‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 3)Chapitre 57 sur 277 · A CONRAD UL · texte numérisé non relu

A CONRAD UL

10S7 au plus tard. Conrad , ou Conon, parent de Tempe— leur, est qualifié duc de Carinthie , Tan io5y, par Lambert d'AschaîTenbourg. Cuono, dit-il, cognatus régis dux foetus est Garentenorum. Le même écrivain dit qu'il mourut Tannée suivanle , io$$\ comme il était sur le point d'entrer dans la -Carinthie, qu'il n'avait) pas encore vue. C'est ce que nous savons de lui.

B£hTHOLD DE ZERINGEN, dit LE BARBU t

•ET MARQUARD,

xo6o. BERTHOLD , dit LE Barbu* duc de Zéringen, 1er. de «on nom , ayant perdu l'espérance d'obtenir le duché de Suabe^ que l'empereur Henri III lui avait promis , reçut , de l'impératrice Agnès, en dédommagement , l'an 1060, le duché de Carinthie avec la Marche de Vérone. L'empereur Henri IV , a sa demande , lui associa , depuis , son (ils Je même nom que lui. Mais,, Tan 107 3, Henri, le voyant lié avec les Saxons rebelles, donoa la Carinthie, avec ses annexes, à Marquard, fils, d'Adalbéron d'Eppenstein, qui avait autrefois possédé ce duché» Pour ne pas , toutefois , jeter Berthold dans le désespoir , il lui fit entendre qu'il ne lui avait donné Marquard que pour collègue. Celui-ci finit ses jours au mois de mai 1077 , laissant de LiupiftCU, son épouse, Liutold , qui suit ; Henri, qui viendra ensuite; Uhic, qui devint patriarche d'Aquilée en 108G* mort en 1121 ; et Hennan, fait évéque de Fadoue en iodS^. mort en, 1087. Berthold n'avait point pardonné au roi Henri sa déposition. Il lui rendit la pareille , le i3 mars 1077 , à la aiète de Forcheim, où il donna son suffrage pour l'élection de fan tkésar Rodolphe de Suabe. {Lambert. Schafnaè.) Mais il ne jouît pas lonç-Jeins du plaisir de la vengeance : il suivit Marquard, son rival, au tombeau, dans le mois de juillet 1077^ ou 107c), { Voy. les ducs de Zéringen. )

LIUTOLD;

1077. Liutold, fils aîné u> Marquard d'Eppenstein f lui

DES DUCS DE CARrNTKïE. Vj

suceéJa au Juché de Carinthie et dans la Marche de Yérone. Il était alors à la suite de l'empereur dans son expédition d'Italie. }l servit ce prinee^' avec zèle, pendant plusieurs années; mais il ne persévéra pas dans la fidélité qu'il lui devait. L'ambition, à la fin y en fit un ingrat. L'an 1090 , il se joignit aux ennemi» de Henri , dans l'espérance de parvenir, par .sa déposition , à l'empire. Mais la mort , qui le surprit cette m£me année , fit évanouir ce dessein perfide.

HENàl Tî.

1090* HenkI , que L'empereur avait ïait marquis dtstriè-^ succéda r Tan 1090, à Liutold son frêrê , mort sans lignée « V au duché de Carinthie. L'an 1096 , il acheva l'abbaye de Saint- Lambert , commencée par son père dans la haute Styrie. 11 eut» comme son frère ^ un compétiteur de la maison de Zéringen ; s'était Berthold ïl 1 , qui prenait aussi le titre de due de Carinthie. L'an 1 1 14 »- l'empereur Henri V confirma la fondation dumonastère de Saint Liimbert s par ses lettres datées du 16 janvier , dans lesquelles il appelle Le duc Henri, son taevéu : Pétition Henrici ducfo £arinthi& nepotis nosïri. (Froëîich, Archonte Carinth. , pag. 36.) Cé ternie nepotis hè peut êlre pris ici dans K; sens propre 9 attendu que le duc, Henn était beaucoup plus 4gé que cet empereur. I>azius et 'Mégiser placent sa mort àu 2S mars 1127, d'après d'ancien* monuments. Il avait épousé r i°. LnrrJtARDE r 2+: Bévtaix , 3*. Sophie , fille de Léopold le Beau , marquis d'Autriche , dorit il eut une fille , mariéfe à Kngelbert d'Ortenbourg comte de Lavant. Par la mort de- Henri 11 , le duché de Carirrthie , au défaut d'hoirs mâles + sortit de la maison d'Eppenstein pour passer, dans celle de La»tant,, appelée, depuis, de Sponheim*

atNRI III, m LE JEÛNE.

1*27. Hbnrî, fils d*Fngelbert , comte de Lavant : idarquîi dlstrie , et d'Êuvvige de Carinthie , succéda t Tan tiàj, a son aïeul maternel , Henri 11 , dans lé duché de' Carinthie. Mais il n'en i juit pas long-tems , étant mort, au mois de février i i3ô ^ sans laisser de postérité. Pendant ce couft intervalle , il eut dé grands démêlés avec Conrad I , archevêque de Saîzbourg. Ce prélat , èxcédé par les violences qu'il exerçait à son égard , prit Ife parti de rexct>mmunlièr. Le remède produisit son effet. lHeftri s'humilia , et étant venu demander pardon , nu-piéds, à Par— thevêque, vl obtint son absolution. (£ez ^ Anecd., tome lll, jatu 11 , pag.i4*0

«u'il fil sur les terres de l'évêché de Frisingue t ayant été «Té-* Kréés au pape Innocent IV, lui attirèrent une excommunication, dont il fut frappé le i\ août de cette année. (Froélich.) 11 mourut au mois de février ia56tet fut enterré au monastère de Landestrot. ( Rubéis.) De Jutte , son épouse y de lamaison royale 4e Bohême, il eut Ulric, qui suit; Bernard^ mort avant son père r et enterré auprès de lui; Philippe,, qui viendra ci-après ; et Marguerite»

ULRIC m.

1256. Ulric r fils aîné de Bernard , et son successeur au> duché de Carinthie et dans le titre de seigneur de Carniole , avait été envoyé, dès Tan J245> avec deux cents chevaux , au secours de Wenceslas III, roi de Bohême, contre Frédéric fa Belliqueux, duc d'Autriche. Mais, ayant été battu et fait pri— sonnier, il n'avait recouvré sa liberté que Tannée suivante. Son> mariage avec Agnès de Méranie , que le duc d'Autriche avait répudiée du consentement des évêques t fut une des conditions de son élargissement» L'an 1260, il fonda la chartreuse àe Yronitz, ou fcraudenthat (en latin Jucundà fraJ/ù)f dont son père avait conçu le projet , que le tems et les conjoncturesne lui avaient pas permis {l'exécuter. L'an 1262 r il confirma et dota l'hôpital de Saint-Antoine de Poksruck t fondé par Otton I , duc de Méranie t son beau-père. Devenu veuf, il épousa, en secondes noces, l'an 126*6 1 Agnès t fille d'Her— man VI , marquis de Bade , et de Gertrude d'Autriche. L'aa 1268, il fit cette fameuse charte par laquelle , au cas qu'il mourut sans enfants, il instituait son héritier universel Przémislas-Ottocare 11/ roi de Bohême, son cousin, sans faire mention de Philippe , son frère , qui avait été élu archevêque de Salzbourg en L266 , et n'était pas encore sacré. Les états, de Carinthie ne furent pas consultés pour ce testament. Pans la crainte que Philippe ne les fit intervenir un jour pour annuler cet acte , Ulric et Ottocare s'employèrent pour le faire substituer à Grégoire de Montelongo, patriarche d'Aquiléet mort le 8 octobre 1269 ; et ils y réussirent. Philippe fut élu patriarche le 24 du même mois. Ulric mourut trots jours après sans laisser de postérité.

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