DEPUIS L* ARRIVÉE DES NORMANDS EN ITALIE
L'an 1016 est Tépoque certaine de rarrîvée dés premiers Nor-* inands en Italie. Quarante gentilshommes de cette natiqn s^étant reodus par dévotion à Saint-Michel du Mont-Gargan , y sont rencontrés par Mélo, citoyen puissant de Bari, qui, ayant fait révolter la Fouille contre les Grecs , s'était soustririt à leur ven^ance par la fuite. Frappé de la bonne mine et de Pair vigoureux et martial de ces feunes étrangers, Mélo se met en tête qu^its doivent être les libérateurs de sa patrie. 11 les entre-
inspire
lui promettent de revenir Tannée suivante en assez grand nombre pour Taider à recommencer la guerre , et ils tiennent parole. ( GuUleL Appulus , poem. , liv. I. )
L'an 1017 ,' sous prétexte de pèlerinage, il en vient, par divers chemins et à différentes reprises, de quoi former un petit corps de troupes. Mélo leur ayant fourni des armes , se' met à leur tête et commence les hostilités sur les' terres occupées par les Grecs. Ters le mois de juillet , il bat le catapàd ou général des Grecs ; et les Normands se voient aussi chargés de gloire que de butin. Mélo, devenu maître, l'an 1019, de toute la Fouille par trois autres victoires reroportéek sur les
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Grecs , est battu par Bugien , nouveau catapan ^ et toute la Pouille i#tourne à ses premiers maîtres. Dans cette bataille , qui fut très-satiglante de part et d'autre, les Normands, de deu3i: cent cinquante quMls étaient , se trouvèrent réduits à dix. Mélo , après les avoir mis sous la protection de Pandulfe 11, prince de Capoue , et de Gaimar ou Waimar lll , prince de Salerne , passe à la cour de Tempereur Henri II , qui le reçut très-bien et lui promit du secours. Mélo , l'an 1020 , meurt à Batuberg, comme il était sur le point de revenir en force dans la Pouille. La même année ou environ , une nouvelle troupe de Normands arrive en Italie. Ils avaient à leur tête Godefroi Drengot , gentilhomme normand , nommé par quelques-uns Osmond 9 lequel avait pris le parti de s'expatrier pour se soustraire à la vengeance du duc Richard II , dont il avait tué en duel le favori , Guillaume Repostel. Drengot et ses compagnon», du nombre desquels étaient quatre de ses frères , vont se présenter à Rome au pape Benoît VIII , pour lui clemander sa protection. Ce pontite leur conseille d'aller joindre leurs compatriotes en Pouille. Ils firent, peu d'actions mémorables dans les cinq années qui suivirent. Mais l'an 1026 , ils rendirent des services importants à Pandulfe IV , prince de Capoue. L'année suivante , ils l'aidèrent à s^emparer de Naples , d'où le duc Sergius lY fut obligé de s'enfuir. Pandulfe s'étant ensuite rendu maître de toutes les dépendances du Mont-Cassin , après avoir fait prisonnier en trahison l'abbé Théobald , donne aux Normands plusieurs châteaux de ce monastère.
Ces mêmes Normands , qui louaient leurs services au plus offrant , aident , l'an 1029 9 ^^l'g^ius IV à recouvrer son duché de Naples. Sergius crée comte Rainulfe, leur capitaine ^ lui fait épouser^ une de ses parentes, et leur donne un grand et fertile terrain entre Naples et Capoue , où les Normands bâ-^ tissent la ville d'Averse sur les ruines de l'ancienne Ateila, Le bruit des succès des Normands et des richesses qu'ils acquéraient , engage sans cesse des troupes de leurs compatriotes à venir les joindre. L'empereur Conrad étant venu , l'an io38, ' dans la Pouille , confirme à Rainulfe le titre de comte et l'in* vestit du comté d'Averse. Les Normand? se loienent aux Grecs, et aux I^ombards pour chasser les Sarrasins de la Sicile. GuiU laume, fils de Tancrède de Hauteville , geiHÎthomme normand, arrivé depuis peu dans la Pouille , se mstinàue en cette expédition par t^nt d'actions de valeur j^ qu'on lui donne le surnom de Bras de fer. Les Sarmsins ne furent pas néanmoins chassés de Sicile, et ib en furent quittes pour la perte de treize petites places.
L^an io4o j les Normands, revenus de Sicile , continiieût de
SES COMTftS M tWJthM Et M CALABBB. Î9S
Aire en Pbuille la guerre aak Griecs* Le jour de P5oues <, ib é^ rendent maîti^es de Hfelfe. L'ati 1041 , Guillaume Bras i(p fit devient seigneur d'Ascoli ; Dro^n , son frère ^ le devint dé Tenose; d'autres cépitatnes noi^mandii ont en psilâge d'àtilrëi Tilles qu'ils avaient enlevées aut Grées. S'étant as^ennnlés ^ Tâft to4^^ i Melfe, ils recoanàisaent pour leui^ iSà^itaine général % GutUaunie Mrms êef^^ et le créeiit retnte de là Pôuille.- Ce fût alors que la d«^mination des Nôrtnandl^ en lialife, bowai^^ \ prendre iine trat(e' consistance»
GUILLAUME r^ iut BRAS OE r£Rk
to43. GûiittâUME I , dit BiiàS BB FEB4 éuit s comaie oi| Ts dit ^ fils de Tancrède^ seigneur dé llauteville près de €011*4 taQcés.On afaitdesfceodre^ itiaissans fendemeoti» ceàte maisoni en lîgae tiiaaculine , de Bielloii , premier duc d^ Normandie^ ïancirède fut p^re de dauaé fib , dont cinq tiés de Mohictk&à ^ sa première épOuse ^ furent Guillaume Etms ib fer s Drogon ^ Humphred* Geoffit>i et Serlon. FRBi>S6i^fi ou Fbabikde^ •a seconde fevame^ lui donna Robert, Mauger^ Alveredy Guillaume ^ .Humbert I Tancrède et Roger. Ue^ces douBè fils, il n'ba resta que deux auprès dé. leur. père , les autres bas^ sèrent en Italie , mais non tous à la ibis,, et seulement dtuâ .ou trois ensemble..
« Les Normands, en frisant Ggillauii^ fines ât fat leuf
• capitaine général , et lé ^t^ant âomte dé Fouille , ne prS-» » tendirent pas se aonner un souverain. Ils formèrent un étal » aristocratique^ Chacun des chefs fut souverain dans le lot qui » lui échut : Guillaume fut seulement le premier d'entre eux^ » et| comme tel» chargé du commandemeilt en chef de lar-
• mée , et du soin d^assémUler Iti autres toutes les fois qilu
• Tintera comimun Texigerait », (Saint^Ma^c.)
L'aa 1046^ Guillaume, k la tête des Normands et de leur! alliés, remporte une grande victoire ^ le 8 mai , près deTrâni^ sur le cata^ Eustaise. Ci;e fut sa dernière expéditioti. Il mourut, sans ea&nts, la même année , selon Malaterra, auteur contemporain. C'était, dit le poëte. Guillaume de Fbuille ^ uta 'lion dans le combat^ un agneau dans la vie ordinaire » un uig^ dans le consisiL