‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 101 sur 161 · BAUDOUIN III · texte numérisé non relu

BAUDOUIN III

; Jidt'ill •îftf.J ira* .VI VHITOO //<1 - 1099. BxtrnotJiï* 111 , fils aîné de Baudouin II , fut reconnu comté de Hainaut après le retour du/ Wage <bùe' Sa ibère fil

^ èùé' sa mère m *

Rome. Robert le Jeune , comté de fflandré, ieririt revenu deli croisade , voyait avec peine que soft pèrtfeiat rendu aux comtes de Hainaut. le château de Douai avec ses dépendances. K'osàiît tenter d'y rentrer de fbrfce, il eut recours au étratagême. nos* à Baudouin de lui donner en ifWrrîafe^ne nièce $à femme (c'était Adélaïde de Savoie,' depiriîréihë tfe trato, éporise de Louis le Gr*os, comme été dît pins' barjt)] ^ exigea pour sûreté de sa parole qù'il'hhV livrât le t:Mteati St Douai. Baudouin, flatté d'une pareille aMiàndr, engagea* itfïjïrôle avant qu'il eût vu la princesse : mais lorso^u^lîè lm fu^prÉ'sentée, il la trouva trop difforme à son gréf et ,{ tôryànt f» voulu l'épouser, Douai et ses dépendances furent *peroas\jxfo/' lui. Les auteurs varient sur l'époque de cet é>€tiémeïi!. Plusieurs disent qu'il s>st passé entre Robert le* Frison et Batfdduib-te Jérosolymitain. Mais Heriman de Tournai , pRis àricïen tfiï tous les autres, attribue cette négociâtipn à Clémence de Bçorgogne, femme de Robert II; et quo^n'il se trompe pofor * tems, il estao «^nd cela» qwi mérite te plus ^ croyaroee;

DES COMTES DE ttA.TKÀVT, 36 1

CC fjiîP nous oiraypus dit dans la préface do t. XIII du Recueil

mourut l'an vao, suiyant Alhéric, et fut enterré à Sainte* Vaiidru de Mons. D'Yolande , fon épouse 1 fille de Gérard de Wassemberg, comte tle Gneldro, il laissa Baudouin, son successeur; Gérard, seign^ïir.jjde Dodowpert et de Dalem , eû Gueldre; Vola ride, fenime de Gérard de Créqui ; Gerlrude , mariée à, Ro^u'^&^Toiip^Jxiehilde, femme d'Evrard, drôle- ^Pgfln^iï?^0 ^es seigneurs de Mortagoe» ( Anselme. ) Baudouin d'Ayenes, dans sa chronique, et Gilbert de Mons y ne Donnent au comte Baudouin mie deux fds et deux fi l les. iolaïuie, sa femme, se remaria, suivant l ancienne généalogie its , comtes de Àainàut {Soicil. y .tome Vil ), à Godefroi de liain, son vassal, clrôtefain de Valeuçieunes et. seigneur de ftibemout , dont elle eut un fils , Godefroi, seigneur de Bonenatn, et une fille, Berthe, mariée, i^. au comte de Duras f a0, à Gilles de Saint- Aubcrt , sénéchal de Hainaut.

BAUDOUIN IV, dit LE BATISSEUR.

mmi li >1 H maobufiH d\> ènnt zûl , 111 *moti*À<l jHj&i Mao. Baudouin IV succéda en bas âge à Baudouin III, sort

père-, sous la tulelle d'Yolande sa mère. Gelte princesse sV.tant remarier, comme ou L a dit, à Godefroi de Bouchain, Tan r 127, le jeune Baudouin prit alors en main les rênes de son comté.

ouin, la même année, après la mort de Charles,, comte de Flandre, semit sur les rangs pour lui succéder* comme étant issji de Baudouin VI , comte de Flandre, après la mort duquel Hubert le Frison avait envahi ce comté. Apprenant que Louis le Gtoa amenait Guillaume Cliton pour l'en investir, il vint , accompagné de sa noblesse et de son conseil , trouver ce monarque à Arras pour loi représenter son droit, qu'il s'offrit -de J|puver par le. duel, suivant l'usage du teras. Louis écouta ses remontrances avec bonté. Mais rengagement qu'il avait pris avec Cliton prévalut sur les raisons de Baudouin, et Louis ren-4 voya celui-ci comble Je caresses sans avoir rien obtenu. Baudouin, (|ui ne se payait pas de cette monnaie t veut se faire justice ju\r la voie des armes. Ligue avec Etienne comte de Boulogne, Godefroi de Nainur et Guillaume d'Ipres, il se jette sur Oudenarde dont il se ren4 maître. Baudouin d'Alost et

* xin. 4e

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36a cïmÔTOLOGiE HWTOMQti*

Razon de Gavre étant venus avec les Gantais l'assiéger dans cette place, il les met en fuite et fait ensuite la conquête de Ninove.' (Bouquet, tome XIII, pag, ) ^e roi de Fratfte arrive , le icr. mai , devant Oudenarde, précédé de Cliton , qui, la veille, avait brûlé le faubourg de la place avec l'église, bà i3oo personnes s'étaient réfugiées. C'est ce que raconte1 Gàlbert dans la vie de Charles le Bon , sans dire si le roi sTemjiàra d'Oudenarde; ce qui est néanmoins très-vraisemblablé. feu-jdouin alors s'allie avec le roi d'Angleterre pour erhpétneV fft progrès de Cliton. Celui-ci ayant été tué l'année suivante^ èM pour successeur Thierri d'Alsace, à qui Baudouin disputi également, mais avec aussi peu de succès, la Flandre. 1)1

Gérard de Saint-Aubert étant entré en guerre , Pan iIBS, contre Liétard, évêque de Cambrai , Baudouin marche âii secours du premier et brûle Catean-Cambresis avec les égjisei qu'il renfermait. Excommunié pour ce sujet , il se réconcilie*, la même année, avec le prélat, et obtient son absolution ente rendant caution de la paix qu'il avait faite avec Gérard. (ï-àiSbcrt Waterlos ad hune an. ) Nicolas, successeur de l'evêquè Liétard, s'étant brouillé, l'an ii^S, avec tes citovens de Cîràtbrai, Baudouin se joint à ces derniers pour faire la guerre à ce prélat et à Simon d'Oisi , son allié. 11 attaque avec eux,' sàtàs succès , le château de Saint-Aubert, et se venge de cet échec ep brûlant les environs de Cambrai. ( Idem: ) La mémé année i il marche à la défense de Roger de Toéni , son beau-frère , attt

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Çuillaume d'ipres. (Waterlos ad hune an.) Mais il paraît que cette ligue n'eut aucun eftet. C'était une loi dans le Hainaut, le Brabant et l'Ostrevant, que quiconque y posséJait d'ancienneté ou avait lui-même construit, soit dans l'alleu, soit dans le fief d'autrui , une fortérèsse, en devait VHùm\ au comte de Hainaut avant tout autre suzerain, à la chan la lui remettre toutes les fois qu'il en serait sommé. Gauthier d'Avônes, surnommé Pelukel, cité pour ce sujet, Tan ïttfliï la cour de Baudouin , s'émut tellement dans ses défenses, fju'il en mourut la nuit suivante. (Gilbert de Mons et rjerimad.)

Baudouin, après avoir été plusieurs années en état de guerre avec Tierri d'Alsace, avait fait avec lui un traité de paix. Mais le voyant parti, l'an 1 1 47» pour la croisade, il se jeta, Tannée suivante, sur la Flandre, qu'il ravagea sans égara pour la situation de la ctfmtesse Sibylle qui , étant en couches, lui faisait

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