FRANÇOIS -MARIE
i5o8. Fhakçois^Mahie de la Rovèré, fils de Jean de la Rovère, duc de Sora et comte d'Eujgubio, et de Jeanne de Montéfcltro, né.le a^^ radars 1491 9 préfet de Rome, succède au duo G.uirUbald, son oncle maternel, dans le duché d'Urbin, et à *9n père, dans celui de Sora et le comté d'^ugabio. Jl^'an iSog^
i o4 ctt AônoidGiB tiiftaia<itf
le pape Jules II, son oncle, le déclare général des trouvés ^^ Végiise. François- Marie fit paraître beaucoup de valeur et d*luH bileté dans la guerre du pape contre les Vénitiens , et dans celle qui suivit contre le duc de Ferrare. L'au i5i t , le cardinal lUaire, légat de Tarmée ecclésiastique â Bologne # le noircit dans Tesprit du pape , en Taccusant d'intetligencc àVec le roi de France , à la cour duquel il avait été élevé. Irrité de cetta accusation , qui était fausse , quoiqu^il blâmât la conduite de son oncle envers ce monarque , il poignarde le cardinal de sa propre main. La politique, ou l'amour de la justice, ne permit pas â Jules H de laisser ce crime impuni. Il nt procéder contre le meurtrier, et le déclara déchu de toute dignité $ mais , au bout de cinq mois , il le réhabilita et lui rendit ses bomies grâces. L'an i5i6, Léon X, successeur de Jules, £iit revivre Itf proc^ du ducd'Urbin, le déclare déchu de son duché; etf s'en étant emparé par la voie des armes, avec le secours des Florentins, il eu investit, le 5 mai i5i6 , Laurent de Médicis^ son neveu (i), après la mort duquel, arrivée le 4 >»ai dtf l'an i5i9, Léon, fit administrer cet état par le légat de la Romagne. ( Graluzzi. ) François^^Marie fit de vains efforts , taol que ce pape vécut, pour recouvrer son état. Mais, l'an i5aa^ sous le pontificat d'Adrien VI, s'étant ligué avec Malatestaet Horace Qaglione , il le reconquit en quatre jours les armes à la main. L'an i5a6, il eut le commandement des troupes de la ligue, conclue, le ^u mai de cette année, à Cognac, entre le pape , les rois de France et d'Angleterre , les ¥enitteos et les Florentins, pour rétablir François -Marie Sfbrce , due de Milan, et chasser d'Italie les Impériaux. Il acquit peu de gloire dans cette guerre, qui tourna toujours au désavantage des alliés*
(i) Le duch^ d'Urbin a^ait ëté donné, par Léop , à Laurent de Mé-^ dicîs. pour passer après lui à ses fils y descendants i successeurs et néri*' tiers. Laurent, de son niaringe avec Madeleine de la Tour, fille de Jeaif de la Tour , comte de Boulogne , ne laissa qu'une fille , Catherine 4e MéTdicis f qui devint reine de France. Les CMljobctures n*avaDt pas per-> mis à Clément VII de la remettre eu possession de ce duciié:^ * ce pan** tife fut très-attentif à lui conserver les droits qu'elle y ayait. la regardant toujours comme duchesse d*Urbin , et la désignant comme telle dans les actes publics. En effet, elle fut rappelée , sous ce titre , d^ns
Son contrat de mariage de )S33 » et ces droits ne furent pas compris ans la renonciation générale iqu^elle fit au pape Clément V II, de tous ses autres biens et droits paternels. Catherine, par son testament, céda ses droits sur le duché d*Urbin , à Christine, sa nièce , fille de Char^ ies III , duf de Lorraine , qui les porta à Ferdinand I , graad<«dac de Florence , en 1 'épqusant.( Galuzzi. )
DES DUCS D^UHBm* loS
Sd 'première bpërâtioo fut dé màrcbér au secotirs àa àùt- àt Milan , assiégé da^s le château de sa capitale , |iar les iin{)ériàùt. Mais , (juôiqu^à la tête de vingt mille vénitiens ^ d^utl torps considérable des troupes de Téglisie et de cinq mille suisses , il laissa prendre la place à sa vue, le ^4 juillet, p9c te côq-' nétable dé Bourbon , infiniment -movns fort que lui , mais jpltià hardi et plus vigilant. Il est vrai quUl réussit à prendre Cré--
jy II I » I
dont il avait besoin ; ce qui le mit éo état d aller escalader Borne Tannée suivante. Forc^ de se mettre en marche poar aller délivrer le pape,* bloqué dans le château SaiAt- ^fige, après le sac de Rome , le duc d'Urbin sê contenta de se montrer saf des hauté^s aux Rpmains, disparut. ensuite , et iftit par là te comble i la honte dont il s'était couvert devant Milan. LVii i535^ François-Marie joignit à son duché d'Urbin, celui de Câmérino , par le mariage de som fils avec Jiilie Varane ,-qtii en était héritière. Ce prince mourut le ai octobre i538; lais*rànt d^ËLÈONOaE HlFFOCYTE DE GoNZA^UK , San épduse , fille dé François II, duc de MaQtoue, Gui-Ubald, qui sait; Jûlés^ cardinal , et trois filles. Leur mère , vrai modète de f èrto ^ mourut en iSjp^
GUl^DBALD II.
i538. Gui-1 succède au duc
t^aal llf , passionné pour Télévation de sa famille, Tobligt , lui abandonner Çamerino , quHl prétendait être dévola au saint siège, faute d'ho'irs mâles, et le donne à son petit-fils Octave Farnèse. Gui-Ubald fut capitaine-général des Vénitiens, et ensuite de l'église , sous le pontiBcat de Jules III. Le roi Phi-*lippe II lui donna aussi le commandement de ses armées eii Italie , et Thonora du collier de la Toison-d'Or. 11 mourut à Pésaro, le 29 septembre 1874 (et non 1S78, comtnele marque Chazot , peu regretté de ses sujets , nui sVtaient rétoltés contre lui Tannée précédente â l'occasion ues impôts dont il les avait chargés. (Muratori.) Il avait épousé , 1^. Julie ^ fille et héritière de Jean- Marie Varane , duc de Gamerino ; %^, Victoire i^amëse, fille de Pierre Louis, premier duc de Parme, dont il laissa trois fils et quatre filles»
FRANÇOlS-MAaiE II.
1574. Psàiiçois-MABIB II SB LK RoviAK, nélaao février XVIII. ,14
Iû6 CHEOy. HUt. DES DUCS B^UHBIK.
x54g9 succède à Gui-Ubald, son père. Il avait été éleyé i la cour d*£spagne, çt sVtait signale, l'an 167 1 , â la bataille de Lépante, Ayant rétabU la tranquillité dans son état , il se livra k 1 étude de la philosophie et des mathématiques. L'an 1 598 ,. il perdit LucuicE d'ëst^ fille d'Hercule II ,. duc de Ferrarei^^ qu il avait épousée le 19 janvier iSyo. Il épousa , en deuxièmes Qoces, LiviE DB LA AoYÈEE, Sa cousine f dont il eut Frédéric- TJbald-Antoine de la Rovèrè, qui mourut subitement en i6a3, laissant une fille posthume , Victoire , laquelle fut mariée à ï^erdinand M , grand*duc de Toscane. Le duc d'Urbin , in^ consolàble de la mort de son fils unique, remit son état à l'église , par son testament fait Tan 1626 , se réservant seule* Bient quelques revenus avec la disposition des grâces. Ce prince ipQurut â^ de quatre-vingt-deux ans k Castd-Durante, au* jourd'hui (ly^S) Urbania, le 28 avril i63t , épuisé par Tabstinence qu'il avait observée pendant le Carême. Les biens allodiaux« 4e sa maison passèrent au grand-duc dé Toscane. Le pape Urbain VIII , au nom de Téelise , fit prendre possession du duché, par. son neveu, le cardinal Barf>erini , et disposa, en faveur de •a famille, de la préfecture de Rome, dont la maison de la Ro« vèse avait joui fort long-tems. Cette dignité tirait son origine des anciens préfets du prétoire; mais elle n'était plus qu'uii vain titre sans autorité. Cependant le pape en ayant revêtu son neveu Taddée Barberin, pnnce de Palestrine> celui-ci prétendit qu'elle lui donnait la préséance sur tous les ambassadeurs dans les. cérémonies publiques ; prétention k laquelle ils s^opposèrent tous de concert. Il eut , à ce sujet , un démêlé avec 1 ambassadeur de Venise , sur lequel il l'emporta par supercherie dans yjne rencontre. Mais le pape et son neveu furent obligés de dé« savouer ce qui s'était passé ^ comme n'y ayant point eu de part*
CHRONOLOGIE HISTORIQUE
DES