JEAN DE BLOIS
"itfty- Jean PE Bloi3, dit aussi de CHfc:mTiOK, successeur de Jeanne, sa mire, an comté de Penthièvre, ainsi qu'à la vicomte dé Limoges* apprit sa mort en Angleterre, où, depuis Van i35r t il ?vait été mené en otage, avec Gui, son frère, pdùrla rançon de leur père. Il n'eût tenu qu'à eux de -recouvrer, sans frais,, Içur liberté , s'ils l'eussent vooln préférer à leur devoir.' T,n effet, le roi d'Angleterre, irrité de t'accommode^ ment que Jean le Vaillant, duc de Bretagne, avait fait, Tan i38it avec,la CQiir.de France-, leur offrit , npn^plement de lesrén- 0 vo^er quittés de toute rançon , mais encore de les rétablir dans le duché de IJreta^ne, s'ils voulaient promettre de lui en faire hommage. La tentation était d'autant, plus délicate, que Jean ' d'Auberticourt , en la garde duquel ils étaient % les traitait avec assez peu de ménagement. Ils eureut néanmoins la générosité de rejeter ces offres , protestant que rien ne serait capable de départir de la fidélité qu'ils devaient au roi de France, leur légitime 1 souverain. On peut juger qu'une telle réponse ne servit point à adoucir leur captivité. Gui. mourut quelque tems
a56 CHRONOLOGIE HISTORIQUE
après sa mère. Cet événement, en réduisant le comte Jean à la solitude, aggrava le poids de ses liens. Enfin, l'an 1^87., uq illustre breton, Olivier de Clisson , connétable de Eramevvwrt les rompre en payant la «somme de ;i 20,000 Livres- , à laquelle était taxée sa rançon. Cet. acte de générosité iut l'effet; de la haine que Clisson portait au duc Jean ,1e. Vaillant * son suzerain. Ce fut par le même principe, qu'il fit épouser au comte Jean Marguerite y sa fille, afin d'avoir un gendre' en Bretagne qui pût le seconder dans ses démêlés avec 'Le duc. Leinariage se fit, le 20 janvier i3$6\, à Moncontour, en présence d'un grand nomhre de seigneurs bretons , dont les -pciuci pans, sans parler de Clisson , furent les sites de Laval j de J*éon; de Rochcforl* de Derval, de Beauraanoir, et de Rostre nen. Jbt comte Jean ne trompa point les espérances de sou» beau-père; ij. le servit de son bras dans toutes les occasions où iieaai combattre, soit en attaquant, soit en se défendant conjtaeJe duc de Bretagne. Ces hostilités furent arrêtées par le traité que les princes de la maison de France ménagèrent + le a6 janvier ijkja, entre Clisson et la maison de Penthièvre;, d'une^part, et le duc de Bretagne de l'autre* Jean, de Blois titdiommagelige au duc, qui lui rendit les terres du comte de Penthièvre, qu'il retenait, et ne s'en réserva que la souveraineté. Mais la retraite qu'il donna, cette même année, à Pierre de Craon, assassin du connétable,, qui survécut; à son .accident , fit. revivre la haine du beau-père et du gendre contre Ce prince, et replongea la Bretagne dans les horreurs de la guerre civile. Sa durée fut encore de trois ans, au bout desquels on fit, par la médiation du duc de Bourgogne, un accommodement solide, «ju'Olivier de Clisson jura et scella, le 20 octobre i3Q5tà Mieux, et Jean de Penthièvre, cinq jours après, à Guingamp. Mais la mort du duc Jean IV, arrivée l'an 1099, réveilla l'ambition de Marguerite de Clisson. Le duc , par son testament, avait donné la tutelle de ses enfants et le gouvernement de la Bretagne au sire de Clisson, conjointement avec le duo de Bourgogne. Marguerite était au château de Josselin* avec son père» lorsqu'elle apprit la mort du duc. A cette nouvelle, étant enijée dans la chambre de Clisson, elle lui dit : Monseigneur mon f**t or ne tiendra-t-U plus qu'à nous si mon mort ne recouvre son héritage. Nous ayons de si beaux enfans; monseigneur je vous supplie que vous m'/ aidiez. Clisson lui ayant demandé comment, elle s'imaginait que cela pût se faire , il n'y a , répond itrelle, qu'à faire mourir les enfans du feu duç^ avant que le duc de Boiugogat vienne en Bretagne.— Ah l cruelle et perverse femme ^ loi- répliqua son père , si tu vis longuement , tu seras cause de détruire tes eujons d'honneur et de liens. £n même tems il saisit un épieu, dont
DES COMTES- DB PB»XHlàV|lE.
il re^;luëe^steUe.n^ pris la fuite. Elle le fit a*ec tant 4e précipitation, qu'elle se rompit une çuisse dont elle demeura boiteuse k reste de sa vie» (Morice, ti I, p. 426.) Le comte Jean, son e non x , éloigné d'elle pour lors , n'eut point de par* à ce détestable projet. H montra même des dispositions entière^ ment opposées à celles de là femme envers la duchesse de Bretagne et ses enfants. S 'étant rendu au château de Blein. il y signa, le 10 janvier 14.00 , avec le vicomte de Rohan, son beau-frère* et Clisson, leur beau-père , un traité * dont «» des principaux articles portail que tout ce qui s'était passé, sous le "feu duc, serait mis eu oubli , et que le comte de Penthièvrc, le vicomte de Rohan ei Clisson , obéiraient dorénavant à la- duchesse , leur souveraine dame. Jean de Penthièvre demeura fidèle à cet engagement, jusqu'à -sa mort arrivée le 16 janvier 1404 ( n. st. }. Son corps fut inhumé aux eordeiiers de Guingarop. l)c son mariage il eut Olivier < qui suit ; Jean, seigneur d.e l'Aigle-; Chartes, seigneur d'Àvaugour ; Guillaume, vicomte de Limoges ; et Jeanne , mariée successivement à Jean llarpedane, seigneur de Montaaue, et a Robert de Dinan ,- baron de CbâV teau-Briant. ( Voy* les vicomtes de Limages.)- .<WH-.?| j ri sli -.une} t". ✓jh*: :-- I 5»; n i >; * .
ut > ^OLivrER DE blois; ? . - —
: *4o4. Oi»nriERy fils aîné de» Jean de Ittois , lui succéda dan* le comté de Pentihèvreetla vicomté de Limoges. En suivant son caractère il eût coulé des jour* heureux au sein du repos; mais l'ambition de sa mère, qu'il écouta trop docilement, lui en fila de malheureux, en réveillant dans son cœur les prétention* de sa maison sur le duché de Bretagne. Pour se procurer un allié capable de les faire valoir, elle lui fit épouser, l'an 1406 \ Isabelle, quatrième fille de Jean -sans- Peur, duc de Bourgogne. Fière de cet appui, elle profita, Tannée suivante, « l'absence de Jean le Sage, duc de Bretagne, que le roi et ta reine avaient appelé à Paris, pour faire plusieurs entreprises qui dérogeaient à son autorité. Le duc, à son rer tour, assembla les barons et les prélats pour aviser aux moyens de réprimer la comtesse et son nls. Le résultat de l'assemblée fui de leur faire une dépuration pour les engager à traiter aimablement avec le duc. Le jeune comte, en conséquence, s'étant rendu à Ploermel , y signa un projet d'accommodement qui fut réglé par des arbitres : mais la comtesse, à qui il fut ensuite envoyé, le rejeta avec hauteur. Les choses s'aigrirent au point que *e duc , ayant pris les armes, enleva rapidement au comte de Penthièvre , la hoche-Dcrien , Guingamp, Château! in *t Uile de Brehat. 4i-e4t poussé plus loin ses conquêtes, sans 2C111.
a58 CBEOWOtOG» HlSTORtQUK
les murmures de ses barons , qu'un procédé si violent totametï çait à indisposer. Lé roi se mêla d'accommoder lésâmes. Sur f'invilation qui leur fut faite de sa part < elle* se rendent i Paris. On nomma des arbitres', c'étaient ï le* rois de Navarveet de Sicile, le duc de Bourbon et le duc de Berri. S'étârtt assemblés à Gien l'an ,410, ils y prononcèrent leur jugement. Mat. le duc, le trouvant trop peu favorable à ses intérêts . refusa de s'y soumettre. Le dot dê Bourgogne fut- plns^ heureux dans sa négociation. Après avoir conclu, Te «8 jwlWde la n^me année, un traité d'alliance avec le duc de Bretagne, il 4c ht consentir à rendre an comte de Penthièvre et k sa mère,lesplaces>c|u'il leur avait prises , à condition Ao'îls lui 1 en' feraientmommbge, et â leur payer deùx milles Wres de 'fente 'pour celle * Moncontour , dont il avait disposé en faveur- du comtes Richcmont. Cet accord , signé le 8 «dût eut son exécution • mais il ne réconcilia pas sincèrement la comtesse^ ses fils avec le duc. On ne voit pas néanmoins ^oe îleur.n , „■ timent ait éclaté pendant les' dettx années! mn .suivirent. 1-,.- ,n,nrtn2 ■ In Mute c fit bien v*
ressac .L'oc-*
monstrations d'attachement ,• T'entretenait «lans cette secun.e. Enfin le tems arriva de lever te' masque. Le dauphin, qui fut depuis le roî Charles V*ly ne; pouvaof «tirer dan, son parti e duc de Bretagne depuis l'assassinat du duc .de Bourgogne , complote avec"la 'ComW de penthièvre ^ fils pour se rendre maître dé sa- pèhwne^Le ^oomte,, jetant chargé de t'éxécution du projet , Va1 trouverte dut a , Nantes eri'fnvite, après lui âVôir l'ait le, ^plus heMes- protestait d'attachement et de soumissibn, à une fetequ.t lui préparait disait-il . à Châteauceaux. Le doc paft y le 1 a février «420 . (n. st.), avec Richard, son frère,, et une -su.Us peu nom- Lreuse. Mais sur la route , ils tombent dans une embuscad oue le comte et Charles de Blois , sort frère VleMr avaient préparée au pont de la Troubarde (et non Troubade ) sur la fcivette , et sont emmenés prisonniers,* CnÊteaueeeu* Ujuchesse de Bretagne arme pour la de .vranee «teeon epWM ef ses généraux, après avoir enlevé diverses places,, aux Penthièvre! , viennent' mettre le siège devant Châteauceaux. U cluc n'v était plus. Transféré suceaaivement en divers châteaux ^rè comte de Penthièvre , il avait .été en- dern.er lieu enfermé dans celui de Clisson, Tandis «e la con,«* mère défendait Chûteauceaux , le comte rassemblait des troupes pour faire lever le siège. Ayant forme une petite fn*™ Normandie , il en donna le commandement a Jean de l Ai&K
DE» COMTfS DE PEXTRIÈYfrE.
son frère.. Mais ce {général ayant élé repoussé par les assiégeants, e* :|a^^lace élaut : réduite aux abois t il, fallut parler de ca-y pitulaâiw. La liberté du duc en fut la première condition ., ^reddition de ]a place i la seconde. Le duc ayant été. animé , 1* 5 juillet , au camp des, assiégeants par le sirç do FiAigle , on .permit à, la comtesse, * à, ses enfants et à ses gens , der sortir : du château 5 qui fut ensuite rase par. ordre ♦ dur • duc» « Il fut question après, , cela de la réparation de l attentat commis par, les, Peiithièvres, Lç comte et Charles soni frère! promirent do (aire satisfaction au duc dans les ftQcbâinft états-, et, donnèrent pour otage Guillaume leur, ktrev Mais , ayant? ma a/jue c|f paiole, ils furent proscrits; bîurs) Mess; situé* en JÈrelaguè furent confisqués, par juge-* ujent de rassemblée y au.^profu du duc r qui en fît part à, ion irw? et à ses plu* fidèles sujets. Mais il falut prendre W*^ armes» ,r)onj les mejtre ^en possession. La résistance des l'en tkièvres échoua presque partout. Le. comte , obligé de fuir, tse> retira d'abord dans sa vicomte, de Limoges, de-là ià passa à /Genève ,,.qt cnua, se, rendit à sa terre d'Avênes daos le Bainant* 11 y arrêté :par ordre du marquis de fade, irrité ; d'un vol, qu< on ; avait fait dans ce pays à quelques uns de ses geft6,,Mais en vain le dnc de Bretagne fitj efikir au marqnis des .sommes considérables; pour lui livrer son prisonnier. Loin jclç(1s« rendre à . çelte proposition, il traita avec le comte tuirrmemç! de sa, liberté , qu'il lui, vendit pour: la; somme de trente mille, > écus d'or. Le comtcr, pendant; sa demeure* en Uainaut véppusa , en seconde noces , î&AKNE Dfc Laiain , dame de Quiévrain. ( Nous n'avons trouvé nulle part la date du décès de sa première femme.) ^mourut sans laisser «d'enfants 4e ses deux mariages, le ^septembre (Voy- les micQmfes, de Limoges.)
■<■ JEAN DE BLOIS, un DE BRETAGNE.
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t433. Jeatj bc Blois , seigneur de l' Aigle, recueillit , après b'mort d^lvvier , son frère, les terres qui lui étaient restées en Bretagne, ainsi nue la, vicomté de Limoges. Malgré la décadence de sa maison , il fat assez bon économe pour être en état d'acquérir * l'an i4#7r* do Charles. d'Orléans, petit -fils du roi Charles V, par Louis, son père, des: terres en Pérîgord, pour W tomme de seize mille réaux d'or. 11 fit aussi des démarches î après de Jean le Sage^ duc de Bretagne, pour rentrer dans le tomté de Penlhièvre; mats elles furent inutiles. Il attendit le rtgne d'un autre duc , et continua de servir dans les troupes de
France, comme il avait fait jusqu'alors. Enfin / Tain i44^» b connétable Artur de Bretagne, dont il avait gagné l'estime par ses belles qualités , et l'amitié par son assiduité à lui faire sa Cour, touché de ses prières, voulut bien se rendre médiateur entre lui et François I, successeur de Jean le Sage. Dans ée dessein , il le conduisit à Nantes , et le présenta ilni-*mêine ae duc son neveu. Quelque indisposé que tût ce prince contre lès Penthièvres , il se laissa fléchir aux larmes de Jean det films et aux prières du connétable. On' fit, le s5 juia> Nantes, m traité-par lequel le duc restituait aux Penthièvres une partie des biens qui avaient été confisqués sur cette maisdn. Guillaume de Penthièvre, en vertu de cet accommodement, sortit <k- prison après vingt^huit ans de captivité, pendant' lesquels il avait presque perdu la vue à force de pleurer.
Quoique le roi Charles VII , malgré les services qne>k» Penth lèvres lui avaient rendus, n'eût en riew contribué a -leur rétablibsement , le comte Jean ne laissa point > de » le servir toujours avec le même zèle. Son mérite le fit élever au grade de lieutenant-général. La guerre s'étant renouvelée entre la France et l'Angleterre, il accompagna le maréchal de €o»n, et fit sous ses ordres le Siège de Bergerac, qui se rendit ve»ia fin de septembre 1 45o< De-la ii alla faire avec le grand^écuyer, Poton de Saintrailles , celui de Gensac , près de la Dordogne , ^ui fut emporté d'assaut. Osseux généraux ayant ensuite partagé leur armée , le comte de ISmthïèvre conduisit ses troupes devant Montfèfrand , du s'étaient renfermés les seigneurs de Montferrand et de Langôiran. 11 retint prisonnier le premier, après Pavoir contraint de rendre la place* Satntrailles< assiégeait cependent la ville de Sàinte~»Foi, dans TAgénois. Le comte vint le rejoindre à cette expédition; et ce fat lui qui', pende y>urs après son arrivée , reçut les clefs de la place», que les xiabitants lui rendirent. Il acheva ensuite avec tes comtes de Dunois , de Foix et d'Armagnac, la conquête dès autres places situées sur la Dordogne, dont la principales était Castilloa: "après quoi la ville de Bordeaux leur ouvrit ses portes. Les Àngtob étant rentrés peu de tems après dans Bordeaux et dans la «lupirt des autres places de Gnienne et du Périgord* le comte» de Penthièvre fut du nombre des généraux qui les réduisirent de*ouvrau, l'an 1 453, sous le Joug de la 'France. Jjc comte Jean mourut Tannée suivante , au mois de novembre* sans laisser de postérité de Marguerite , son épouse , filii* du seigneurde Chanvigni , en Berri , veuve «n premières noces deîtéraud IU, dauphin d'Auvergne, morte le à3 juillet îtyS. (iialuxe, MisU de la M* d *Auv. , tom. 1 9 page 209. )
DBS COMTES DE PENTHIÈVM. *6t
NICOLE DE «LOIS et JEAN I DE BROSSE.
•454. Nmx>le, fille, de Charles de Blois et d'Isabelle de ViToniie v succéda» eh vertu du droit de représentation , à Jean , son oncle paternel , dans le comté de Pentliièvre et ses autres domaines , avec Jkan de Brosse , vicomte de Bridier , seigneur de* Sainte- Sévère et de Boussac, qu'elle avait épousé par contrat du 18 juin 1 4^7* L'un et l'autre firent conjointement hommage du comte tle Prnlli lèvre à trois ducs consécutifs, Pierre lTf Artur III 'et François IL Jean de Brosse rendit a la guerre des services considérables au roi Charles Y 1 1 , qui le fit son conseiller et soa chambellan , en t44<*i et e" i453 ( n. st. ), par lettres du mois de mars, lieutenant - général de ses armées. Il ne témoigna pas «teins de fidélité au roi Louis. XI, dans les troubles qui Relevèrent au commencement de son règne. Le duc de Bretagne/ François 11 , ayant convoqué ses états, Tan i465f pour y faire approuve*: la ligue û\iUen public, dont il était un des chefs, Jean de Brosse refusa, .quoique sommé dans les formes, de s^y trouver, U refusa pareillement de suivre ce prince dans la guerre que cet te ligue pecasiona. Le duc, en conséquence de ces refus, saisir et mit en sa main , le 7 juin de la même année, tecomtéde Penthièvre. Le traité de Saint-Maurt conclu le 29 octobre suivant, après La bataille de Montlheri, rétablissait dans leurs biens tous ceux qui, à l'occasion de la guerre, en avaient été dépouillés* Mais Jean de Brosse et sa femme se donnèrent d'inutiles mouvements, pour rentrer à la •laveur de ce traité élans le comté de Penthièvre. Leduc François 11 éluda toujours cette restitution. Ce prince n'ayant qu'une fille, l ouis XI engagea, l'am 1479, le comte et la comtesse de Pen— •fînèvre à lui céder à lui-même leurs. droits sur le duché de Bretagne , pour les faire valoir en cas d'événement. Le prix de la vente fut une somme de trente-cinq mille livres qu'il s'obligea de payer au comte de Nevcrs, Jean de Bourgogne, leur gendre, et une autre de quinae mille livres , dont il se chargea envers isabeau de la Tour , leur créancière. Le roi , de plus , s'obligea da rendre à Nicole, ou à ses héritiers, dès qu'il serait en possession de la Bretagne, toutes les terres et seigneuries qui avaient formé, sons Marguerite de Clisson, le comté de Penthièvre. (Voyez Us durs de Bretagne.) Le comte de Penthièvre **w>urut en 148S , et Nicole, sa femme ratifia, le 20 octobre 4e la même année , la cession qu'elle avait faite à Louis XI de tais ses droits sur la Bretagne. On ignore Tannée de la mort de Nicole , qui survécut à son époux. En mourant ils laissèrent
a6a CHRONOLOGIE HISTORIQUE
deux fils et quatre filles, savoir : Jean , qui s»it; Antoine J chevalier de Rhodes; Paule, femme de Jean II de Bourgogne, comte de Nevcrs ; Bernardine , alliée à Guillaume Païéologue, V>. du nom, marquis de Mon tferrat; et» Hélène^
Sremière femme de Boniface V , marquis de Montferrâty &èr* e, Guillaume. . • * -lufci/'*. 'C .ut'fUiâ
JEAN 11 DE BROSSE, dit DE BRETAGNE'
*r,« ' » / 1 ' «• .\ im) vov.j n*. i '>b »u
i^SS. Jean II de Hhos.se , fils aîné de Jean I de Brosse et de Nicole de Penthièrre, poursuivit toute sa vie avec -aussi béa de succès que son père, la restitution de ses terrés de Bretagne^ Le roi Charles VIII ayant épousé l'héritière qta Bretagne^ lé* tems d'exécuter la promesse stipulée dans le traité fàit eritr* Louis XI et les comte et comtesse oVPenthièvre semblait être arrivé. Mais Jean II lit à ce sujet de vaines représentations* Charles, qu'il suivit dans toutes ses guerres^ se contenta gratifier d'une pension de douze cents livres sur son trésoriffcl reine Anne de Bretagne, son épouse n* contribuait pasl<a>k rendre favorable aux Pent h tevres . Son aversion pour ce tt e maison éclata sous le rèçne de Louis XII r son second époux, au nom duquel elle la fit sommer de quitter le nom et lès armes de Bre-i tagne. Quelque précis que fût cet ordre , il paraît qu'il ne fat pas totalement exécuté. Jean de Brosse , it est vrai , répondit que pour obéir au roi, il consentait* ne prendre plus le non* de Bretagne; mais René, son fils, représenta qu'il avait jus-^ ques-là porté le nom et les armes de Bretagne, parce que ses ancêtres les avaient portés, et que son aïeul en avait eu la permission expresse du duc François, en 144e*; ffie dVil leurs U bordure de gueules suffisait pour distinguer les armes de Brelagne d'avec celle de Pcnthièvre. La dame d'Avaugour, sceureV René, fils deN Jean , fit la même réponse, et ajouta qu'elle n'était pas dans la disposition de changer. Le maréchal de Rieux , le seigneur et la dame de Pont-l'Abbé , furent les seuls qui promirent d'obéir au roi , et de faire ôter les hermines fie leurs armes et de leurs maisons. (Moricé, Hhê.-deHrtt. , tom. Il; pag. a3 1. ) Jean de Brosse mourut en i5o2 , à Boussac, où il iaisait sa résidence. De Louise , son épouse, fille de Gui XIII du nom , dit XIV , comte de Laval , il laissa René, qui surit; Madeleine, femme, i°. , de Jean de Savoie, comte de Genève* 2°. . de François de Bretagne , comte de Vertus et baron d'Avaugour, fils naturel de François II , duc de Bretagne; Isabelle % femme de Jean IV, sire de Rieux; et deurt autres
filles. .->>,. ^.c ; ..:„• ...y».:.*
DBS COMTES DE PEHTH1ÈVRE. a63