‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 3)Chapitre 42 sur 277 · COMTES DE TYROL · texte numérisé non relu

COMTES DE TYROL

jFREDERlC II ou IV, dit LE VIEUX.

i4"* Frédéric, après le partage fait avec Ernest, son frère, alla s'établir à lnspruck , capitale du Tyrol. Son caractère entreprenant le compromit avec les évêques de Coire et de Trente et avec quelques abbés de ses terres, qu'il maltraita. Ces prélats l'ayant traduit, l'an i4*5 , au concile de Constance, il se lia , pour mettre en défaut cette assemblée , avec le pape Jean XXIII, qu'elle voulait déposer; et, l'ayant aidé à s'évader la nuit du 20 mars , il le conduisit à Schaffhouse , d'où ils se retirèrent ensuite à Neubourg sur le Rhin. L'empereur Sigis-* mond et les pères de Constance parurent également irrités de cette démarche de Frédéric. Le premier le mit au ban de l'empire , et le concile l'excommunia. D'après cette proscription , l'empereur s'empara de la T:irgovie. La ville impériale de Schaffhouse , qui avait été engagée à la maison d'Autriche, se racheta au moyen d'une grosse somme : presque tous les vassaux du duc l'abandonnèrent. Les Suisses, pressés par Sigismond et le concile, prirent les armes pour dépouiller Frédéric, auquel ils enlevèrent, dans l'espace de six semaines, l'Argeu , les comtés de Habsbourg , de Lenzbourg, le bailliage de Dié» tikon , la ville de Mellingen et le comté de Bade. Frédéric , effrayé par ces pertes, et en craignant encore de plus grandes « se hâta de faire sa paix avec l'empereur. Le duc de Bavière , son parent , et le burgrave de Nuremberg , en furent les médiateurs. Ayant obtenu de Sigismond , pour lui , un sauf*

Page 1