SALOMON III
. 857. SALOMON III, fils de Rivallon , frère aîné de Noménoé, s'empare delà Bretagne après avoirsouilléscsmainsdu sans d fcrupoé. Telle était la faiblesse de Charles le Chauve, qu il ne t-ut ou n'osa venger la mort d'un prince , dont 11 avait destine la Wte Jour épouse à Louis son fils! Ce fils , révolté contre son père, vint lui-même, en 86a, chercher. une retraite chez lassas** de celui dont il devait être le gendre, et se joignit à P<*>r ravager l'Anjou et les provinces voisines. Mais, deux fois battu parRobert le Fort, duc de France, il rentra dans le devoirlan- Le suivante, selon les Annales de Saint^ert.n, et ta «JM par Salomon , qui prêta serment de fidélité au rot de Fratice. Il envoya, l'an 864, des députés à la cour plémère, que Charles tint à Pistes, avec cinquante livres d'argent pour le cens, ou tribut que la Bretagne payait à la couronne de France. Les evêques de dol , quoiqu'ils se prétendissent métropolitains dq la Bretagne, nVvaient point encore osé demander à Rome te^to.. Salomon le demanda lui-même, en 865, au pape Nicolas 1, pour Feslinien , qui occupait alors ce siège. Sa lettre au pontife avait plusieurs défauts de forme : elle n'était ni signée, miellée , et de plus . dans l'inscription , il avait mis son nom avarit celui du pape. Nicolas trouva tout cela fort mauvais , et récrivit à Salomon , qu'il avait différé de le corriger pour une action aussi présomptueuse , pro tam prœsumplioa Jaclwne , celte cl avoir mis son nom le premier dans sa lettre, parce que ce â 1 venait D , 1. t. -J-i:«— Ai. cm rptairp. Te le était la délicatesse
> préjudicier aux droits de l'archevêque ne tours. Les Normands s'étant rendus, cette année, maîtres cl Angers, infestaient dc-lA, par leurs courses, la Bretagne et les antrts pays voisins. Charles le Chauve exc te Salomon à se ,oindre 1 !« pour les repousser ; et , afin de l'y déterminer, .1 lui donne, I an 068, le comté de Coutnscea, avec une partie du diocèse d A-
Tranches f r""l"",ri,> t"''"'"' rnrns de cavalerie,
qui fait pli
apresavoir.au mi — - — , .
gers , qui élait devenu comme leur place d armes , et te dtpoi 3e leurs brigandages. Salomon s'étant ligué de nouveau, 1 * 872, avec Charles le Chauve, va faire le siège d'Ançers, et acquiert dans cette expédition beaucoup plus de gloire que m
allié. Il ne tint qu'à Charles que les Normands fussent contraints d'évacuer entièrement l'Anjou; mais il aima mieux com-
ÏK)ser avec eux. Avant de quitter le prince breton , il reconnut eprix de-ses services en lui permettant Je porter les ornements royaux, et de faire battre de la monnaie d'or à son coin. Salomon, p£u sensible à cette faveur, était dès-lors dans le dessein d'abdiquer en faveur de Wigon, son fils. Deux seigneurs, Pas-*, quiten, son gendre, et Gurvand, gendre d'Ërispoé, s'étant saisis du. père et du fils, ils ôtent la vie à celui-ci , et crèvent les yeux, au. père, qui, deux jours après, meurt de ce supplice. La fermée de Salomon se nommait Grymjberte, suivant la lettre du pape Nicolas à ce prince.
Salomon avait eu dessein, Fan 870, de faire le voyage de Rome. Mais en ayant été détourné par ses sujets, il envova au pape Adrien une statue d'or de sa grandeur , avec une lettre imprimée dans le premier volume des Mémoires de Morice j.
PASQUITEN et GURVAND.
874. Fasquiten et Gurvand partagèrent entre eux la Bretagne après la mort de Salomon. Le premier prend lé titre de comte de Vannes, et le second celui de comte de Rennes. Bientôt après , la division se met entre eux, et Gurvand défait Pas— nuiten. Celui-ci apprenant , l'ân 877 , que son collègue est dangereusement malade , fait une invasion dans ses états. Gurvand s'étant fait porter dans une litière à la tcle de ses troupes, k bat une seconde fois : mars il meurt au sein de la victetret. épuisé par les mouvements qu'il s'était donnes pour l'obtenir. I)es assassins mirent à mort Pasquken la même année.
ALAIN lH, bit LE GRAND, et JUDICAEL IL
877. Alain III, frère de Pasquiten, lui succède au- comté de Yannes, et Judicael, fils de Gurvand, succède à son père au comté de Rennes. Alain et Judicael eurent entre eux les ^émes différents que ceux qui les avaient précédés. Pendant ces divisions , les Normands ravagent la Bretagne depuis la Loire jusqu'à la rivière de Blavet. Judicael et Alain, s'étant réconciliés v marchent contre ces barbares, et les défont, l'an 888, dans tin combat , où le premier perd la vie en poursuivant les fuyards. Alain , peu de tems après , et dans la mime année , ayant attaqué de nouveau les Normands à Quintanberg , les taille en pièces , et oblige ceux ciui avaient échappé du combat à sortir «kjjaysi Après cette victoire, qui lui mérita le surnom de
*g« CHRONOLOGIE HISTORIQUE
Grand, toute la Bretagne se réunit sous soo gouvernement, ef le qualifia tantôt duc, tantôt roi. Alain fit preuve de générosité envers les enfants de Judîcaël, en Iflur laissant le comté de Bennes. Il mourut, Tan 907, après un règne d'environ trente •ns. 11 laissa plusieurs enfants qui n?héiitcr,eut point de se* états. » iHt»N ' r «b " ••>? v,MrM.«<<
GURMHA1LLON. ? ' « |A
907. Gu rm haillon , ou Wrmealon, comte de Cocnouaille* devint le successeur d'Alain. On ignore le teras de sa mort. Il paraît que ce fut sous son règne nue les Normands, étant rentrès dans la Loire, prirent, l'an 908, la ville de Nantes, et renversèrent le mur que les évêqnes y avaient élevé autour de leur église. Us firent bien d'autres ravages ^ l an ,9 1 2 > en Bretagne , d'où ils enlevèrent une partie tas paoîtants.» tandis que l'autre prenait la fuite et se retirait r les uns .en jFrance^îes autres.** Angleterre^ ^ 1 u^ibuA \*>*<. jk.'V» ** . *ï$t, • <-
'. JUHELTEÉRliNGJER , comte de Re^;;',
Vers l'an 930, Juhel-Bérenger , fils du comte Judicaè\ ayant joint ses troupes à celle* d'Alain Barbe-iorte, comte de Vannes, défait les Normands conduits par Félecan , qui depuis quelques années vexaient tes Bretons^ Ceuxr-ci entnefll dans le Bessin, et de-là> vont attaquer les Normands de la Saine, Guillaume I marche contre eux, les dompte et les ^raer. d'implorer sa clémence; U pardonne. au coinie de Réor^s-*,e£ ftfclige le comte de Vannes à s'expatrier. Incon , autre chef des Nonmands, parcourt la -Brclagne pour venger la mort de Félecan., et se rend maître de la plus grande partie du pays. Juhel-Bctenger vécut jusques vers la fin du règne d* Alain , qui snrt.
ALAIN IV, dix BARBE-TORTE, comte dé Vanïces,,
VlflS BÇ NAKT.ES. ■•; '»* O? »'
Vers l'an 937 , Alain I V, surnommé Barle-torte, fils <fa comte Mathuédoi % et d'une fille ^l'Alain le Grand, étant revenu d'Angleterre où il s'était réfugié, -fit la guerre avec succès contre les Normands, les chassa de Nantes et de toute la Bretagne , qt prit le titre de comte de Nantes. L'an 940, Alain règle avec Guillaume 1, comte de Poitiers r les, limites dç te ers seigneuries. Mauge, Tifauge et Herbauge, par ce règlement, sont compris dans le comté de Nantes. La même année, au motsdè ^décembre, Alain et Juhel-Bérenger accompagnent Guillaûme Longue- Epée, doc de Normandie , à. l'entrevue qu'il tut 9m
*rnouî , comte de Flandre, et à l'issue de laquelle il fut assassiné bar ordre de ce dernier. Alain mourut lWg5a. Il avait épotisU, i°.'l'ari q43, 'Roscilia , fille de Foulques le Rouxv cohile d'Anjou, dont il n'eut point d'enfants > au. Gerberge y qu'on fait sans preuve fille de Hugues le Grand, mais plus vrai* semblablement sœur de Thibaut 1 , comte de Blois , laquelle fit Alain père de Drogon, qatf suit. Gerberge , après la mort d'Alain, se remaria à Foulques le Bon, comte d Anjou. Alain eut aussi d'une concubine* nqflimé Judith , deux SU, Hoel etGuérecli.' , • 1 -vi - iv > / :