RENÉ DE BRETAGNE
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i5o*. René de Bretagne , seigneur de l'Aigle , fils aîné de Jean de Brosse, lui succéda au titre de comte de Penthièvre et dans la vieordté de.Bridier, de même qu'aux seigneuries de Bous sac, de Sainte-Sévère , etc. 11 continua les poursuites de son père et de son aïeul , pour le recouvrement de ses terres héréditaires de Bretagne, dont même il fit hommage, le 20 janvier de Tan i5o3 (v. st.), au roi Louis XII, dans la ville de Lyoq. Gd monarque le paya de belles paroles qui furent sans effet , pat l'opposition secrète de la reine Anne. Le roi François 1, auprès duquel il renouvela ses instances, loi fut encore moins favorable.) I>ô déplaisir qu'il ressentit de ce déni de justice, lâ porta à quitter In France eb à passer au service de l empereur. Uisbivit^tet' connétable >de Bourbon dans sa désertion , et cornbattit^ te ^ 4 fé|vi»îer'i-5a6, à la bataille de Pavie , où il fut tné. Il aiteiicpouséy *°,l'an i5o4(n. st.), Jeanne, fille du célèbre Philippe de Commi nés (morte le 19 mai -1 5i3) ; a0., Jeanne de Gompeys t dite de Gourer , dame de Paluau , de Bourg-Charente, et d'autres lieux» Du premier mariage il laissa un fBs , qui suit, et deux filles; Charlotte ^ femme ■ de François de Luxembourg * deuxième du nom 4 vicomte de Martigues; et Jeanne , mariée à :Heué de Laval v seigneur de Bressuire. Du second mariage sortit Françoise, mariée à Claude Go uf fier , duc de Roannais grand^écuyer de France; • < ■ 5 • j 'm j
■;<r i JEAN Ui DE BRETAGNE.
1 Sa 4- Jean DE Buossb , fils de René , ne recueillit que des titres après la mort de son' père , dont tous les biens avaient été confisqués pour le punir de sa désertion. Après en avoir imiti— lemeoi soU+eité 4e recouvrement pendarrt plusieurs années , il prit enfin le parti, l'an i53o (et non iSHB), d'accepter la main d'ÀJSSE DR Pl^LEU, comtesse d'Etampes, que le roi François I, (Ion teUe^ était maîtresse, lui fit offrir. avec toutes les espérances qui pouvaient le flatter. Elles» ne fureat point vaines. En effet leraonarque , Tannée suivante, en attendant qu'on pût discuter àjobirscs prétentions , le nomma lieutenant-général de Bretagne, érigea, l'an 1 536 r, le comté d'Etampes , et l'an i545, la terre de Chevreuse , en duchés , pour sa vie et celle de sa femme. . . i
L'an i552, le comte-duc Jean4 accompagna le duc de Vendôme en Picardie,, avec, des troupes.* qU il lui avait amenées Je Bretagne, et l'aida à reprendre Hesdin, avec plusieurs autres
ô64 CHRONOLOGIE HISTORIQUE
Îdaces. Il défendit avec le duc de Bouillon, Tannée suivante, a ville de Tcrrauenne, assiégée par le duc i\c Savoie , au nom de l'empereur Charles-Quint. La valeur, la constance et l'habileté, que ces deux commandants firent paraître dans cette défense, ne servirent qu'à retarder la reddition de la place , et furent cause de sa ruine totale. Charles-Quint , pour se venger de la neine cpjYllelui avait coûtée à prendre, la fit entièrement disparaître de dessus la terre : vengeance plus digue d'un sultan , que d'un prince chrétien. Le comte-duc Jean , peu Je tems après cette expédition , perdit son ductoé d'Elampes, qule roi Henri 11 , sur des soupçons ou plutôt des preuves d'intelligence de sa femme, avec l'ennemi (i), lui retira pour le donnera Diane de Poitiers, sa maîtresse. On lui conserva néanmoins sa lieutenance de Bretagne, où il se retira; et nous voyons qn'en ih5tt , après le siège de Calais , il défendit le pa/s contre une descente des Anglais, qu'il contraignit de retourner en désordre à leurs vaisseaux. L'an i562 , accompagné du vicomte de Martigues, son neveu , il amena, par ordre du roi Charles IX, des troupes en Basse-Normandie, où il fit rentrer sous l'obéissance du roi la plupart des villes , dont les Huguenots s'étaient emparés. De -là il alla joindre l'armée royale au siège de Rouen. L'année suivante, il se trouva à celui d'Orléans, dont les opérations roulèrent en grande partie sur lui , après l'assassinat du duc de Guise. La paix s'étant faite le 12 mars, il retourna en Bretagne , où il mourut , le £7 janvier de l'an 1 565 (11. st.), da ns son château de Lamballe , sans laisser de postérité. Son corps fut inhumé aux cordeliers de Gningamp , dans le tombeau des comtes de Penthièv re. 8a femme vivait encore en i575. JlIIc fut, protectrice des sciences et des arts, et protectrice éclairée. On l'appelait la plus savante des belles. (Voy. les ducs d *E lampes. )
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(1) 11 est certaîu que , dans lès dernières anne'es de la vie du roi, Anne de Pisseleu le trahissait et avait des intelligence avec l'empereur. 1! est prouvé qu elle força le brave de Bueil , comte de Sancerre , à rendre Saint-Dizief , èn lui en faisant parvenir l'ordre par une letijï! de la part du duc de Guise , scellée de *on sceau qu'elle lui avait fait .dérober. Sans cette trahison, jamais l'empereur n'eût force Saint- Dizier. Elle avait envie de se faire un appui de ce prince à la mort du rôi , qu'elle voyait bien ne pouvoir p^s tarder. Son confident, e4 le nu* nistre de ses trahisons, était le comte de Bossu de Longueval, 11 fat impliqué dans le procès du comte de Vervins, sous le règne de Henri II, et il ne lui en coûta pas , comme à lui , la fêle , mais sa belle terre djs Marchais, près de Laon , qu'il abandonna au cardinal de Lorraine t »lora tout puissant. Moyennant ce sacrifice on le laissa tranquille.
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DES DUCS DE PENTH1ÈVRE. a6S