‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens (volume 2)Chapitre 36 sur 103 · PIERRE-LÉOPOLD^OSEPH D^AUTRICHE · texte numérisé non relu

PIERRE-LÉOPOLD^OSEPH D^AUTRICHE

• 1765. PiEAAE-LÉOPOLD-JosEPH, secoud fils de l'empereur François de Lorraine , et de Marie-Thérèse d'Autriche , né le i mai 17471 aommé au mois de <^écembre ijSS , gouverneur de

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toiti lés élats que rimpérairiceH'eine , sa mère , possédait en Lombardie^ marié , èe 16 lévrier 176S 1 à MARil^lx>ULSR, infante d^£spaffiie , sficcède à son père ^ le ad août de la méms année ^ dans le grand'^duché de Toscane*

H arriva , le i3 septerabresuivaDl^ au milieu' des pW ff^is cris de joie, à Fiorence, i|iii depuis TÎngt^ixans, était privée de la présence de ses souverains. Aux applaudissements ^ sueeé* dérent les plaintes cenlre là conduite du maréchal I/olta, q«e le feu grand-duc avait laissé pour gouverner la Toscane en aon absence. Mais Pierre-Léopoid aima mieux signaler son avéoe* ment au trône par un pardon général accordé à tous ceux qui s^étaient rendus coupables eitvef^ i*élat« lA bonté de ce prince parut encore d^une manière plus éclatante Tannée suivante^ à Poccasion de la disette qui affligea l'Italie, et en par^ ticulier la Toscane. Il fit venir à 'grand frais des paj'S votsitis, et ménie éloignés , de grandes quantités de grains , qui furent distribués à perle aux acneteiirs ; et , pour mettte les pauvres eh état de subsister par leur travail, il convint avec It duC de Mo* dène^ de faire un grand chemin de coitimunication entre leurs capitales respectives. Il donna encore son application au rëta*blissement et à Tamélioration des marémmes de Sienne, et par les ordres les plus précis et les plus sages , il a rhin ce pays eti état de recouvrer peu à peu son ancienne salubrité ainsi que sa population.

. Le saint siège étant venu k vaquer , Té i février 1769 , par fâ mort subite de Clément XUI , le grand -duc voulut exécuter le dessein qu'il avait formé, dès Tannée précédente, d*alkr .visiter Rome , pour connaître les principales raretés de' celle fameuse métropole. A peiney était-il arrivé, que l'empereur Joseph , son, frère , aucune semblable curiosité avait porté à parcourir Tltalie , vint le surprendre comme il était encore au lit. On peut aisément se figurer la joie des deux augustes frères dans celle entrevue. Dès que le sacré collège fut informa de leur arrivée, il députa huit princes romains qui, à la téie des chevau-légers el des Suisses dé la garde pontificale , vinrent complimenter sa majesté impériale à l hôtel qu^elle avait choisi pour son séjour. Mais le comte de Rosenberg, majordome du grand -duc, après lés avoir remerciés au nom* de Tempereur , leur déclara que ce prince et son frère, voulant jouit de la liberté de voir les objets de leur curiosité , étaient résolus de garder absolument Vîncognito. ils ne purent néanmoins se dispenser de rendre visite au conclave, où Temperéur, entrant comme voyageur, , précédé du grand-rluc , et cottirtie simple cavalier, voulut ,• en arrivant, ôter son épée , suivant

t^ttâgii ; îAaîs on s^j opposa , en disant ^ue cette épée ëtânt le ëôutien de la religion catholique, du saint sié^e et de la liberté déTélection d*un npuveau pape, dont on était occupé ^ il devait B^abstenir de faire un pareil 2icte. li^emper^ur étant parti en-* èaite pour Naple3 , fut reçu à Port ici par le roi^ spo beau-^ frère, et la reine, sa sœur^ ^vec toutes les marquas dé teni

duchesse, sa belle-scpur , aceoueha , te 6 mai ^ d'un fils qui fut tioimâé Ferdinand- Joseph. I^e grand-due Pierre " Léopold ^ Tannée suivante, panil pour Vienne avee son épouse*, -et en tevinl le ftA novenibre de la même année , extrêmement satts-^ bit d*y avoir Uiisé dans une sanlé florissante ^impératrice , son auguste mare , et Tempereur , son auguste^ftère.lbut oc^ tapé dii soin de rendre ses sujets heureux , il n'a cessé d'en-" Iretenir parmi eux , par ses bienfaits , Tamour des sciences el des arts , de protéger le commerce, et d'éloaffer^ par sa prudence, les germes de discorde que la superstition, s^efforçaît d'y fomenter. C'est au milieu dé ces nobles et paisibles occupations qu'il reçut , le a4 février 1790 , la nouvelle de la mort ce l'empereur Joseph li , son frère ^ arrivée le ±0 du même inois. Devenu par là héritier des vastes domaines de la maison d* Autriche , il quitte la Toscane , après avoir établi une régence pour gouverner Pétat en son absence , et arrive , le 12 mars suivant, à Vienne. Ce prince assujettit, en 177^, tous les biens ecclésiastiques , aux mêrflCrtaipSTs que les autres ^ et supprima tous les ermitages , ce qui occasiona entre lui et le pape Pie VI, un différent qui néanmoins se termina k Tamiable. Il mourut presque subitement, le i^'mars 179a , ayant eu douze airchiducs et quatre archiduchesses, {y oy^ Léopold ^ tn^rtur

t*£RDINAND Ht.

1790. FERbiivAND, né le 6 mai 1769, archiduc d'Autriche ^

Îrince royal de Hongrie et de Bohême, second fils de l'empereuf éopold Uy lui succéda au g^nd-duché de Toscane , le 2 juillet 1790. L'an i8ot, par une convention faite à Madrid, le ±1 mars U oèdala Toscane , qui fut donnée à titre à^royautne d'Etmne^ à don I^outs, prince héréditaire de Parme ^ de Plaisance et 4e Guastalle. Il reçut en échange de ce grand-duché ^ par le recèa de l'empire, du 27 avril i6o3, l'archevêché de Satzbourg , avec la dignité électorale. Après avoir cédé ce payis à Pempelear François I^% son frère , en vertu du Irai té de paix conclu XVIU» li

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à Presbourg , le 2,6 décembre i8o5 , il fut déclaré éiecteuc.- Jl Wurtzbourg. Ayant accédé à la confédération rhénane , il prit le titre de grand^duc^ le ;i5 septembre 1806. Il rentra dans ^oq grand-duché de Toscane , en échange de Wurtzbourg , par la paix de Paris, du 3o mai 181 4* H a épousé, le 20 septembre il 790, Louise-Amélie, fille de Ferdinand lY, roi des Deux-* Biciles. Cette princesse, décédée le ic) septembre i8oa, Ta rendu père de :

1^ Léopold , grand-duc héréditaire f né le 3 octobre 1797, marié, le i6|ioyemhre 18 17, avec Marie-rAniie, fille de llf aximiiien , prince de Saxe ; \ p,\ Marie-Louise , né le 3o août 1798 ; . -

9\ Thérèse , née le ai mars 1801 , mariée, le 3o septemkt \^ 18x7 9 ;avec Charle»-£ramanûel*Albert 1 duc de Savoioi

CHRONOLOGIE HISTORIQUE

DES

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