‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 3)Chapitre 122 sur 277 · JEAN-JACQUES · texte numérisé non relu

JEAN-JACQUES

1418. Jean-Jacques, qualifié marquis d'Aquasana , du vivant de Théodore II, son père, lui succéda au marquisat de Montferrat , avec Jeanne, fille d'Amédée VII, duc de Savoie, qu'il avait épousée en t^n. L'an i4*5, après avoir vtîcu jusqu'alors en bonne intelligence avec Philippe-Marie, duc dp Milan, il entra dans la confédération que firent contre lui les Florentins avec Alfonse , roi de Naples, le duc de Savoie et la république de Venise. Mais Philippe-Marie trouva le moyen d'en détacher, Tannée suivante, le duc de Savoie, en promettant d'épouser Marie , sa fille , avec le Verceillois pour sa dot. Cette défection affaiblit le parti des confédérés, et donna ouverture à des négociations pour la paix.

Le marquis Jean-Jacques s 'étant ligué de nouveau avec les "Vénitiens et les Florentins, contre le duc de Milan, celui-ci envoya, l'an 14^1, dans le Montferrat ? son général François Sforce, ou, selon d'autres, Piccinino, qui fit de si grandes conquêtes dans le Montferrat, qu'il mit le marquis presque en chemise, suivant l'expression de Muratori , ne lui ayant laissé que Casai et quelques autres lieux aux environs , qu'on l'obligea même, pour obtenir la paix, de remettre entre les mains du aue de Savoie. Dans cette extrémité, Jean-Jacques prit le parti de se retirer à Venise pour y vivre aux dépens de la seigneurie. Il y resta jusqu'à la paix que le duc de Milan fit avec Venise et ses confédérés, par ta médiation du marquis d'Est et du marquis de Saluées. Mais il eut bien de la peine à se faire conirendre dans le traité du 26 avril i433, portant que les parties elligérantes se restitueraient toutes les terres qu'elles s'étaient prises respectivement dans le cours île la guerre. Le duc de Savoie ne se pressa pas néanmoins de se dessaisir de celles de Montferrat, qu'il avait en dépôt. Avant de les rendre, il exigeait que le marquis lui fit cession de tout ce qu'il avait audelà du Pô et de la Doria, c'est-à-dire de Chivas, Settimo, Aréglio et Brandis , sous la promesse que le duc faisait de les redonner en fief au fils aîné du marquis. Il fallut enfin en venir là; et ce qu'il y a de singulier, ce fut ce même duc de Milan, Thilippe-Marie t contre lequel il s'était confédéré , qui fut le

DES MARQUIS DE MONITEUR AT. aog

médiatéur de raccommodement , dont le traité fut signé , au moi« de janvier i435, par les plénipotentiaires des parties à Turin. L'an i445 , le marquis Jean-Jacques finit ses jours, le ïamars» à Casai , qu'il avait choisi pour le lieu de sa résidence, et fut enterré aux Cordeliers de cette ville. Sa femme lui survécut jusqu'en 1460. Il laissa d'elle quatre fils et deux filles. Les fils sont ; Jean, qui suit ; Guillaume , qui viendra ensuite; Boniface , successeur de Guillaume; et Théodore, caidinal en 1464, mort le 21 janvier i4&i- Les filles : Aimée, femme de Jean 111 , roi de Chypre; et Isabelle, mariée à Louis * marquis de Saluces. .,.

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