‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens (volume 2)Chapitre 37 sur 103 · COMTES ET DUCS DURBIN · texte numérisé non relu

COMTES ET DUCS DURBIN

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t/RB IN, ville ancienne de TOmbrie, est le iié^ d^un archevêché et la capitale d'un duclié de ce nom , que deux mai-»' ^^ns ont^successivement possçdé ; celle de. Montéfeltro et celle <^e la Rovèrè« La première , dont Torigine n'est pas bien con-^ nue^ posséda ce petit pays d'abord à titre de vicaire dé l'empire^ ayant toujours été trè^attacbée au parti gibelin ou impérial ^ tant qu'il fut le plus fort. Mais celui des Guelfes ayant pr^alu, les Montéfeltri se soumirent aux papes qui en étaient les pro*-*' tecteurs.

Montéfeltrino, célèbre capitaine sur la fin du douzième siècle, est le premier de celte famille que l'on connaisse. L'ainé àe ses fils, t3uoNCQNT£, fut père de MONxii'ELTBiMO II, dit i£ Jeune , fameux Cgi^dgttiere ^ ou chef de bandes. Gui i>& Montéfeltro ,^ dit le Vieux, fils, à ce qu'il paraît, de ce uernier , fut , en 1274» capitaine de ceux de la Romagne contre les Bolonnais, commandés par Malatesta de Rimini, surnonmié de Veruchîo. L'an 1288 5 les Pisans l'élureut pour leur général contre les Florentins; trois ans. après, ils le reconnurent pour leur seigneur, et, l'an 1296 , ayant fait la paix avec leurs cnne- "jis, lis renoncèrent ^ spn obéissance. . Gui possédait la terre uUrbin à titre de comté, et à cette possession joignait celle de- PésaVo et d'autres lieux. Il renonça au monde le i5 novembre '^96, pour se faire religieux de Saint-Fjcaiçois ^et mourut Vaa *29».. • • • • •

Tréi>érï(5, ait tÉ' Vieux , son fife, se quatifilait vicaire ♦tJrbin et sreigfieur de Ksë. H fut" un des plmardcnis gibelins^

•Ses déportemeiits envers les Guelfes les ayant déterminas à mettre le feu à la ville , le peuple , irrité, le massacra le sô août i«'Saa.

âAlÎAl^ t^ Wtutïhtvrno , fils de fVédéric , lui ffat ^libsÀtué, par Tempereur Louis de Bavière, dans 1« gouvernement d'Urbin^ avec le titre de waire de Vempin* ^

NoLro I , frère et successeur de Galéas , s'acquit de la réputation dans les guerres de son tems. il fut père de Frédéric, dit le Jeune , comte de Monléfeltro.

Gui U , fils aîné de Frédéric, Qomte de Mont,éfeltro, succéda dans le comté d'Urbio à Nolfo , son aïeul , et mourut asseï jeune.

GaIiÉas II , frère de îàui II, eut de fréquentes guerres avec; ses voisins , et surtout avec les Malatesta«

Kouro U ,- Frèlre de baléas, fi!t élu général des Pisans dans la guerre qttUU eurent /en i34.i , avec les Florentins. I/an i35i , il Commanda les troupes de Jean Visconti , archevêque et seigneur de Milan , contre les Florentins. Son humeur inquiète le' brouilla avec toiks' ses voisins , qu'il aida le légat du S^app à dépouiller. U eut sott tour , et , réduit à ses propres brces, il fiit contraint, par le légat, de ^remettre au saint siège, Urbi.n, Montéfeltro) Caglt et tes autres terres quUl tenait. Oa ignore le tems de sa mort. /

At^toine, frère et successeur de Nolfo, rentra, Tan iH^G, ilans'la possession d'Urbin et des autres domaines de ^ maison. Il sut non-seulement s^ maintenir contre les efforts du pape Urbain VI et des Florentins, alliés de ce pontife , mais il acquit éntôre Mozzano et Kugubio. t4es habitants de cette dernière ville s'^étant soulevés contre les (jlabrieli , leurs seigneurs , se dotinè* rent , en i384, è Antoine de Montéfeltro. Les Florentins, par jalousie contre lui , prirent le parti des Gabriel!, Antoine eut aussi la guerre avec les Malatesta de Riiuini, ennemis hérëdi** taires die sa maison. Il réduisit les uns et les autres à demander }a paix , et mourut glorieusemeut i Urbin , le ig n^ai i4o4«

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4e Napl^i le fit caonétaUe de ce royapme. L'aa i^^^x il fol

créé doc Je Spolette^pat* le pape Martin V, dont il épousa depuis b nièce 9 Catberinb Coloui^e, après la mort de Riï^garde M ALATESTA , sa première femme. L'an i4^o , s^étant mis à la tête de Tarmée des Florentins y il fit sur la ville de Lucques une entreprise qui ne lui réussit pas. Battu par Nicolas Piccinine ; apitaine du due de Milan , il se retira à Urbin , où il mourut le 21 février i^^Zp extrêmement regretté de ses sujets.

144^. Od£-Antoihe devint le successeur de Gui-Antoine, son père. La souvei^aineté lui parut une voie 'ouverte à toutes sortes de débauches ; il s'y livra sans réserve. Ses sujets , irrites de ses déportements , conspirèrent, contre lui i et Tassassinèreat le aa juillet 1444^ ^ ^^^8^ ^^ vingt ans*

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