‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens (volume 2)Chapitre 83 sur 103 · J£AN D'ANJOU · texte numérisé non relu

J£AN D'ANJOU

■458. Jbah, duo de Calabre

et de Lorraine, fiis de:René et

d'Isabelle , né, suivant D. Cal-^

met, le a août 14^ « selon

ob^clei è. surmonter^ tant d'autres le 7 janvier 14^6, fut

appelé à la couronne de Naples

i]ui. refusait de le reconnaître, par ploéieurs seigneurs, après que de celle 4^ seigneurs qui U mort d'Alfonse ^ du vivant dn

offrirent la couronne à plusieurs princes, iS à don (Carlos I»

princedeViane, fils de Jean II,

ji^i de Navarrci frère d'Alfbnsé; mé gauvecneur en i4^t P^^^^

son père. L'an i4%f 1^ 4 oc«»

tobre^ il part de Gènes, dont le roi Charles VU l'sTait

3Si

CBROnOLOGlB HHrrÔHIQVS

%; k leatt, roi â*Atagon ; 3*.' à Jean, fils île René (TAnjon^ Le premier obstacle fut bientôt levé ptr U mort de Caltt^Ke ill ^ qoi nik>riak don Carlos; Pîé 11, ' iucccsdtur de CaUiste, donna rintefstitdre da royaUihe à Fcnrdioand , dont la nièce épousa Antoine Picolomini , neveu de ce pape. L^an 1460, Ferdinand perd une grande bataille sur les Dordi do Sarno, près de Ndte f le 7 juillet 4 contre Jean d^Anfm^ son compétiteur* Sa déroute fut telle ^ quHl edt peine 4 gagaer Naples avec tingt chenus; L'argent lot mane[aani pour répal«r eet échecs on vit la reine IsabeIls , si feihnle , alie^ menditer^ la bôur^ â la main, du secours de lÉahon en mansoti. Cet espédient , peu honorable, lui réussit ppdt se remettre on pett eii équipage.

(TristaniCaracciotô') -

Jeati 4'A*j<m y «epeftdânt , tira da grands avantages de sa victoirK H parço^i^ut te pays , dont là plupart 4es villes et' d^s seigneurs se soumlrênl à lëi ^ ' et s'il eût été droit k Nanles , ce Que de lÀaiîi^aii conseils l'empécnèrent de faiire , il fût resté mattrë dd rojfauine 4ans rival.

Le 217 du isiéhlenMMs de juillet Jacques Meoinaino ^ son généra^ gagne une nobvelle baCaillë à Sati-Pabiano sur les ti^oopès de Ferdinand j H:omniandées par Frédéric, duc* d'Urbitl^ et Alexandre ^Sforce; ' Piceintno forme alors le dessehi île faire irruption sur les terres du pané pour le détacher du parti de

se 'rendre' daris (ë royaume de Naples; tnais il en (ut détourné par I* prince Je Tarent^, dont Kvis fut ^u'jivant d'attaquer U capitale, il ftllalir è^assbrer de^ plitfc^s circotivois^hes. Jean jf déféra* par urié "compidsaneé ddnt il eul tout lieu de èe repentir. Ofl convient que si le duc Jesm eût poursuivi Sa Victoire sahs làfisser reprendre hâlei=ne à l*erdioan<i; il- aurSii terminé la guerre en ped de jdui'S et serâtt demeuré maître du tdyaUme de Nrfples. Ferdinarid lé savait bien dire, en pàtiâM de cette )6uméë : «r S'iU * eUs&eht (kit te au'llè (fevaiedt, i<> le second jot^r ib auraient pu é ié refrdris^maîtres dti royaume, là màié hdndé ma peHonne ; et I* lé tfoiHiitife , ils n'dVaierit w'plil^ alucUn pouvoir tfl sur mi s pérsOntie ni Sur înoil royatta» mé. à Jean soumit à la vérité plU^iétirsr villes doins la Fouille «trAbrti^éé.M àis lëi)»pbPié H.

protecttîur de Férdiribha , allant fait vehir au se<56tiH , de ce pritice lé fiinneUx Scanderbéfgi roi d'Albanie, arrêta les pro« grès de'Jèah/ et rétablit les affaires de son compétiteur, Jean fat battu & Troja^ danj U Pofcille, le 18 août i4€^ , pir Fet*dltfand ^ après oti cOinbàl de sit heure».

L'an i^ea^ tt^hi {»Ér Jacqbes Ficddino, àoti géhêi-al, et abandontfé de la pIcrpâH dé eeux qui l'avitfiént appelé ^ il est obligé de ^enooder à sbh entreprise et de repasséh eit PnH vehcé. C'eist ainsi que la maisod

Fcr4iaàiuU U entre daosU Sa- [d'Anjou perdit ^ 9àtà retonf

SES KOtS ms NÂn.Ed.

bine , en ^iittAnne , prend Riéti avec d'aatres places du voisinage , et porte la terreur jusque dans Rome* Mais Sforce et le duc d'Urbin, étant survenus , Tobligèrent de retourner sur ses pas et d'aller prendre ses quartiersd^hiver dans l'Abruzze.

Le roi Louis XI avait èedsur les intérêts de Jean d'Anjou.

L*an 1461 , il sollicite le pape d'âocorder k jcb prince Uinvesri'turé du royaume de Npples.

Pour y déterminer sa sainteté , il révoque la pragmatique^ notion et offre d envoyer Soixanfédix mille hommes contre les- Turcs. Pie II , loin de se teaérè aux désirs du monapque , ^ii venir d'Albanie^ Vannée suivante , le fameux Scanderberg pour le mettre à la tête des troupes de. Ferdinand. Ce dernier , avec le secours du prînèe grec y remporte une grande victoire le 18 août i46a , pires de Troja^dan^ laXapitanate, âar^on cômpétitetir. Ferdinand achève, Tan 14^9 de se rendre maître du royaume de Naples^ L'an 147^ f ou selon d'autres 1473, il introduit Fait de l'imprimerie dans se» états. Fêtant venu , Pan 147^ 9 à Rome pour le jubilé , il obtient du pape Si^e IV une remise des arrérages du cens annuel dû par le royaume de Naples an saint siège 9 et Texemption de ce même cens sa vie naturelle dol-ant. (Murât.) Plusieurs disent oue ce fut alors qu'à la place <ie ce cens commença l'usage de pr^ttter , tous les ans , au pape y une haquenée blanche ; XVIU.

pour elle, le royaume àc^Na-^ pies. .1 ' . . '

L'an 1470, Jean meurt à Barcetohneié i3: décembre, suiîvânt D. Cahnet'^ le i^nâiii^même mois-, selon Ferreras^,' etsiri va ht d'autres , le-i; Juillet 1471. Il avait épousé'," p#r xrontrat dû ^ avril- 1437, Ma'Kie , filie dfe |. Gteirtes ) , duc de muAôn , morte en t44^ > dont il eut René, mort jeune*; Jean 1!,, doc de Calabre, mort peu'avant ou peu après sfm pk^t^ , à l'âge id'en\4r(>F) vingt-huit ans; et Marie, riiorte jetfné. Jean fut un des ï)lusgrands'^capirâines dé son àiède , qli^if]ue riréibent h«*iirèU*, mais{ pltos-adttiîrablfe «tens ses disgrâbes que- brillant dans ses succfcs.' 'il Véprodvà jamais 'de revers qui n'ajoutât encore à sa gloire. SHl fut spuvent malheureux ,'*fl ne cessa jamats d'é*ré grand. (F. Jean II; duc de Lorraine. ). - - - *- ^ '

•Après \\x\^ €barles, 'comte du Maine,- qtjè le roi ilené, son joWCleV avait institué son héritier au royaume de Naples, se plréparait à passer en ftalîè jpour y souftenir ses 'droits les armes à la mahï, lorsqu'une maladie de lang^euit l'obligea de renoncer à ses prbjets pour ne s'occuper qu^à régler sa succession.' Quoiqu'il eût • deot fteveùlc, il leur préféra le roi de France Ldùis 'XI; 'et 4 par son testament» fait 'là vaille de rà -iriort , il afipeia ce prince à tous ses états et seigneuries , et après lui tous ses descendants et snccésseure, l'ùri apros l'autre, à ia couronne.' Telle, est

BSi C{UttHiOU)OfJI W^TOUQUE

IWigîne du droit des rois àe France. sur le royaume de Napies. Charles mourut le 1 1 décembre i4^i. {Anecdé d'Iiai.^ Koyez aussi Charles II' , comU du Mfline^ et Charles III , comU de Provence»)

ce qui ^^K observé josqu^en 178a, à Borne, en très-grande /cérémoaiQ) d^ns l'église du Vatican^,, U v€;illfi 4e'saint Pierre.

JUais U Yipos p2|raît que rhom* jnage de.Ia^haquenée e%t indé* pendant du ceps et plus ancien eue. Sixte IV ^ Ferdinand. Cç .dernier 9 à la sollicitation du pape , déclare la euerre , l'an 1478, aux Florentins. Vaincu, l'an 14^1 par réîoquence de Médicis I oui l'était venu trouver 9 non- seulement il leur ac« corde la pauc , mais il conclut ^ le 6 mars , uAe ligue avec eux. { Voy. la Toscane, )

FerdiiM^nd ne. sut pas ménag^er les esprits d?s Napolitains, L'an i4^^i Irrités des impôts ^uHl veut, par le conseil du duc de Cal2Â>re, son fils, établir sur eux, ils se soulèvent, et invitent René II , duc de- Liorraine , à venir se mettre à leur tête , offrant de la reconnaître pour leiir souvèfaia* Ce prince lei:ir ayant manqué, ainsi quQ le pape Innocent VIU, sur lequel ils avaient compté,. iUfpîit avec Ferdinand un traité de paix, dont le roi d'Espagne \ le duc de^ Milan et Laurent de Médicb se rendent garants. Sfais deux jours après (le t3 août), le roi et le duc de Calabre son fils , ayant attiré à leur palais les principaux des nobles^ so^s prétexte d'y célébrer une noce, les chargent Aa fers et les font assommer i coups de bâton ou périr par d'autres genres de suorpliçes* Trois ou quatre seulement; éicnappeot par la fuite. Le.pius distingué d^entre eux.f. San*Severi;ip., prince de Salerne, passe à Vepîse et.de là en Fraoce,* ppur excita le roi Charles, V|ll/i la couquéte du ruyaume de Naples.

Sixte IV,. comme on l'a dit, avait exempté Ferdinand du cénsi annuel qu'il deyait au.saipt siège. Innoceiit.VlIl, son successeur , révoqua, l'an 14^9 cette exemption; et, sur le. refus que Ferdinand fit de payer* il l'^communia le jour de saint Fierre, 29)ui,ii* Voyant ensuite qi^e les ceosur^s.n 'opéraient rien, par une autre bulle dut 1 septembre , il le priva de ^on royaume. Ferdinand en ^appela au futur concile, et on se pr-^p^ra de part et d'autrç à* la jguerre : nia(iis tout se réduisit à de^ menaces. Le roi de Naplc^ , au mois de m^i 149s 9 fû^ l^ P^ix avec le pape, par la ^nédiation du roi. d'Aragon , en prpmetiant de payer le cens , copcpte son père Alfonae Tavait p9y^*t

L'an .1494 9 apprenanjt les préparativ» 4]ue 1q roi de France Cfaarlçs VIII &it pour venir s'emparer du .royaume ^e Naples, Ferdinand se duxine de grands mou veine nts pour être en eut de lui fair^ face, et meurt des £ait jgues .quHls lui causent, le ^^, janvier, ^ Tâge dQ soixante. et dix ans, for( peu regretté

BES ROIS BE VKTLItS. 35?

de ses sujets, quHl:avait traites d*abord avec Jbucêur, mais ensuite avec beaucoup de dureté-, poifr.ne pas dire de cruauté* Naples lui dut néanmoins une partie de sa*: grandeur.- 1\ augmenta considérablement son enceinte ; il y établit des maiiu^ factures de laine, de soie,, dW et d'argent et d'ouvrages d'orfèvrerie , qui augmentèrent son commerce , et', par «ne suite ordinaire , y firent naître le luxe. Ce prince avait épousé ; 1^. l'an 1434 9 Isabelle, fille de Tristan de Clermoat^ a®, l'an 1476, Jeanne^ fille de Jean H, roi d'Aragon (morte le9Îan- * vier i5i7. ) ( Cette princesse fut tellement abandonnée pendant son veuvage , qu'elle éprouva les besoins de l'indigence, ) Dir

{premier lit, il eut Alfonse^ qui suit; Frédéric, qui continua a postérité ; François , duc du Mont-Saint-Ange ; Jean , car-^ dinal ; Béatriv, femme , i<>. de Mathias Corvin , roi de Hon«grie; 29. de LadislasYI, successeur de Mathias; Ëléonore, alliée ,1^. à Marie Sforce , duc de Bari-; 29. à Hercule, duc de Ferrare. Du second lit sortirent Charles, mort jeune, et Jeanne , femme de Ferdinand il , roi de Naples, son neveu*

ALPHONSE ir.

i4g4* Alphonse il, duc de Calabre, fils atné de Ferdî- /nand et d'Isabelle y est couronné le H mai , roi de Naplés. Du vivafit de son père il avait fait ses preuves de valeur ; de luxure , d'avarice et de cruauté. Ce prirïce, néanmoins, au bruit de l'arrivée des Français en Italie , fut saisi d'une frayeur si grande , que le a3 janvier 149^9 il abdiqua la couronne ,. et passa, le .H janvier suivant , en Sicile , où il voulut embrasser la règle des Olivétains : mais, avant de pouvoir exécuter ce dessein , ii mourut, le 19 novembre de la même année, à Masara, ville

fille de François âf(H*ce, duc de Milan, lacpelle c mourut le ao août 14^^) après lui avoir donné Ferdinand, qui suit; Pierre , prince de Rossano , et Isabelle, femme de JeanrGa-léas-Marie Sforce., duc de Milan.

FERDINAND il.

1495. Feemna^i^ h est reconnia roi de Naples le ^23 janvier , après l'abdication d'Alphonse ii , son père. A peine est - il sur le trène qu'il se met en campagne, pour aller s'opposer à l'e^ntrée des Français dans ses états. Mais , quoique postées avantageusement sur les bords du Garillan, ses troupes.

359 CMBONOIOGIE HISTOniQITE

prennçRt la fuite ^ la vue de Tennemî : après avoir tenté ûio* tilement de les rallier ^ îl es4 obligé de les suivre, et va se renfermer avec elles dans Capoue ^ Tune des plus fortes places de son royauitae. Cependant Charles Y 111 avance ; deux villes , qui osent lui .résister , sont emportées successiv.einent d'assaut et abandonnées, il la fureur dn- soldat* Ces exécutions militaires répandent la terreur dans le pays. Les Napolitains, à la persuasion de- Jean*Jacques Trivutte • leur gouverneur , députent * à ce monarque pour l'assurer de leur soumission.

Ferdinand >, à cette nouvelle ^ vole à Naples, et tâche en ▼ain dengager les habitants à se défendre. Près de se -voir arrêté parla garnison pour être' vendue TenDemii il s'échappe par une porte dérobée de son palais, le ai février, s'emoarque et fait voile pour l'île d'ischia, emmenant avec lui sa feomie et la reine aouaîrlère , son aïeule. Charles VUl entre dans Naples en triomphateur, le lendemain , 00^ selon d'autres , ' le a4 du même mois. ( Quelques auteurs rapportent cette entrée à l'an 1494^ -en commençant Tannée k Pâques. ) Le monarque français étant^ parti de cette ville le ao mai » Ferdinand recouvre bientôt après se& états. Il n'en jouit pas long-tems, étant mort le 5 septembre ou octobre 1496 ( Muratori ) , tons laisser d'enfants ae jBAifN^, fille de Fertlinand 1, sa femme et sa tante, décédée le 37 août i5i8. (K. Cbarles^ Vlil >^ Toi de Franct.)

FRÉDÉRIC IIL

1496. FasoÉRic m , fils de Ferdinand I , succède h Ferdinand II , son neveu , et se fait couronner le a6 juin i497- Mais Pan tSoi , il est dépouillé de ^es états, par Louis Xll , roi de France , et par Ferdinand le Catholique , roi d'Aragon. Frédéric, retiré dans l'ilç d'ischia , n'eut alors de ressource

Sue dans la générosité du monarque français, oui lui donna le uché d'Anjou, 00 plutôt le titrer de ce duché, avec trente mille dncats de rente. \\ se retira à Tours , <A il fixa sa résidence et y mourut d'une fièvre quarte^ le 9 novembre *i5o4t âgé de cinquante- deux ans. llfut inhumé au Plessis-lès-Tours, dans le couvent des Minimes >, et ce fut saint François de Paule qui reçut le corps. Isabelle de Baux, sa veuve, se proposait de le faire transporter à Naples dans le tombeau des rois ses prédécesseurs ; mais le projet n'ayant pu s'exécuter, le corps resta au couvent des Minimes, et en i562, il fut brûlé par les Calvinistes avec ceflui de saint François de Paule. ( d'Ëgly, hisU de Nap. , tomt IV. ) ( Fojr. Louis XII , roi de France. > Ferdinand , duc de Calabre , fils, aîné de Frédéric , se défendit , quelque tems après son départ, dans Tarente; mais les habitants ayant.

DES ROIS DE KAPLES. iSj

per Ju toute espérance de secours, convinrent de rendre la place à Gonzalve, après l'avoir fait jurer sur l'eucharistie, qu'il per^. mettrait au prince de se retirer où il voudrait. Malgré cet en-^ gageaient , le général espagnol fit conduire le duc de Calabre en Espagne, où il fut retenu à Zativa , dans une longue captivité, du.r^^pt laquelle il refusa, Pan t5i6, après la mort de Ferdinand le Catholique , le royaume d'Aragon , que les états du pays lui offrirent. Charles- Quint, pour récompense de cette espèce de générosité, le tira de prison au bout de dix ans, et lui fit épouser Ursule^ Germai ne ae Foix , veuve de Ferdinand le Catholique. (£lle était fille de Jean-Félix et de Marguerite, sœur de Louis Xll. ) Ayant perdu cette épouse au bout de dix ans , il se remaria à dona Mencia de Mendoza , et mourut , Tan iSSo , à l'âge d'environ soixante-deux ans , étant néâ.Andriâ, dans la Pouille, l'an 14B8. Il fut inhumé dans l'église des rois, auprès ée Valence , au monastère de^ Hiéronimites, qu'il avatt fondé. ^Nouq. Vûy, d'Espagne j fmi en 1777 et 1778, tom. 1 1 pag. i.i4«)

Le roi Frédéric 111 avait épousé en premières noces, l'an 1.4789 AnnBi fille d'Amédée IX, duc de Savoie, dont il li'eut qu'une fiUç, Charlotte, princesse de Tarente, qui, fut mariée , le 27 janvier iSoo , à Gui , seizième du nom, comte de Laval. Frédéric épousa en secondes noces, Isabelle^ dite RlÉonore , fille de Pierre de Baux , duc d'Andria, de laquelle il eut Ferdinand , duc de Calabre, dont on vient de parler; Alfonâe, connu en France sous le nom d'infant d'Aragon (mort à Grenoble en i5i5); César, qui, s'étant retiré à Ferrare, y mourut à l'âge de vingt-huit ans; et deux filles. Tous ces enfants moururent sans postérité , à l'exception de la princesse de Tarente qui laissa un fils et deux filles. ^Le fils, nommé François de Laval, fut tué, l'an i522, au combat de la Bicoque; Catherine, l'aîné des filles, fut mariée, en 1S18» au comte de Kieux; et Anne, la cadette, épousa, en i52c , François de la Trémoillc, prince de Talmont. La ligne de Catherine ayant manqué en i6o5 , par la mort de Gui, vingtième du nom , comte de Laval , toute la succession des comtes de Laval et de la princesse de Tarente passa dans la ligne d'Anne de Laval, et fut recueillie par Henri , duc de la Trémoille , son arrière - petit - fils. Kn vertu de cette descendance, la maison de la Trémoille a des prétentions sur le ropume de j^aples, comme unique héritière du roi Frédéric ; et c'est en conséquence, qu^elle obtint de Louis XIV, en 16489 la permission d'envoyer au congrès de Munster un député chargé de faire les poursuites nécessaires pour la conservation de ses droits. Les protestations qu'elle fit alor$ ont

358 CHBOir. nxsT. de8 rois de kaples.

été renouvelées dans lu plupart des congrès subséapents , et err dernier lieu , Tan 174B , à Voccasion du traité définitif de paix conclu à Aix-la-Chapelle.

Revenons-en au sort du royaume de Naples , deptiis que Frédéric III en fut déjpouillé. Ferdinand le Catholique , contre la foi da traité qu'il avait fait avec Losis XII , l'envahit tout entier en i5o3. Cette usurpation, néanmoins, fut en quelque sorte légitimée par le traité de Blois, conclu le la octobre i5o5, entre Louis Xll et Ferdinand ; traité par lequel le monarque français , en donnant en mariage Germaine de Foix , sa nièce , au roi d'£spagne, cédait à cette princesse la portion du royaume de Naples , qui lui était échue en partage , à charge de réversion à la couronne de France en cas qu'elle restât veuve sans enfants. Mais Ferdinand , à la faveur des brouilleries qui s'élevèrent entre le pape Jules II et Louis XII , obtint du premier une bulle, en date du 3 juillet i€io , par laquelle il cassait et annuUait le traité de Blois, comme nitsans la participation du saint siège ; déclarait Louis déchu de toute prétention à la moitié du royaume de Naples , et transportait, à Ferdinand et ses successeurs , la propriété entière de cet état» Louis XII, fit vainement ses protestations contre cette bulle.

>' ■ ' '» Il r

CHRONOLOGIE HISTORIQUE

Page 1