PIERRE II
COMTE U'AlENÇON.
Piebre II, troisième fils do Charles II , eut pour son lot le comté d'Alençon. Il fut surnommé Mi Noble, et mérita ce titre par ses exploits. Il avait été, Tan i3(ù>, un des otages donnés aux Anglais pour la délivrance du roi Jean. À son retour, il servit dans la guerre de Bretagne et dans celle tjue les ducs de Berri et de Bourbon firent aux Anglais en Guienne.
Pierre était bon économe. Il acquit de Jean de Chatillon et de Marie de Montmorenci , par lettres du 3 février i3fa> (v.st.), la terre et seigneurie d'Argentan , pour la somme de six mille livres. L'an 1^67, la châtelleîûe de Dumfront , qui avait été, en divers teins , possédée sépa rémenl par des seigneurs particuliers, tut réunie en sa faveur, par lettres- patentes du r3 septembre, au comté d'Alençon.
Pierre, Tan 1^70, par un acte du septembre, fait avec Jean du Pont-Audemer et Philippet te de Dreux, sa femme, réunit à ses domaines, pour la somme de 1140 jrancs d'or, tous les droits qu'ils avaient dans les châtel , ville et châtellenie de ChAteau-Neuf, en Thimerais. Depuis cette époque, -dit M. du Badier, je ne trouve plus d'autres seigneurs de Château-Neuf, que les princes de la maison d'Alençon. L'an 1377, Pierre hérita du comté du Perçhe par la mort de Robert, son
ROBE UT V, comte bu Perçue.
Robert Vt quatrième fils de Charles II , devint comte du Perche et de Porhoet , par le partage fait avec Pierre, son frère. Il se distingua dons les guerres contre les Anglais elles Navarrais. Il accompagna, l'an 1064 , Philippe le Hardi , (lue de Bourgogne, au siège de la Charité-sur-Loire, et. le duc de Berri à celui de Limoges. L'an 1370, de concert avec Pierre, son frère, il vendit , par acte passé, le z\ juillet, à Paris, le comté de Porhoet à Olivier de Clisson , qui leur donna, en échange , la baronnie de Thuit, en Normandie, avec deux mille livres de rente sur les foires de Champagne. (Morice, tom. 1, note 4^0 Robert , la même année , suivit le connétable du Guesclin dans son expédition contre les Anglais. Ce fut lui qui , avec le maréchal de Blaioville, rangea les troupes à Pontvalain , dans le Maine, à mesure qu'elles arrivaient pour surprendre les Anglais campés dans le voisinage : ceux-ci ne les attendaient pas sitôt, quoiqu'ils eussent détié le connétable au combat. On était alors au mois de novembre. L'historien de du Guesclin rapporte qu'avant la bataille, nos soldats se dejeûnerent de pain et de vin qu'ils avoyent apporté avecques euxy et prenoient les aucuns d 'keux à»
pain , et saignuyent au nom du 1 saint sacrement , et après ce qu 'Ut
frère, décédé sans enfants. Il accompagna, Tan i38o", le roi Charles Vf dans son expédition de Flandre. Pierre élait frère utérin de Louis II, comte dEtampes, et en cette qualité, il avait droit comme lui à la seigneurie de Lara, qui avait ap-
fttrtenu à Marie d'Esnagne , eurmère. L'an i3<ji , ils firent un traité par lequel Pierre accorda l'usufruit de celte terre à Louis , après la mort duquel elle devait revenir aux comtes d'Alencon. (Mss. de Coislin , n°. i5b.) Pierre mourut Tan ii«4i Ie 20 septembre , dans son château d Argentan. Ce prince avait épousé, le 20 octobre I '-J7 I , INlARl^- C.UAMAIL- LARD, fille de Guillaume, seigneur d' Antcnaise , vicomte de Beaumont et de la Flèche , et de Marie de Beaumont, laquelle descendait de Jean deBrienne, roi de Jérusalem. Il laissa d'elle , outre deux fils morts dans l'enfance, Jean, qui suit; Marie, qui épousa, Tan i3rttj (v. st.), Jean VU , comte d'Harcourt et d'Aumale ; et Catherine , mariée, i°. à Pierre de Navarre, comte de Mortain ; 20. à Louis le Barbu, duc de Bavière-lngoîstadt , et frère de la rein^* Isabeau. Marie Chamailiard survécut au comte Pierre , son époux , et mourut le 18 novembre 1425. Elle eut sa sépulture à l'hôpital de Saint-Thomas d'Argentan.
estoyent confessez Vuii h Vaultre de. leurs péchiez, le usoyent en lieu de communichement (communion. ) Après dirent maint oraison en de priant à Dieu qu 'il les gardast de mort , de mahaing (mutilation) et de prison. La bataille, qui se donna inconti nent après, fut une déroute pour les Anglais , dont le chef, Granson, ayant été terrassé par du Guesclin, demeura son prisonnier. Les suites de cette action furent aussi heureuses que le succès en avait été brillant.
Le connétable, toujours accompagné du comte du Perche f chassa successivement les Anglais de tous les postes qu'ils occupaient dans l'Anjou , le Maine et la Normandie. Le comte Robert mourut en i3yyt sans laisser d'enfants de JEANîSft de Rort AN , sa femme.