DR060N OU BREUX
1046. Hbogqh ou DABt;< li cofltte dô Veiiose , ïoccède â
Guillaume , aon frère , dans les iàdmtés de la PouIlle et d' As^^
Goli. L*aa 1047, il fait boinfliage è l^êmpereur Henri lU, qui
Ihî doooe Tinvestituri de ce qu'il possédait et de ce qu'il
XVIII, aS ^
%^ CHlIttTOLOGIE HISTOBIQUX
pouftait conquérir sur Its Grecs. 11 leur enleva effectivemebt {ilusîeurs places, dont il fit le partage avec les autres capitaine», fiortnands. La licence qui accompagna ces conquêtes , irrita )e pape Léon IX , qui , voyant d'ailleurs les Normands s'ap-. procher des terres de Féglise , craignit quUb ne les traita^nt comme celles des Grecs. Ce pontife , après avoir implpré Iç secours de l'empereur G>nstantin Monomaque» passa dans la Fouille, l^an loSi , pour concerter avec le patrice Argyre^ les moyens de réprimer ces conquérants. Argyre, qui ne ae tentait pas assez fort pour leur &ire la guerre , imagina , pour s'en défaire , un expédient qu'il n'avait certainement pas communiqué au saint pape; ce fut de corrompre, par argent, plusieurs normands, pour assassiner les principaux de cette nation. Ce noir projet lui réussit. Quantité de seigneurs nor-. inands périrent par les mains perfides de leurs compatriotes. De ce nombre fut Drogon ; il fiit poignardé , dans l'église de Montoelio , par Aise , dont il avait tenu un enfant sur les ibnts & baptême. Drogon avait épousé N. , fille du comte d'Averse, aont il laissa un fils nommé Richard , et une fille appelée Kocca , cdmme leprouve ieP. SebastianoPaoli^ contre les modernes qui prétendent qu'il mourut sans laisser de postérité. Richard devint sénéchal delà Fouille, et eut d'Altriule, sa fenune , Roger , qui fut régent de la principauté d'Antioche pendant la minorité de Boémond II. Rocca,- sa fiUe, dont on. ne connaît point l'époux , fut mère du comte Alexandre. (Sebast. Faoli^ Cad, Diphm. di Malta.j tom. 1, pdg. 38g
HUMPHRED ou HUMFHROI.
• HuMPâRBD OU HuHPHROi, succèdc à Droeon, son frère; et non pas Richard, fils de celui-ct, suivant la loi qu'avaiept établie entre eux les premiers princes normands d'Italie , que le firère, et non pas le nls , succéderait au frère dans leurs principautés; ce qui toutefois ne dura pas long-tems. Humphred ayant assiégé^ Tan 1062, Montogiio , s'en rend maître, et punit, par divers tourments, Rise et tous les complices du meurtre de Drogon , qui s'y étaient renfisrmés. Le patrice Argyre s'avance , avec une armée de grecs et de lombards 1 pour combattre Humphred. Il est reçu de pied ferme , et après une bataille sanglante, il se retire Couvert de blessures.. Cette victoire des Normands afflige le pape Léon IX , qui les |!e£ardait comme les plus cruels ennemis de l'église^ Il misse en Allemagne pour solliciter cpntre. eux le secours dç Vempe-* reur* L'an io53, il revient en Italie au mpis 4e mars , avec un prps de troupes commandé par j^odefroi ^ Jiarbu , duc d|
DES DV(S DE POUILLE ET p| CAlJLBRE; igS
^Lorraine. D^autres milices Tétant vehii ]0iitêtèi^ iLinarclieaiui Normands dans le dessein de les combittri, Iki bataille se donne, le i8 juin , près de Civitella, dans la proViace qu^on.a depuis nommée Capilanate^ L'armée du pape, quoique sup<é<^ rieure en nombre, est mise en déroute par Humphred et Robert Guiscard, son frère. Léon est obligé de se remettre BQlre les mains des vainqueurs, qui se jettent à ses pieds 9 lea baisent iet lui demandent l'absolution de leurs péché& On lé conduit , comme il le souhaitait , à Bénévent , où il arrive ,1e 23 juin ; et il y reste comme prisonnier sur sa parole* L'animée suivante,' au mois de mars, n fait la paix avec W Normands f leur rend ses bonnes grâces, les reconnaît pour feudataires de l'église , et leur accorde en fief, relevant du $aint siège ^ toutes les conquêtes qu'ils ont faîtes et feront en Calabre et dans la Sicile ; se faisant ainsi des vassaux suc le fonds d'autrui , et «'établissant suzerain de ce qui appartenait à l'eoipire d'Orient. |[Gaufr. Malaterra, ff/^/. liv. L)
Humphred, jaloux des progrès de Robert ^ son frère, en Calabre, le fait arrêter, l'an 10849 le met en prison, le délivre ensuite , et lui accorde en propriété tout ce qu'il avait conquis en ce pays. I^'an roSy ^ Humphred terniine ses jours ^ laissant un fib nommé AbaiUard ou Abagitard.
ROBERT, WT GUISCARD ou WISCARD.
RoBEET, surnommé Guiscard ou Wiscahd, qui signifie en langage laormand adroit et rusé ^ fils de Tancrède de Haute^ ville et & Frédésine, sa seconde femme, se met en possession des états de Humphred , son firère , et chasse Abailtard , son neveu, qui voulait lai résbter. S'étaiit rendu maître de Reggio , capitale de la Calabre y. avec l'aide du comte Roger , son. frère , il va trouver, l'an loSg, â Florence, le pape Nicolas IL Ce pontife' lui confirme le titre de duc die Fouille et de Calabre, c]ue lui avaient donné , l'année précédente , les seigneurs nontnands, et y ajoute la Sicile, qui était à conquérir. (Saint- Marc, tom. 111 tV* 19^1 col I.) C'est 4 ce sujet que le poëte Guillaume de Is rouille dit :
Roherium douai Niccilaus honore ducalL
Robert alors s'empare d'une autcH-ité que ses frères n^avjHent point exercé;e. L'an 1061 , Roger, fi^rede Robert, forme, de concert avec lui, le dessein de subjuguer la SicHe, occupée alors par les Sarrasins ^ qui l'avaient enlevée aux Grecs , vers Van 8aS (ceux-ci, vers ï'an 5a5, l'avaient reprise sur les Vandales, qui les en avaient chassés environ l'an 4V^)* Rpgl^r passe dans cette
{!« ar«6 cfnt spÎKiotf cavaliers pour recoim^ttrfii If p«5[8. Lt l^rnf^on de A|es^fie l%aqt apepQM faû uQe sofMe »^r lui. )I U ipet en dér^uief ( revient çfi C^labre $iyeç un butin CQnsic|érable« Au mois d^ mai de U 9^^nie «nnéf; , Aoberl et ^oger fout uoe ^sci^DV^ ea Sicile , eh^icup de aop càiié : Rqger s'empare de liffs^ine avec ceai claqu^inte ^v^lier^. Les deu< frères s^'élaot fejoînts t déCpni Tarifée des §arr^sins , péaèlrepl jus^u^a Qirgf iiti , r^ivageat divers c^iatous , nieueni ea quar liera d'hiver yne partie de leur^ troupes e( repai^seat U mer, ^ol>ert et Ro^r fe brpuilleat^ ça 1^62 , au sujet de U Ca^abre , dont le premier f^fusaiii au second U taoUié qu'il Imî avait promise, Robert Hfptége Hélita ^ la seule pUce dont. Roger était ea possession. IPeudant ce tièg^ , qui fut longt Roger ya s'emparer de Giéroca, pout les babitaats éuieul d'intelligence avec lui. Robert accourt pour reprendre la plaee ; s'y étant iatrodûil secrètement , \\ est yiQPUnqu et &it prisonnier par (es habitants , qui veulent le tuer. Roger lui fait rendre la liberté, et a pour sa récompense la moitié de la CaUbre. Rc^ger passe ensuite eu Sieile , où il 6iit de ao\|vf aux progr^
L'aa |o63, avec cent trente*sif normands « 4ani çavâUen quç fant^s^ins , suivant Geoffroi Malaterra,* il bal l'armée des Sarrasins , dont il tue quinie mille KbmfnitSy met )e reste ça déroute , les poursuit le lendemain , et de vingt mille qu'ils était* ni ea m^^ssaçre encore un grand nombre. L'apnée suivante , Robert et Roger attaquent la ville de Palerme, et se retirent après trois mois de siège. Roger continue $ù» expéditions en Sicile avec de aou veaux succès, et fait bâtir, en 1066, la forteresse de Perrélia, qui lui fut dHin grand iecoofi pour la ceaquêta de Tfle. Robert, de soa^côté^ marche de coaquétesen conquêtes dans les terres d'Italie appaKenantes aux Grecs* Roger, dans les oonraes qu'il £iUaux eavirons de Palerme, se trouve enveloppé, Tan 9068, par Tarméc des SamsÎBS. lise défend avec sa petite trempe, ée maaière ifuHl ne reste pas vq des enaemis eu vie pour aller porter b ncuivelle de cette actioa à Palerme. Rqbept, dé retour ea terre ferme, entrepread la siège de Bari, qui l'occupe l'espace de près de quatre ans. Roger, son frère , vient à son secours, l'an 1071 , avec ud0 flotte. H attaque celle des Grecs, prend la capitane , iait prisonnier le général Goulin , met en fuite le reste des vaisseaux ennemis , et par Ik oblige la place à ce rendre } Robert y fait son entrée le 2 S avril* Après cette expédition , Roger repasse en Sicile. II assiège Cataae, qui fait une vigo\irèose résistance* Robert ayant ameaé du secours à son frère sur la fin de juillet i ils prennent la place , et vont fiiire le siège , par terre et par ■wr, de Palerme 9 <pi'ils ^portent le tu jaavîer (074» ap^
1|Df ifiUflte navale gagnée sur les InBdèles. C^est proprement i cette époque que Koger devient réellement comte de Sicile , quoi(|ue son frère lut en eût donné le titre dès Tan 1061. Mais en lui abandonnant c^tte portion de leur conquête , Robert se réserva Païenne , la moitiés dé la ville de Messine et la souve-* laineté sur toute Tîle. ( Malaterra , Hv. 3 , c. iX)^
Le pape Grégoire VU étant venu. Tan. 10731, dans^Pouilie^ ^Dlame, avec nobert et son frère, une négociation- dont on ignore l'objet* £Ue échoue par le refus que fait le pape d'ac-r corder aux princes^ normands ce. qu'ils lui demandaient^ Gré^ goire, Tan 1074, excommunie, dans le concile qu'il tieni à Rome la première aemaine de Carême , Robert Guiscard , parc^ qu'il refusait de lui faire hommage. L'an 1077 , Hobeii , à 1^ sollicitation des Amalfitains, mécontents de Gisulfe, prince de Salerne, leur souverain , beau-frère, de Robert, et avec le secours de Richard, prince de Capoue, vient faire le siège de Salerne par mer et par terre, Pre$sé^ par la famine , (es assiégés ouvrent lei|rs portes aux Normandls. Gisulfe s^ relire.dans la forteresse, et le manque dfi provisions l'oblige bientôt k capi-ituler. Il se réfviaiç. auprès du pape,- son ami, qiii lui donne le gouvenaeiiient ge ïb, Ç^uapanie eu campagne de Rodsie* ( Voy» iss prmces de Sakme.y Robert s!assure ta prisé de Salerne, par UD ÎFoft imprenable qu'il fait bâtir dans la plaine. Après cette co|lo^éte, Robert va continuer U guerre dans la Campanie^ lur les terrea du saint siège. Grégoue ae. prépare à marcher contre loi k U tête de ses troupes, et Robert se retiré, à Capoue. I^ 19 décembre suivant , il se nté^nte devant Béoévent , dont il Eaiit li^ siège, tandis que Ricnard,. prince de Capoue, avec l^uel il s'était conoerlé, va fairos celui de Naples. L^an 1078^ le S mars., Grégoire, a la fin du concile qu'il célébrait k Rome, excommunie tous les Nonoanda > pour lea usurptions qu'iU <^Bt(aite$ et ae diâpoaest à ùire aur l'église romaine. Cet^ana^ thème n'empêcha ma Roberi de continuer le siège, de Bené-vent : maia Richard , piriiiee de Capoue, étant mort à celui de I^aplesy le i3 avril 8uivanl% et Jourdain, son fils et soa sucees-i saur, aMtant déclaré pour le pape, le duc de la Pouillo aban-» donne son entreprise. Plusieurs vassaux de Robert et plusieurs villes de sa dépendance. se révoltent à la persuasion de Jourdain. l^ plus ob^iné des eonJHfés fut Abaxllard, fils d'Humphred et ueveu de Robert , qui l'avait dépouillé de son héritage. Après divers siégea et bien des combats ^ dont les sucoès furent varies, Robert pris le parti de a'aceominoder avec Jourdain..(Muralari, Armoli^ tom. Vl, pas. :iS7.). I^a paix qu'ils firent fut la ruine des a%iread'Abaillara. N'ayant plus de ressources dans le pays, il preud la inite qI se reure à Constantinople oiii il finit ses
tg8 ^COROlraLOGIS HISTOBIQim
jours. I^W 1080 (et non 1077, comme le marque Pag^), té pape Grégoire Vil , pressé par Tempereur Henri lY , pense i regagner le duc Robert pour Topposer à ce prince. Sollicité par les émissaires du pontife , Âobert lui écrivît une lettre respectueuse par laquelle il le prie de venir en Fouille an plutôt pour recevoir les marques de sa soumission. Grégoire s'j étant rendu après la Pentecôte , Robert , le 2^ juin , lui &it hommage de ses terres , et en reçoit de lui 1 investiture px Tétendard, dans la ville d'Aquino^ ou à Bénévent, suivant le poëte Guillaume de la Fouille. On prétend , et c^était le bruit commun, dit ce dernier qui est un écrivain du tems, que, pour mieux engager Robert dans ses intérêts ^ Grégoire lui promit le royaume dUtalie. ,
Romani regni si^i promitisse coronam Papa ferebatur, ( Guillelni. Appui. , 1. 3. )
Robert , la même année , prend le parti d'un imposteur, qui, s'étant rendu auprès de lui , se donnait pour l'empereur Michel Parapinace, beau-firère de Robert, que Nicépbore Botoniate avait supplanté. Robert s^étant embarqué , Tan 1081 , avec son fils Boémond et le faux empereur Michel , va faire le siège de Corfou , dont il se rend maître. IL s^empare ensuite de Butronte et de la Yallone, après quoi il assiège Durazzo. Alexis Comnène, nouvel empereur des Grecs, vient.au secours de la place avec une armée formidable. Robert, quoique nférieur en forces, lui livre bataille et remporte la victoire le 18 octobre. Le faux empereur Michel reste mort sur le champ de babaille. Loup Protospate met cet événement en 108a, parce auMl commence Tannée avec les Grecs au premier septembre. Robert, victorieux, reprend le siège de Durazzo , qui l'occupe tout l'hiver. £n£n le 8 février 1082 , par la trahison d'un citoyen , il escalade la place , où il fait prisonnier le fils de Dommique Silvio , doge de Venise , avec plusieurs vénitiens qui étaient venus au secours des Grecs. Après cette conquête, sur le bruît vrai ou faux, que l'empereur Henri IV se disposait à porter la guerre en Fouille, Robert retourne en Italie , laissant en Albanie son fils , Boémond , avec une armée , et va débarquer à Otrante. >■ L'an io84f 1^ p^pc Grégoire Vil se trouvant assiégé par l'empereur dans le château Saint-Ange, presse Roblîrt, par i^ envoyés et par ses lettres , de venir le délivrer. Robert se met aussitôt en marche; et l'empereur, prévenu par lui-même de son arrivée , sort de Rome trois jours avant qu il y entre , c'esti-dtre au commencement de mai. Robert délivre le pape et le conduit au palais de Latran , après avoir saccagé Rome. Penéant quelques jours ^u'il reste à Rome ^ il force les Romains.dc
DES DUQS BS POUILJLB ST 1» C4L4BRS. 1,99.
seracconuBûderavecle pape et d^abaodonner le parti de Ve0k^ përeur ; maïs ce ne fut qu^après en avoir puni les plus coupables, en les réduisant à .lesdavage et k beaucoiip d'autres peines. Robert quitte ensuite Rome, emuienant avec lui Grégoire , qui ne devait pas s'expOser au ressentiment des Romaina irrités du traitement rigoureux qu'ils venaient d'essuyer. Le duc le conduit d'abord au Mont-Cassin i ensuite à Salerne, où, jus« qu'à sa mort , Grégoire reçoit de l'abbé Didier^ l'un de ^ea plus grands partiàians, tout ce qui était nécessaire pour l'entretenir avec sa suite. Ce fut pendant ce séjour que Grégoire, à la prière de Robert , fit la dédiciace d'une magnifique église que ice prince avait bâtie â Salerne. Son âis Boémond revient alors d'Albanie lui demander des secours d'hommes et d'argent , parce que son armée^ faute de paiement , menaçait de se révolter, et que l'empereur grec Alexis travaillait sourdement i la débaucher. « Robert, dont tous les préparatifs étaient faito^
• s'embarqua pour l'Albanie au commencement de l'automne j» ( 1084 ) , menant avec lui sa femme et son fils, le duc Roger.
* Au mois de novembre, il combat les flottes unies des Grecs et
• des Vénitiens ^ leur coule à fond deux vaisseaux avec toute
* leur charge , leur en prend plusieurs autres , leur tue quel- '» ques milliers d'hommes et fait deux mille prisonniers. I^a
» suite de cette victoire est la levée du siège de CorfQu , corn* » méncé par les Grecs avec le secours des Vénitiens. j> (Murât.) L'an io85, Robert ayant séjourné durant T hiver çn Albanie^ passe dans l'île de Cépnalonie pour en &ire la conquête. 11 y meurt le 17 juillet , pwit muitorum^ dit Berthold de Constance , pauperum et dwitum oapres^ionen ^ cujus a»antkz nec SiciUa neç falabria suffecit. Oraéric Vital , Guillaume de llfalmesburi ^ Albéric et d'autres chroniqueurs, français ou anglais,, attribuent sa mort au poison que sa femme, selon eux, lui fit prendre 4 la sollicitation de l'empereur Alexis, qui lui. avait promis , ajoutent-ils ,. de l'épouser pouf récompense de son crime. Mais ils sont démentis par le silence de Guillaume de la Pouille et de Romuald de Salerne, deux auteurs contemporains et. nationaux dont les récits ne laissent rien apercevoir d'extraordinaire dans la mort de Robert Guiscard. Après cet événement, la duchesse , sa veuve ,- se hâte de repasser en Italie , pour disposer les peuples de Pouille et de Calabre à reconnaître Roger , soa fils, qui l'accompagnait) pour son successeur. Mais à peine ^oger est-il parti , que saisie d'une terreur panique , comme si Te monde entier, dit Muratori, était tombé avec Robert Guiscard, son armée abandonne armes et bagages, court aux , vaisseaux, où elle s'embarque comme elle peut, et fait voile T€iiOtrànte. La plupart^e ofll.bâûin^eots fvureulipjl^mergcs;^
cehii qui portait le corpd de Robert eut le mteie sort. Oo té^ pèche ce cadavre avec peine, et on Tenterre à Venôse; Duraz^o et les autres conquêtes que Robert avait faites au-delà de la mer ne tardent pas à retourner sous la puissance des'Gr«n:s. Robert avait épouse , i*. AiBERAAfi , laquelle, ayant été répudiée' soué prétexte de parenté, l*ân io58, se retira à Venise, où elle mourut, au plutôt. Tan iits; a*. SiKfiLOAïfË; fille lie Gai«» inar IV, prioee de Salerne'( décédée en 1090, et enterrée air Moht^Ca^in). Du premier lit il eut Boëmond , qu^il fit princt de Tarente^ et qui^ s*étant ensuite signalé dans la première croisade , devint prince d'Antioche ; et Goi , qui , ayarit accom-» |>agné Boémond, son frère, dans son expédition contre lei Grecs ^ mourut au retour > Pan 1107. Un artcieti auteur (npud Duchesne, Hùi» jp>. , tomelV, page 95), ricooteqae Gui» étant â rartide de la mort, pria son f>ère dé lui pardonner ce
3uHl avait fait contre ses ifitéréts ! sior ount Boémônd lui ayaat emandé de nVxpliquer , il lot avoua qu il avait promis k Vem^ pereur Alexis d'épouser sa fille à condition qu*elle lui apport terait Dura^zo pour sa dot; qu^eki conséquence il avait animé secrètement les Bourgeois de la place à soutenir Tigoùreusement le siège quHl en £atisait avec s&n frère ^ et que c'était la raison qui les avait empêchés de se rendre. L'anonyme ajoute qiie Boé^ mond fut tellement irrité de cet àVeu » qu'il quitta son fr^re en le chargeant de malédictions. Du second lit de Robert sortirent Roger, qui suit ; deux autres fils qu'on île connaît point , et cinq filles, ddnt l'aînée , fiattcée , en^ 1076^ au jeune Constantiil Ducas , fut envoyée à Constantinople ^ où* les Grecs loi donnèrent le nom d'Iiélène; la seconde fut mariée, en 1077, à Htt-^ gués, fils d'Albert A'zKon II, marquis d'Est $ ta troisième ^ nommée Mathildeou Almàïde^ épotisa, Tan 1O79 , Ka^mond t(| comte de Barcelone, pui^ Amauri 11, vicomte.de Narbônnei la quatrième , nommée Sibylle, fut mariée â £bles 11 , comtl de Rouci; la cinquième, appelée Mat hilde et surnommée Cqurie-Lou9e j épousa, suivant Ordéric Vital, Guillaume dé Granlemenil, seigheur normand. Le duc Robert ^ de Tàveu de la princesse Anne Coinnène, dans la vie de Tempereur Alexis^ son père , était par&it de corps et d'esprit , et ses plus mortels ennemis furent obligés dé convenir dU 41 pbssédait dans le plul éminent degré toutes les qualités qUi font les grands conqiié^ rants. Ce prince , à la tête de ses cjiplômes , mettait': Ego Ho^ Vertus , ^Qtm Dèi et S. Pehi^ jlf^UâB , Calaàriœ tl Seiha ihuh