‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 61 sur 161 · COMTES D'ALENÇON ET DU PERCHE, DE LA MAISON DE FRANCK · texte numérisé non relu

COMTES D'ALENÇON ET DU PERCHE, DE LA MAISON DE FRANCK

' u* PIERRE. ' ' 1

L'an 1268 (v. st.), au mois de mars, le roi saint Louis donna les comtés d'Alençon et du Perche en apanage et en pairie, avec le droit d'échiquier, ou de cour souveraine (i) T à PiEaiie, son cinquième fils. Pierre accompagna, Pan 1270 , son père au voyage d'Afrique ,> et devint, 1 au 1272, par son mariage contracté avec Jeanne de Chatillôn, comte de Blois , de Chartres et de Dunois, seigneur de Guise et d'Avenes. Etant allé, Tan 1282 /après les Vêpres Siciliennes, au secours de Charles I, roi de Naplps/son oncle, il mourut à Salerne, le 6 avril (jour du jeudi-saint) de Tan 1284 (n. st.)f sans laisser de postérité , ses deux fils, Louis et Philippe, étant morts en bas âge. Les comtés d'Alençon et du Perche, après sa mort , revinrent à la couronne de France. Jeanne , son épouse, lui survécut jusqu'au 19 janvier 121)1. ( Voy. les comtes dt Blois. ) * " » *

f' CHARLES I DE VALOIS.

En î2q3 , le roi Philippe le Bel donna ces deux comtés ^ « ■ - ■ — i i ;

(1) Le droit d'échiquier %jus scaccarù\ ne doit point être confondu avec le pîaii de Vepèe^ dont on a parlé ci-devant , et qui n'était autre chose que ta haute justice , au Heu que l'échiquier était un tribunal souverain. Celui d'Alençon était comme un démembrement de l'échiquier de Normandie, que le roi Philippe le Bel rendit, sédentaire en i3o^ •u i3û5.

l58 CHRONOLOGIE HISTORIQUE

au même tjtre, à Charles I de Valois, son frère. On trouve sous ce comte plusieurs arrêts de l'échiquier d'Alençon., dont le plus ancien, qui est de Fan i3oà, conûrme les privilèges des habitants de Falaise* La Clergene (pag. abU) nous apprend cju'il en fit tenir un autre en i£io , où les nommes de la Roche- Mabile furent maintenus dons le droit d'usage dans- la forêt d'Ecouve. Bar prétend, nue la ville de Mortagne y fut déclarée capitale du Perche. Ce droit d'échiquier né fui point héréditaire dans le comté d'Alençon , et chacun des successeurs d« Charles 1 fut obligé de prendre des lettres particulières pour l'obtenir. Ce prince termina ses jours à Nogent, le i&dé* cembre i'SslS. (Voy, les comtes de Votons.}

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