HUGUES
867. Lothaire* roi de Lorraine, si condu par les malheur* que lui fit éprouver sa malheureuse passion pour Waidrade^ vivait avec elle dans une maison royale d Alsace, appelée Marley , et il avait eu d'elle un fils, nommé Hugues. Voulant lui former un état , il rétablit, en sa faveur *. le duché d'Alsace [Ibid. tom. H, pp* 179-189) , et le lui conféra en 867 1 FUlq suo de Waldrada ïtugoni ducaturti EUsatium donati dit l'annaliste de saint Bertin. Ce titre ne fut pas vain. Hugues jouit dans cette province, du vivant de son père 4 d'une puissance supé-**; Heure à celle de tous les ducs qui l'avaient précédé. Mais lorsque l'Alsace, à la mort de Lothaire , passa, en 870, à Louis, roi de Germanie, ce dernier ne permit pas à Hugues d'y faire aucud exercice de son titre. Louis étant mort en 876, l'Alsace tomba sous la domination de Charles le Gros. (Ibid. , pp. 1 0,3^-1 97.) Huguea voulut profiter de la faiblesse du gouvernement de ce prince f pour reprendre son autorité ducale. Mais sa rébellion le plongea dans de nouveaux malheurs. Les ministres de l'empereur rayant arrêté à Gondreville, en 895 4 il eut les yeux crevés et fut enfermé dans l'abbaye de 5aint-Gal. ( Ibid, pp. 22.1-222. ) Ayant été ensuite rappelé, il fut relégué de nouveau , sous Zventi— bolde, dans le monastère de Prum, où il prit l'habit monasU- Que , et fut rasé des mains de l'abbé Régi non , qui rapporte ce lait dans sa chronique.
Charles le Gros ne donna point de successeur à Hugues dâpa
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le duché d'Alsace ; mais Arnoul , qui régna après lui , conféra J en 8^5 , à Zverilibolde, son fils naturel, le royaume de Lorraine, auquel était attaché le duché d'Alsace. (Ibid. p. s53.) 1* règne de Zventibolde, loin d'être heureux , fut agité de grands troubles. Ce prince, gouverné par les femmes et par les favoris , se fit détester de ses sujets. Les Lorrains et lej> Alsaciens se soulevèrent contre lut à la mort d'^rnoul , et reconnurent Louis l'Enfant, pour roi de Germanie. Les généraux de ce prince livrèrent à Zventiboide, le 1 3 d'août 900 , une bataillé
prince We
il périt , et son corps fut porté à Susteren , dans le cercle dé ?stphalie , où il fut inhumé. Malgré ses cruautés et ses dé-
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JL autorité que ^veuuuome exerça uans 1 rvisace , se prouve par un diplôme , daté de Strasbourg , le 4 janvier 896 , en faveur du monastère de Munster. Il prend le nom de ZçeatcbutcJius dans le diplôme original, que conservent les archives de cette abbaye. La charte de donation d'Hérimuot r en faveur de la même abbaye , de l'année 898 , est datée : Anno tertio régnante Centiboldo
Louis IV, dit l'Enfant, étant mort en 91 1 , Charles le Simple, ide France, prit rr 1 '
1 Alsace s'y faire re ermanié, s'en rend la conserva cependant que peu de tems, puisque Charles fut rérabli , au milieu de l'année Qi3 , dans la possession de la Lorraine et de l'Alsace. Schoepflm {Als. fflusL, tom. Il , pag. 2) prétend que Conrad conserva alors la souveraineté de fa province d'Alsace, et que Charles' ne la recouvra (dus. Mais l'opinion de cet historien ne peut prévaloir contre les laits, rapportés par M. l'abbé Grandidiér dans son histoire de l'église de Strasbourg (tom. U, pp. 284 et suiv. ) , qui prouvent qne ce ne fol
?u 'après la déposition de Chartes le Simple, , et sous. Henri Oiseleur , que l'Alsace fut réunie , en Q25 , au royaume de Germanie.
BURCHÀRD I a ,
916 Burch\rd, dont on ignoré l'origine, obtint , en Qt^i de Conrad , roi de Germanie, le duché de Suabe, qui lui fut cdnféré à May en ce , du consentement desr seigneurs du jiâys. ( Ekkehardus junior. ) Mais , oubliant bientôt ce bienfait, il se joignit , en 918, h ceux qui se révoltèrent contre ce prince. Henri l'Oiseleur , successeur de Conrad , marcha , l'année -suivante, contre lui, aussitôt après son élection } mais Buxcbard
T>T.S ANCIENS DUCS D'àLSACE ET DE 3UABI. 4^7
te soumit à lut , avec toutes les viltes et tous les sujets qui dépendaient de lui (Ilermanus Contractes et IViticfrindus. ) Il réunit , en gaS , les duchés d'Alsace à celui de Suabe , e\ il yint à ce sujet à Worms , en 926 , avec Richevin* évêque dj5 Strasbourg , pour y rendre hommage au roi HenrL (//«/. de fêg. de Slraso.) tom, II, p. 3o5.) Burchard passa la mfanç année en Italie, où il mourut le 2 mai, d'une chute de cheval* {Chr. S Gulii.) Le Continuateur de Régi non donne à sa femme je nom de WiDA. Efle porte celui de Megenwide , dians une notice de l'abbaye d'Ettenheimmunster , dressée en 926. U esjt douteux s'il laissa des enfants ; l'opinion commune lui donne , néanmoins, pour fils, Burchard II, oui obtint, en 954, les duchés d'Alsace et de Suabe, et Ruthard, évoque de Strasbourg, en 9S3 , qui mourut le i5 avril 950 , et pour fille , Berthe, qui épousa, en 022, Rodolfe II , roi de la Bourgogne Transjuranç. Berthe fonda, en 966, l'abbaye de Payerne, et fut mère de l'impératrice sajnte Adélaïde.
HERMAN l
926. Hebmak, fils de Gérard ou Gebebard , comte de 1* France orientale, et cousin germain du roi Conrad , obtint, en 926, de Henri l'aiseleur, les duchés d'Alsace et de Suabc, comme une marque de la reconnaissance que ce prince devait à Conrad, auteur de sa propre élévation. {Regino et Htrmanus Contractus.) Henri , pour se l'attacher encore plus étroitement, lui fit épouser la veuve du duc Burchard. Herman assista etconr courut, en 936, à l'élection du roi Utton I, et il fit, au couronrnement de ce prince, l'office de grand;échanson. (IVitichindus.) Jl avait x\n frère , nommé Udon , comte du Rheingaw, qui fut aussi sincèrement attaché que lui au service d'Otton. (Luitr prandus.) Ce fut à la valeur de ces deux frères, que ce monarque fut redevable , en 989 1 de la défaite des ducs Giselbert et Eberhard, deux de ses plus dangereux ennemis. (//«/. de Vég. de Strasb. , tom'. U, ftp. SiS-inj.) Herman fut gratifié dans la suite par Otton , du comté delà Rbétie , dont il est qualifié •comte dans un diplôme de ce prince, donné, en 94S, à l'abbaye de Notre-Dame des Hermites. (llartman , Annotes Ehsid/enses*
pag. 48.) Il mourut , le 10 décembre de l'année suivante, avec la gloire d'avoir été l'un des guerriers les plus sages et les plus prudents de son siècle. ( Hcgionù continualor.) Il ne laissa de la>
veuve de Burchard , qu'une fille , nommée Ida, mariée à LudoU phe , qui suit.