‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 49 sur 161 · GUI XVII · texte numérisé non relu

GUI XVII

x53i. Gui XVII , né, au mois de janvier i5ai (v. st. ), dè Gui XVI et d'Anne de Mont more nci , nommé Claude au baptême, succéda a son père dans le comté de Laval, la vicomte de Rennes, la baronme de Vitré, et d'autres terres sous la conduite de Jean de Laval, seigneur de Château-Briant, et d'Anna de Montmorenci, grand-maître et maréchal de France, et depuis connétable, que le roi François Ier. lui donna pour cura-» leurs. Il fut élevé dans la maison du premier, dont l'épouse f Françoise de Foix , avait déjà auprès d'elle Claude de Foix, sa nièce, fille d'Odet de Foix , vicomte de Lautrec , mort devant Naples, le iS août i5a8. Claude et Gui étaient a peu près de même âge. La dame de Château-Briant proposa le mariage de ses deux pupilles au roi et aux parents respectifs , et le fît agréer. Les noces, en conséquence, furent célébrées le a3 octobre 1 535, Après la mort de Henri de Foix , frère unique de Claude, décédé, l'an i$4of sans enfants, cette alliance fit entrer dans la maison de Laval tous les biens de celle de Lautrec , savoir ; le comté de Rethel, les baronnies de Donzi , de Rosoi , de Saint- Verain , d* Arval , de Montrond , de Château-Meillan , d'Epincuil, deLesparre, de Coulommiers en Brie, de Beaufort ea Champagne , et d'autres grandes seigneuries en Périgord f finBéarn et en Guieune. Mais cette immense succession, qui rendait la maison de Laval Tune des plus opulentes du royaume, fia sortit au bout de sept ans par la mort de Gui X VU , ar-r rivée , le a5 mai i547 , à Sai nt- Germai n-en-Laye, sans qu'il laissât de postérité. Ce fut une pleurésie qui emporta ce jeune seigneur à Tâ<*e de vingt-six ans , malgré le bruit cmi courut alors qu'il avait été tué d'un coup de dague par le roi Henri H , dao$ une querelle qu'ils eurent ensemble , disait-on , en jouant à la paume. Son corps , après avoir reposé quelque tems dans l'église' de Saint-André-des-Arcs , a Paris , fut conduit aux Dominicains de Laval, où îl resta jusqu'au 18 août i55i. Ses héritiers s'étant alors tous rassemblés à Laval , le firent transporter dans l'église de Saint-Thugal, où il fut inhumé dans le chœur. Gui XVII , formé aux exercices militaires par Anne de Monimorenci , son oncle, le suivit dans toutes ses expéditions* Après la paix , il alla trouver en grand cortège l'empereur Charles-Quint, à Bruxelles, pour solliciter la restitution des tfi"fis d'outre - Meuse , qui appartenaient à sa femme. Ces V1*** étaient Méaières, Çuarleville et le Mont-Olympe. Quoi-,

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que muni d'une lettre du dauphin cjui appuyait sa demande ; il ne put rien obtenir. C'est à quoi il devait s'attendre : les princes ne se dessaisissent guère de ce qu'ils ont pris, que lorsque la force les y contraint. On rapporte que, pendant le séjour qu'il fit à Bruxelles 9 un marchand flamand vint offrir à l'em-

Ïiereur une riche tapisserie qui représentait, en plusieurs pièces, 'histoire de David. Charles- Quint n'ayant pas voulu donner soixante mille livres qu'on en demandait, le comte de Lava! l'acheta le lendemain , et la fit porter à son logis. On la voyait long-tems après , dit-on , au château de Nantes , chez le duc de Mercœur. Ce fut en i542, qu'il fut armé chevalier par le roi François I, qui lui conféra en même tems le collier de l'ordre de Saint-Micnel. La cérémonie se fit avec une pompe, dont il manda le détail à sa femme, ajoutant dans sa lettre, qu'elle pouvait désormais se qualifier madame. C'est qu'anciennement cette qualité n'appartenait qu'aux femmes de chevaliers : les autres, quelque nobles qu'elles fussent, n'étaient qualifiées que demoiselles. Cependant on voit des actes et des états de la maison de Laval, postérieurs à la chevalerie de Gui XVII, où Claude r sa femme , est encore appelée mademoiselle. La magnificence avec laquelle ce comte vivait fut telle, que ses revenus , tout grands qu'ils étaient, ne purent y suffire. 11 laissa, en mourant, des dettes considérables, dont l'acquittement absorba le prix de ses meubles et joyaux qui furent vendus après- sa mort. Claude, sa veuve , étant retournée en Guienne , fut recherchée par Charles de Luxembourg, vicomte de Martigues, qui obtint sa main. On prétend , dit D. Vaissète , que Claude de Foix mourut en couches l'an 1 553 ; mais il est certain qu'elle était déjà morte le 2$ février i549 (n« st0»

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