‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens (volume 2)Chapitre 52 sur 103 · XVIII. Ml · texte numérisé non relu

XVIII. Ml

» poîpt Ia^ii^t|lç.4îstinjÇtipii de,4e.U7.pf^$Qnoagej| daosunmkaé j» ,pape<, U p^ ÇQ^id^era d^ns Innocent .que la qualité de vicaire. »iP^ ^esus^ChrijSt, Ijui rendit et:lui ût rendre tous les ho^aeurs » .dus à, ce .suÛiiinè^ang^) et lui envoya des ambassadeurs pour xk lui demander pardon. .^tU su|9pUer,de se réconcilier avec lui.. j^ .InnoqenXt plus.tpuqhé flelagénôro»té de Roger que de Têiat: » où, il se tfouv^Bt ... entre avec eùipressement , de son côté.

» ^ancéés coi;i^rê le roi Roger, et 'ses adhérent^. -Ce prince et » son fils jallèjrent-.çps^.ite.sp^mi^^re ,à s^s pieds et le reconnaître, j» 'jpopç li^gi[tiine jpape \ lui pcétèfçi) t. serment de fidélité sur les » <saiairS, évaoailes:,- tant pour lui que pour Les pontifef .romains,»

j^/mpe;^ j^n.éQn^nge, remit. d^QS les mains de Roger .un étjeih ir,^ard\ suivant la pr^tiquç de ces tenisr-là, .içt Piiiyestit.;aiD4 » â\i roy^umf de SionQ.^ du.duphé^deda. Pç^uiUc; et de lapritH «xipautç d^.Çtdpoue;^ Iç reconnut pour roi et lui. confir,ma tous s^^leshpuoeuçs mus à çejrapg. » Il li est point parlé, d«^s la bplle o;|:ié(}ièe ii ce sujets 4uj duché de JSaple&, qi^oique^le |kape^ Aonofips; 1} ,en.'eût;d9nné ,1 investiture à Rcu^r. iGe prince açcongipi^gne Innocent .i3éoéyei>t., où lé? J^iapoptains. vie^neot se S9i^e<trç. pu. premier,. et lui demander pour duc ^i\ filsiAÎ- Cpnse; .ce qui leur est accordé. I^oger y après cela ^ pifend congé 4upapey,et cQ^dvit SOI ' "" '

qù^Qn iat nommée la Capi

Îasà^e,r^p4''(^- Mais ci ille. il rèpond'qM'il n'y mettra pas les pîe^ç tant que le traître (c'eist amsjt qw'd quî^h|iait • R^mulje , leurfei^ duc, ) /:(^te^j

Sarmï eux. Ce ifutdoncune nécessité bien .cruelle pour euxife eterreir le cadavre intect dc.R^i^uUe, ^qu ils regrettaient poui; la plupart ; m^is quelques-uns de ^es.'enpcimis, Tayant aitachq avec jji;ie. corde p4r,.^\cou, lè«traipèreat par les. rpes, ap^fèj qvioi ils le jetèrent: d^os .les fossjés.;,. vç^geance horr(ble, di( Biuratpri.,,\aetestée de tout le napnde , et du jeune.duc Rogej; Iui-m4ioe,y qui f étafit y.çng, trouver le roi , son përe, obtiutj J force de prières^ la pero^s^ion 'de faire accorder lasépulturç à Rainulfe. jCe monarque, cependantt après c^la^, n'entra poin( dans Troja; mais il conduisit soa armée , ap mois d'août, 4^7 yant Bari.,..dans le dessein d^assvégçr cette place jet <^e la d&; truire après s'en être rendu maître. Le jape lnnocept,;.pl^i7 gnant Lesoh des.h^itapt^j Jeur e^vpya.r^ diOstje pouf

" hts ROIS BÉ sittLÉ. ^ ^aiy

les exhorter i céder à la -force, plutôt que de s'exposer à "oi châtiment rigoureux. Mais , loin d'écouler' ce prélat , ils lui refusèrent l'entrée de leur vîUe, bien résolus de se défendre jusqu'à Ufixtrémité. Le pape f( alors, s^achemina \Vrs Hoihe, où il fit son entrée après le 2 septembre. Il y fut.reçu avec de grandes démonstrations de joie, au milieu desquelles les Romains ten-« tèrent de l'engager à rompre le traite de paix qti'il avait fait avec le roi Roger, comme ayant été extorqué • par la violence- Mais le sage pontife , après l'épreuve qu'il avatt feile de leur valeur^ dans sa dernière déroute ^ se refusa entièreineVit à leui^ conseils.^ : .. ; *

Le roi Aoger continuait cependant avec ardetir'lc siège de Bari.. Les tours de bois et les pierriers qu'il employa pouir hattre la place , détruisirent une- grande partie^ dé ses murs et de ses fortifications, avec un grand nombre db'ies ))alais/A ce désastre se joignit la famine, qui mit le comble à la déso-«lation ; la disette des vivres devint si grande , qu'on s'y vit rén duît à se contenter d'un peu de pain , et è manger -èe la- chair de cheval. Enfin , la place n'étant plus tenâble ; il fallut peiiser à la rendre* Le roi se montra moins- difficile^ sur les -articles de la capitulation qu'on aurait dû l'espérer. La tranquillité paraissait rétablie d^ns la ville , lorsqu'un soldat de Roger viàt $e présenter à lui y demandant justice contre Miaoififte , ' prince de Bari , p«ur lui avoir fait crever un œil. Cette plainte mit en fureur le roi ,. qui ayant déclaré la capitulation >ompue^ 9omma des juges de Troja , de Trani et de Bari y. pour ins-* tmire le procès d'Hiacinte. D'après le jugement qui' fut rendu | le roi fit pendrcf Hiacinte avec dix de ses conseillers^ ct^ver les yeux à dix autres, et , outre cela, fit emprisonner et dé^^r poinller de leurs biens , plusieurs des meilleurs citoyens.' !SS c'est avec justice et de bonne foi , dit Murateri, IXieu le sait. Gela faiit , le roi Roger passa , sur la &n d'octobre , à Salertie ^ et,' pendant le séjour du'il y fit, il rendit plusieurs 'sentences de confiscation et de bannissement contre ceux qui âvaieilt pris les armés contre lui , après quoi il s'embarqua^ te S novembre, pour Païenne. . ' • L'an II 44 9 '^c P^P^ Lucius II fait , avec Roger, un traita par lequel il lui permet nie porter la verge , Vanneau, ta dàt-^ matique , la mitre , et les sandales , qui sont les marques de la dignité et du pouvoii^ ecclésiastique. ( Otio Ffising^ ) Cette grâce doit être regardée comme une confirmation du droit de légation accordé au père de ce prince , par le pape Urbain IL '

Roger , Tan 114^ 9 tourne ^% armes contre Manuel , èmpe<» reuT des Grecs, qui répétait ia Sicile , la PouîUe^ la Calaore tt la principapté de:: Capouei copMoe des-UsurpfttieAis-^ileA.

jpUlent Céphalouie, \e îiégcefùni ^ €oniilhe, Ailiènts, «t s'en yevieiaxiçnjL chairs 4'iHi. iminQ^te JMStin. Mais la aRÎilâiN jproie qtt'iU€u;i,ca{]^part^n|, ce fat un firam] noinbre d'offvrîeff 4SJI soie « que Rog^r cdocuelUit ^voffb^fmpnt , «t avec le sccomi dbK)iieb a établit .d|}s «laniv&crures <l'étofiies'^ aaie en

et toujours avîile de ronquétes , envoya, Tannée soMMtp, ;ttfie OotileyMiisla'Coiidfiite du ig^rlJ G«orges ^ coiApe Tiipoli 4 4>"QU®<f -l^ ni^ «ks cer^Mnss. La villie «tft prise., eS «n gaani l^ontihre «le .ses hakuitaoU soot faks prisonniers pour être honaéi ^n &icîl|e. yem ke cméaie teoks , i) ^pisbiie nnt constkotÎDa^ IMMtant f|ueftoute9 les é|^isea4e son royàmaUf «t partâcaMn* joent les ^^sea varanles , aoRi en sa «aaiii «t sous 'Sa pnaleN 4îiMa : Omuèt^ Ereladê^s regmn99tn% €i ^mmiUUr iptaa ^mœfu*

i/mipercur. Manuel avaH laujt^Mns à casur la pert£ ^ Coifon «1 des sM^fiS pl.aoAS 4|ipe Roget 4ui aivail «^nkiwea. Ltaiéavec )a ffépablwiMÇ àe Yei^ae «il eh obtint une loite r.0naiidcidb)e|

31114 a'étSiHU joinle^ )a sienae , vi^t ae poéaeatM* devant Curiaa, eut il eofrcjfurh le liié^ eo persfMifie, Tan Ii4^ Q«ai^, flup^al 4^ $H:ile , eo«Foy^ par Bogqr au seocnns <le l*dt ^ né le tentant f^s,9ssefs ^t ave<c f^ixi^ute-^ vaisseana qasl anîtY pour ^GOffvMti^ U flet^e graci^va c|^ couvrait tonte b aiar, f^i i^aettQÊle to #iix bykp^fgs ^9 <u!af>sl«otinapl«. U tira «ne llèiche. a^â^MBtKOi^ conlrç h .palais 4le IVm^reiir iwir lai io* pwltar» «al «niportie 4es fruits 4^ aes jardans. {4àr^m98.BàL S. CmP^. ;M^ /i44* ) S#t Tev^aalnt; il aeacontre ^ina partie da la ftailf die .HM9^1 f t^uf f «Ii9fï9ait le foi de f «^ iawisla llfuna y qu'elle (aurait pris «avee ae$ iraisseaiiK alit ka itm fl'i^ia^ apfiii^e jj léloiuuisii de son «spédiiioQ de le Terre« âaiintf . Il Wd «lir l<ts G9fe$ , ka bal el dhélivre le murçiaf. Que les historiens français modernes, 4ti Mural<vi« disitimiulenl ^t^a aveiit^ ^W de leurs rets, cda peut pauer; xeais ^g'4la aêdUtt la oîer lorHieUeaieai , c'est fie dont )t aa irpis fias 4? rstso^ ^«âisaoteSf puisque HQua avons d'iinaaas bWcorienç d^iâfi 4Dr6dît asseï; i^riLOil peur la |;arantin. Lonit fat tmeAé dans la SiastUsate,, i PaoAeoca^ oè était Je roi lie(|er» qui Ifii fit un BiagQ^6qi;e aoçiH^ , ft lui d^noa «ne i^searts pour le to»ikâre jusque «nr les fro|Hîères .de ses étals. ÇS^pea- ^anf , Mental prtasiit ai rwmejilÊi le aîéa» 4le Goi#)a5 cpHi «Uigea À? ^i»v«rQ«iir i «piiulir. Çrl ^âcifri ^çringniiot ta

9M «OU »B SICIU; 2i3l

MnnitkBtfil'cle Roger, se donna aux. Grecs , et ne voulut plus iviQuroer ea SicUe. Le dessein de Manuel , auprès s'être reoda maître de Corfou* étak daller attaquer la Sicile. Mais une TÎoleote tempête qui submergea une partie de ses vaisseaux ^ jointe aux ^proches de Thiver . l'obligea de renoncer à cette entreprise. &og^er avait toujours l'œil sur PAfrique. L'an i i5a , il profile des dissensions qui s^étaient élevées entre tes rois de ^ pays, pour y faire de iiouvelles conquêtes. 11 en tit efTectivement quelques-unes; mais b mort ne lui donna pas le loisir de les jpouaser aussi loin qu'il se le proposait. L*an 1 1 54 , il fiait ses fours , suivant l'opinion la plus vraisemblable , le 36 février, à Tâge de cinquante-huit ans; prince illustre par une infinité de grandes actions: il était, dit Muratori, d'une haute stature , avait le corps bien fourni et le visafj;e terrible comme un lion ; il était sage , prodent » rus^ ; plus euciin à Fépargne qu'à la dépense ; fier en public , doux el affahle dans k pariimlier ; libérai envers ceux <}ui le servaient fidèlement ; sévère îusqe'À la cruauté à Tég^rd de ceux qui lui manquaient de fidélité ; plus craint de ïes sujets qu'il n^en était aimé. Il «lait £nt ^ver te vers sur sofi épée et sur sob sceau :

Ce prince fut inhumé dans la cathédrale de Paterme , o& PoB w«it cette épitaphe gravée sur son tombeau ^ cotnpôsée vers la fin du seizième siècle , ainsi que celles des rois suivants de Sicile , par le chanoine Pait:ito :

Sifasius kamiaef , n Mgnê et ^iemmaim iadimi^ Jf^m f^Mm ci récit sic uéffma Ro^etiu isUs^ j^/ lustts nias eomite m a^gnomiae naiu* , PyrtsiÉ/n AU splendùr situs tst^ diademâque rêgàm.

Vixit ^mi, $9, regoi a4; obtit s i$4*

(Ces v^rs n'ont ni correction ni clarté. )

Koger aimait îes sciences et protégeait les savants* Shérit Aldrisi , mahoroétan , avait fabriqué pour lui un globe terrestre d^argeoti du poids de huit cents marcs, sur lequel il avait gravé tous les pays connus pour lors, ftoger avait eu succesûvemeat trqis femmes; i^ Van tiao, AusiBiB, fille, non pas d'Afpnse VI , roi de Castille et de Léon 1 comme Tavancent des iiK»4eriies saps fondement, mais de Pierre de Léon , père ne Tai^tips^ Aoaclet, ainsi ^ue l'atteste, pag. S98, Oroeric Vital (ej|le mourut le 8 février u^S , et tut in&umée k Pj^ lerme), a^ S^btlxJS, fille de Hugues II , duc de Bourgogne ; 3^ r<ip 4i5i, SÉ^Tnai fiU<) dç Gu^tbier , comte de RéUMst

3^1 6 CHROVOtOGIB RXfTOlIfQim

|)rojctainë>rot y fut la cause de sa tnorf. I^es cnii}tifés, t^dbatlfll ta yeogeance de Guillaunie , mètrent fonte l'tte en rafhbustkm^ Plusieurs d'<eatre eux passent dans la Fouille , dont ib fea( soulever la plupart des villes.

L^an 11B2 , Guillaume triomphe âes conjurés H ii >c uu fw tout ce qu*ils lui avaient enlevé. Ce prince meurt de la âpci^ terie, l'an 1166 , }e 7 mai , s^timo 4lê intnmtis mettsU mM^ dit Romuald de Salerne. La chcoçique du Moni-;< assin mti sd mort aux ides , c'est -^-dire au i3 du mhne mois. Ofl prétend ou'il n'était âgé que de Quarante» six ans. Il arait épousé , l^Q I i5o , Maugueritk 9 mît de Garci.e^Ràmrire , ro! de Navvre (^ morte le l•^ janvier 1183), dont il 'iMiÀa Guillaume , qui suit, et Henri, prince de Capoue. La confiance aveugle de Guillaume 1 en ses minisires et ses favoris , ?oit

içnant {ait subitement sa mort aux Palermitains , cette nouvelle nW

qu on continuât d^agi vivant , jusqu'i l'arrivée des b^fon^ qui devaient. assîj^fer au couronnement du nouveau roi «Xe^s ordres ayant été ildëlenientl exécutés , on publie , au b^uf; de quelques jours «' en mèm^ tems, la mort 4u roi et Pavépement ée son fils à h couronne: le corns fut ensuite porté , avec beaucoup de poitipe , dains la chapelle de Saint-Piprre. On lui Çty pendE^nt trois jours consé^ cutifs I de magnifiques funérailles , auxquelles assistèrent tous tes barons et Tes prélats qui.se prouvèrent à Palerme. Par U suite des teins , le corps fut transporté dans l'église de Mfonirëal;

?|ui fut bâtie pair les ordres dîi rpt , son fi b. ' La reine veuv^ ui érigea un superbe tombeau de porj^hyre , qui subsiste tÊt* core , mai9 sans inscription» ' . - ,

GUitLAUME ir, lilT tt BON.

116Ç. CuiLLAUKE II , soêéeé^euf île GotihQtfie t , $oi| père y est couronné^ au moi^ de juiHèt , k Kàge de «Jloâfte ans* par Romuald , archevêque de Salerne ^ le siëge de PalenaCI étant vacant , et commence i régner sops la régenre de sa irtre» la reine Marguerite. Cette régenre fkit orageuse par les cabales

Î[ui se formé rient à lia cour et les «édifions qu'elles êxeitèrent jg reipe , pour maintenir son autorité , Ri veniv de f^rtnce Etienne dq Perche, son cousin , et' Hubert IV , eùàxit de MeUlent^fit le premier chancelier ilu ro;|raume » et Ik Mipma

If ràfcheteché de Palerme. Etienne avait amené avec lui •plusieurs français démérite, et en attira d^autres,xlu nombre desquels étaient le fameux Pierre de Blois , atti fut précepteui^ du jeune roi ^ et Hugues Foucaut, qui fut^dans la suite abbé de Saint-Denis, en France* Cest le même que Hugues Falcand, auteur d'une élégante histoire des troubles arrivés ea Sicile, de son tems, qui lui a mérité le surnom de Taciit de la j^dk. Les éditeurs de cette histoire , par une méprise facile ^ ont tous lu , dans lé titre ^ Faicandus pour Fulcaudus , parce que les différentes édittoosont toutes été faites diaprés un seul et même manuscrit. (V. Pétri Blesens,^ Ep.i i6, et GaU, Ckt,, t. VII, p. 382* ) La faveur et la confiauee que la reine accordait aux étrangers, ne servit qu*À irriter la plousie des Siciliens. Aprôs «voir attenté plusieurs fois en secret à la vie d'Etienne , ils en vinrent, l'an 1169, à une sédition ouverte dans Palerme. Etienne, pour sauver sa vie , fut obligé de renoncer à. ses dignités et d'abandonner la Sicile. Il s'embarqua pour la Syrie ^ où il mourut peu de tems lapr^s. L'an 1 172 , Guillaume écrit à Henri H, roi d'Angleterre, une lettre de consolation sur la révolte de ses enfants , dont ce prince avait fait des plaintes à tous les souverains de l'Europe. ( Roger de Hovedcn. ) L'an ii83, le pape Lucius 111 érige -en archevêché Tabbaye^de Montréal en Sicile ^ que les Bénédictins continuent de desservir. La bulle d'érection a pour caractères chronologioues les no-^ nés, 5 de février de l'an de Plncarnation ii8â , indiction 1 s mais cette indictioA, appartenant à Tan ti83, prouve que la bulle est datée selon le calcul florentin. Cette même année , la reine Marguerite ^ veuve de Guillaume I et mère de , Guillaume Il , terminasses jours à Palerme-; princesse d'une grande capacité , dont les conseils eussent fait le bonheurdu royaume, s ils eussent été suivis par son époux , comme le prouva la Conduite- quMle. tint dans àz régence sous le règne de son fils* £lle fut inhlunéeà Montréal, à côté de ses deux fils Kogttr et Henri. ( Giannonc)

Alexis, neveu de l'empereur Manuel, s'étant réfugié, l'an 1 185 , en Sicile pour se soustraire à la persécution d'Andronic, Cuilkume, excité par ce prince fugitif, atme par terre et par mer pour faire des courses sur l'empire des Grecs. Il donne le commandement de sa flotte à Tancrède^ son cousin , et nomme les comtes Ardouin et Richard pour commander les troupes de terre. L'armée s'embarque le 11 juin, surprend Durazzo , (le a4 ^ i^on le a5) du même mois, Thessalonique ,- dans lo mois d^août suivant , prend d'autres places dans la Grècr , et marchait droit i Constant inople lorsqu elle apprit la mort d' \ ndronic. Isaac l'Ange, son successeur, envoya proiiinli^mi^il untj

XVHI. " :.ti

$llfi CHRONOLOGIE Hl«TORfQCK

habitants à Tancride , qui a la gériéfosiié de la renvoyer l'an liée suivante .( i iga ) à son époux. La guerre continue entre les lieutenants de Fenipereur et Tancrède , avec des succès variés. Tancrède n'en vit pas la fin. La mort de Roger, son fils aîné , lui causa un chagrin auquel il succomba- le ^o février 1194*- Outre ce .fils, il eut de son mariage avec Sibylle d^ Medahia, fille.de Robert , comte de Lucera , Guillaume qui suit ; et des filles , dont Taînée fut mariée, Tan 1191 , à Gautier de firienne, frère de Jean de Brienne, roi de Jérusalem ; une autre nommée Constance , épousa Pierre Zani, doge de Venise. Tancrède était un prince. brave , politique , savant, surtout en mathématiques, en astronomie et en musique.

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