FERDINAND II
1621. Ferdinand II, né le 14 juillet iGto\ fut le successeur du grand-duc Côme II, son père, sous la tutelle dea- ^randes duchesses , sa mère et son aïeule. Ce prince , voulant écarter la guerre de ses états ^ garda une exacte neutralité danst
^9 ' tiffBONOtOGIE HISTORIQUE
tellc'ffiie' ta France et FÉspagne se faisaient en Italie. Ta mort lui ravit , en i63i , Marie-Madeleîne , 'sa mère, à Passau , éù eUt étah en route poctr aller voir Tempereur Ferdinand II, ion frère, dont eUe éf^Ht tendrement aimée. 11 épousa, le 26 septembre i65i ( Galuazi) , Victoire, fille unique de Frédéric- Ubaid de la Rovére, mort en 1623, et héritière de François- Blarie , son aïeul paternel. £n yertii de ce mariage , Ferdinand aurait pu prétendre au duché d'Urbîn après la mort de François-Marie , arrivée Tan iG3i. (Muralori. ) Mais il refusa d'édouter les propositions qn^on lui fît à ce &ujet , et laissant ]^éunir cet état à celui de l'église dont H était uti fief dévolu par le défaut d'héritiers mâles, il se contenta de recueillir les Biens allodiaux du feu duc. L'an 16449 H s'entremit efficace* ment pour réconcilier Odoard , duc de Parme , avec le pape Urbain VIII , et l^i faire recouvrer son duché de Castro.
Dans la querelle qui s'élé^^a , l'an 1662 , entre la cour ié France et celle de Rome , à Toccasion de l'ogtra^e fait à la première par la garde corse du pape , Ferdinand se donna pour tfnédiateur , et réunit h faire conclure, le 12 février 1664 ^ k traité de Pise, qui réconcilia les deux cours. Son zèle pour ia' Religion l'engagea, Tan 1668, h fournir des irffupes aux Vénitiens, pour le secours de Candie, assiégée par les Turcs. Ce prince mourut , le 23* mai 1670 (Muratori ), après avoir gouverné ses sujets pendant un long règne, a^'ec une prudence admira()le et une tendresse de père. H fut , comme tous ceuic de sa mâisou , grand amateur aes lettres , et gra;id protecteur des hommes savants; il encouragea, par ses libéralités, l'académie det Cimenta ou de la physique eipérimentale ,. fondée^ Fan 1657,. par la cardinal Léonoid (k Médicis. Il était, d'ailleurs, grand politique, et, comme le dit M. de Silhouette, L'un des princes les plus adroits de L'Europe. De son épouse , morte le B mars 16^4 ) > i^ laissa Côme qui suit ; François-Marie , cardi* nal , eh 1686, marié en 1709, et mort, en 171 1. Sous Ferditiand II , mourut à Florence, en 1669, le célèbre peintre Pierre Berctin , plus connu sous le nom de Pierre de Coxtone. Ce prince , un jour , étant venu dans son atelier, admirait un enfani pleurant , qu'il achevait de peindre* Il ne fît que donner un coup de piqceau , et l'enfant parut rire : Prince , dil-it 1 vûu^ voyez avec quelle facilité les enfants pieureaf et rient*
COME ni DE MÉDICIS.
1670. CÔME IM , né le i^ août 1642 , tenu sur les fonts de baptême j parle pape Innocent X ^ marié^ le 19 avril 16G1 ,
DES «RANBS-in7Cd Dfi TOSCAITE» 9S
avec Marguerite- Louise , fille de Gaston, duc d'Orléans, est reconnu pour successeur de Ferdinand II , son père , depuis son mariage. Avant de monter sur le trône , il avait parcouru la plus grande partie de l^Ëurope. Ce prince ; en suivint- la sage polilique de sës^ pères ', «ut fmre jouir ses peuples des douceuri de la pâîx Ml milieu des guerres qui désolèrent l'haHe. Mail i( n Vu t pas de tnéme le bonheur d'établir la concorde dans sa maison. La grande-duchéss^ ', dont le "(caractère ne pouvait S]fnipathiser ave^ celui de son épout , AÎ avec celui de sa belle- Rière, sort de Florence, Van 1676, et se retire dans une fiiaison de campagne , résolue de s'en retourner en France ; nais lecrand'dueïui donne des gardes pour la retenir | et Tem* pécher d'exécuter son dessetn. Cependant il ne néglige rien pour l'engager à se réunir à Ini ; cardinaux , ambassadeurs , ministres , vont la trouver de la part'dn grand^duc, et ne peuvenC rien gagner sur etfe. Oôme , à la fin , perdant tout espoir àë réconciliation , consent à la laisser partir. La princesse , arrivée i^ Paris, dans lé mets âé juillet 1673 ^ choisit pour sa retraite Pabbaye de Montmartre ^ c|u'elle fi'édifia guère par sa conduite. Elle mouf-ut enfin , le 17 septembre 172 1 ^ k Paris, âgée dé soixant^eize ans. C6me , Tait 1^91 , donne en mariage , lé 5 jnin , A nue-Marie- Louise , sa fille , à Jean-^Guitlanme , ^k^c*' teur patatiti. L'empereur, en 1697, accorde au grand-duc ^ le titre iValiesse royale. L'an 1^7 lâ, Côme perd sdfi fil^ atîné ; Ferdinand , mort le 3o octobfé , sans laisser d'enfants d^ Yolande* Béatrix, sa femme, sœsr de Maximilien-Marie , électeur de fiavière. Il termine hii-méme sa carrière , le 3i octobre 172^ , à Tâge de quatre-vingt-un ans , (Muratori) ^ ne laissant qu'un^ fils, qai suit; et An ne -Marie -Louise, dont on vient de farler.-
Le grand ^e auquel parvint Côme , fut le fruit de la grande frugalité qu'il observa depuis que les beaux jours de sa jeunesse furent écoulés. Jusqu'alors | adonné aux plaisirs de la table , il était devenu extrénvement replet. Le changement de régime le préserva desîofirmi tés dont il était menacé. « En mourant, ditr « Muratori , il laissa de grands regrets dans les coeurs de set • peuples. Prince magnifique, ajoute-t-il , prince glorieux par » son insigne piété , par la sagesse de son gouvernement , par » la protection qu'il accorda è la- justice et les faveurs qu'il «versa sur les lettres, et par les autres grandes qualités qui » constituent le$ bons souverains ^, Ce portrait fait le contraste , ou peu s'en faut, de celui que trace au même prince M. Ri-^ guccio Galuzzt.
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