DES COMTES ET VJCOMTM DE VERDUN
des autres princes français. (Ibïd.) Ce fut sans doute par ta médiation de ce duc, que Sigefroi fut remis en liberté, avant le 19 mai on ne sait à quelles conditions. Mais Godefroi
resta dans les liens jusqu'à la mort de Lothaire , arrivée le a. mars o/Mî. Alors, le nouveau roi Louis V, se montra plus Imitable sur l'art icle du l élargissement de ce comte. Cependant il ne sortit de prison que le 17 mai suivant , après avoir été forcé d'abandonner certaines places do l'évtché de Verdun, avec le consentement de l'évêque, son fils. L'archevêque de Reims, son frère, se récria contre ce traité , par une lettre qu'd écrivit à l'impératrice Théophanie , pour l'engager â né pas permettre qu'il subsistât , comme tendant à la ruine des églises et au détriment de la maison impériale. (Ibid. p. 21)0.) On ignore quel fut l'effet de ces remontrances : mais ta paîx se fit, le 17 juin entre l'empire et la France. Verdun fut
rendu à l'empire, comme le témoigne Gerbert, qui eut grande part à cet ouvrage salutaire, et auquel on doit ajouter plus de toi qu aux chroniques de Sigebert , de Baudri, de Nangis , et d'autres, où il est dit que le roi Lothaire rendit lui-même Verdun et Godefroi au jeune Otton III. Godefroi, remis en liberté et en possession de son comté , en fit sa démission quelque tems après en faveur de Frédéric, son quatrième fils, et conserva l'administration de ses autres domaines. L'an 1004, il bâtit le château d'£inham. près d'Oudenarde sur l'Escaut. C'était l'héritage de Matiiilde , sa femme. (Siçeb. ad. ann. 100S, ediL Mi'rau.) Ce lieu jusqu^lors était peu considérable. Il le devint beaucoup par le sorn que Godefroi et sa femme prirent d'y faire fleurir le commerce, en y établissant un port ^ des foires, une tolte et une abbaye près de son enceinte. C'estici le dernier trait connu de la vie de Godefroi. Il ne paraît pas qu'il ait vécu fort long-tems depuis. L'épit ♦plie que sa femme' lui fit dresser dans l'église de Saint-Pierre de Garni, porte qu'il tnourut le 4 septembre, et lui donne le titre de duc. Hugues, de Flavigni fait de lui en peu de mots un éloge complet. Vit probitate, dit -il , gratta , dfoitiis et honoribus inter magna te* nomi* natissimus* Mathilde, sa femme, décédée le 34 juillet 1009, et enterrée a l'abbaye de Saint-Vanne de Verdun ; était fille^ non de Conrad le Pacifique, roi dWrles, comme porte la géw néalogie de saint Arnoul , mais d'Herntan Billiftg,* dut do Saxe, suivant l'annaliste saxon, et l'auteur de la généalogie de Flandre. ( apud Martenne , Anecd. t. 111, p. 280.) Elle avait épousé en premières noces Baudouin 111, comte de Flandre. De son second mariage, elle eut cinq fils, dont les deux premiers, Godefroi et Gothelon, ou Gozelon , iurent successive-
448 CHHONOLOCIE HISTORIQUE
ment ducs delà basse Lorraine ; Adalbfiron ^fcnrmsièmc, fut^; comme on Ta dit , évêque de Verdun,,, mort, le, jg, -Avril, en revenant de Salcroe, où il avait été consul^ee^, sur : ia^fe^ blesse de sa santé, les docteurs de çqtlç,fajcn^use^ecii^ç.r^ deeine; Frédéric , qui suit , et lierman, o^i .v^d^'VwP^i furent les deux dernier*,- ... . / ,,| , r wlffW|H| <r> rtarf»
g£8 ou environ. Frédéric, quatrième nls de Godefroi l'AîA' cien et de MàthitâV, devint comté de ^Verdun dû vivimi dç son père, parla démission qu'il lui en fit, et gouverna cercbmt4 avec beaucoup de sagesse et de piété. L'an 90,7 , * il entreprit un1 pèlerinage à Jcrusafem , au' retour duquel, voulant renoncer au- monde , il fit donation de son comte a révoque Heiriioh et à ses successeurs dans l'église dé Verdun. Celte donation ,
3 ui fut ratifiée par l'empereur Otton 111, se trouve rappelée ans un diplôme de Pcmpereur Frédéric 1>, de l'an 11 5b, pujy blié par D. Calmet. (llist. de Lan. t. 11, pr. p. 35o. ) Le comte Frédéric se retira ensuite dans l'abbaye de Saint-Vanhë, où il passa saintement le reste de ses jours , qu'il termina lan ioaa. ,
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HERMAN.,1. u,..! ■ » •
IlERMAN , dit aussi HEZELON, ou H ei*bi ^ cinquième fils.de Godefroi l'Ancien , fut nommé vicomte de Verdun par révêque Heimon , lorsque ce prélat fut mis en possession du comté de cette ville. Mais il eut toujours le titrç de çomte, à cause de sa naissance. C'était un des plus riches seignéurs de Lorraine. Il jouissait , outre les domaiues que lui avait légués spn père, de la terre d'Kinham, et Mathilj^e, son épouse , fille de Louis, comte de Dagsbourg lui avait apporte en dot. ce corn^é. r (Albéric.) La prudence et la valeur allaient en Jui de pair avec l'opulence. Il faisait aussi profession ^e piété, Le monastère de Saint-Laurent de Liège le regardait comme un Je seV principaux fondateurs. 11 défendit Godefroi, son frère, «Juc, de la basse Lorraine, contre Lambert , cojnte de Louvain , et Albert, comte de Namur, qui lui «députaient .ce duphé. L'an ioi3, il marcha au secours de J^ikjrîç , evèque de Liéfie, attaqué par Lambert, a ('occasion du cjiâteau d'Hugarde, quïl avait élevé dans la vue de favorise^ {|e p^, Godefroi. On en vint, le 10 octobre, à un combat près de Florènes, où les Liégeois furent battus. Le (joinAs {iermari fit des prodiges de valeur dans 1 action, et apics la déroute, def.
Des comtes et vicomTfs de vehmjn. 449
liégeois, s'étant retranché clans une église, il s'y défendit avec
prisonnier
pereur , tout dévoué à la maison dÀrdennes , promettant, à cette condition , de relâcher Mernian, à l'insu du comte de Lou- Vain. L'empereur y consentit par la médiation des évéques de Liégé et de Cambrai , qui l en avaient requis à Coblentz. [tJhron. Caméra , lîv. III , c. 5 et 7 ; Albéric , ad ami. ioo5. JEgiâ. Aurtœ Val. , pag 2aG-au^.) Ilerinan . remis eu liberté, n abandonna pas les intérêts de son fcvre. Mais on ignore le détail de ses actions depuis ce tems jusqu'à sa mort , que l'historien moderne de l'église de Verdun met en 1028. i\lais une charte rapportée par L) Martenne ( Amplis. Coll. , tome IV, col. 1166), prouve qu'il vivait encore le 3 novembre i<>34» Meier prétend qu'il (mit ses jours à l'abbaye de Saint-Vanne, où il s'était retiré. De son mariage il eut plusieurs enfants, dont la plupart moururent en bas âge» Aucun de ses fils ne lui survécut. Deux d entre eux, ayant pris querelle, sentretuerent à coups de broches dans la cuisine de leur père , suivant l'historien de Saint Laurent de Liège. Odile , fille aînée d'Herman, fut abbesse de Sainte < )dile , en Alsace; Mathilde , la seconde, fut mariée à Raiuier IV , comte de llainaut; Bertile, la troi- «ème, mourut avant l'âge de puberté.
:, GOfcELON, ou GOTHELON.
toi8. Gozelon, ou Gotiïelon, fils de Godefroi l'Ancien t' et duc de la basse Lorraine, fut le successeur d*Herman, son frère, dans la vicomté de Verdun. Mais, non content de ce titre , il voulut revenir contre la donation faite par Frédéric , son frère , à l'église de Verdun , et se pourvut au conseil impérial pour la faire casser. Le jugement de ce tribunal ne lui ayant pas été favorable, il employa la voie des armes pour se mettre en possession du comte de Verdun. Après avoir fait le dégât dans les terres de cette église , il prit Verdun, y tua fraudal eusement , sur la montagne de Saint Vanne , Louis de Chini, que Tévêque Raimbert avait' récemment institué son vicomte , et livra aux flammes la maison épiscopale. ( Mabil. Aun. B. ad mm* 1025, n°. 61.) L'historien moderne de Verdun dit que l'empereur Conrad le Salique, par le conseil de l'archidiacre Hermenfroi, termina cétte contestation en donnant à Gothelon le duché de la haute Lorraine. Mais l'ancienne histoire abrégée XIII. 57
%So CHROTf. HT ST. DES COMTES ET VICOMTES DE VERDUN:
des évéques de Verdun garde le silence là-dessus. Ce qui est certain , c'est que Gothelon ne parvint qu'en io34 au duché de la haute Lorraine. 11 n'est pas moins constant qu'il continua dVxereef sbnatitorité jam VerJujb^iMft à Xi$rt de^qr^efctoà a titre de vicomte, jusqu'à sa mort, arrivée Tan iofé/(Voye* les ducs de Lorraine. )
Nous terminerons ici la suite des comtes et vicomtes de
d'Ardennes proprement dit, qui n'a jamais existé, mais aux grand» donnes tfrtpp^^p^^ ,
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ÊfiROKÔLÔGIE HISTORIQUE
COMTESW: VATJDEMONT.
Vaudemont, Vadani-M ons i Vudemontium, ville située entre Toul et Nanci , à égale distance de l'un et de l'autre, ne consistait originairement qu'en un château placé sur une montagne isolée , dont il ne reste (1785) qu'une grosse tour carrée , et dans les ruines duquel ôïTa trouvé des "médailles , des armures , des tombeaux, des boulets de pierre , des urnes, qui prouvent que cette forteresse existait du tems des Romains. Vaudemont faisait partie du duché de Lorraine sous le duc Gérard d'Alsace. Il en fut séparé , en quelque sorte, après lui , par le partage que ses enfants firent de sa succession.
GÉRARD h
1070. Gérard , second fils de Gérard d'Alsace, était mineur, ainsi que Thierri , son frère aîné , a la mort de leur père. Devenus majeurs, les deux frères eurent querelle pour le partage delà succession paternelle, et se firent gne guerre assez vive. L'empereur Henri IV, s'étant rendu médiateur , adjugea la terre dè Vaudemont , avec une grande partie du Sa in tois( nomme en latin Pagus Santtnsts), à Gérard, et érigea le tout en comté , par des lettres qui n'existent plus , mais qui doivent être postérieures à l'an 1071 , qu'on donne pour époque de cette* érection. Il est cependant vrai que le Saintois avait un comte avant l'érection du comté de Vaudemont. Nous en avons 1*. preuve dans unfe charte manuscrite , par laquelle ua nommer
<Ss CHRONOLOGIE HISTORIQUE
B ici ûn donne à l'abbaye de Gluni , gouvernée alors par saint Oclillon (mort en lo+c,), un aleu situé à Dombasle, clans le S.uutJois , in l'ago SattteiLsi, in cilla Dumhasilla. ^ Irrhh. de Clutù.) Mais, rorrune ou vient «le le dire, le comté de Vaudemout ne r nf< rinait qu'une partie du Saintbis, dont il était un démembrement, et par conséquent faisait un comté séparé. Enorgueilli du titre de comte , Gérard se regarda comme souverain indépendant, et voulut même s'assujettir ses voisins, dont il pilla les terres. J ouis, fils de Sophie , comtesse de Bar, et de Louis, comte de Monib.-liard , étant venu avec des troupes pour s'opposer à ses courses , Gérard le fit prisonnier dans un combat, cl ne le relâcha qu'après lui avoir fait essuyer une longue et dure captivité, à laquelle il survécut très-peu fa, tems. Les églises et le$ monastères ressentirent aussi les funestes effets de sa tyrannie. Gérard enfin trouva son maître dans Heinéeffe / ou llumbert , que la Chronique de Moyenruoutier qualitieduc
des Bourguignons. Gérard, dit-elle. t Jayant attaqué , fut pris dans un combat qu'ils se livrèrent , -et jtraite d autant plus rigoureusement nar le vainqueur , qu il avait* se venger de IWpafion que le due Gérard , père du prisonnier, avait faite èn ehateau de Suniac (Savi^ui) sur Wautier et Louis , ses aïem I\este maintenant à savoir quel est ce duc Humbert. On If chercherait inutilement, à ce. qu il nous semble, dans la Bourgogne Cisjurane ; et nous ne vovons" de seigneur de ce nom, contemporain du comte Gérard, <W la Transjurane, que llumbert M , dit aui, blanches maint, comte de Maunenn'. Vjuoi ou il en soit , Thierri , duc de Lorraine , sensible a» malheur de son frère, s'intéressa pour sa délivrance, qu'il obtint,
l>n io.Ncj, moyennant une grosse somme d'argent et la Uiàiel-sur Moselle , qù'ij donna en échange de celle de
terre de 6aviq::i.
«..v.uunipiQ. ^11 veuerauie soiiiaire , nommé Hugues, retire dans la foret de Terne, dont Gérard était propriétaire, ne contribua pas peu à le iortifier dans ses tonnes dispositions. Gérard y fonda, nour cet homme de Dieu , Tan 1 107 , dans la vallée de Belleval , une celle ou prieuré , sous la dépendance de 1 abbaye de Moyenmourier, dont Hugues était profès. l/enoque de la mort de Gérard ne se rencontre dans aucun ancien monument. Parmi les modernes, les uns, comme M. Schoepilm, la mettent en 1 108 , les autres douze ans plus tard II fut. inr humé à Belleval , ainsi que sa femme Hadvide, fille de Gérard
pape
BBS COMTES DE VAUDEMOKT. *5$
Tan 1 146 ; Elîcnnr , fondateur de la commanderie de Stéphans* felden; Stéphanie , mariée à Frédéric , comte de Ferre lté , morte vers l'an 11 44 î 01 Gisèle , femme de Renaud i9 comta de Bar-le-Duc t et non de Geoffroi v sire de Joi nvîlle , comml
»t»ni nu". »:•.«•• ^*rr*""* I^HJBŒS |' *' * v "
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i>ti©. Huovïs, fils de Gérard t, son succêsseùr aà Étfttté dtè Vaodëmont, achevé' l'église de Beîleval commencéé pâr'Min't^f'et^ilfit'f^reh'àraica^'di 1 i34.: l'an 1147, il
accompagna le roi Louis le Jeune à la croi .rule avec Henri dè Lorraine", évoque de Tdu!.' (Ckrfn.1 Senon.) L'âhnée de sa mort est irtcèftâîrtè. On met , sans preuve , cet événement en 1 165. Il fui enlerré» à Bèilévàl. Sa femme; Anti.iNE, ou àngelwe; fille de Simon f , duc de Lorraine, lui donna Gérard, qui suit , «t'iiïlrïé , qui devint seigneur de Deuttli par son mariage avetî Vhéritière de cette terré, et mourut sans postérité : mais Deuiltî resta dans la maison de Vaodemont , dont les cadets eurent par la suite rette terre pour apanage ; et Otton ou Oddon f qui tîif
éfêmie de Ton! depuis tiqi jusouVn 1 197. ' M '
ni t.\\. ri* ''rj'iH K'h «*T SÎ'i H>"\ ù<if& ■ H" -f '
. HVKt 'J ?**tl. r- :<l a ?. 'fcttftAftn h ,f| 1 " ' " :'- 4,":r>M,,r*
Gér a rd , fik aîné de Hugues 1 , lui succéda au comté dé Vàudemont.
Gèdffroi 111 raccompagna',
Jacques* , en Galice, fl mourut, dit- on, en 1 190, laissant trois
Si fgpttsâ * sf| ' « ^
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',i to,ii. HtTGtrES , fils aîné de Gérard II et son successeur £ éfànt' parti du vivant de son père pour la Terre-Sainte, combattit, en 1 187, à la funeste journée de Tibériade, et fut apparemment du nombre des prisonniers. Ce qui est certain , c est*
ae oar. l* an 1202, 11 inarcna au secours uc bunsu/xuiu conuc le duc de Lorraine, qui lui faisait la guerre. Le duc vint assiéger le cnâteau de Foug, qye les deux comtes défendirent avec sucV çès. L'an t*35, le jour de la Penteçôte, le comte de VaudeV
uigm
mont fi t , en présence de ce même comte 4e Q&hi ■* Henri- Ub , son testament, par lequel il partagea ses étals entre ses- trois fila, s Hugues , Gfcbffrotei Gérard , qu'il avait eus de sa femme ILelvidl , fille de Simon l , comte de Sarbruck. il mourut cette année ou la suivante* ' î j .1 .-.p-, . înoi» »1>ub7 al» stmo »J tvj ' • -. '»!«'♦ /j h. ; : .;c îi:;îî"> 2 f oub J* n.u oniul
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1 235 pu . 1 236. Hugues III , succè^r dé fîu^és H1! 1 Èbk père , au comté de Vaudemont , accorda ^ pàrfùne chatte T<3è i*àt^ 12^7, à l'abbaye de Morïmond, le libre passage, cW4-3ire
de l'an 1239, et arrivèrent au commencement de IVnnëë suî'yante au port de Saint-Jean-d' Acre. Une entreprise quHls4erfc tèrentà l'imitation de Pierre JVfctticJerc , duc de Bretagne y qui venait d'enlever un gros convoi des infidèles, leur réussit fort mal. Ils furent surpris, le iS nQvei^rerfï,aY4agar^R(le Ç#za, qui tomba sur eux et les fit prisonnier* Mais, le PomM? de Ya** deraont se défendit avec t.ant de valeur , dit I), Calmât, qu'il sft tira des mains de l'ennemi et rejoignit ceux 4e U troupe , qui fuyaient, U demeura en core quelque, items, ajoute cet historien* eu Palestine, puis revint en Lorraine. A, so» retour, il ent^eprU de bâtir .une nouvelle ville à. Saukerote , et lui donna les c^ikn tûmes de celle de Peaumont , en Argoone, que, Guillaume dg Çhampagne , archevêque de Heims* avait construite , en t i&fc* entre Mouson et Steuaj, à l'occident de la Meuse. Pour, at^sc dans celle-ci des habitants, le prélat leur avait fait la condition; meilleure que n'était ordinairement celle du peuple. Il leur avait accordé des franchises avec des privilèges du nombre desquels était le droit de se créer des magistrats. Tout cela fut nommé la loi de Bçaumont. Le comte Hugues mourut au plus fard en 1246* laissant de Marguerite , sa' femme, dont ou
ignore la maison , un fils , qui suit. iu su*'' ™
T.rj • 'vT «»i . •»*»*> 1 ..»>?*■ «x • ?»r wr «up"*m«ni^t«wc v mi
A> -0 HENM I# - B<««oqo H
, 1 246 au plus tard. HLenri , fils de Hugues III , auquej ij, succéda, partit, l'an 1248 , suivant i\î. Bexon, avec les comtes de Bar, de Salm et de Louanges , pour .accpmpagiîer, le roi, saint Louis à la croisade. On, ignore les e^ploUs .qu il fit oans; Celte expédition. Il est certain qu'il avait de la valeur *.mai*, W^fe amiuieux c t remuât Je rçn^t pdieux a.^jpigtqfe
uigm
Ses prômSpaleSquererles' furent avec le duc de Lo mi ne.": Henri loi contesta- le droit excl us if dont il était en possession d'assigner Èe^ckramp clos et de juger les duels entre la- Meuse et le Ktiiru D'autres sujets de brouilleries leur mirent les armes à la maivU Le comte de Vaudemont, après deux défaites ^ voyant son pays ruiné par le duc, s'enfuit au royaume de Naples , s'y forma un petit état, et épousa N'. *DË VilleKardouin , fille du duc d A [Ii è nés. L'an 1270 , il fut du nombre des seigneurs oui s'embarquèrent avec le roi Charles d'Anjou pour seconder 1 expédi— fîipn du roi saint Louis en Afrique. Mais le monarque expirait lorsqu'ils arrivèrent. Henri étant revenu avec le roi de Sicile, continua de le servir , comme il avait fait auparavant , dans ses cuerrës, et fut tué , Tan 1^70, , an siège de Lucera, dans la Capitanate. De son mariage il eut quatre fils : Henri , meo> tu >nné. dans un traité que fit son père avec Pierre 1LI , duc de Lorraine, en 1276 , .et mort avant Tan 127g; Henri, Jacques •t Gui. (CkronuMediani Mon. ) „ ti Jtl'J \ r
, : **r&jg. HEMtMi , fiîs iet successeur de Hewi »Iv r ayant recouvré ses états héréditaires^ manquante' prutlèncè pour les conservé rJ li imita les violentes qui lesavaient fait perdre à son . père , et fut obligé comme lui de les abandonner.' Etant de retour en* Sicile f il périt en mer, l'an 1299, dans une rencontre avec dèsvaisseaux aragonais. D'Helisende Ï)E Vekgï , sa femme ,sil eut un fils , qui suit, et trois filles,' dont l'aînée épousa, i°. Jean Boutefeu, qui mourut avant elle sans laisser d'enfants j a0, le seigneur de Nanteuil , qu'elle quitta ensuite pat dégoût poiir sa Vieillesse et ses infirmités. Lès deux autres filles de Henri' if furent, l'une abbesse dé Remiremont, 1-aiitre religieuse' à; Notre-Dame de Soissons. {Chron. Mediani Mon.y " ■ "rM
'^1<n"*-t4»d VT> ''«''/v' ' *Hrî ?)\. 'VI 1ïtH>1*.lwj***%*\ *t> »(' 1 t>VVri
Wïmïwv irtvj HENRI Hli ; j < ' '•
siolq t?C tyjfjom tfui^»H-^tîi , •* f ' -y 3 • V;. W 1 .1199. Henri III profita de Vexompk de Henri U, spn pèrey
et de celui de son aïeul pour vivre paisible dans m, n comte de Vaudemont que le duc de Lorraine, Fern III, lui restitua. H épousa, l'an i3o6 , dit la i ehroriique de Moyenmoutier ^ dans un âge encore tendre, adoltscens, Isabelle, fille de, ce duc , beaucoup T>ru> âgée que lui', œtate màturam , qui longwtems auparavant avait été fiancée au fils dà duc de Bavière. Ils vécurent ensemble dans une grande union , et fondèrent dè concert , en i3*5 , à Vaudemont; un chapitre qui ne subsisteras. Henri Veilla soigneusement * l'administration; de là justice, et établit en quelques lieux d* ses domaines çtf
que les titres du tems , dit M; Bexon , nomment tu grondé Jeautê ; c'était, ajoute-!- ti , des justes et fidèles réformateurs* Jje comte Henri finit ses jours en i33q ( et non 1 33a > comme dit M. Bexon \ laissant un fils* qui suit , et une fille , nommée Marguerite, qui devait épouser , dit Jean de Rayon , Charles, second fils de Louis de France, comte d'Evreux % et qui fut mariée , vers l'an lâWft, par lés instances et sur les menaces d'Edouard, comte de Bar, avec Anseau i sire de Jora~ ville. f r ht •: v> > ci vjil j