‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 102 sur 161 · SES COUTES DE HAINAUT. S · texte numérisé non relu

SES COUTES DE HAINAUT. S

demander la paix avec instance. Mais Sibylle , délivrée , lui rendit avec usuré le mai qu'il lui 3vait fait. (Bouquet, t. XIII f page 7S7.) ïhierri, son époux, étant de retour Pan n5o, se prépare à . continuer la guerre contre Baudouin. Samson , archevêque de Reims, étant venu dans le pays avec plusieurs de ses icoïpprovinçiaux , assemble les deux comtes au lieu dit la Guérite de Saint-Remi, Spécula Sancti-Remif;ii , et travaille à les amener a un traité de paix dans la semaine de la Pentecôte. ^tai£ une sédition du peuple ayant troublé la négociation, on reprenfj les armes de part et d'autre. Baudquin , fortifie de l'alliaricç de Henri I, comte de Namur, son beau-père, et des \ évèques de Liège et de Cambrai, marche contre J'hierri pour l'empêcher de fortifier son château de Cauhorlim, situé au pied du mont Saint-Remi, et s'en revient avec la honte d'avoir été défait. ( Waterlos et Annal. Aqukin. ) Le château de Raucourt incommodait fort celui de Douai , où personne , sans le congé du seigneur, ne pouvait arriver en sûreté, et d'où il était également difficile ae sortir contre son gré. Le comte de Flandre, l'ayant. fait investir, réduisit bientôt la garnison * la disette. Baudpuin vole à son secours et trouve moyen de faire entrer des vivres dans ta place en l'absence de Thierri. Celui-ci ^ à son retour, ayant ranimé le courage des siens, met en fuite Vennemi au mois de septembre n5o, suivant Lambert Waterlos. Mais la, chronique, non imprimée, de Saint-Bavon, àont monseigneur l'évêque d'Anvers possède un exemplaire , met celte expédition en 1 1 5 1 •

L'année t*63 fut heureuse pour Baudouin , en ce qu'elle lui assura, ou plutôt à son fils, la succession de Henri I, son beau-frère, comte de Namur, de Luxembourg, de la Roche et de Durbui, par la donation qu'il lui en fit comme à son plus proche héritier, n'ayant point d'enfants de Laurettesa femme. (Gilbert de Mons. )

La* mort de Nicolas, évêque de Cambrai , arrivée l'an 1 167, «ccasiona un schisme en cette église, par la double élection tfe Pierre, fils de Tierri d'Alsace, et de l'archidiacre Alard. La première l'emporta, l'an 1 163, par la protection de l'empereur, ïnalgré les efforts de Baudouin pour la faire casser.

Baudouin était un grand bâtisseur , et le, surnom lui en testa, 11 entoura de, murs la ville de Binrhe , fortifia la ville d'Ath, en Brabant , qu'il avait acquise de Giîles de Traségnies, repara le Quênoi, y bâtit un château , et en fit autant à Bouçhain. Rraine-la-Villote , nommée depuis Braine-le-Comte , <kn$ le Hainaut, se trouva bien aussi d'être tombée sous sa juissauice f au moyen d^un, échange qu'il fit avec le chapitre de

3S< , CfincwoLOGiE historique

Saiat-Vaudru, Mais la ville q^il sWpa le -plus à embellir fol celle de Valencieoaes, qa il avait achetée,, l'an 1160, de Godefrai , son frère utérin , avec la châtellenie et plusieurs fond* Aitués dans ttJsîrevant. €e fat dans cette ville qu'il arma chevalier, le samcdi-vsaint 1168, Baudouin, 30a fils, alors l'aine. Mais pendant les fêtes suivantes , comme il était monte *jir, ira écfaafaud |iour montrer à .des seigneurs étrangers les normaoi édifices qu'il faisait à Valonciennes, dans sorr palais nomme ta Salle- le-Comtc, la machine effondra sous le poids de la compagnie. Le comte > en tombant» se cassa la cuisse et eut avec Baudouin , son fils, et beaucoup d'autres, tout le corps froissé. La comtesse Alix , sa femme, dite aussi Ermessi.ndl , fille de Godefroi , comte de JNamuT, fut si frappée de cet accident, qu'elle en prit la fièvre qui l'emporta en peu de, joum* (leivarde. ) Son époux, néanmoins , rétabli de sa chute, marcha, dans l'automne de l'année suivante , accompagné de Baudouin , son fils, au secours de Henri , son beau frère, comte de ^iamur, contre Godefroi , duc de Louvain,, qu'il obligea, dit Gilbert de Mons, de faire une paix honnête avec Heari. il mourut* suivant le même auteur, Je 8 novembre hVjv+aêfitim dk *)ftsio ommum Sanc/orum, et fut inhumé fc. Sainte Yaudru auprès de aa femme, dont il ent Baudouin , mprt^o bas âge; Geoflroi, comte d Ostrevant , mort, Tan i âgé, de seîxe ans; un autre Baudouin > qui suit; Henri %.seigae»r 4e Sébaurg; Yolande , mariée , yves de Nêle,, comte de Soisaoi»,*?» à Hugues de Champ-d' Avênes , comte de Saint-Pol ; Àgnèi* dite la Boiteuse, Anime de Raoul de Couci ; et Laureuce, Ijwriée, i<\ à Thicrri , aire d'Alost , #>. à Bouchard V,baron de Moatmorençi,,,,, k,. .,!, ... rji iVi.fW » 1

V BAUDOUIN V, dit LE COURAGEUX. '

u>>i;* r*l»ÏC.i»i », <«f«H . •»î'i1l»'.M >U *« '»jSS, ?î.l ' '»

,, 117 1. Baudouin, a» l'an 1160, devint le successeur de Baudouin IV, son père , après avoir gouverné le Hainaut art* lui, mais dans une parfaite soumission , dit Gilbert de Mons< depuis qu'il l'eut fait chevàlie*. Le Haànaut était alors temph d'ennemis domestiques, qui se périmeraient impunément lei vols et les brigandages. Le jeune Baudouin , dès qu'il eut le pouvoir en main, entreprit de les réprimer v et , les avant poursuivis les armes a la main', il exerça, suivant le même auteur, la plus grande sévérité contre ceux qui tombèrent entre ses mains , sans é$ard pour la noblesse de là plupart d'entr'eux< Par ses ordres plusieurs furent pendus, d'autres novés, quel-* aucuns brûlés y et il y eu e*it même qui furent enterrés vifi»

btà tOVÎTtB fDfe HÀINÀOT. $65

% fcaisiofirïé paor les fcûrnois* Baudouin était p*rti , Pan 1 170, mois d'août ; pour une de tes fêtes rntlitâirés indiquée* à Traségnws^ par le seigneur du lieu. Mais il rencontra, sur sa toute, Godefroi , duc de Lob vain , son ennemi, qui l'ai fendait avec mille hommes, tant dé pied que de cavalerie. Baudouin , malgré neçaHté delâpartie, se mit en état dé défense , et combattit avec tant de valeur et de succès, qu'il marcha sur le vewtre à Tennemi , et continua sa route: L'an 1172, il eut encore une aventure en allant au tournoi de Rougoment, en Bourgogne, avec environ cent chevaliers de Hainaut. <• Quand il a approcha de Hougemoot , (dit une ancienne chronique ma— » nuscriie) li Quens de Nevers défend i qm» on ne rhenergeast ^ nptts ; pour ce ne bissa mie à> héberger : de quoy li Quens de » 'Nevers fu si eouroucié, que il assembla contre li , et ot on sa » compaignié li duc Henri de Botirgotène. Ql>en« Bauduin « s'appareilla de bien' défendre ; mais fi Quens de Nevers ne

défense du corn te de Namu r ] avec le duc de 1 «égea>, dans l'automne, -son château d'Àïlon , et le contraignit a demande? la paix* Ce n'était pas sans fntérêt personnel que Baudouin prônait si chaudement les intérêts de Henri , son . oncle. Ce comte vn-'ayarit point d'enfants et nxen espéra** point, avait institué son HéViti^r, comme on Ta dil,'d<*$ Tan uG3, Baudouin ÎV.' L?ah 1184 (n. st. ), pour s'assorer cette succession qui n'était point encore ouverte, Baudouin V vint dans le Carême, avec des lettres de recommandation de sort oncle, en demander la confirmation à l'empereur Frédéric I , , <jui tenait alors sa cour à Haçucnau. Frédéric ne fit aucune difficulté sur sa demande; mais pour lui accorder celle faveur d'une manière plus solennelle , il le renvoya à la diète qu'il se proposait dfc tenir, l'année suivante, à Mayence. ( Gilbert de Mous.") Le roi Philippe Auguste, gendre du comte de Hainaot, était, alons en gitecrc avec Phi lippe d'Alsace , comte de Flandre, pour le Vcrrnaudois. Irrité des secours que son beau-père fournissait à son ennemi dont il était l'allié, le vassal et le beaufrire il pcnsail a décharger son resentiment sur la reine, s* , en la répudiant. Les- princes de la maison de Champagne y exhortaient le monarque : mais les plus sages prélats du royaume s'opposèrent à cet avis et empêchèrent qu'il ne fût

s- 1a roi d'Angleterre s'étant rendu-médiateur entre le roi dô

366 CHRONOLOGIE H.ISTORIQUÇ .

France et le comte de Flandre , rond à la conférence qui se tint

France et le comte de Flandre, Baudouin accompagna l(} sçr

nt près de Rouen , dans ie teras

pascal de Tan 1184, sur le débat des parties. Nullement re-f tnlé par le peu de succès au'elle eut, il alla trouver le roj^ son gendre , à Bétisi, et de là se rendit à Pontoise auprès d$ la reine , sa fille. La reine , dit Gilbert de Mons que nous,cft pions, supplia son père * les' larmes aux yeux, d'avoir pi $ d'elle et de lui-même , en cessant de favoriser le comte de Flandre ; ce qui fournissait, contre elle, des armes aux jaloux, Baudouin repondit à sa fille et au roi qu'il ferait pom? leur complaire tout ce qui dépendrait de lui , sauf la fidélité qtf il devait à son allié , et s'en tint là. Il se rendit ensuite, à la tel?

dix mille chevaliers, sans parler d^une foule prodigieuse d'ec clésiastiques et d'autres personnes de tout état. La course tint sous des tentes dressées dans une prairie vis-à-vis de Mavençe^ au-delà du Rhin. Le comte de Hainaut eut l'honneur ^ car

Îiréférence à plusieurs concurrents, d'y porter l'épée impériale, e jour de la Tête, devant l'empereur. Il obtint ce que Fré&riç lui avait fait espérer Tannée précédente, savoir, un diplôme confirmatif de la donation que Henri, son oncle, lui avait fajje, Baudouin quitta la cour impériale \e vendredi de la semaine de la Pentecôte pour retourner dans ses états. Pendant son absence , le comte de Flandre eut, avec le roi de France , une entrevue entre Compiègne et Chauni , dans laquelle ils conclurent une trêve pour eux et leurs alliés. Philippe Auguste y comprit , par adresse, parmi les siens , le comte de Hainaut, sons qu'il en eût connaissance , et cela dans la vu>e de le rendre suspect au comte de Flandre et de le détacher de son parti* J^arlifice produisit son effet , et brouilla le comte de Flandre avec celui de Hainaut. Une trêve que Baudouin avait faite avec le duc de Brabant , par rapport au château de Lambeck , qu'il avait fait élever sur les frontières du Brabant et de Harnai^t* était près d'expirer. Baudouin, voyant le duc lever une armée pour recommencer la guerre , va trouver le comte de Flandre >

le *6 juin ' '

devait par reçut , pour .

nouvelle trêve avec le duc de Brabant. Assuré par-là que le comte de Flandre était d'intelligence avec le duc de Brabant, il va rejoindre , le jour de saint Pierre , son armée campée à Tubise. Il députa aussitôt Jacques d'Avê nés y son homme-lige ^

' DES COMTES DE HÀÏNÀUT. 36j

au duc ^ pour l'engager à suspendre les hostilités. Mais pendant ce pourparler , un détachement de l'armée du duc va brûler le château de Lambeck. Baudouin, ne pouvant regagner le comte de Flandre, va trouver le roi Philippe Auguste à Paris,, ét de là se rend, comme ils en étaient convenus, au parlement de Soissons , où il conclut , avec ce monarque, un traité d'aï— iiânée, dans l'abbaye de Saint- Médard. (Gilbert de Mons. ) Le comte de Flandre, informé de ce traité , déclare la guerre à'Wi beau-frère , et se ligue avec plusieurs princes et seigneurs £bur fa faire à toute outrance. Jacques d'Avé*nes entra lui-même dank celte confédération , et y attira l'archevêque de Cologne, Lè'cbmtè dellainaut se voit tout-à-çoup assailli par une armée dé soixante, mille hommes , tant à pied qu'à cheval, sans compter dix-sept cents chevaliers, dont treize cents avaient été amené* par l'archevêque de Cologne. Baudouin , ne pouvant tenir la campagne contre ries forces si supérieures aux siennes, se borne a mettre ses places en état de défense , et laisse les ennemis saccager et brûleries lieux où ils passent. « Li quens Bauduin, » dit une ancienne Chronique manuscrite, seoit un jour à

* une fenestre à Mons , et pénsoit. Messire Ustaisscs dou Rues » (de Rœux ) s'en persut, si li dist: Sire que pensez- vous ? ••"Ne voiis en esmayés pas se vous véés vostre terre ardoir;

* mais reconfortez-vous à vos prudhommes qui ci sont. Li

* quens regarda , et dist : Saichiés, Ustaisses, que je ne, m.'es- » maie mie; car je sai bien que les seigneurs qui sont entrés cri

* ma terre en ont bien le pooir, ni ce n'est pas mes hontes si » je ne combats pas à eux. Mais je vous dirai que jepçnsoie., Je » vois le comte Philippon de Flandre, qui est mes voisins : de

* celui me cuidé-je bien venger ; car je puis entrer de ma terre

* en la soie. Autre tel puis-je faire au duc de Louvaing. De

* monseigneur Jacques d'Avesnes je ne fais force ; car ce es$ » un povre homme : de celui me vengerai legierement. Mais

* je pensoie a çe prestre de Coaloigne comme je m'en pusse » vengiér; car il maint (demeure ) si loin^; de moy, que je » n'ay pas encore treuvé la voie par quoi je 1 puisse alcr; et à

* ce pensoie- je orendroît. » ( Bibl. de Sainl-Gcrmain-des-Pre's % B*.t3i).) Après avoir ainsi ravagé le Haîuaut sans pouvoir prendre aucune place, lès confédérés s 'étant mis par là hors d'état d'y subsister, prirent lé parti de l'abandonner. Baudouin se jeta wr les terres de Jacques d'Avoués , et lui enleva Condé. Ou fit ensuite une trêve qui r après avoir été plusieurs fois prolongée, Se termina par le traité de paix que le roi (Je France Conclut , en ii85 , avec le comte de Flandre, et dans lequel fat compris U comte deHainaut. Immédiatement après, Bau-

36ft CBROTOLOCTE HISTOKIQOT

douin s'étantmis en marche, avec trente mille hommes, r>oui» secourir Henri, comte de Namur, son oncle,, attaqué par icv duc de Brabant, il prend et réduit en Cendres la ville et l'aî>bave de Gemblours , le mont Saint-Wibert, e.t d*autres lieu*.

Le" roi des Romains , Henri VI, sur les plaintes au comte de Flandre, le fait venir à Liège où il tenait ùné diète, et 'Wût

retirant , le prince fort mécontent <le lui. (ibid. ) La naissance d'une fille qu'eut le comte de Namur en i iB8, changea ses dispositions envers le comte de Hainaut , son neveu. Résolu de faire passer sa succession à çette fiïlé, il U fiança, l'année suivante, à Henri, cdnfte de Champagne, àvec assurance de ses états pour la dot. Baudouin , à cefte noirfede, députe le chevalier Goswin de Thulen et Gilbert de iMons, son

( UllUiniL. Ui UUJiai ii.ru «a m. km. . « —

, , ,putés du comte de Champagne étant arrh tems à Worms, l'empereur , après avoir entendu les uns et les autres, déclara qu'il voulait, pour se décider , attendre l'arrivée du roi des Romains, son fils , pour Jors absent, parce qu'il avait confirmé avec lui la donation faite à Baudouin. U jeune roi , mandé par son père a Schelestadt l'an 1 188 , ratifia le diplôme qu'ils avaient précédemment accordé à Baudouin. (Auctar. Aqukin.) Muni de celle ratification , le comte de Hainaut va trouver le comte, son oncle, et l'engage à révoquer 1rs nouvelles dispositions qu'il avait faites à son préjudice , et à déclarer valable et hors d'atteinte la donation qu'il lui avait laite. Mais ce vieillard faible, séduit bientôt après par les ennemis du comte, son neveu, rétracte ce qu'il venait de faire» et l oblige à sortir de ses étals . dont il lui avait confié la régence. Baudouin alors a recours aux armes , et se rend maître

d'une partie du comte de son oncle. {Voyez Henri l'Aveugle*

- m j ai \ e ■ •••• v • • »

comte de Namur. ) . ,

Baudouin n'éprouva pas les mêmes difficultés pour le comje de Flandre, qui lui fut dévolu , Tan n9i , par la mort du comte Philippe d'Alsace, en vertu de son mariage, contracte, au mois d'avril 1169, avec Makgvehitji, sœur de celui-ci, décédé sans enfants / et veuve de Uaoul II, comte de Vermandois. Ayant alors fait rompre son sceau, qui portait dans l'inscription, dit Gilbert de 'Mous, Balduusi . comtis HàïWO- FtENSlS, il en substitua un autre, dont i iiwcciption étaU :

DSS COMTES DÊ HaINA L" t. 369 BALDUINf COMITIS FLANDRIiE ET HANNOM./E ET MARCBIOMS

Namurcensis. Celte dernière qualité lui avait été donnée , suivant le P. deLewarde, par le nouvel empereur Henri VI, dans une diète tenue à II Ml , où Baudouin avait député son chancelier Gilbert. Cet écrivain ajoute que l'empereur, dans la même assemblée, le déclara prince de l'empire. On n'a point, U est vrai. le diplôme où ces titres lui sont accordés. Mais Baudouin luï-même atteste , dans une charte de Tau 1192, que l'empereur Henri VI , avec le consentement des grands officiers , l'avait élevé à la .dignité de marquis de Namur et de prince de l'empire : Quàd,... me marcluonem et pnncipem imperii9

pmeuate pxincipumsuorumjudicio fecisset. (Mirai t Op.

DiDlom., tome I,^p. zc^.) ~ ,, . ..

he comte Hçnri , son oncle , était bien éloigné de souscrire i\ ces titres.* Toujours animé par les ennemis de son neveu , la prospérité de celui-ci ne le rendait que plus déterminé à le frustrer de sa succession. Pour vaincre son obstination, il fallut donc en venir à une bataille. Bile se donna le premier août , fêle de saint Pierre au% liens , an lundi de Tan 1 194 1 à Neuvillef près de Namur. Quoiqu 'inférieur en forces, Baudouin en sortit victorieux. Le P. de Xewarde , d'après Gilbert de Mon* , dit qu'il y fit prisonnier le duc de Limbourg avec son fils et cent» huit gentilshommes , et n'eut qu'un seul homme de tué. Cette victoire fut suivie d'un accommodement solide entre l'oncle et le neveu , qui en dicta les conditions. Mais le premier survécut au second, qui mourut l'année suivante 1195 , à Monsf • le 17 décembre selon le P, Anselme, le 21 du même mois suivant, le P. de Lewarde, et fut inhume à Saint- Vaudru. Marguerite, sa femme , décédée, le x5 novembre 1 ig4 * à Bruges , et enterrée à Saint-Donatien, dans la même ville, le fit pore de sept enfants, savoir; Baudouin, qui suit; Philippe, comte de Namur i Henri, successeur de Baudouin, son frère, dans l'empire de Constantinople ; Eustache , mort en Orient ; Isabelle, mariée au roi Philippe Auguste; Yolande, femme dp Pierre de Courtenai, empereur de Constantinople ; et Sybillc, mariée à Guichard IV, sire de Beaujeu. {Voy. Henri l'Aveugle , comte

l; " BAUDOUIN VI.

V195. Baudouin VI, né à Valenciennes au mois de juillet H71, succéda, Fan 1195, dans les comtés de Flandre et de Hainaut, à Baudouin V, son père , avec lequel il avait combattu à la journée de Neuville. L année suivante , au mois de

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