‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens (volume 2)Chapitre 34 sur 103 · JE4JN-GAST0N DE MÉDICIS · texte numérisé non relu

JE4JN-GAST0N DE MÉDICIS

1723. Jean-Gaston 9 fik de Cdme III et de MarguenV-^ Louise de Bourbpn* Orléans ^ né le :»4 mai i£7i<,. marié, ie 2 juillet 169^, avec Anne-Marie de Saxe-La wsnboubg, veuve de Philippe-GuiMaume de Bavière , électeur paUtin 9 succède i soà père dans U ^and-duché de Toscane. Comme il n'avait point d'enfants, ainsi que le duc de Parme, son plus proche parent, ib virent Tun et Tautre disposer de tevrs^ états pendant leur vie, et long-tems même avant leur mort. L'an 1725» le 3o avril, l'empereur et le roi d'Espagne firent un traité 4 Vienne, par lequel la succession éventuelle du grand-duché de Toscane et des auchés de Parme et de Plaisance , fut assurée à l'in£int don Carlos , comme étant aux droits d'Elisabeth Farnèse , sa mère , petite-fille ,. par Odoard , son père, de Ranuce U, duc de Parme.

Nouveau traité conclu, le 3 octobre 1735, entre l'empereur f la France et TEspagne, portant que François, duc de Lorraine ef de Bar, aurait, k la place de don Carlos,. la succession éventuelle de la Toscane , en échange de ses duchés, (^^'i\ cé-p dérait à Stanislas , roi titulaire de Pologne. Jean Gaston de* mandait plaisamment si on ne lui donnerait pas un troisième héritier , et quel enfant l'empire et la France voulaient lui faire pour lui succéder. Il meurt enfin, le 9 juillet de l'an 1737. C'étaU un prince , dii Muraton ^ d'un grand sens ^ d'une extrême affaèi" me , et très-zélé pour le bien de ses sujets. Quoique sa mauvaise santé l'obligeât de garder presque toujours la chambre ou lelitt U eut soin , par le choix gu ^il fit de ministres sages et désinté^ ressés , de faire observer une justice exacte dans ses états ^ et de diminuer les fardeaux publics , loin de les augmenter. Ce sont les mêmes couleurs qu'emploie M. Galuzzi dans le portrait de ce prince. « Né , dit-il , avec du génie , Gaston avait su l'éclairer j» des lumières de la raison et de la saine philosophie ; ses » grandes connaissances ne faisaient pas moins Tadmiration des 9» gens simples , que des savants et des philosophes. On ne peut » désirer, dans un prince, de plus belles Qualités morale^; et j» tant qu'il lui fut permis de jouir des facultés de son esprit et j» des forces de son corps, il s'appliqua sans relâche au bon- J» hepr de ses peuples ; de sorte que les sept premières années » de son régne , peuvent se compter parmi les plus brillantes i» dont ait joui la Toscane , même dans ses plus glorieuses w époques. Ses défauts furent exagérés par la haine des dévots; 9 ils lui en prêtèrent encore , traitant de vice» les manières

BES GIIA1«0S-3)UCI DE TOSCANE. 9&

» Davertes , Taffiibitité , la modération de ce prince , dont U M gouvernement ne flattait pas leur intérêt et leur orgueil.

• Mais sa gloire ne pût être obscursie; et les larme du peuple , » i sa mort , furent un témoignage assuré de sa vertu. «

Après la mort de Jean Gaston , te pnnce de Craon se rendit au sénat de Florence , et y fit prétei* serment , pour le duc de Lorraine , aux membres de cette compagnie. Le roi de France , fut pai^U , déchargé do paiement des quatre millions cinq cent mille livres qiiM s^était obligé de payer au duc de Lorraine ^ jusqu*i ce quUl fût en possession de la Toscane.

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