‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens (volume 2)Chapitre 63 sur 103 · DES ROIS DE SICILE. %5S · texte numérisé non relu

DES ROIS DE SICILE. %5S

k litre de roi d^Trinacrie, au lieu de celui de roi de Sicile, et célébra ses noces avec Sléonore , fille de ce dernier , à Messine ^ dans le mois de mai i3oaI Mais après la mort de Tempereur Henri YIl , arrivée Pan i3i3, Frédéric abandonna le titre de roi deXrinacrie, et reprit celui de roi de Sicile , au mois d'août i3i4. La guerre recommença alors entre lui et'lq roi de.Naples* Ce dernier ajant entrepris le siège de Trapani , éprouva une* si grande résistance , qu il passa devant cette place le reste de la campagne , et qu'à la fin il ne se trouva pas plus avancé qu'au commenoement. L'hiver étant veau , les Napolitains- n'avaient point d'endroit où se mettre à l'abri de la pluie ; les vivres leur manquaient , et la maladie,, suite nécessaire de ces malheurs, se mit dans leur armée. Le roi Frédéric , instruit du mauvais, état où se trouvaient ses ennemià , résolut de les attaquer enméioe tems par terre et par. mer. 11 ordonna à sa (lotie, com->. posée de soixante-cinq vaisseaux, -et comnundée par Jean de Clermont ^ de sortir de Messipe , et d'aller chercher k Païenne de nou^^eaux soldats. L'armée de terre descendit en même tems

levé subitement, excita une si grande tempête» que les matelots , pour la plus grande partie, se croyant à la veijilede périr , se sauvèrent à terre , et que l'on se crut obligé de > ramener les vaisseaux, i Palerme pour les empêcher de se briser. Cette tempête ne fut pas moins funeste au. roi Kobert; elle lui submergea plusieurs vaisseaux avec un grand nombre de matelots ^quelques personnes de marque. Dans cettç extrémité, les deux rois, par le conseil de Ferdinand, fils du roi de Majorque,- Âgnèrent, le 17 décembre , une- trêve sur la durée de laquelle les historiens ne sont pas d'accord ; mais il. paraît que , dans intention de, Frédéric, elle ne devait durer <|ue jusqu'au printems suivant. Un des principaux articles exprimés dans :ce traité, portait que Robert évacuerait la Sicile. £n conséqueoce , il revint à Naples dans le mois de février.

La trêve étant expirée , Frédéric alla faire le siège de Castellamare. Le roi Robert envoya une flotte de trente-deux vaisseaux au secours des assiégés : mais la place était déjà prise et détruite lorsque ce secours arriva ; la même fiotte étant revenue peu de tems après, sous les ordres du comte de Squillazzo, assiégea sans succès Marsale. Forcé de se retirer, le général napolitaia parcourut la Sicile le fer et le feu à la main. Mais ayant appris qu'il se faisait un grand armement à Messine , il reprit la route de Naples.

Le pape Jeaa XXII, désirant ardemment d'établir la paix

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tfntre les deux roîs^ 6t partir pour la Sicile deux légats , qoi furent bien accueillis par le roi Frédéric, En expliquant ie^ ordres dont ils étaient chargés , ils lui dirent clairement que l'intention du pape était que le détroit servît de borne aux deux royaumes ; et qu'en attendant qu'on pût conclure un traité de paix , les deux rois fissent une trêve de trois ans , jusqu'à Noël iSao. Frédéric n'acquiesça pas sans une extrême ' répugnance à cette proposition qui l^obiigeait de se dessaisir des places qu'il avait en Italie* Mais la crainte de.retcemmunica* lion pour sa personne et de l'interdit pour toute la Sicile, dont le menaçaient les légats , l'obligea de consigner entre Leurs mains les places qu'ils redemandaient pour être remises au rot de Naples ; ce <pii fut exécuté le ^4 juin iSi^. Fréiiëric ^ n'attendit pas l'expiration de la trêve pour recommencer les

hostilités. L'argent lui manquant, il nt main basse sur les revenus ecclésiastiques; et par là il irrita le pape , qui jeta sur h' Sicife un interdit dont la durée fut depuis iSai jusqu'ea t3B8. Malgré" ce châtiment, Frédéric avait su tellement gagner les cosurs de ses sujets, qu'ils le 'prièrent d'associer au trône, Pierre , son fils aîné. Frédéric y ayant consenti , le jeune prince fut couronné à Palerme» le jour de Pâques 19 avril de Fan lâit.Ge couronnement rendant la paix impossible, les deux rois se préparèrent à la guerre. Charles , duc de Calabre, fils aÎÉé du roi Hobert , étant monté sur utie flotte de cent treize galères, va 6ire une descente du côté de Palerme , dont il iorme le siège après avoir ruiné les environs. Mais ,* au bout de ving^-dnq jours, il est obligé d'abandonner cette entreprise,

3ui n'avançait pas au gré du roi , son père. ( Burigni. ) Les eux royaumes del^aplés et de Sicile furent toujours, depuis en état d« gtierre jusqu'à k mort de Frédéric , arrivée le ^5 juin 1337 , près de Palenone , tandis qu'il se faisait transporter malade à CMane : prince , dit Muratori , d'un grand sens et d'une égale valeur, qui s»ut, pendant un si grand nombre d'années , maintenir sur sa tête la couronne de Sicile contre les efforts obstinés du roi Aobert. D'Eléonore, fille du roi Chariesll, qu'il avait épousée dans le mois de mai i3o2, k Messine , il eut Pierre , qui suit ; Boger-Mainfroi ; Guillaume, mort le 12 ftoùt iâ36 ; Jean , qui fut régent pendant la minorité du roi Louis , son neveu ; Constance , femme de Henp , roi de Chypre; Elisabeth, mariée, en 1828, à Etienne, second fib de Vempereur Louis de Bavière ; Catherine , abbesse des Claristes , à Messine ; et Marguerite , religieuse. Après la mort ^ <le Frédéric , la reine Eléonore , sa veuve , se fit religieuse de Tordre de Saint-François, et finit ses jours le 9 août i44^* \ , C'est Frédéric qui, le premier, a employé les armoiries que

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porté én(ibfe prcôetitement (1788) le royàttiile de Sîcîle, à quatre pals de gueules; flanqué d^argent^ à deux aigles de labie. (Burignik) , '

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