ROBERT
L191. Robert III succéda à Jean II, son frère, dans le comté d'Alençon. L'an iao3, il fut du nombre des seigneurs qui excitèrent et aidèrent le roi Philippe Auguste a venger la mort d'Arthur, duc de Bretagne , égorgé par le roi Jean, son oncle. Ce dernier étant venu l'assiéger dans Alençon , Robert eut recours au roi de France; mais les forces de ce monarque ie trouvaient alors tellement dispersées, qu elles ne pouvaient se réunir assez tôt pour secourir la place. JLe génie actif et fertile de Philippe lui suggéra un expédient pour remédier à ce contre- terns* On tenait dans ces entrefaites un tournoi à Moret , dans le Gâtinais , où toute la noblesse de France et des provinces voisines était accourue pour signaler sa valeur et so.n adresse. Philippe s'y rendit, lui-même , demanda le secours (le
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ces braves champions dans la conjoncture pressante ou îî se trouvait , et leur marqua tes plaines d'Alcnçon comme le champ le plus honorable où ils pussetit déployer leur bravoure et leur générosité Ces semonces firent leur efrVt : les valeureux chevaliers, animes par rhonnéuf, sle Avortèrent à punir le lâche parricide ; et, s*ctant rangés avec leur suite sous les ordres de Pfiilippe , ils se mirent en marche -irteontinent pour aller faire lever le siège d'Alençon. Jean, instruit de lciir approche , prit la fuite si précipitamment , qnll Hbaudonna ses tentes , ses machines et Son bagage a tYrittemiV R'an^si^'le comte Robert fut employé parole roi de France nbur conclure une trêve à Chinon avec ce même roi Jean, il porta ses firmes, Fânaée suivante, en Languedoc, contre les Albigeois. H moiirot, le 8 septembre 1217, à Morteville, près de Laval, et fut enterré à l'abbaye de Perseigtfe , où l'on ' voit sa r^préJseiHalron sur sa tombe. Kobert eut de Jeanne de la Guerche , sa première femme, Jean, tHOtl* ttt; 8 fdnvicç "lâi* ; ; Mahaut , première femme de Thibaut VI, comte de Blois, et Héle ou Alix, mariée, i°. avant Tan iao5 , à Hébert Malet, sire de Gravillej 2°. avant Tan 1220, à Aimeri , vicomte de fhâtelleraud. I '".Mme , héritière de la terre, LavaU sa seconde femme, lui donna Robert, qui suit. Lllcse remaria ensuite à Mathieu II de Montniorenci , connétable de Frange , et tige de la branche de Montmdrenci-Laval. {Voyez, tes tire* 4c £<t?a) • ) Robert avail fait un voyage à la Terre- Sainte, d'où ^rapporta des reliques qu'il déposa à l'abbaye de Peiseigne^ ,r> ^ 1 ! *,».... > »,|, fi ■ | 1 ,• |
... . /ROBERT IV., r
. 1217. Robe ht IV, fih posthume de Robert lit, fut son successeur dans le comté d'Alençon^ A la mort de son père-, on avait nommé des sages-femmes pour constater la grossesse <de sa mère, et on Tavait'connéeàleur ganle pour s'assurer de l'enfant Qu'elle mettrait au monde. Le jeune, prince ne vécut qu'environ deux ans, étant mort vers la fin Me Tan 1219. En Un finirent les anciens comtes d'Alençon;. Le coii Philippe Auguste , ayant conquis la Normandie, réunit à son domaine le comté d'Alençon (à Pexception de la Roehe-Mabile) par cession d'Aimeii^ vicomte de Gnâtelleraud, et d'Alix ou Hèle, sa femme, héritière de Robert IV, son frère consanguin. M. Dupuy parle de cet acte, ainsi que Bry de la Clergerie, sans l'avoir vu , et comme doutant même de son existence. Mais il existe au trésor des chartes, dans le registre côté 3i , acte 33y et dans le recueil de Colbert* vol. 3, fol. 747. Sa date est du mois de janvier 1 aao % c'est-a? dire 1221 , suivant le nouveau style* J
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DIS COMTES d\\LENÇON. %5j
Il restait néanmoins encore un autre rejeton de la maison d'Alençon , qui avait des droits sur ce comté. C'était iMarie , comtesse de Ponthieu, descendante de Guillaume Taivas eu ligne directe. Mais ses domaines étant alors entre les mains du roi par la saisie qu'il en avait faite à caus<* de la révolte de Simon de Datnmartin , son époux, elle n'était occupée qu'à calmer le ressentiment du monarque, bien loin de songer à élever quelques prétentions contre Lui. Philippe Auguste jouit donc sans contradiction du comte d'Alençon. Mais Louis VI II , son successeur, dans le traite d'accommodement qu'il lit , l'an lia 5, avec Marie, l'obligea de lui abandonner, par une clause expresse , ses droits sur ce comte. ( Voyez Marie , comtesse de ?onliueu>)