‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 85 sur 161 · ETIENNE I · texte numérisé non relu

ETIENNE I

1093. Etienne, cinquième fils du comte Eudon , et comte de Lambalie, succéda à GeofFroi, son frère , dans le comté de 1 Penthièvre , par des arrangements pris avec ses cohéritiers.- Il augmenta encore, par la suite, son domaine de ceux de ses deux frères Alain le Roux et Alain le Noir, qui moururent sans enfants. A res successions, HA'vofSE, sa femme , ajouta le comté de Guingamp, dont elle était héritière. Mais Geoffroi Boterel, son fils aîné; s'étant révojté, l'an na3, contre luitle dépouilla d'une grande partie de ses terrés , et le contraignit, ; après une guerre de deux ans , de lui céder Lambalie et Penthièvre. D. Morice met la mort d'Etienne en n38. Outre le fils dont on vient de parler, il eut de son mariage Alain y comte de Richemont en Angleterre, premier époux de Berthe , fille de Conan III, duc de Bretagne; Henri, comte de Tréguier, et de Guingamp, à qui ses frères firent tous trois la guerre : et deux filles; Olive etAgnorie, dont la première épousa, i°. Henri de Fougères, 20. Guillaume de Saint-Jean , en Normandie; la seconde fut alliée à Olivier de Dinan , qu'elle fit

{1ère de deux fils et d'une fille. Le comte Etienne avait fondé, e 10 novembre n3o, avec sa femme, l'abbaye de Bégar pour des Cisterciens 1 et , l'an n35, celle de Sainte-Croix pour des chanoines réguliers, près de Guingamp, toutes deux au diocèse deTréguier. Il fut inhumé dans la première.

' •** '-■ * GEOFFROI BOTEREL IL

ii25. Geoffroi Boterel, fils aîné du comte Etienne,-' se mit en possession des comtés de Penthièvre et de Lambalie après avoir contraint son père , par la voie des armes , de lui en faire l'abandon. Il embrassa, l'an 11 36 , le parti de l'impératrice Mathilde, fille de Henri I , roi d'Angleterre, contre Etienne de Blois , qui lui avait enlevé cette couronne. Alain son frère , suivit le parti contraire ; ce qui prouve le peu d'intelligence qui régnait entre eux. Le continuateur de Jean d'Hagulstad, sur l'an 1 1 4 1 1 dit que Geffroi Boterel fut d'un grand secours à Mathilde, lorsque la défection des habitants XllL 3a

aSo CHRONOLOGIE HISTORIQUE

de Londres l'obligea de s'échapper furtivement de cette ville. Poursuivie par ses ennemis dans sa faite , ce ne fut point sans livrer de combats et sans de grandes difiicultés , suivant cet auteur, qu'elle évita le danger d'être prise. Geoffroi RoleVel^ ajoute-t-ïil, fui celui qui se distingua le plus dans ta déTen$e de celle princesse. S'élant misa la iéte de son arrière*- garde , il soutint avec fermeté les attaques des ennemis, et ies repoussé' vaillamment. (Bouquet , tom. XIII , p. 89. ) D. Moricc mtt en 1148 la mort de Geoffroi Boterel, et lui donne un fils,

3ui suit. U avait fondé , l'an n3f> , l'abbaye ClsterctenW e. Saint - Aubin - aux - Bois , dans le diocèse de Saint- Çrieyx. «.I iii'»,,, or,«» J^uA oonoil

. . ,..1/ ,;i imî ii.ti'« -^.mf"*" •) tmtu m™ 1148. Rivallon, fils de Geoffroi Boterel îl , lui Sitcte^Ia aux comtés de Penthiàvre et de Lambâlle. L'histoire 'h^të-* cueilli aucun trait de sa vie \ ni marqué Vàtmk ^éé sà''hYort]ft laissa deux fils t qui suivent, avec une fille, Edie, fenirtië d'Olivier de Tourncmine.

. M ,..,a rjlicro .h'm*.i 1 m un ]$#b«jiuui ltt«» ,., mi w * ETIENNE IL •- al nr.^nUliU ,<1 , M, . I§ • .. it j v*ino*iU}i*l Mb •"bto f 1 »«>qi'' ■,.,«ï f»b frywkteJ Etienne f ûls aîné de Hivallon et.son successeur , mourot sans postérité l'an 1 iti4, C^*1 iout ce que ^histoire nous apprend de lui. or! vi. t*I rj i»1 - m- ■«"«•»;» •»«> ,M - '• ' " •

GEOFFROI BOTEREL IU.

il» I ij(.'.>|) Oi-

«94. Geoifboi Boterel succéda au* conités de PenthîévVè

et de Lamballe à son frère Etienne, dont il avait employé le.

sceau, n'en avant point encore de particulier, daps la charte

qu'il fit expédier, l'an 1177 , pour confirmer les donations

que ses prédécesseurs avaient faites a l'abbaye de Saint-. \ubin-

aux-Bois. L'an i2o5 , se voyant sans enfants, îl fit-don, en

présence du roi Hhilippe Auguste , des terres de lVnthièvrè,

de Lamballe , de Quitttin et tle Moncootour , à son plus proche

parent , Alain , fils de son grand oncle Henri ^ comte de Tre-

guier. . \ ->ii :> i» :l ' ' •"' **?

ALAIN. u 1 nnoi n\q , « ^

i2o5. Alain , né, Tan 11 54, de Henri , comte de Tréguier et de Guingamp , et de Mabaut, ou Matlnlde, fille de Jean I, comte de Vendôme , était en possession de ces comtes des l'an 1 190 , époejue de la mort de s»n père. Sept ans auparavant (l'an iittj ) il avait assisté à l'assemblée de Rennes, où l'on die^a le fameux reniement , nomme V Assise au comte Geoffroi

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suivant, lèfpBel' se partpgcnl les fiels de haubert , et son nom se» trouve;, parmi les sbuscriptions. Omême comté ôu duc WVÏroii, ayant, laissé en mourant., mi fils en bas-

âge» nomméfArtors sous la régence de Constance sa femme • c^ ipnetion tenfta, l'ambition de Richard v oncle du jeune

ff^îf 1<^sftu il !ftUn Pa^nu au ttône ^'Angleterre. Mai* >M*Hi fut Un de ceux qui ; travaillèrent ^*] pins efiicacemcnt à faut* rejeté^ dmaimVqu'il fit de la- régence aux états de iM'etagne. On acjieut guerre douter qu'après la mort de Ricuard^l a ait appuyé avec zèle les justes prétention* d'Artur an trône d Angleterre contre le prince Jean sou oncle, qui s'enétait empare. Ce qui est encore plus, certain , c'est que , cet usurpa-

__ande et dépouillé Jlean des.

texr.e&.qu il possedau enrdec>d.e la mer , Alai n en succédant « lan i2o5, aux comtés de Pcnthièvre et,4c Lamballe , devint passât immédiat du roi de France. Ce comte mourut , suivant u. Lobineau, le 29 décembre de ttanïiaia, et fut enterré à J abbaye de Beau-port , ordre de Prémontré, qu'il avait fondée (feM*on comté de Goeite, qui faisait- partie de celui de Lam- •Nfe J)c quatre femmes^ qu'il avait Jeucs >,iî ne laissa que deux Ml, Henri , qui suit, et Geffroi qui fit la branche des seigneurs 7 Q"m£n: iaqucUc, finit an quinzième siècle dans la personue ae beoffroi V , dont la sùeur , nommée Meson , porta ja seigneurie de Quinlin à Geoifrbi v sir* du Perrier ^ soa

121a. .HEKitt , Bis aîné d'Alain, né le 16 juin ,ao5 lui sucœoa lan> iai3V ao comté de, Penthièvre. Jl> mt d'abord noaune comte db Godla et ensuite d'Avaugour, du nom d'ufr château qu 4 fil bâtir au que ses prédécesseurs avaient élevé.' aux extrémités des paroisses de Ploesedi et de Bourgbriac. Dès lan 1209 > P*r contrat du 7 décembre, passé à Paris en présence du roi Philippe Auguste, il avait été accordé avec Alix, meatnee de Gm de Thduars, duc de Bretagne^ et de Consume. Mais le monarque, ayant ensuite changé d'avis fit jjomprece traité Fan 1212, et donna la princesse à Pierre de yrcux, dit Mauclerc, son parenL Ce changèment fut un trait ^sa politiatie. La jouissance de la maison de Penthièvre lui donnait de Pombrage ; et l'indépendance qu'elle avr^ " Qu'alors., était un motif pour lui de chercher à

a5» , 1 CHRONOLOGIE mSTORIQut'

ttWen demeurapoint là , Ohvie, de Tournemifte,' Jj» de Penthièvre , cousin germain d'Alain , pèré de Htnn ,

«onr «unnlémeat de sa dot. Le roi vint à son appui , autant your suppléaient ae jémembrèr d'autorité, rertiitt*

Pierre, a so» instigation, m «em ,îrè de Tirtfr

terres des domaines de Henri , qu il ?UJUS", ™ ., , ... »emine. Henri étant encore trop riche à sort gre, .1 Me rfëp« séda , quelques années après < des terres de ^£r. » * -Emballe, de Trégu.er et de ^-f"*^^*™*^ maltraité, fit épater son ressentiment en se mettant ata «J de la ligue que Us barons firent , 1 an , a3o , avec lé £r Mtt Louis, contre Je duc. Mais le zele avec monarque ne lui procura, no nt la restituer de ses i ^ Leduc Pierre, après avoir fait sa paix avee te ro, comtés de Penthièvre et de Porhoet à sa fflle , en la ijjrjl avecle comte dela Marehe. ( Lob.neau , l.v 7 ,n. depuis son dépouillement , prit f*^sL^enË C'était la principale terre qui W restait , ét ses J^JJ^ Appelèrent «le même. Il vécut jusquàr un âge ««s a«^f *r «ncifter les dernières années de sâ vie , il se 6t carde-

]ier, en „7ft, au couvent de Dinan qu * ™J™£ g

courut le 6 octobre,, a% » ,la,ssintVd' ^dans la teJe Mayewne', «.femme, Alain,. qui lui succéda dans la ter*

gonlême, devint comte de Penthièvre ei Lrlage q»'ilcontracta,au mois de ,anvier 'fille de Pierre Mauclerc , duc de Bretagne, Il "^rf^. v»4q , à son père au* comres - de 1? Marche « il \M>it alors en BRVPte, où son père, après lavoir associe» ;£ff*S2Utf^ fait paVtir ^^«ffiS L'abbé Velly , d'après le *■ ^.£4«£&* » seigneur de ^«J^1^^^ il expira

„ perce de mille coups. » ru ^ ' Heureux , secrie-t-u, s" e<3» «" vuc ^ , , . tes pour la foi , et d'effacer aux j £ ^( J

, 5ue la postérité, qui ne sait P^PfSTS) . * éternellement à sa mémoire ! - (tom.Jl • '» J^'J^*,

Or voici ce que nous apprend là-aessus un emo , o :

le chevalier Oui , de la maison de Melun, dans une ttm

DES COMTES DE PEKTHlèVRE. a53

tartres , entra heurts

igb midi) sans effusion de sang : sans cliquetis des aimes, sans meme éprouver aucune opposition f et de fôus' ceux ouï Mirent avec lui, il n'y eut Se blessé idéOemè* que Hugues khlBmn:f fornlç de la Marche, qui \ àyùrit pèriu beaucoup de sang , ne put , à ce qu 'on croit , échapper ' à ta' mort ; car U&Jnsultes quif essuyait ( de la pârt des rifares) ne lui permettant, pas d,e ménager sa oie \ il se jètà témérairement au milieu, des, ennemis ; ce qui lui était d'au tartt plus facile , qu'an lavait placé .dans ta première ligne j')pàrck 'qull' était suspect. ( Math. Vans, additam. page 169, col. 2. ) Voilà sur quoi l qn /ou je pour faire mourir Hugues le Brun à la prise ,P^n}i|elte , ou, peu de terni après. Maeîs il est certain <|W,'U igMérit (^lé , ses blessures , revînt en France , mourut, l'an jajjor , ^ l'âge de ^ualré-Vmgts ans , e*t fut enterré à l'abbaye 4e U Couronne , eii Angoumofa , comme le.té- 1 11 0 ' ë 1 1 tJ W «^rolog^c <de cette maison: ( Anselme , tom. Pa8' 79- ) l- Du vivant' de son père , il" signait ; Hugo Brun . Hugonis fiomitis ùtarenict fiUus , , domhiûS Lamhalliœ : et dépuis , Bugp, Brun Viornes1 Engolisînœ , ftlàtchito et Lamhalliœ, Don pineau; ÇÎÏisïdîBret. tbm. IT vers la fin) à fait «mer le sceau de Hugues' êt celui d YOLANDE 08 Dreux ,t sa femme, fille de Pierre Mauclerc , duc de Bretagne , qu'il avait épousée l'en* morLe à Bouteville le 10 octobre

1272, et enterrée a Vabbaye de Villeneuve , près de Nantes, •^.premier représçnte un homme à cheval ayant un chien croupe, sur lequel il appuie la tnain droite; au contrescel , ua, écu burele d'argent et d'azur, avec un orle de six lions, «fô second représente sa femme, tenant' un oiseau dans sa main <toite, avec la légende , S: Yolendis uxoris domini Hugonis •Br^i.;.ap . contrescel les mornes armes que ci*- dessus avec 1 la légende, Secret u m Uominœ Yàlendte: Elle 'était dame de Fèpe , en .Tardenois , de Chilli , Je Longjumeau, et Comtesse de feorioét, J^es enfants qu'elle laissa ' ne . succédèrent point au comté de Penthièvrê. ( Vçf.'les comtes de la Marché. Y >r, >

"Ai r.',> m \ \!/4KâN T, pue de Bretagne; * » .u.»t -

1272. Jeajs I, duc de Bretagne, s'empara des comtés de fientuipvre et de Guïngamp, après' la mort d'Yotande> sa sœur, « laissant à ses neveux, de la succession de leur mère , que le comté de Porhoet. 11 mourut le 8 oetobre ra86. ( Voyez les <*ucs de Bretagne.) M.*nq«

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