‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 146 sur 161 · DUCS BÉNÉFICIAIRES · texte numérisé non relu

DUCS BÉNÉFICIAIRES

:' - '• 1 - - GÛN'DON, "! , ' "

65o. Gundon est le premier duc d'Alsace qui paraisse dané Vbistoire. fl vivait au milieu du septième siècle. Ce fut lui qui accorda à saint Germain l'emplacement nécessaire pour fonder l'abbaye de Grand fels, ou Grand val [Bobolenusf in vita S. Xjctut : ni.) Cette abbaye, située aujourd'hui dans la principauté de l-évêque de Bile faisait alors partie du duché J'AJsace. Guidon mourut vers, l'an bS6. M , ,t,:„^d

BONIFÀCE. (, :o'(, .......

,65fi. Boniface remplaça Gundon dans le duché d'Alsace» ( Bobolenus, loc. cit.) Sous lui, et en 660, fut fondée dans cette* province l'abbaye de Munster, au \ al de Saint — Grégoi 1 e . { fJist, de l'églist de Strasbourg, tom. 1, pag. 1Q7.) Ce fut à ce duc,. Ronifacio duciy que le roi Childéric 11 adressa , dans, le ioifl»

DES ANCIENS DUCS D'ALSACE ET DE SUABE. ifiH

teins, un diplôme, en faveur des religieux de ce monastère! (Ihid. , page *u. ) Il cessa de Vivre ou de gouverner veri Tan Ma.

ADALRIC , ou ATULC.

662. Adxlric, ou Aihic, connu sous le nom tudesque d'F ibic , obtint de Childéric II , vers Tan G62 , le duché d'Alsace. Ce prince lui adressa, ën 663, Chadkho duce, un second diplôme de donation pour l'abbaye de Munster. Adalric était, a ce qu'on peut conjecturer de plus vraisemblable, (ils de Luthé~ rie, ou Leulhaire, duc d'Alemanme. (Wst. de/ég. deSlrasb., lom. 1, pag. 34i et suiv.) Il avait épousé Berchsinde, ou liERSWiNUE, tante maternelle de saint Léger, évéque d'Autun, dont il eut six enfants: i°. sainte Odile, cjui fut la gloire de son sexe et roulement de son siècle (elle fut la première abbes*e de Hohçnbourg, 'qu'on appela depuis de son nom, le monastère de Sainte-Odile; sa mort arriva le i3 décembre, vêts Tan 720); Adetbert, duc d'Alsace, qui suit; 3°. Etichon, qui porta aussi le nom de duc , et dont nous parlerons sous les comtes du Nordgaw ; 4**- et 5°. Hugues, comte, qui fut tue par son père, et JRattichon, comte, mort avant 726. (Ces deux derniers furent auteurs de deux branches qui s'éteignirent vers là tin du huitième siècle. ) Le sixième enfant d Adalric fut Boswinde, qui mourut en odeur de sainteté, chanoinesse de Hohenbourg, abbaye fondée, vers l'an 680, par le duc Adalric, fondateur aussi de cçtlc^l'Obersmiin&ier. Sur la fin de ses jours, il se retira dans la première, avec Berchsinde, sa femme. Il y mourut vers l an H90, le 20 février : sa femme ne lui survécut que de neuf jours. I es libéralités d'Adalric envers les monastères ne peuvent effacer le souvenir de ses cruautés,, ni -justifier ceux qui lui ont donné la qualité de saint. On voit encore aur

I'ourd'hui ( ijftS) dans une des chapelles de l'église de Hohen- >ourg, le tombeau de ce fameux duc d'Alsace. C'est un monument respectable, puisqu'il renferme le corps de celui qui a donné tant d'empereurs à l'Allemagne , tant de souverains à l'Autriche et à la Lorraine, et tant de héros à l'Europe. L'ancien, auteur de la vie de sainte Odile, lui donne le nom de Princeps Etù:ho : mais il faut préférer celui d'Adalric ; car il est ainsi appelé dans le testament d Odile , sa fdle, et dans les diplômes de Carloman et de Charleinague , pour l'abbaye d'Obersmunsier, de 770 et 8 m». ( Ulst. de l èg. de Slrasb., lom. 1, p. xlij ; tom. II, p. cij et cliv. )

ADELDERT. .., 690. Adelbert , fils aîné d'Adalric et son successeur au

duché d'Alsace , était comte dé Nordgavv , :du Vivant de son fhre. 11 fonJa, vers Tan 717 , l'abbaye àe i&MrëflUAiie de Strasbourg, et* vers 721 , cellé de HoiWwJ QHÇ&idéWg.ïd* Sttosb. , tom. 1 , pp. 392^yH- f) \Y k aumwéd&cdM dm, dans une chatte de 722, pour celte detmfcre»»W.K|y*. tom.l, p. Uij,) li mo«nrt la même initiée 'WfotJmértddatïs le chœur de l'église de Saint-Etienne de StrésW>«rgl aMti «tue* ses deux femmes < Oerbiwde e£ BttuitoE ; 4f« WbsUledft AlaUdu second lit, Liât garde et Savinc.' ttbld., <\ite:^çfo.>) Lésants d'Adelbert, du preinier lit, fâ^frt^n^^iriîfFÎtty^^lMlil 2°. Eberhard, cbfeile du Sundgavv', dtfflt •oosrttarfcwrftFm^ après , et qui se nomme Eberhardus*, fitfosï Adal&erù) qù&ndam ducis, dans la charle de fondation d^l^bbavê^ Mourb8éfe? de 728 ; 3°. sainte' Attale ^première' abbesse 6c 6a3*t^ert#»; Recédée le 3 décembre vers law fity Ift sainte EugShië^ Seconde abbesse de Hohenboorg , en 7^ ; )rrioftéîversil>,aïi le 16 décembre; 5°. Maso n, comtè^ fi*N^^^ Massevaux (le diplôme de Louis lé Débbnnaîrfe; dê?*2&^dl* ce monastère f le qualifie priuceps oir nolûlis Maso , fraler duch Liudfredi et Eberhardî) ; 6°. sainte Guhdelinde, première abbesse de ftidermunster , vers Tan 720. Le duc Adelbert est regardé comme la souche < les m irions de Habsbourg- Autriche } de^2elingen etdcfiaxfe, ' n-C*:q 'w«fi.î*m fi? wu.> .q* ir *>* 'ft.yni n».:t;m «ïnu icizh îdiâ jiGv,,

~. , Wirîil «muto LUITFRlDwh ^ hi -f \> .* ,v4« . ■ . n " j >5 ■ v»' >rî • . lf!dcjDi h liftl'i nu ,1 :td

* 722. Lititfrid , fds d* Àdeîbeirt, ptjrCrtd U cfiialîté de^dac dans U signature -d'u né charte de donat'ion^ ûnèyen 1^72* ^ Tabbaye de fionaîi. ( Hrsi. * dt l %e>$. db -Stràsèl* \ tékn. 1 , U; ) Thicrri IV, roi de France , lui doriné lê inênle titre1, 'Ltifffntfo dUci , dans un brevet accordé , . vers tP«n 72*5-;* à^e^monaslère; (s/^i'J;, 'p. iix. ) Ce prince lui adressa àWsi , WXï^^^vir&UtU^tri JLuthftfdo, le privilège de confirmation >de ^râbbày(ôi<îel'î^r-tnotitier, en Alsace, dans lequel il !e ^naliBe d^émmé ittbstte^ ( /7 m/. , p. Ivj. ) H signa comme duc, sigmtm Hetidofrtâo 4flHfeyN çhaile de \Videger*ne , étêque de Strasbourg ,~ p^i*4ê<lnbhas» t-rre de Mourbach, de 728. (Wd. , p. lxti}.) Lé eôtrttffEfctëH hard, son frère, l'appelle germanits rneus LendafeuduÈ duot^ èikns l'acte de fondation de cette abbayf , daté de' la" ittémè -amif^ (Mabillon, Annal. , lom. Il , Appèitd:^ vpV -txif. ') tuitlriu mourut vers le milieu du 'ht^ihe!me, -siècle -J' 'â/v&ttt ^ran n7b^f5 laissant deux fils, Rulhard et Lui#rklV<î«*^rlMTtf WAis wut comtes , le premier d« Nordgaw^ el le %éc^nfd- dn -Su^ndga^. La dignité ducale fut éteinte dans le duc LuilrVid , iriaisiè titré de duché resta toujours ialiérent à la proVinfee^d' Alsace , côihhie

uigi

ftfeâ ÂKClfcttë DfcCS d'aLSACÈ Et fcB SttABËé 4^5

le prouvent trois diplômes pour l'abbaye de Mourbach , deux d« Louis le Débonnaire, de l année 816, et un de Lothaire, de 840 , dans lesquels le ducatus Alsactnsià est rappelé. (Bouquet, tom. VI, pp. *94-495ç tom* Vlll, p 366.) Ce dernier, dan* un autre diplôme die l'année 849 , dit que le monastère de Crandfels est situe in ducalu HctisacensL ( D'Achery , SpitiL ,

tom. m , p. 339. )

Le duché d'Alsace ? ducatus Hclisatlœ , est nommé par Tan-* naliste de saint Bertin . dans le dénombrement des province* échues a Lothaire dans le partage que l'empereur Louis le Débonnaire fit en 839 entre ses ««fonts. (HisL dt ïég. dt Strùsb.+ tom. II . p» i5o.) Lothaire ayant été vaincu, en 841 f dans U plaine de tontenai, 1* Alsace se soumit à Louis de Germanie. Mais les trois frères ayant fait, en 843, à Verdun, un second partage de leurs états, cette province revint de nouveau Ù rempereur Lothaire» Celui-ci étant mort eh 855, l* Alsace , ainsi que la Lorraine, tombèrent sous la domination de Lothaire^ son second fils. (I&uf, * tom. Il i pp, 1 55-163-164-168-169.)

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