LOUIS I D'ANJOU
Louis' I y duc d'Anjou , fils de Jean II , roi de France , né le aS juillet 1^%, adopté , l'an lââo, par la reine Jeanne, cdàronné le 3o mai i382, 4 Avignon , par Clément Vil ; passe en Itâie le i3 juin , à la tête d'une florissante armée, pour chasser du royaume de Naples Charies de Duras, son compétiteur, et délivrer la reine, sa bien&itrice, dont la mort ne lui était pas encort coànue. Arrivé dans l'Abruzie, il se mit en possession de l'importante ville d'Aquila , qui lui fut livrée par Ramondaccio Caldora. Noie , BAatalone et d'autres villes se donnèrent pareillement à lui. Plusieurs barons, du parti de Jeanne , vinrent se joindre è ce grince , qui, se voyant supérieur en forces à son rival , oésiraît ardemment , ainsi que toute son armée^ d'en venir è une action décisive. Mais, par le conseil d'Otton ^e Brunswick , et par celui tie Jean Aucud , &meux partisan anglais , qui , ayant quitté le service des Florentins, était passé avec sa troupe , le aa octobùrc , è celui de Charles , ce dernier évita toujours de livrer bataille à son rival , se cooten* tant de l'amuser par des défis t]u'il ne remplit jamais, de ruiner le pays où l'ennemi devait passer, et de laisser Parmée française se détruire peu à peu.
Louis, désespéré de voir ses troupes dépérir par la disetti; et U» zQislaaies | en iomba ma*f
BES BOIS DE VMPlSSn
serriri pins contre lui. ( Mùra*^ tori, Annal. , t. Vlll , p. 4^7 •) £tant de là retourné à Barlelte^ Charles y apprend lar mort de son rival, arrivée le. lO oa le ij oclobre i384. .
Urbain VI était alocs à Nocera ^ dans le royaume de Na*ples, où il tranchait du spuveï-ain. Charles y d'un caractère altier et impérieux, cherche àr éloigner de ses. états ce poigk^ife orgueilleux et întrifiant, dont le dessein était de lui ôler le royaume pour le donner à- son neveu Butillo. Une mala^ieaù tomba Charles dans le même teins à Barlet te, semblait favoriser les vues du pontife. Mais la reine, sa femniîbt pourc^mtraindre Urbain à retourner à Rome , eut la hardiesse ( Mura^ tori dit l'insolence) d'empêcher le transpprt des niv^es à Nocera. Chartes, relevé de sa maladie , et de retour à Naples le lo novembre , invite le pontife et ,1e somme, en quelque 3orte , de transférer son domicile en cette capitale , afin de l'avoir sous sa main et de veiller de près sur sa condmte. iLa réponse fut q^e la coutume «tait que le$: rois- vinsseirî aux pieds des papes,, mais non pas que ceux-ci allassent trouver les rois. lia rupture fut dèslors ouverte entre Urbain- et Charles. Les choses en vinrent au point, qu'au commencement àe l'année suivante i385, Ur bain fulmina solennellement
,>yét hioan»t 1^
lade lui-
nuit -du iO' au 1*1 ,octobre'(et non le 20 tx» le ;ii septembre ) 13849 iBi^élîa,vdrès désBarij Telle Êit U' fin .de ce ptincey qui w'eut que4^ itUTCndle roi- dcf Naples. sans . royaume! ^ fuina la^ Fibnce pour ce litige ^ui fiil IdL vgerme 'oe.ppfsqBfe tcistas^nca; g^erres , en Itâle ,: «t ' eàSm mourut dans les ,hoi«€«rs de<]ai p^uvristé, n'ayanài Jasai» cessée d'accumuler des richesse^ v jetl ne .possédaiït . à sa ,. deilnièirer heure qu'une \t0UB d'armes de»
toUe peinte, pour' t^u/te. marquai de dignitéro'yale i ave»: ua seub gobçlet d'argèati.:>On .jpnétend»
que la printipeile cause dé sa^ perte fut VinbdéUt^. de Pierre»
de : Craofii^ soà ,cfaaaibellan>.
qv»4;.cWgé^ .paf:4a« dbchésse-!'} reine « femme .de JL&m% ^ 'de • Inii porter, des* smixa^ ^cailnsîdéra^ oies , alla., dit-oo/y ïès > dëpenseic entdébaudieai t^epi^Oi.Mais^e récit est détruit.par Mi d'£gLy^ qui prouve que }a^ duchessenr reine: ,.loi»â^étre a» état d'en**f voyeri des- fonds .à son époux , se^ trouva réduite, peu de teiâos^.
après^^9on dépeiît^ à îèsplorer le:
secours du rot Chatlesi VLpouP subsister ; que- Pierre de Craon»
ayant été fait prisonnier, à, Ràr^ guse, avec idrautreft «offidiérsi commeiiisauii de Louia^ daés \é tems qu'on le aupptoe en France ou à Venise, y resta loag-teiha captif; que la duchess^reinb Jr- négocia meHoiême sa délivran-*' , il ce ; qu'à son . tour elle le iceçu^
Noçera<9 une sentence d'exGom-I au nombre de ses iiffidi^rsr; eti munication contre Charles et b qu'il était si peu relîipiâtairé reine; , :sa femme , les priva du [envers le feu. roi- Louiaif. guft
Mj1i(me^eiK;iple»VV;I **»* (hri-même sollicita long-Wm* ^ojintand.^, ^ «ta CWrlw k le rembotirsement de s^mes taw 'WjreriitreîraiMW de «!►
VMM KiXy l4riïâfl^)îChafles; IMtir'Se''V|e«gérf tétaqt *»«nï âfr- Vkégui liUrbtia r. ^tians |i((ieè9* - ^ffàou^ 4m UrMM marohe a»ri«6Mvâ 4i|> Myitife , ^;, apèè»» une baiiâlè, où, malgré
ifikeblesffm^'ilireç»! ail pied^ H rtsta i«àclprffiCNt| i\\ etMtî le
S:jiiiltetv dans Nécerav JUrbàin, tubiefoib, <K fiit Mkitté^^e k 8 baéi jimiaiitwi( îbid. ) «c^i ^api piKte>fqu9V^<|^iHiaf t oê sfiégei' ClharlAP & inei«^e À prik la fêt4 du.poM, et)eiiîii«rit âix mille ftaniii dW, (jiiHJrlKitfii, *è ^n càré^ :saliiiét«!M|itiMiè leémurs Uan'hulanialre fiiit à mé Wné** tipe'4[hi)diâtchuni|(rec tt« fla«* lioiutfat wedbobfi^tis àla main,
miinkitll6B)à9sit!goaiito.
^TGiw^et^ ipeé CMMmt â\iit« c^c^ieiïcqe^é par le «rirfïie , ve«ii 'cb'ésurijper ime cm^Q pftr iMW 'ioic iàufln odieîise. fies sdffseonliwgrQis;, «tié«di»t«m^ (te gwvteriMmei^ <de( Atatîe, lê^h rtaevdt;cHEIi$ib#th , Ui •mèw.^ nignpl iaaiiéé \Àemr «^i»par«r du ro^aiiHev il vole en WonijÂll, (i^ âl ae lait •<:(MlVohner wiMl«;;ài décbmlrc id»6. .M«$:
W 5 «èiTisff ida raimée^fiiuaiiie , «Hit ofesassiné par oi-dré 4'Ell- «riiefH.41>iia tanurut pa$ suiviedntap , 'et vécut etiOfFre trois }ea»v iOà. |M*Âioé étik âgé ^e ^tifmm^déox;afM, «« ^n av<a*t Â^QéfipMtiw à i^apl«.iCotttii»5^
mgps.nutft baiu- sépub«F«.}«a»
eônsidéraMes qui lui avaient étë arancéê^. { Hîst. des Deuah^- \caes ^Ibm, II, p. ay*.) Inouïs .d'Anjou ne porta le titre de jrôi' de Néjples que treize mois et dôaee |our8 , n^ayant oom* irten^ë k ie préhdre que le 3o août t^Si Auparavant ; dans ;H)U« 4«s actes qu'il fit depuis soft^^Hvëe en Italie, il se qualifiait simplement du€ de Calabre.' Louis' avait épousé, le g j^Hct i,%o , Marie, fille puînée de Ctwrtes dfe -Blois^ duc de Bretagne <niorle le J novembre 14^4 ) , dont îl eut Ijouîs, qui soit; Charles, duc dé Cabbre ^ etc. ^ mort sans alliartce, le 19 mai 1 404 ; et Mairie 'd'Anjou.