LOUIS II D'ANJOU
t/ati <385; T}ûfns !ï, 6b de L6iiî$ f et de Marié de «lois, né fié 7 ocfobré iSyj, est reconnu mf de Nap4es, fe^ février, parla c6«»r de France, è Paris , où la peine Maf4e, sa niè- >i*el l'atfiilaflÈHetiéil'Angers.'Celte ptintesSdéf l'ayant ensuite ton- (doit II A^^on , il y fit homntoge fr Clément TU, et reçut lUnvesiiture de ce pape le ai mai Oiton de Brunswick, dernier époux de la reine Jeanne , 'était tfWsen cette xour , apr^ avoif. é*é *rois atis prisonnier de Charles ^e Duras dans le (^âl«â(i de Minotbinô. Ayant e« pettmsalon éé prendre le dtveitl^iiMiem 4t ià chasse , il M «nieiré par •itti parti d\
2>E$ AOI5 M KAPLÏS; S4l
qu^en iSt)*. Otite année, leisfglaîs de l'obë<E*nce âé Cl^-
censares ayant été levées por
Bonîface IX, «1 fut enterré dans
l'église tte Sainte-André de Vi-
oe^rade. I>e Marguerite, fille
de Charles I^ dnc de Doras , sa
cousine , c^'il avait époosée en
février i3ibd, il laissa Lâidislas,
qm suit; et Jeanne , qui devint
peine de Naples.
LADiSLÀS) ou LANCRLOT.
1 366L I.ABISLA5 , i)é Tan T^yS , suc3eède â Charles Ul, son père, et commence à régner sous la résenee de Marguerite, sa mère, princesse an|bîtièuse, oruelle et de' mauvaise foi. L'an iâd8, le pape Urbaîrf Vientreprend de s emparer du roy^udae de Naples ; cofume dévolu $nà saint siège par l'excodimunicatîonde Charles lU. JJeux fois il se met en campagne à la tète d^me armée pour exéiButer cette entreprise , et deux fois il est obligé (le- s'en revenir sans avoir pu pénétrer daas le Royaume ié Naplas.
L'an- 138^, le parti de Ladislas se itrôume telloment affaibli , qu'il ne reste plus à* ce pri^e que Capone , Gaëte , dvec les obâteauy de liaples. Toutes les auârés ' places , ou demeurent soumises à. Louis 'd'Anjou , «on compélkctir, ou t>eai6iit^'dans la neutralité. L'an iS^o, Ladîa* laseatt Gouronnésoleoneitement à GdFte , le ag mai , par le cei^ dioal de iFiorcoce, légal du ixauyeau pape Soniface iX.
Ladislas envaie^ le lo anii ^3^^^ y :des triNipcs coHM b
meiFit V.|!, qui ramenèrent à Aivignon. L'an i386, il part de cette ville pour aller se mettre è la tête des' partisans de Louis H , datlè le -i^yaume de Naj[4es. Il entre / au -mois de juillet i387, dans la eapitale, d'où U chasse , après un coxsAat sanglant, Marguerite, ioière dix roi Ladislas , et Aavmond des Ursirns, créé gontalonîer de régUse par Urbain VI, Otiùn de Brunswick, t^<qj^ d'avoir été destitoé de son emploi de capitaines-général par la retne Marie , se je^ie 4 4'art l SSg ,♦ dans le paîti de lisidislas. La même année ^ le 'tùl Loufe s'éunt re^du avec Charles Vf, roi dé Franee:, ^ Avignon 4 j est couronné , parCléittént VH, le jour de la TousàaiVit: H sVm-' barque , le ae jiillfel 'iSgo ; pour Naples, ou il fait son entrée solennelle^ te râ août.
L'an f'àgi^ Lotii«^ dans* le cours, ,de l'éLe, se rend A^tre des icbâteaiix de Naples. heà Sanse-, •verini Vêtant laissés g^g«^ par le roi Jjadislas^ trahissent, làn 'i'6^^ Louis, en rertgàgeâtit^ à' ;p9sser à ïafrenle pouf enrpêchei* icette ville de tonkbèr feu pouvoir -de fon rival. Il y est reçu ,avec de grands honneurs; mais 'le lendemain de son arrivée, il lest assiégé par B&rymbnd ée»
TJrsIns. Pendant ^n absence, Charles «6on frère, comiànnde ]à Naples. Mais, le ^ juHlet, {Ladislas étant survenu , par prtier, avec ses galères, au port ide cette ville, traite avec lea liabitadtt pour y entrer , et ob^
snaisdn poiâMOte de» Saosevelîni , l'un des ]^u» fermes appuis du parti angevin. Elles «ont battues ; «t les deux gênélauxf Otton de Brunswick, qui avait pasaé au service de Ladislas , çt Albëric de Barbiano sont du nombre des prisonnier ; Tun et Uautre se rachètent par de grosses sommes.
(Otton, depuis ce tenis, vé^ eut tranquille dans sa principauté de Tarente , oà il finit ses jours, suivant Muratori, vers l'an iSgg. ) Au mois de juin, Ladislas se met, pour la première fois , è la tâte de son armée. Ses essais sont des coups de maître. Il prend Aquila dans TAbruzze, force le duc de Sessa d'embrasser son parti , et met les ennemb en déroute è Montecoryino. L'an i3«)5 9 au mois d avril, Ladislas assiège par tçrrè et par mer la ville de Naples. Mais quatre galères , venues de Provence, ayant donné la chasse à son escadre, le i5 mai , cet échec l'oblige è lever le siège. De nouvelles conquêtes le dédomoiag^rent bientôt de celle qu'il avait manquée.
Elles furent rapides. L'an 1399, il devient inaître de Naples et <)e tout le royaume , par la retraite de son compétitei^r. 11 ezerce alors une vengeance cruelle contre les barons qui lui avaient été opposés^ sans taire grâce à ceux c^ui, depuis leur retour, lui avaient rendu les plus grands services.
L'an i4o3, invité par .une députation àe seigneurs hongrois , Ladislas se met en route
tient ce qu'il désire. Charles,. S son entrée dans Naples, se retire dan»leChâteau-Nei^,doni Ladislas fait aussitdt le siège..
Louis, se trouvant confiné à Tarenle,. persécuté par Ray^ mond des Ursins, abandonné des Sanseverini , ou plutôt de tout le monde , a'embarque sur ses galères pour retourner à Naples, comptant d'y rentrer sans difficulté; mais il trouve qu'elle a changé de maître.
Alors, perdant courage , il fait proposer à l^adislas un acrem-' moaement, au moyen duquel Charles rend le Château-Neuf, et Louis fait voile pour la Provence, laissant son rival trFom^ phant. ( Muratori. )
L'an 1409, Louis est rap—
fielé de Provence par les Nappi tains. 11 va au concile de Pise, 01^ il est reconiiu pour roi, dans la session du 27 juillet,
t»ar les pères de cette assemblée , et par Alexandre Y, qui venait d être élu pac^. L'an i4ii il gagne sur Laaislas, le 1 9 mai , la bataille dite de Boche-Sèche ou de Ponte-Corvo, sur le Garillan , qui devait lui assurer' la couronne s'il eût sJ en profiter. Quelque tems après, Louis éprouve encore, ae la part des Napolitains , la même inconstance dont ils lui avaient déjà donné des preuves, et se trouve obligé de quitter l'Italie.
L'expérience qu'il avait £nte deux fois » de l^esprit changeant, de ce peuple, l'empêcha de repasser en Italie Tan t^t^, après la mort de Ladislas , qui semUait Vy inyiter. L^an <4<7f
fiour aller disputer le royaume de Hongrie k Sîgisraond. Arrivé à Zara , suivant Muratori , mats platôt à «if avarin , en Hon- |;rie, selon Thierri de Niem, >1 s'y fait ONiromier roi de cefle menapchie , le 5 août , par le •cardinal de Florence. Maîs« sur
wa no» MB HAPLss. à4S
Loab meurt h Angers, le 29 avril, laissant d'YoLAND£, fillft de Jean 1 , roi d'Aragon , qu'il avait épousée le a décembre 1400, Louis 111; René, dit ie Bion; Charles, comte du Maine; Marie ^ femme de Charles Vil, roi de France; Yolande, ma* la nouvelle que le parti de Si- riée è François de Montfort , gismond a prévalu, il reprend fils ^et sucoesseur de Jean VI, ta route d'Italie. A peine est-ib duc de Bretagne. (^« Louis 11^ de retour, qu'une nouvelle oc- duc d* Anjou. ^ casion de faire fortune se présente à son ambition. Le peuple de Rome s'étant soulevé, l'an i4o49 contre le nouveau pape Innocent VII, il accourt en cette ville avec un corps de «troupes, sous prétexte de venir défendre ce pontife contre les insultes des Romains. Mais au lieu de travailler k calmer la sédition , il ranime sous main, afin de se rendre nécessaire pour un accommodement. Il s'en fit un effectivement le 27 octobre, qui fut avantageux aux Romains, et dans lequel Ladislas ne s'oublia pas. De Layto ajoute que le 3o du même mois , il se rendit maître du château Saint- Ange , et y mit garnison , laissant > au pape le quartier de Saint-Pierre avec son château. Il n'en de-meura point là. L'an i4o5^ à l'occasion d'une nouvelle révolte des Romains , il envoie des troupes à Rome pour s'en emparer , pendant l'absence du pape , qui s'était retiré , le 6 août, à Viterbe; mais elles sont mises en fuite par Paul des Ur-
sins. Innocent VU étant ren- 1 tiirer à Averse. La présence de tré, le i3 mars de l'année sui- Louis dans le rqyaume de Na- ^aote^ à Rome ^ y procède coa- 1 pie» ne lais^ p^ de lui faire un