BRANCHE DE FRANCE
" Joseph I, né à Turin, le a6 septembre i645, après avoir fini son éducation à Rome , passa à Naples. Il fut successivement au service de Charles H, roi d'Espagne, et des ducs de Savoie , qu'il quitta ensuite, pour parcourir l'Italie , l' Allemagne, la Hongrie, la Turquie, les Pays-Bas , l'Angleterre et la France. Doué d'une mémoire et d'une activité incroyables, il embrassa avec ardeur les études de toute espèce. A la connaissance de la plupart des langues de l'Europe, il joignait une érudition vaste ; mais ce génie ardent était malheureusement porté à la satire. En ayant usé successivement contre les ducs de Parme, et contre Victor Amédée H, qui l'avait protégé d'abord, et ensuite abandonné, il fut forcé de se réfugier en France pour sauver sa tête mise à prix, et d'y vivre ignoré quelque tems. Charles IV de Gouzague, dernier duc de Mantoue, l'aimait particulièrement . et les espérances qu'il lui avait données , de le faire rentrer dans les bonnes grâces du duc Fiançois Farnèse, et d'engager ce prince à le rétablir à Montechiarugolo, s' étant évanouies, Joseph en fut accablé de chagrin. Saisi d'une fièvre plieuse à Mantoue, il y fit son testament le 10 mars 1 702, par lequel il instituait ses enfants héritiers pâr parties égales, déclarant qu'il n'y aurait lieu à une primugéniture que pour les biens de hdéi-commis et les fiefs situés en Italie. Il rappelle aussi, à leur défaut, comme le comte Philibert , son J>ère . les branches de Pologne et de Lombardie. Echappant à cette maladie et à de nouveaux périls , de retour en France, il y fut persécuté jusqu'au dernier moment par ceux qu'il avait si injustement offensés, et périt empoisonné , à Paris , le 7 octobre 1707. Il avait épousé , en 1696,
N Massok, d'une famille chapilrale de Franche-Comté, dont U
laissa, outre deux filles mortes sans alliances, deux enfants mâles, Joseph-Philippe et Claude , qui suivent.
Joseph-Philippe , né à Paris, en 1697, élevé à Rome r fut quelque* années au service du pape , qu'il quitta pour passer en France en 1723. Aux talents pour la poésie , dont il fut doué comme ses aïeux . il réunit de grandes vues politiques qui l'égarèrent.II épousa, en Akne- Therese-Moumebqué de Bazon court, d'une famille noble, originaire de Champagne ; et de ce mariage , sortirent quatre enfants, Claude-Philibert, Cyr-Gabriel, Isaac-Joseph , et une fille nommée Adélaïde.
Claude , deuxième fils de Joseph I , né à Paris en 1699, élevé avec son frère à Rome , fut d'abord destiné à l'église, et reçut les ordres mineurs. Ensuite étant entré au service de France dans la cavalerie , il fut obligé de le quitter, quoique fort jeune , à cause des violents accès de goutte dont il était tourmenté, Du courage pour supporter de
DES COUTES »KHïOTSTECHI\llUGOLO. fyS
tomtc François Anguisciola , de Plaisance. Outre ces enfants, il avait eu , avant, son mariage, d'une villageoise appelée Catheriue, un fils naturel, nommé Pompilio, reçu, malgré sa