‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 39 sur 161 · GUI II · texte numérisé non relu

GUI II

Gtn II , fils , selon toute apparence , de Geoffroi - Guî , fonda, Fan 1040, à la prière de ftichilde, première abbesse île Roncerai , douze ans après la fondation de ce monastère , faite en 1028, le prieuré d'Avenières pour quatre religieuses, auxquelles il donna les dîmes, de Bonchamp avec plusieurs franchises et coutumes. Quelque tems après, ou peut-être auparavant, il fonda celui de Saint-Martin de Laval , du consentement de ses enfants , Hamon , Gui , Gervais , Hildelingue , Agnès et Hiideburge, tous nommés dans Lacté de fondation. 11 avait encore un fils nomme Jean , qui sé fit religieux à Bfarmou lier , à l'âge de 29 ans , et donna la portion des biens de ses ppre et mère qui lui revenait, a cette abbaye ; ce qui fut confirmé par Gui, Tan 1066. La charte de cette confirmation porte que Oui était alors fort avancé en âge , tratvalde sene v. Le Baud dit qu'il fit rebâtir son château que les Normands avaient démoli ; et en effet , dans les cartulaires de Marmoutier , il est appelé cas/ri Vallis conditor et possessor. Ces mêmes monuments semblent aussi lui au ribuer la construction des murs de Laval. 11 eut des démêles avec Robert , seigneur de Vitré , qu'il fil

Çisonnier lorsqu'il revenait du^pèlermage do. la Terre-Sainte, nogen de Fougère*; -mère de ce lu i-ci , obtint sa délivrance en payant sa rançon. Gui mourut , a re qu'on présume, l'an 1067, et fut inhumé à Marmoutier. 11 avait épousé , i°. Berthe, qui lui donna Jean , teligleu** comme on l'a dit, de Marmoutier ; Hamon , qui suit ; et Bildeiingue. Rotrude , fille d'Hamelin* seigneur de , Château- du-Loir , et sœur de

deburge. Elle survécut à son époux

HÀMON.

ro67« Hamon, fils dé ®ui £Ï de BeVthé f succéda à son

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rendit à Guillaume, ne furent point sans récompense; car il obtint de belles terres en Angleterre , dont ses descendants ont joui jusqu'au règne du rot Jean. Hamon finit ses jours en 1080, et fut enterre à Marmoutier suivant un des cartulaires ie cette maison. De son mariage il laissa deux fils , Gui , qui

suit , et Hugues , qui, après la mort d'Agnès de Mayenne, sa femme, fut chanoine du Mans, sons l'évêque HoëL

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1080. Gui III, dit le Jeune et le Chauve, fils aîné d'Hamon et son successeur en la terre . de Laval , avait accompagne son père en Angleterre , et, mérité par sa valeur l'estime de Guillaume le Conquérant. Ce monarque lui en donna une preuve bien marquée , en lui faisant épouser, l'an. 1078, Deïs vsfc , sa nièce, fille de, Robert r son frère utérin, comte de Mortain , et de Mahaut de Belieme. L'an to85 , il eut guerre, on ne sait pour ^uel sujet, (avec le seigneur de Château- Gontier; ou du moins leurs vassaux respectifs se la tirent. Fuit beilum, dit sur (cette année la chronique de Saint-Aubjp, inter Castro-Gontfierùmos et Lacailcns&i Gui fit à, divers monastères , et surtout à çelui de J^rmoutier et. a ceux!. de Saint-Serge et dénoncerai d'Angers , « des libéralités, consignées dans les cartulaires de , ces. maisons. On y. remarque au'il avait épousé en secondes noces Li.ctu: , que quelques-uns font sortir de la maison de Mayenne. Gui mourut l'an 1095, et fut enterré à Marraoutiér auprès de sa première femme» De ses doux mariages il laissa un grand nombre d'eufants, dont les principaux furent Gui, qui suit , Gervais, Bonnor, Ilamon , et Jean, avec une fille, Agnès, femme de Hugues, sire, de Çraqn. Les fils de Gui 111 prirent parti dans la première croisade* d'où ils ne paraît pas. qu'ils soient revenus, a l'exception tJe laine, soit qu'ils aient péri dans telle expédition , soit qu'ils

se soient établis enPalesliae,., \ a«f. u * <* • - *

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1095. Gui IV, fils aîné de Gui III et son successeur, était à peine en jouissance de la terre de Laval , lorsque la première croisade fut publiée. Ayant pris la croix avec cinq de ses frères dans l'église de Saint-Julien du fylans, il partit, l'année suivante , dans leur compagnie pp^r la Jerrc-Sainte à la tête duo grand nombre de ses vassaux. L nistoire ne marque point les exploits qu'il fit dans cette expédition. Mais il est certain au1 H se signala dans toutes les entreprises f des croises jusqu a la prise inclusivement de Jérusalem, Après cette opération , i) reprit la route de France , et vit , en passant à Rome, le pape Pascal,

3 ni , sur la réputation qu'il sVtait acquise, lui fit un accueil istingué. Robert dans son G ailla Chri&iiana , à l'article de Pierre de Laval , archevêque de Reims , dit que Pascal ordonna

SIRES DE LÀ VÀt; lit

laie le nom de Gui serait désormais affecté au possesseur de la titre de Laval. Jusqu'alors les habitants de Laval n'avaient point encore. d'église dans l'enceinte de leurs murs. Las d'être obligés d'aller entendre le service divin dans celle de Notre-

;ue désert. Ce fut là fut dédié à la Trinité.

Mont-Jupiter, dont le fonds. était qu'ils élevèrent l'édifice ^tfréchii fcrl

Gui fut attaché à Foulques Té jeune,, comte d'Anjou , et prit son parti contre Henri ï, roi d'Angleterre. L'an. 1 1 1# , lui ayant amené ses vassaux bien armés ^il eut part à la victoire que Foulques remporta sur le monarque anglais , entré Séez et Alençon. (Gesia Cons. Andegao. ) / \ ™ * \

Gui se ligna , J an M29 , avec le vicomte de Thouars , les seieneurs dé Mirebeau , de Çarthenaï, de Sablé , d'Amboise, et d'autres vassaux de l'Anjou, contre Geoffroi Plantage net , qui, venait de' succéder à Foulquès^le Jeune, son père, au comté dAnjon: Geoffroi vient sùbhèttiënt l'assiéger dans son château de Menlais, renverse les niiirs idé lâ place , enfonce les portes f et étant parvenu jusqu'au donjon ,1e détruit , puis rase entièrement le château. €eW paf un mouvement d'Humanité", il sauva la vie aux chevaliers qui l'avaient défendu, et les tira des mains du soldat victorieux , prêt à les égorger. Gui alors s'étant venu jeter aux pieds du comte, vint à bout de le fléchir et d'obtenir son pardon. Tel est le récit de Jfeah ] irtoine de Mar-r moutiér^ dont nous ne garantissons point toutes les circonstances. Voici quelque chose de plus certain Robert de Vitré, ûls d'André de Vitré et d'Agnès de Mortain , ayant été cbassé par Conan le Gros , comte de Bretagne , trouva un asile chez le seigneur de Laval, son cousin germain, quilui prêta ses châteaux et forteresses de la Gravel}e,et de Launai , pour.£ire en état de wire de là1 des tentatives.sur Vitré, dont le comte s'était emparé. Mais Conan vint a bout d'enlever à ftobert la protecttpn du sire de Laval r en donnant à celui-ci ce qu'on nommait le fief de Vitré à Rennes, qui est la même chose que la vicomte de lien nés. Robert , en perdant cet allié , (en trouva un autre plus puissant et plus fidèle dans la personne du comte d'Anjou. Le seigneur delà Guerche, son beau-frère, et Thibaut de TVlathefelon , son gendre, l'aidèrent aussi de leurs personnes et de leurs troupes ; et avec ces secours , il termina, vanii43, une guerre de huit

lia CHRONOLOGIE HISTORIQUE

il laissa Gui, qui suit; Hamon , qui se rendit, l'an n58,'i1t> Terre-Sainte, où il fit des choses dont le détail eût mérité de passer à la postérité , et Emme , abbesse de fioncerai*

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