‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 79 sur 161 · BUD1C · texte numérisé non relu

BUD1C

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490 au plus tard. Bumcfau Debrock , frère puîné d'Erecb* fut appelé de la GrandeTBretagne , où il était passé , pour lui succéder. Son premier exploit fut la conquête du territoire occupé par les Àlains , et nomme par cette raison Alania. Il délivra ensuite la ville de Nantes assiégée par une troupe de barbares ;, sous la conduite de Mnrcnillon ou Cbillon. Les Francs; toujours animés du <Jésir d'étendre leur domiuation dais les Gaules, fitent^lii'siéûrs tentatives du tems de Budic pour se rendre' maîtres de la Bretagne. À la fin , las de la résistance opiniâtre qu'ils éprouvaient, ils traitèrent , Tan 497 » avec les Bretons, et les admirent au nombre de hurs alliés. Dans le <ïriêmé tems , les garnisons romaines, distribuées dans ta places voisines de la Lô'îre , se donnèrent aux Francs et aux Bretons, sans renoncer à leurs mœurs et à leurs usages. Clovis, roi des Français , Vêtant défait, par le massacre, de plusieurs princes des Gaules qui lui faisaient ombrage, ôn croit que Budic, 1 an Sôp , Tut une de} victimes immolées à l'ambition de ce nroharqué. Après' sa: mort , les Frisons, conduits par Corsolde , *e Jetèrent sur la Bretagne armorique , dont ils obligèrent hs> seigneurs à se retirer. Clovis , profitant de cette invasion concertée avec eux, établit des lieutenants dans le pays, y fit battre monnaie, et s'en fit reconnaître pour souverain. On voit, en effet , que son autorité dès-lors ne souffrit plus de contradiction dans toute TArmorique bretonne. Au concile d'Orléans, tenu l'ail 5û , les evêques de Rennes , de Nantes et de Vannes , s'y étant trouvés , déclarèrent qu'ils étaient sujets de Clovis , et 1 appelèrent , avec les autres prélats, leur seigneur et leur maître. Saint Melaine , le premier des trois , depuis ce concile , et'

jl£ CHRONOLOGIE HUIOlppBK 4

même auparavant f parut avep distinct jon à la cour de ce prince. ( .Ylorice , ffist. de Br^ loin. 1 , pag. 700. ) Ce fut donc alors que la Bretagne devint une province de France. Elle tomba la mfTne année 4 après la mort dé Go vis , dans Le partage de ClnV debert -, son fils aîné , roi de l'a ri s. La royauté fut «lors éteinte dans la Bretagne , et ce pays n1etrt plus désormais que de& corptei sous la mouvance des rois de France» C^est '«régoire de Tours rjui Tassure formellement par cês parfete*: N*èr$. sémper Britannî êub Francorum potestate , ^>os/ okitçmveçis Ckfodooemhi 4 fètmàiy\ et comités non reges appeUuti mrti){ ^^^//M/.'ii^^^^kA^^^^sèUi ques-uns néanmoins de ces princes bretons se donnèrent encore le titre de roi ; mais ils ne furent Mint reconnus pour tels en France. Cbildeberl , la première aur^seepo<}e a^oée^fle $on règne , érigea un nouvel evéché eiijkçtagnjç cfenVttYute £(fo cismor ou de Léon, dont le p renier jévéque jfk ? R

parti de l'église., et repose à Pennaiùfi(avec le iître jjfe JPlsjj*. H saint Oudocée, qui fut sacré év^ue^^jfl^^m,

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5i3. Hoel, ou Rioval, retiré depuis quatre ans a la coe? d'Artur, roi de la Grande-Bretagne, arrive avec des troupe» que ce prince lui avait fournies , pour revendiquer les états & Budic , son père. Les Bretons armoricains se déclarent pour lui, et l'appellent Rioval , ou Keith, c'est-à-dire* le roi Hoël. il fait avec eux la guerre aux Frisons qui étaient restés maîtres du pays, et vient à bout de les chasser. Le roi Glolaire, apprenant ses succès, témoigne le désir de le voir. Hoël vient le tiouvprà Paris. Ils se lient ensemble d'amitié ; mais Hoël n'est traité qu'en qualité de comte à la cour de France. Il fonde à soa retour, vers Pau 54 1 , dans la ville d'Alcth , un éveché do ut il établit premier évêque saint Malo, qui donna depuis son nom à ce lieu. 11 fut libéral envers d'autres églises , et Gt part de ses conquêtes à ses parents et à ses amis. Comblé de gloire et de bonnes œuvres , il n .5 , laissant dÀLWA V<Mtkt

sa icvfgfr^^ ^ IL. !>u> ^lllf 01 d'autres em'ants*

ai rement dit saint Lth Lise île Tiéguier révère r/viuibert; Waro4 ^Hnroc ; Budic et

DES COMTE « ET DUCS DE BRETAGNE. IcVj

545. ou environ. Iïoel II , fils aîné de Hoël I , qu'il avait aidé dans ses. conquêtes , lui succéda au comte de Bretagne. Mais la valeur fut la seule vertu quy'il hérita de lui : il fut inhumain et presque sans religion* 11 persécuta saint Majo , et l'obligea, Tan 546 $> (l'abandonner son église. Il lut puni de cette impiété 1 année Suivante par Canao, son frère , qui le tua dans une partie de chasse. ttiMO , son épouse , fille de Malgo, roi dans la Grande-Brctague , le fil père de Judual , qui viendra ci- *pWfcno In9l4iinnb 9* 8i*Ol'>vJ R*»*>«if irj >'i . i|t /ijtifiii ■.

547. §ptÉ» , ait aussi éditât , frère et meurtrier d'Hoel ITf

se mit à sa pja^è ; et po'jr n'avoir point de rival t il attenta à> la vie de ses autres frères. Waroc et Budic furent les victimes

envoyé redemànlJe^ avec "menaces, Conamer l'enferma dans un' tombeau de pierre , et dit aux envoyés , en leur montrant cé moriumeht filùcliau n'est plus , voilà le lieu de sa sépulture : dites à Canao qu 'il n'a plus rien à craindre, ils s'en retournèrent après avoir bu et mangé sur le tombeau. Pour se mettre à labri des poursuites de ce barbare frère, Macliau feint de re-» noDcerau monde, et se fait couper les cheveux. Canao , délivra de tout ce qui lui faisait ombrage, épousa la veuve de Hoël , Uto frère. Mais ayant donné retraite, Tan 558, au prince Chramne, révolté contre Clotairc l , roi de France , son père^ il se vit altaqué, Tan 56o, par les Français; et périt la même année dans une bataille qu'ils lui livrèrent près de Saint-Malo. Chiamne n'eut pas un meilleur sort : s'étant réfugié dans une cabane , il y fut brûlé avec sa femme et ses deux filfes. Clotaire , âpres la victoire remportée sur Canao , s'empara des comtés de Kennes , de Vannes et de Nantes , et abandonna le reste du Pays aux Bretons , qui restèrent dans une espèce d'anarchie ttspace de huit ans.

MACLIAU.

56&. Macliait , cinquième fils de Hoel I, n'avait pas renoncé toute vue d'ambition dans sa retraite. Etant parvenu à l'évflché Cannes, il se dégoûta de son état, reprit sa femme, s'emiu comté de Vannes , et enleva celui de Cornonaille à ic, son neveu , qu'il obligea de prendre la fuite. Il îillement de son usurpation l'espace d'environ neuf i'an 577, Théudoric , soutenu de quelques amis y

ÏQû CHRONOLOGIE HISTORIQUE

le mit à mort avec son fils Jacob , et recouvra le comté de Çornouaille.

-JUDUAL ou ALAIN I , WAROC ou GUERECH,

kt THÉODOK1C.

577. JuDUAL, fils de Hoèl II, né l'an 535, avait été contraint de se réfugier à la cour de -Oliiklcbert , roi de France , après la mort de son père* 11 rentra en Bretagne avant ceuVde Canao, son oncle, et remporta spr -lui deiix victoire*1 qui le remirent en possession d'une partie du comté de Lorrtouaille^ dont l'autre partie lui revint app^s la mort de Macliau. Alors ce pays fut soumis à trois comtes, savoir, Jumjal, WVïtoc.f 6u Guerech, fils de Macliau, et Théodokic, fils de Budic. Waroc fut le plus puissant des tjrois. N'ayant pu obtenir du toi Chilpéric le gouvernement de Vannes, il s'empara de cette ville, et refusa de payer au monarque îles, tributs ..qu'il avait coutume dVn tirer. Il y eut guerre entre eux à celte occasion. Waroc embrassa néanmoins, après la mort, de Cbilperie,le parti de Frédegondc et de 'son "fils tlotaire. Il se joignit , l'an 587, à Judual pour at,tar| îer le comte de JSanfçs., qu'ils dévastèrent durant plusieurs années. Lé Voi Gonfran envoya contre eux , l'an Syo les ducs Beppolen et Lbracaire s dont le premier perdit la vie dans un combat, et Vautre ;fut bat&u. Une nouveilé armée, envoyée, Tan 5^4 en Bretagne par Childebert , neveu de Contran , fut encore défaite v entre Benhes et Vitré, par Waroc et Canao , son fils. , C'est, la dernière actibn' connue de ces deux princes. Leur postérité depuis cette époque disparaît dans l'histoire , ainsi que celle de Théodoric, comte de Çornouaille. Il n'en est pas de même de Judual. Il avait épousé une princesse nommée AZENOK , dont il laissa Hoël , qui suit ; Grallon , comte de Çornouaille ; Hailon , différent de celui dont il est parlé dans les actes de Saint-Malo; Deroch , ou Budoc, évêque de Dol ; ThépduaJ :> comte de Nantes ; et Archucî.

HOEL III , ou JUTHAEL»

594 ou environ. Hoel , successeur de Judual v son pèrë,* fût d'abordr comte de Çornouaille. Maitre ensuite de Re^tVes et de la plus grande partie de la Bretagne , il régna en' sôWeranr sans concurrents parmi les princes bretons ; il osa mfane pter^lr*' le titre de roi , sans opposition de la part des princes friwicàfs^ à qui leurs propres divisions firent oublier les affaires- de- là Bretagne. Hoël mourut l'an fixa , a l'âge de cinquante-dewt Ptds. {Brève Chron. armorie.) PAATiiLLE , son épouse ^ fille d'fcn,

DES COMTES ET DUCS DE BRETAGNE. igtf

*eîgneur nommé Osor.he , le fit nère de Salomon e% de Judi-? :aèl, qui suivent; de Josse et de Winnoc, honorés comme >aints , et d'autres enfants. / ■ . * :.v

SALOMON II, ou GOZLUN.

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