es talents, par l'accueil qu'il fit amc savants et aux artistes, et par le soin qu'il prit de former la bibliothèque la
plus TÎdite ^^fl y «fit *eii 'Eiïrepe. CVift à ^luî 4|M UsaivieiiiM iJe ,PÎ9e 'âdit sa fohdatkin. « C'ét«Fk vne «diose msaî admiraUe » ^nXi^Mgnéé de nos yfiKBUn , dk un *ètrf¥mm de nos jours, de h yùiT ce «chcyen , 'q«i ^isirh Ixmjoiffs ke »c o BM n eroe , 'vendre » d^tine inmi m éenrëes du ^fitft , >et TO wH c wir de 'Itamre le » ferdeQu des effents «ptMîçf^s ; «litvefteiitr «des 4àcit«urs , ^ » recevoirdes afrib09sadettfs;Hlo«nêr4cles«tiedlacles4ftuK'peupdeSy * des asiles'atix maMienretix: oraver^paftrie â'édifioes supems, 1» et ftccueî^r' toussé ssT^ts grecs de GiiMsttiBimMBife «. . J<«tieii Ae'Médicîs^'Mre de lisurent, iiVak knssé, de GanvidteCsffmlK, «n 4b homme Mies , '^i tôt â^ibord diev«llier <te Mtfhe , poM ardhevéqtte de norenioe, fint carAiMil «éii i&iâ, par le f«pe Léon X j son eousm » "cit 'enfin -éhi pape , sous "te «on 'de Qément *VU ^ 'le rg ttmerdhre i&aS.
i4ga. t^XfiKAE fiDiE MiDTCTS , Tiéfan'i'^Sg , consenta ^ans Iloretice la méme^aatorité .doiitT..aureTtt„ son père , y avisît joui ; fnais il n^y acquit pas la même considiérafCron. S^ëtant «lié arec Alfonsé , .nouveau roi Ae Mafiles , il engagea, Fan i'4g4 1 ^ Florentins à se déclarer coiiftre Charles VllI , irai s^vançatt en Italie , pour faire fa conqtiflÊte du ropume de ']Na{iles. Hais Charges ayant résolu de prendre sa route parla Toscane, ne fut pas pi ut Al arrivé près de Sansane,, nue inerre nîift 'liîi faire ses soumissions ; et , pour gage de sa -fidélité , il 'loi remit cinq villes irontières de la république, pour les goîrder jusqu'à 'la %n tie la guerre. I^es Florentins, indrgnës de ce traité , 4àit sans leur parficipâtion^ se sotilèvent contre 'Pierre de Méditfis^ son retour, Tobiigenti soitir de ta ville, te B novcnflire^ avecscs deux frères , confisquent leurs liens., piHent ^t démoKssent leurs maisons, et déclarent leurs personnes proscrites. ^Charles
Ïrofîta du désordre que cette révolution occasionait dans lorence ; il s^approdha de celte TiUe, et y fit son entrée en conquérant. Ses soldats y commirent ^plusieurs %oit3ités. la bibliothèque précieuse de Laurem de médicis devint la proie d'une troupe cie brigands (i). Pierre, dans sa iuile, se retira â'aborâ à Bologne. 'Bentlvo;glio , seigmsur de cette. -ville, 'le voyant arriver , lui .demande comment il a pu -smrivre ^ sa lionte. Det accueil rebiil^ant le ^déterminé 'à passer 'k Denise.
(i) On concevra aisément Ja gcaodeur de la perte gae fit alors U
x^poklique des lettre»» lorsqu'on penAcra queJesilébrisde cette BlBKo-
tlièque » que Catherine .d&Médicis sut retirer âela mnin ides rarisseurs^
composent aujourd'hui ce igu<ll yade pluscifrittti'AaflM'lainbltoèbègut
-du roi {JiMCif. JUi.-)
DES BI70I 9 IMAtlilS ^ iCAc«> 9B «MCARE; 77
U^tttt'OçcMw ^y rpiT £bî.Upp^ d^ «CDiiitiiesjv ifie 1^ t'ai de France ^^mi îen^^iy^-à 4a fif;iâi»wi\ie ,ea .qualité .d'aoïbaswdeur» Jkns les «eat^teti^Qs t^pe ,e^ wv» fpoUùqjies «upent ensemble, iU .cQovincent^ «ntr^aul^et nu^imes», dbe ceUe*£i :.que, ^uand 4m <a.tpt^ ^$fi^ ^èàit ^t m fi^^rt^me , on fer4 ^ammundme^U ^
Pise^ le 9 lie novembre , >la noblesse et le peuple 8^4itt.n0upefiit mftQur idfs 4iH^ iMur >decBaitder §u*il 4es délivre du jojvg >des fWontanii^'C^ApJAStlQur «dociae de iipQBes paroles, q«i^iU pren«iBiBAt f Qnr^PQ >€Qfi$«BtAment; «t ausùiôt Us se meiteiH i .«oupît fKW>dbii9S€riles4CLoi«UE^isfl^^ araracheiM^ las^rmoi-
jnes,de,&*lareMe^ ieicneiHqp«p|«)at/iie^^ ibJa veceuvvèrei^ ^sGreclWeaftefii, et laKiooseiwèrefit jvsfU'ep i5o9. I>e6 Flor€iDtia|i^ fiODAleMài 4e tseilse irév^lu^wm^ enaimi^t des dépvifs au ^01 four tiailfir d^acoomnodeiMnt aiHec >luî. Cba^les ^acrWe è Flo^ iieuite, rie «7 tda saivie woisi «t 7 iM ïoiagmfiquein^t m^çvu jàpFÀsikcénémoaÂie,'Ofiie»lreieii négooiatmi. JL^eiroi deoEiaiide 4iQis cbgsea ^ i-^.. «ne aoaime-d/aqmnt'eBiQrbîtanite ; «»«. île râla*- 4iiiiaoDMiit ^dies Jtfédicw;; ^^ ie;dMNiîae de la ivîile. Pluaîcwtn jours se passent à dispiHflr <nKt t^^oh^t^jf «ans ^i^n ^qhqIum. JËtfin 4«s lODknsAriM on rvi |>rët(u:itepi taux dépulé^^asd^lorten- Ains M» acie., cofMnant Uû condilions ique le roi «ngeajt -dfiiw*^ M loala «aM. )S^ue lOOAcealéa :avec eux f « 9l >saiis raimr tenu dnnplc ide itepis laisaos» jRierne Gappool* ^1111 nl-en^pe cfli» 4épuléft^ .ap«èsJa toture^de .oèt éotit , le -prend ,.at de colère 4e *dèdiii« icn préflCMatie d 11 frai. Liesiiiimîslrei indignés !meii9«€^nt fd'oo vemr ««a dernières «extrémkés.: f^otts itêUreu 4m i^mh^^r,^ fkurdît Cj^pmot.,^ on secUatiâe ia «aile, H^mus eonnawu nfins 4iktàm. iGe idiacours condÂt le iroi .pl«à tratlable : il miuiflU >iw ijcnandearàioei^ vingt mille jécos^ ^ilui furent .ao^rd^ lie a£«i0iwftfbfei« par un traîlë^foù il m^ ûit.fett nuUe meniion du retour des ilftédieis.. jCbarlus iqwfiHe florence^ .le ;»8 <du flntme jaaobt.fûiir«s^adhefRiiier>yeffs fiame. (j^lutat.) L^;FIo- «eniÎQs^ a|Mtès $oq idi^pant.» éiabjUsent ipaivai evxile gouverTfnaiMUit wacidoenaLi^iie ., par le cooaeil de Jérôme Savoparole,, -doomîcain de jFQi!rane. .Cet bomme femeux ëutt Horpcle des ^lonttiii<i&, »qui :1e :DQ|pwdaient icomioaç un ^prophète,, ei lut- Aiêffie'se^nogcaitid. J^riuneprivoyanoe naturelle >, quMl prit four iune. inspiratiotn divine ^ «il ^Mait pvédit , quatre ans au«- 'gravant, l'anm^Aed» >rQi CbirUs ¥111 en ItaUe. Ce prince étant à Pise, il vînt le trouver , et lui promit une suite noi| *nterraRi»pHe dih^ureux $juccÂs^t^il voulait travailler à la réforffliatifiiii'de l'église y^m aommeaç^ufit par la dépositioxi du ^anrdaleuff pa|ie.Alearandre VI, Les mioes de ce pontife étaient ta ^oaAlièce la :plM$ socdînake de >ses ;vébâBient^ déclamations.
^8 eËff<ft?01iO<6ll'RItMI<fQUK
Alexandre lui interdit en vain la chaire; il n'en pr£cha waTa^et
S lus de hardiesse et de chaleur. Se^ confrères le soutinrent^ Eaîs Alexandre lui suscita, pour contradicteurs^ les eordeliers, qui le firent décheoir de sa haute réputation. Le peuple f cèvenu de son enthousiasme , Tàbandonna, comme un imposteur, à la fureur ide ses entiemis, et le vit tranquilleinent périr dans les flammes, le a3 mai 149^-
L'an 149S , le roi Charle» VHl , retournait en Frarncev fait i Trin, avec les député» de Florence, un traité par leqiiel A consent de- leur rendre les villes d« la république , où il avait xais garnison. Les ordres, en conséquence, sont expédié;^ atix gouverneurs d'évacuer ces place^i. Mais l'aflabassadeur ilorenlin, chargé de ces ordres, est arrêté sur sa route* par le due de Milan , qui lui enlève ses papiers. Le miMiarque envoie de nouveau>[ ordres, qui sont mal exécutés. Le conUe de Liçm mande aux gouverAeiirs>dc trouver des prétextes pour n'y point déférer. Saillant est 1& seul qui s*y conforma , en remettant Livourne aux Florentins. D'Ëntragues* porta rinâdélité jusqu'à vendre la citadelle dn pays aox Pisans ; ce qui les tira entièrement de la dépendance des Florentins.; •
Les Florentins érigent 4 l'an iSoa, en charge perpétuelle, la dignité de gonfalonier de justice, qui n'était jusqu'alors que pour deux- mois, et la can£hrent à Pierre Soderimv person^nage recommandable par sa modération et son intégrité; .
L'an i5o3, Pierre de Médicis, qui , après avoir- tenté vai- 'nement de rentrer è Florence, s^tait engagé par dépit an service des Français , périt, le slj décembre , au passage àe la rivière du Garillan , dans le royaume de Naples, à l'âge de trente-cinq ans. Il est enterré au Mont* Cassin, dans un. magnifique tombeau. D'AlfonSinb des Ursins, sa fanme (morte le 7 février i5i4), il laissa deux fils, Laurent et CÔme; avec une fille, Clarice, mariée à Philippe Strozzi.
Pise retombe, pour la dernière fois, le 8 juin 1609', sous la domination des Florentins, par capitulation, après, un siège d'environ quatre ans, commencé le 6 septembre i5o4* (Murât.) Ce fut le terme de sa grandeur et de sa prospérité. On y comptait alors cent cinquante mille habitants : elle n'en a pas plus de vingt mille actuellement , suivant M. de la Lande ; encore y compte-t-on, dit-it, six à sept cents juifs, (^oy. à l'article de Gênes, les querelles des Génois et des Pisans, pendant les croisades.) , • -
L'an iSia , le pape Jules II , irrité contre les Florentins de ce qu'ils avaient si>iiffert qu'on tînt è Pise* un concile pour le déposer , engage Raymond de Cardone , vice-roi de Naples , à travailler au rétablissement des Médicis à Florence. Cardone
BÏS DUCS, KAHQUIS, etc., DS TOSCAKE. 79
«atfe avec uae armée daos la Toscane; et, après avoir effrayé les Florentins, par le saccageaient de la terre de Prato, il mnèneen triomphe, le 3 1 août, les Médicis à Florence, où il sont reçus avec de grandes démonstrations de joie. Le gonialoiiier Soderini quitte alors le palais de la seigoe«rie , et sa relire à Raguse.
Julien II , on Ju^es de Médicis, «t le cardinal Jean , son frère 9 fils de Laurent I , rétablis dans Florence, reprirent leur ancien rang, et gouvernèrent avec plus d^empire et d'autorité ^ue n^avaient fait leurs ancêtres. Le cardinal Jean devint pape , le II mars i5i3, sous le nom de Léon X; et, la même année, il fit cardinal Jules, fils naturel de Julien I. Léon donna U commandement des.troapes de Téglise à Laurent, son neveu, et lui fit d^autres avantages , comme on le verra dans la suite. A regard de Julien de Médicis, il prît la conduite de son père pour modèle de la sienne, et gagna les coeurs de ses concitoyens par son esprit et son ailabilité. L^an i5i5, au mois it février, il épousa Phiubeute, fille de Philippe, duc de Savoie, tante du roi François 1. Ce monarque, en considération de ce mariage, donna le duché de Nemours à Julien. Il en jouit peu de tems , étant mort le 17 mars i5i6, è Page de trente-huit ans, sans laisser d'autres enfants qu^un fils» nommé Rippolyte, que le pape Clément VU fit cardinal en 1^29, contre Tinclination qu^il avait pour la profession des armes; Philiberte, veuve de Julien^ mourut le 4 avril i524t à Yirieule-Grand , en Bugei.
i5i& Laurent II v£]Vl£Picis,dit i.£ Jeune, né Tan i492r fils aîné de Pierre II et d'Alfonsine des Ursins, succède à Julien, ton oncle, dans le gouvernement de Florence, par la protection du pape Léon X. Ce pontife lui donna , la même année , le ducné d'Urbin , qu'il avait enlevé à François -Marie de la Hovère» neveu du pape Jules II. Etant venu, l'an i5i8, en France, pour tenir sur les fonts de baptême le dauphin François, au nom du pape Léon X, i.aurent épousa, le lendemain ne la cérémonie , au cbâteau d'Amboise , Madeleine de la Tour , fille de Jean 111 , comte d'Auvergne et de Boulogne , laquelle mourut en- couches de Catherine , depuis reine de France, le a3 avril i5i9. Laurent ne survécut à sa femme que cinq jours, étant décédé le. 28 du même mois , à Tâge de vingt-six ans. 4vant son mariage , il avait reconnu pour son fils , Alexandre, né d'une esclave, nommée Anne, avec laquelle il avait eu commerce^ comme bien d'autres 9 suivant le Ségni. Laurent était très-bien dit de sa personne », mais il manquait des qua-
Il tés nëeessâîrés ]pDiir te* goavvrftemetit. Nâttifdifaasefit httt et paressent y It^ i&irts les plus infportStntar ne potraeiH h retirer du sein des plaisirs. On admire son toiltbeâa , de méM
3ue ceitii de Julierr H., qui est aapfès^f d'ans l-a saetistte nèevti e Saint-' Laurent de Florence. Toers dtfurs^^^ de la dnâv de Michel-Ange. (Voy. les ducs d'Uràîn,)
iSig.' Jot£S DE MÉDicisT, Cardinal , àrdievéqtie de ïlorence et légat de la i\omagne, fils naturel de Julien I. déMédiris, prend le gouvernement de la république , après là mort âe Laurent U^ à titre de légat de Léon X, son cousfn. Ce ptéfac ayarit succédé , le ii^ novemibre iSaJi , après- un' conclave d^environ deux mois , au pape Adrien VI , sou« te nom dtr Clément VIF, nomma, pour ses lieutenants , à Florence, le cardinal Hippolyte de ]nédicis, fils naturel de Jutren I , tt Alexandre de Médicis, fils naturel de Laurent Ils auxquels if joignit les cardinaux de Cortone, Cibo et Satviati. La ligue que Clément Vil condut , au mois de mai iSaB^ avec la France, l'Angleterre et Venise, cojptre €hafl«s-Q ni nt , attira sur lui et sur sa famille un orage, qui devait en entraîner hr ruine. D'un cÔté , les Colonnes, i$uscités par l'iempereur, se soulevèrent à Rome contre Clément ; d'un autre côte , Georges Franisperg entra dans l'Italie , Â ta tdte d'uii6 ^rrmée consioefable d'AUemands, portant sur lui des cordons d'dr et de soie, avec lesquels il voulait, disait-il , pendre le pape et les cardinaux. Jean de Médieis-, dit Vtnnncible^ l'un des chefs de la ligue, et le meilleur capitaine de toute l'italie, était lar principale et presque la seule ressource du pape dans cette extrémité. 11 arrête les Allemande dans le Manloùan, les harcète, et, par de savantes manœuvres, vient k bout de les enfermer dans le parC de Governolo , lieu très^fort , oh ils se voyâienr réduits à mourir de faim, s'ils s'obstinaient ày dei&eurer. Jean se regardait déjà comme victorieux, lorsque, rentrant ver» la nuit dans son camp, il reçut un coup de boulet à la jambe. Les chirurgiens s'étant mis en devoir de la lui eooper, et demandant dé:» gens pour le tenir pendant cette opération: Coupez hardiment^ répondit-il, U n'est besoin de personne. W tint lui-même la bougie pendant quils opéraient, fe duc de Manloue éiant présent. (Brantôme.) 11 n'y survécut pas, et motirat àMantoue, le 3o décembre i5:i6, à l'âge de vingt^huît ans, laissant de Marié Salviati, sa femme, un fils, nommé Cdmei que nous verrons grand-dtic de Toscane. Ce général était si redouté des Allemands , qu'ils l'appelaient le Grand Diahle^ et tellement adoré de ses troupes , qu'elles prirent le deuil à s» mûrt ; ce qui les fit appeler les Bandes noires^
les Florentins 9 Tan i527, apprenant que le pape était assiégé ilaos le château $eîiit«»Ailtte ^ et ne voyant plus personne en état de les défendre contre les Allemands , secouent le joug des ilédieÎA , qui n avaient d'audace , disaient les fnécohténtâ ^ que pour les tyranniser ; les chassent > le 16 mai , «k leur ^ille ^ et brisent les statues de Lëon.X et de CUment VIL Le gorifalonier N.,»* Capponi fut l^auteur de qette révolmioti , ddn^ laquelle on rétablit le gouvernement démocratique > te) quM avait été avant i5tâ. (Galuztei. ) /
. Le pape ^ sacrifiant ses ressentiments Contre remperéiir , au désir de se venger des Florentins, conclut a%'ec ce prince , le «9 juin i5i9 , à Barcelonne, utie ligue , {>ar iaqu<jUe Charles** Quiat s^obligea de rétablir à Florence la maison de Mëdicis dans i» première gvandeur , et de marier , avec Alexandre dd Mëdicis^ Margoerita^ sa fille naturelle. Charles tint pardU. Au mois d'octobre avivant , le prince d'Orange , son^ général ^ apfèâ s'être emparé de diverses places en Toscane 5 vint camper dans le Vûi<fioagc de Florence (i> Pendant le siège àé cette ville, qui dura dix m<Ms , Us assiégés, commandés par Malatesta Baglioni , leur général , firent plulîeurs sorties , dotit U pridcipâh* fut celle du ^ août iSdo , où le prince dHDrange perdît la tie^ d-un coup d'arquebuse , entre les bras de h vktdîré. Brffirf , fô la di»méme mois, les Florentins ^ réduits i rextrémifés , capi* tulèreat avec Ferdinand ou Ferrante de Gonzague^ successeur du prince d'Ocange dans le demnrtândamant de P^rméc! ailemaadef o» plutôt espagnole, et cooaenttrefit ^ recevoir Ijt ibnne de gouvemctncnt qu'il plairait à ramperèur de leu^ donner. £11 canséqoance* le 2Ô octobre siiivatft (le Tarcbi dit le at )) Charles rendit un décret solennel , par lequel il déclara chefs de la république , Alexandre de Médicis ( à qui le pape avait déjà procuré te duché de Civita-j^enna ) y ses fils , leur^ desceadants.f et à leur défaut le plus proche parent. Ainsi fut. rétablie, pour la troisième fois, la maison de Médicis à Flo-<« rence. Les Florentins , dit Muratori , se lamentèrent en secret dune pareille décision ou investiture, laquelle étabh'ssait clairement l'autorité det'ettpereur sur Florence et son étal ; autorite qui, depuis tant d'années, n'y avait été ni exercée ni recon-- Utie ; et là cour impériale , ajoute-t-iK a bien su de nos jours s'en prévaloir pçmf dl^o^er à son gré du beau pays de la To^éane.
(x) Les Ëspa^ols arrivés k fApparita, dans lu plaîoe de Rip^lii i'oVL Ton AétovLvte Florence «t son territoire > corrtmencèrent à çriei* en brardânt leur» lances : FldrenCe^ prépare tes superbes étoffes; nmus feiê9HS les acheter h ta mesure 4c nos fiqites,
XYllL II
j^as cimoNOijOGiE historique
ALEXANDRE DE MÉDICIS , vfkEuiMfi duc de FxiO&xnce.
LVn i53i , AiiEXAi^DftB be MÉmois, fik naturel de Laurent H , né Tan i5io , est reconnu chef de Tétat de Florence, le 6 juillet , après la lecture faite publiquement à Florence do décret de Tempereur par Muscettoia , député de ce prîoce. Ce décret n^anéantissait pas enttèrement l'ancien gouvernement des Florentins , puisqu'il leur laissait la liberté de créer leurs magistrats. Mais, l'an i552, François Guichardin, l'historien, et Baccip Valori , ayant été élevés à la magistrature , firent , k la sollicitation du pape , un autre décret , par lequel il fut réglé qu'Alexandre serait fait duc de la république , avec toute l'auto^ rite que peut avoir un prince; et qu'après. lui , ses descendants, et à leur défaut , la branche de Laurent de Médicis , fils de Pierre* François , jouiraient de la même dignité. Alexandre , en conséquence , fut proclame solennellement duc et prince absolu de florence le l«^ mai. La: conduite que tint le nouveau souverain idonna bientôt sujet aux Florentins de regretter leur liberté. Alexandre , par sa dissolution et sa cruauté , se fit des ennemis jusques dans sa propre famille. Laurent ou Laurenzîn de Médicis, son parent , excité |Nir Philippe Strozzi , zélé républicain, l'ayant attiré dans sa maison par l'espérance d'une jouissance cnminelle y le fit poignarder , la nuit du 5 au 6 janvier iSSy (le iVarchi dit iS36 « en suivant le style fiorentin ) , dans la vingt* cinquième année de son âge. (Muraton. ) Alexandre ne lai&sa point d^enfants de Marguerite, fille naturelle de Charles- Quint, qu'il avait éoousée le 29 février i536. (Cette princesse se remaria , l'an i5o8 , avec Octave Famèse, duc de Parme. ) Mais il eut trois enfants naturels qui lut survécurent ; savoir , Jules , qui fut général 4es galères de l'ordre de Saint-Ëtienne; Julie , femme de François Cartelml; et Porzia , qui se fit reli« giense,
COME DE MÉDICIS , dit LE GRAND ,
PREMIER GRAND- Que*
iSS-j. CôME, fils.de Jean.de Médicis, dit / //lu^ûirilU^ , et de Marie Salviati , né le 11 juin 1 5 19, et descendant, par son père,, de Laurent, frère puîné de Côme, dit V Ancien ^ fut élu, le 9 janvier iSSy , par les intrigues du cardinal Cibo et des amis de sa maison , dans rassemblée du sénat des quarante-huit , chef de la cille de Florence et de ses dépendances , au même titre qu'avait eu le duc Alexandre. Pour empêcher que cette élection, ne donnât quelque ^ujet de crainte , on avertit le peuple |.quW
DES GfiANJDiS-DUCS DE TOSCATVE: ^
bornait par un décret le pouvoir illimité , dont avait joui' te duc Alexandre, en donnant à Gôme un conseil , et en fixant 1» sDmine que le' trésor public devait lui fDurnir jpour soutenirson rang avec dignité. Le peuple agréa le nouveau' prince , et h ville retentit d^acclanations. ( Galutzi.}
Les Florentins qu'on avait exilés après l'assassinat d^Alexandre , ne demeuraient pas cependant oisifs. Tout occupés du- projet de rendre la liberté à leur patrie , ils ramassaient des troupes pour chasser de Florence les Médicis. Etant venus à bout de former' une armée, ils entrèrent dans la Toscane , sous le commandement de Philippe Strozzi. Cdraè , de son côté , ne négligea rien pour se préparer à une vigoureuse défense. Déjà une partie des ennemis étaient campés à Mont Murlot , qui est à troîs'mille» de Prato , lorsque le duc pri^l» résolution de les attaquer avant <)ac toutes leurs forces fussent réunies. Ses troupes étant sorties ^ par sort ordre,' de Florence. pendant la nuit, arrivent, k ïst-' pointe du jour , au camp des ennemis , les surprennent , err font un grand «carnage , et amènent le reste prisonnier à Florence. Cet événement est du â août 1837. (Galuani.) Philippe Strozzi, du ' nombre de ceux quW retenait dans les fers , se* donna la mort en iS38 (i ) , tandis qu'on instruisait son procès, après avoir écrit sur le mur de sa prison ce iameu»yers de* Virgile : < . ,
Mxoriare aliçuts nos iris ex os silos uHorl
Charles-Quint , à la nouvelle de cette mort , dit en souriant r « Poissent ainsi périr tous mes ennemis \ » Plusieurs des autre» prionniers avaient déjà été exécutés, ceux-ci en seepet , ceux-t» en public. Côme pardonna au plus grand nombre des morn& coupables. Il pensait alors à se marier. Après avoir manqué laniain d'une fille naturelle de l'empereur , u épousa , par contrat <ia 29 mars' i 53q , ëléouore , fille de don Pierre de Tolède ^ ^ vice-roi de Napies. (Galuzzt. ) Apprenant en iS4^, que l'empereur s'était embarqué à Barcelonne pour l'Italie , il se rend à (lénes , le 6 mai , pour le saluer , et l'accompagne de le jusqu*À Milan, où il prend congé de lui pour retournerai Florence, après avoir retiré de lui , moyennant cent cinquante miHe écus. «i*or , les citadelles de Florence et de Livourne , que ce prince retenait depuis i53o.
. (1) Un moderne prétend que ce fut après avoir subi, une très-rude question , et dans la crainte d*en subir une autre encore plus cruelle-, sue Strozzi sç donna la mort. Mais nous ne trouvons point ces circonA? ! tasces dans- les auteurs c^ntemperaiiUL