‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 46 sur 161 · DES 5IRE5 DE LAVAL · texte numérisé non relu

DES 5IRE5 DE LAVAL

le 17 novembre , à la journée de Rosebeque , où l'on flamme fut portée par le sire ae la Trémoille. ( André Favin , ThèâU d'honneur, pag. ^49.) Froissart, parlant de cette campagne , nous apprend que la maison de Laval avait pour cri de guerre Saini-Py-Lapal. Le sire de Laval était avec Beaumanoir et le connétable de Clisson, Tan 1387, au château de l'Hermine, lorsque le duc de Bretagne (Jean de Montfort ) f y fit arrêter secrètement le dernier , dans le dessein de le faire périr. S'étant aperçu de la trahison , à l'altération qu'il remarqua sur les traits du duc , le sire de Laval s'écria : Hua , monseigneur , par Dieu , que ooulez-oous faire? N'ayez nulle maie Qoulenté sur beau-frère le connétable* Le duc , irrité , pour toute réponse , lui ordonna de se retirer. Mais Laval, qui voulait à quelque prix que ce fût , sauver la vie à son beau frère, et épargner un crime à son prince, resta au château. Instruit le soir par Bazvalen , de l'ordre que celui-ci avait reçu de noyer Clisson pendant la nuit , il l'engage à en suspendre l'exécution. Ce fut le salut de Clisson. Le duc , qui avait passé la nuit dans de grandes agitations, ayant appris de Bazvalen , à son lever , que Clisson était encore vivant , l'embrasse et le remercie de lui avoir sauvé à lui-même l'honneur et la vie. Laval étant rentré quelques moments après , il veut se faire un mérite auprès de ce seigneur, de n'avoir pas attenté sur les jours du connétable, et l'assure que c'est en sa considération qu'il laisse la vie à son beau-frère. ( Voy. les ducs de Bretagne, )

La duchesse Jeanne de Navarre , veuve de Jean le Vaillant , ayant accordé son mariage avec Henri IV, roi d'Angletere, et se disposant à l'aller joindre, invite , l'an 1402 f le duc de Bourgogne , Philippe le Hardi , à venir la trouver. Le duc se rend le ier. octoore à Nantes, où la duchesse, du consentement de sa cabale, lui remet 9 le 19 du même mois , la tutelle de ses enfants et la régence du duché pendant la minorité de l'aîné.* Plusieurs seigneurs bretons , le comte de Penthièvre a leur tête , s'opposent à cette disposition. Le duc de Bourgogne , voyant les esprits ainsi divisés , quitte la Bretagne le o décembre , emmenant avec lui le jeune duc Jean et son frère Àrtur. Les seigneurs , après sa retraite , défèrent l'administration du duché au sire de Laval

L'an 1404 (v. st.), par lettres - patentes du 14 janvier, le jeune duc Jean le Bon , devenu majeur, donne au sire de Laval décharge de l'administration du duché, confirme les officiers qu'il a institués , et le met à l'abri de toute recherche. Gui XU mourut , l'an i4ia , dans son château de Laval , le a4 avril , âgé de plus de quatre-vingts ans. Son corpp fut inhumé * l'abbaye de Clairmoni, à côte du grand autel , vb-à-vi* de.

I±4 CHRONOLOGIE HfSTORrQUE

Béatrix de Bretagne , sa mère , et non pas aux Cordeliers de Laval, comme le marque Ducbêne, d'après Chopin. Ayant perdu, Tan i383, Louise de Château -Brian t, sa première femme, dont il resta héritier, en vertu d'une donation mutuelle qu'ils s'étaient faite en 1379, il salait remarié au mois de mai de l'année suivante, avec dispense du pape, à Jeanne »e Laval, sa parente au troisième degré , veuve pour lors du connétable du Guesclin. De ce second mariage sortirent deux fils et une fille. L'aîné, qui survécut plusieurs années à Louis, son cadet f mort dans l'enfance , s'appelait Gui , et portait le titre de sire de Gaure. J-a mort Penleva à l'âge d'environ seize ans , par un événement tragique. En jouant à. la paume dans la grande rue de Laval, il tomba dans un puits et s'y noya. La fille, nommée Anne, devenue par -là l'héritière de sa maison, fut mariée, par contrat du 23 janvier 1404 (v. st.) , à Jean de Montfort* sire de Kergorlai , fils de Raoul , sire de Montfort, à condition qu'il quitterait le nom et les armes de Montfort , pour prendra le nom de Gui de Laval , avec le cri et les armes de Montmorenci - Laval. Gui Xli fonda, l'an 1^97, avec sa femme* le couvent des Cordeliers de Laval. Froissart dit de lui , qiiV/ aima souverainement l'honneur de bu France 9 et Pierre le Baud, au 'il fut moult prudhomme vers Dieu ei les hommes , détvt aux églises , auniânier aux pauvres , qu il entretenait des musiciens , aima le bien du peuple 9 qu 'il défendit d 'oppression de tout son pouvoir , et n'avoit d'autres serment que si Dieu ME DONNB bonne vie. Jeanne, sa femme, lui survécut vingt eè un ans, «étant morte le 27 décembre i4&5, et fut enterrée aux Cordeliers de Laval.

GUI XIIL

1412. Gui XIII, auparavant nommé Jean àe Montfort, succéda, avec Anne de Laval, sa femme, à Gui XJ1, son beau-père , dans les sireries de Laval et de Vitré , et dans les antres terres et domaines dont il avait joui. Depuis son mariage , il servait, dans les armées de France , sous le nom de sire de Gaure, avec titre d*ecuyer banneret, à ta tète de sept bacheliers, et de cent quatre-vingts écuyers qui formaient sa compagnie. L'an i + il prit la résolution d'aller visiter la Terre- Sain te. Avant son départ , il déclara , par lettres du 3i août , qu'allant au voyage d'outremer , il laissait au sire de Montfort , son père , et à la dame de Laval , son épouse,

Ïdein pouvoir de garder et gouverner ses terres situées en Bretagne , en Anjou , dans le Maine , en Normandie , en France , en Picardie , en Flandre , dans le Hainaut et ea Artois. On voit par là combien ses domaines étaient aoo**

Dïï.S STRES DE LAVAL. 1:25

breax et répandus. S'étant mis en route bien accompagné, il alla droit en Palestine , et après y avoir satisfait sa dévotion , il fit voile , en s'en revenant , vers l'île de Chypre , où il visita la reine Charlotte de Bourbon, sa parente. De là, il se rendit à Rhodes , ignorant que la peste y régnait. 11 en fut attaqué et y mourut le 12 août i4*4 7 après avoir fait son testament, trois jours auparavant , dans une vigne, près d'un bourg de Rhodes. Les chevaliers de Saint-Jean lui firent des obsèques magnifiques , dont sa veuve leur marqua sa reconnaissance , par des privilèges qu'elle accorda dans Laval au commandeur de Thévaile. De son mariage il laissa cinq enfants : Gui , sire de Gaure , et depuis comte de Laval ; André , seigneur de Loheac, qui devint par la suite amiral et maréchal de France ; Louis , seigneur de Châtillon , grand-maître des eaux et forêts sous Louis XI et Charles VI II; Jeanne, mariée à Louis de Bourbon , comte de Vendôme , et Catherine , dame de Chauvigni et de Châteauroux. Comme tous ces enfants , à la mort de leur père , étaient mineurs , il y eut procès pour leur tutelle entre Raoul de Montfort , leur aïeul , et Anne, leur mère* Elle fut adjugée à celle-ci , par sentence de la justice du Mans , dont il y eut appel au parlement , qui confirma ce jugement par un arrêt de l'an i^ij. Raoul étant mort l'an 1419? 1» dame de Laval envoya Thibaut de Laval , son cousin , se saisir des châteaux de Montfort et Gaèl. Charles et Guillaume de Montfort , frères de Gui XI il , s'opposèrent à cette prise de possession , et se mirent en devoir de venir assiéger Thibaut. Pour éviter une guerre , on convint de mettre ces places entre les mains du duc de Bretagne. Ce prince les remit à la dame de Laval.

L'an i4*o , les Anglais, maîtres de la Normandie, entrèrent dans le Maine , où ils firent d'étranges ravages. La dame de Laval, ayant mis des troupes sur pied , défit , l'an 1*22, un de leurs partis , composé de quatorze cents hommes , au lieu, dit la Brossinière. Les principales places de la province se mirent en état de défense ; mais la plupart furent contraintes de subir le joug des Anglais. Le Mans fut pris deux fois ; Mayenne, Sainte-Susanne , Saint-Célerin , et d'autres, eurent le même sort : Laval resta la dernière. La dame de Laval se voyant menacée , d'un siège, l'an 1424* manda tous les nobles qui devaient garde à sa ville, de venir faire le service. Mais, nonobstant leur résistance et leurs efforts , la ville fut emportée le 9 mars 1^28 (n. st.), et, six jours après, le château fut rendu par capitulation. Anne de Laval, retirée alors avec Jeanne, sa mère, au château de Vitré, s'obligea de payer une somme très-considérable pour la rançon de la garnison. Cette conquête

ÂaB CHRONOLOGIE HISTORIQUE

ne resta pas long-tems entre les mains des Anglais. L'an i429t les sieurs de la Ferrière et du Bouchet , reprirent sur eux la ville de Laval, le 25 septembre, jour consacré depuis à une procession annuelle-, pour perpétuer la mémoire de cet événement*

GUI XIV , PREMIER COMTE DE LàVAL.

Gui XIV , fils aîné de Gui XIII , et d'Anne de Laval, né l'an 1406 , fut élevé , dans sa minorité , à la cour de Jean le Sage, duc de Bretagne, dont il devait épouser la fille , Marguerite , qui mourut en 1427* Ayant pris congé de ce prince, il vint avec ses frères , trouver à Loches le roi Charles VU , pour lui offrir leurs services. Il écrivit de là, le S juin , à sa mère, une lettre publiée par le P. Labbe dans ses mélanges historiques , pour lui faire part du bon accueil que le roi leur avait fait , et lui annoncer la disposition où ils étaient de suivre la célèbre Pucelle , qu'ils virent à Loches , dans toutes ses expéditions. Us tinrent parole , et firent la plus fidelle compagnie il cette héroïne, jusqu'à Reims, où elle amena le roi pour le faire sacrer. Le jour même de cette cérémonie (17 juillet 1429), Charles VU, dans un conseil nombreux qu'il tint , érigea la baronnie de Laval en comté , relevant miment du roi , par lettres qui furent vérifiées au parlement le 17 mai i43i.Ces lettres sont fondées sur les motifs les plus honorables qu'elles énoncent , la grandeur et l'ancienneté de la maison de Lavai , son immuable fidélité envers la couronne , les services importants qu'elle lui a rendus , les armées levées à ses dépens pour le besoin de l'état, les pertes qu'ellesa essuyées de ses villes etdeses châteaux , etc. ( Les comtes étaient rares en ce tems-là ; et leurs prérogatives étaient telles, suivant du Tillet, qu'ils précédaient le connétable. ) Pour plus grande distinction , le roi , dans ces mêmes lettres , donna le titre de cousin au comte de Laval , et lui accorda le même rang et les mêmes honneurs dont jouissaient alors les comtes d'Armagnac, de Foix et de Soissons , auxquels il n'était guère inférieur en puissance, ayant dans la dépendance de son comté cent cinquante hommages , parmi lesquels se trouvaient quatre terres titrées, trente-six châtellenies , et en tout cent douze paroisses. Enfin , le roi, dans le même tems, fit chevaliers le nouveau comte et le sire de Loheac , son frère. De Reims, Gui accompagna le roi jusqu'au mois de septembre 14S0 , qu'il prit congé de lui pour retourner dans ses terres. Pour le sire de Loheac , il ne revint de long-tems chez lui , et fut bientôt élevé à la dignité d'amiral , puis honoré du bâton de maréchal»

DIS COMTES DÉ tÀVÀti Ï&J

De retour à Laval , le comte Gui alla saluer , an mois d'octobre i43o , le duc de Bretagne (Jean le Bon), qui lui fit épouser Isabeau , sa fille unique. Elle avait été accordée , par traité du 3 juillet i4H , a Louis, duc d'Anjou, roi de Sicile* Mais le duc de Bretagne , voyant que ce prince , occupé alors à faire la guerre dans la Pouille , tardait d'exécuter ses promesses , rompit les siennes , et s'en fit relever par dispense du pape Martin Y, datée du if> des calendes de novembre, la treizième année de son pontificat. Cette alliance n'empêcha pas que le comte Gui n'eût un différent avec le duc François 1 , son beau-frère , à l'occasion de certaine levée que celui-ci voulait faire dans la baron nie de Vitré. Gui s'y op-» • posa , soutenant qu'elle ne pouvait se faire sans son consentement , et gagna sa cause au parlement , par arrêt du 28 juillet i447 • K était veuf alors d'Isabeau , décédée au château (J'Aurai , le 14 janvier i44>3 * et inhumée aux Dominicains de Nantes. Il épousa en secondes noces , le i€r. octobre i45o, Frais- ÇOISB, fille unique de Jacques de Dinan, et veuve de Gilles de Bretagne, troisième fils du duc Jean le Sage, mort tragiquement , comme on le dira ailleurs, et sans lignée , au château de la Hardouinaie, le 24 avril précédent. Françoise , dont le père était décédé le 3o avril i444 « apporta au comte de Lav*l, entr'autres terres, l'importante baronnie de Château— Briant , celle de Mon tablant , et celle de Beaumanoir.

Le comte de Laval étant aux états, assemblés , l'an i45i , à Vannes , disputa la préséance au vicomte de Kohan. Les deuxpartis , après quelques contestations , convinrent de s'en rapporter au jugement du duc Pierre IL Ce prince , après l'examen des pièces qui lui furent apportées de la chambre des comtes et du trésor des chartes , décida que le comte de Laval n'étant encore que présomptif héritier de la baronnie de Vitré, k vicomte de Kohan aurait la première place a gauche le premier jour ; que le second , elle serait occupée par le comte de Laval, et ainsi a l'alternative, dans ce parlement et les suivants , jusqu'à la mort de la comtesse de Laval , propriétaire actuelle de la baronnie de Vitré ; qu'alors Laval précéderait Rohan sans alternative. Mais le vicomte de Kohan protesta contre cette décision , et fut reçu à produire ses moyens de ftulKté le 29 mai 1460 , par sentence du duc François II , séant 01 son général parlement Le comte de Laval appela de cette sentence au parlement de Paris, qui la confirma en 147 1 , et condamna le comte à l'amende. La querelle ne se termina point là. Elle fut renouvelée aux états de 1476 » où le procureur-général disputa au vicomte de Kohan la qualité de vicomte de Léon, et reprise enfin l'an 1476, aux étals d*

1*8 CHBOKOI.OGIE HISfcORIfjKTE

Vannes , dont on ne voit point qu'il ait émané de jugement. (Morice , hisL de BreU tom. II , pag. fa et i3o. ) * L'an 1 4^4 îles princes français , ligués contre le roi Louis XI, sollicitèrent le comte de Laval de se joindre à eux ; mais ce fut en vain. Il demeura fidèle au monarque , et lui envoya le sire de Gaure , son fils aîné , pour combattre sous ses drapeaux. Anne de Laval, mère du comte, vivait toujours et continuait d'exercer avec son fils , dans ses terres , l'autorité seigneuriale, partageant même avec lui la dignité comtale. La mort l'enleva, le 28 janvier 1466 ( n. st. ) , dans un âge avancé. L'église de Saint-Thugal, dont elle avait enrichi le chapitre, fut le lieu de sa sépulture. C'était une femme de tête. Elle eut, l'an i454 5 avec Jacques d'Epinai, évêque de Rennes, un démêlé , où elle déploya toute la fermeté de son âme , et le prélat tout l'emportement et toute la violence de son caractère. Après cinq ans de contestations , elle obtint du pane Pie II , une bulle, datée de Mantoue , au mois de janvier \$>% Par laquelle ce pontife , pour raison des vexations exercées par l'évêque de Rennes , contre madame Anne , comtesse de Laval , l'exempte, elle , le comte de Laval son fils , et ses autres enfants, feurs serviteurs , domestiqués et officiers , de la juridiction dudit évéque , tant qu'il vivra , et les met sous la juridiction immédiate de l'archevêque de Tours. Tel était le sujet de la querelle : c'était une ancienne coutume qu'à son entrée solennelle dans sa ville épiscopale , l'évêque ae Rennes fût porté par quatre barons ; savoir , ceux de Vitré , de la Guerche , de Château-Giron et d'Aubigné , lesquels , après le festin , avaient droit de prendre son cheval , avec sa vaisselle de cuivre et d'étain. A l'entrée de Jacques d'Epinai, qui se fit le 10 avril i454» Anne de Laval , comme dame de Vitré et d'Aubigné , avait envoyé deux gentilshommes , pour lui rendre en son nom le devoir accoutumé en pareille cérémonie. Le repas fini , ils voulurent s'emparer du cheval et de la vaisselle de révêqne. Les gens du prélat s'y opposèrent , et l'on en vint aux coups de part et d'à 11 I re : Inde malt labes.

Le comte Gui, Tan i458, assista au parlement assemblé à Vendôme pour juger le duc d'Alençon. Il y fut assis sur le même banc que les princes du sang, et immédiatement après le comte de Vendôme. Il survécut près de vingt et un ans à sa mère , et mourut , le 2. septembre i486 , dans son château de Château- Briant, d'où il fut transporté à Saint-Thugal, pour y être inhumé. Ce comte mérite une place distinguée dans l'histoire par ses vertus politiques, militaires et chrétiennes. Sans avoir jamais eu de commandement en chef, il servit avec gloire le roi Charles VII dans ses guerres contre les Anglais» Ce princç

Irfcê CÔMTES M LAVAL. tag

Padmit dans ses conseils ; et le roi Louis XI , quoique peu fa* vorable à ceux qui avaient été en faveur auprès Je son père, lui fit le même honneur. Françoise de Dinan , sa veuve, se remaria secrètement à Jean de Proesi, et finit ses jours le S janvier i5oo (n. st.), à l'âge de soixante-trois ans (ij. Du premier lit, Gui XI Veut François, qui lui succéda sous le nom de Gui XVfc Jean, sire de la Hoche, né à Redon, Tan 1^7, et mort en 1476; Pierre, né à Montfort, le 17 juillet i442» mort arches vêquede Reims en Yolande, née à Nantes, le Ie'. oc-

tobre 1411, mariée, 1°. Tan 144 4, à Alain de Rehan , comte dePorhoet; a0, à Guillaume d'Hareourt, comte de Tancarville; Françoise, née et morte en i43a; Jeanne, née le 10 no± vembre i433, et mariée, comme on la dit, à René, duc d'Anjou; Anne, née et morte en 1 4^4; Arthuse, née au moia de février i4^7i morte sans alliance , Tan 1461, à Marseille , •ù elle avait accompagné la duchesse Jeanne, sa sœur; Hélène , tiéea Plocrmel, le 17 juin i4%> et alliée à Jean de ftlalestroit, tire de Derval ; Louise, née le i3 janvier 1440, mariée, par contrat du tS mai i4t>$? a Jean de Brosse, dit de Bretagne , comte de Penthièvre. Du second lit, il eut Pierre, mort sans alliance Tan t4?6j François, sire de Chôteau-Briant tige de la branche de ce nom ; et Jacques» sire de Reaumanoir, mort le à3 avril iSoa, laissant un 61s nommé François , mort sans lignée en iSia.

C'est vraisemblablement sous Gui XIV que fut établie la chambre des comptes de Laval ; du moins on ne voit pas de comptes rendus à cette chambre par les fermiers et les trésoriers de ce comté avant lui. Elle était composée d'un président , qui est à présent le juge ordinaire, de quatre auditeurs et d'un greffier. Ce privilège accordé par Charles VII ou par Louis XI, tst une preuve de la grandeur de la maison de Laval. Chopin , de Doman., \. 2 , c. i5, ne comptait que sent maisons de son tems qui jouissaient d'une semblable prérogative, savoir : celles des ducs de Bourbon, de Vendôme, de Penthièvre, de Ne vers, de Bar, et celles des comtes de Dunois et de Laval.

(t) Cette dame, non moins respectable par ses qualités personnelles qoe par son rang, avait inspiré une si juste confiance au dnc de Bretagne, François H , qu'il la chargea par son testament de la garde dè i« deux filles. Elle s'acquitta en femme d'esprit de cette importante commission. Convaincue . par la suite, que le bien de sa patrie exigeait le mariage de la jeune duchesse Anne avecCharles VIII, elle en donna lç conseil à cette princesse, malgré les nœuds de la parenté qui l'unis- ♦aient au siir d'Albret , son frère utérin. ( Observation sur Us mémoire* it Louis de la Tremoii/e. ) *

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