‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 99 sur 161 · MARIE. · texte numérisé non relu

MARIE.

1477. Mame, fille unique de Charles le -Hardi' et d'Isabelle ôVîiOurbon , née à Bruxelie. le i3 février 14^7 (n. st.), se pcfrta pour héritière universelle de son père, après la mort de ce-prince. Mais Louis XI, roi de France, ne tarda pas à lu. enlever le duché de Bourgogne. Ce monarque n'en derm uiaî

> -CHRONOtOGlE HÎSTORHJUfe

rpas U, il voulut envahir toute da succession de Gfcârlei le prince 4'0ra«ge le rendit maître d^une partie du cornière Flandre. Louis s'empare des villes 4e Picardie cédées au* fcu duc , et s avança ensuite dans l'Artois. Marier se voyant d?un côté maîtrisée par les Gantais >qui la retenaient comme' en captivité , de l'autre sur le point d'être entièrement dépouillée par le roi de France?, envoie à ce prince une ambassade^ * la tête de laquelle étaient Hugonett, son chancelier, et le seigneur d'imbercourt. Louis, reçoit ces ambassadeurs avec une apjpa- .rence de bonté. U entre en matière avec eux, et leur fait entendre que l'Artois étant un fief de sa couronne, il a le droit de le mettre en sa main , jusqu'à ce que la princesse lui en ait fait hommage. Le résultat de là conférence fut que, moyennant toute suspension d'armes , la citéd'Arras, distinguée alors de la ville, serait remise à ce prince, le 3 mars de cette année 1477. ^ ^ en effe* livrée aux troupes du roi ce jour^là, et Louis y entra sur 1rs trois heures après midi. Maître de cette partie d'Arras , il le lut bientôt de l'autre- Le reste de la province suivit l'exemple de la capitale^ A la nouvelle des nroerès du roi de France, Marie assemble, à Gand les états de Ftoftire, leur expose ses embarras , et promet de se couverner par lenrs conseils. Députation des états à Louis pour lut notifier les dispositions de leur souveraine. Louis, pour les désabuser, montre aux députés des lettres de Marie, par lesquelles elle lui m*r-

2 uait qu'Hugonet et Imbercourt étaient ses hommes de chance, le suppliant de ne s'adresser qu'à eur pour tontes les . affaires qu'il voudrait, traiter avec elle, Ces lettres étaient celles , qui avaient été remises au roi par les ambassadeurs de Marie. . Fujieux de se voir joués, les députés reviennent en diligence à Gand , assemblent le conseil de La ville , y font comparaître Ilugouet et d'imbercourt, les accusent de trahison, et les font condamner à perdre la tête. (Harduin. ) Ce jugement filt tséeu té le jeudi-saint, '6 avril, a la vue de la princesse, qui vainement employa les prières et les larmes pour délivrer ces deux infortunés. Louis, profitant de la confusion qui règne parmi les Flamands, pousse ses conquêtes dans le Pays-Bas. Les Flamands, pour l'arrêter, font venir Adolphe, duc de Gueldre, et le mettent à leur tête. Adolphe est tué dans uti combat, le 22. juin. Alors ils prennent le parti d'appeler l'archiduc Manmilien , fils de l'empereur Frédéric, et lui font épouser la princesse , le 18, ou, selon d'autres, le 20 août 1 4?7- Maximiben soutint les droits de son épouse, et fit revenir une partie de ce

3ue la France lui avait enlevé. L'an i4;8, il oblige, à la tfa e beize mille hommes, le roi Louis XL de lever le siégé de

DES TOMES 'M FLAtfDKE. 34^

6aint-0mer, reprend Cambrai, Bouchain , le Quesnoi , tonde, - Mortagne, Tournai , et conclut avec lui une trêve à Leuze , le a&septembre. Les Flamands, cependant V murmuraient de voir les Bourguignons et 'les Allemands' occuper chez eux la plupart des charges et dignités. Ils éclatent, Pan i479> et cr^ent faut renvoyer l'archiduc. ; A Gand , les artisans prennent les armes contre les magistrats à l'occasion d'un impôt sur la bière. J-e bot de cette conjuration était de faire main-basse sur les cJaefs de l'état civil et do corps ecclésiastique. A peine est-elle assoupie, que la guerre se rallume avec la France. Bataille de Guinegate , livrée le 7 août, par l'archiduc, aux Français, qui . étaient accourus au secours de Terrouenne , qu'il assiégeait. La jperte y fut a peu-près égale de part et d'autre ; mais le siège ■ut fut point repris. L'an 1480, le ier. janvier, nouveau soulèvement des Gantais, excité par le seigneur de Dudzelle. Ils imposent des lob à iMaxmiilien , lui taxent les frais de sa dépense , et lui tracent un plan ^gouvernement. Ce prince, indigné, transfère sa cour à Mali nés , et de la se rend à Roterdam , où une maladie le conduit/ aux portes de la mort. 11 en revint ; mais deux 3 as a peine tétaient écoulés, qu'un acfcidènt funeste lui enleva l'arcntduchessey son' épouse, à l'âge de i5 ans; elle était sortie avec une suite1 nombreuse pour prendre le plaisir de la chasse à l'oiseau. Etant tombée de cheval, elle se fit une blessure dangereuse, qti'u ne excessive pudeur l'empêcha de découvrir y même à' son mari.- La plaie devint incurable, et trois semaines après cet accident; la princesse mourut , le 27 mars x4^a, à Bruges. Son Corf>s y fut inhumé dàhs l'église collégiale de /Notre-Dame , sous un magnifique mausolée de cuivre, à côté de celui de son père. Louis XV, roi de France, après la prise de Bruges , en 174$, considérant ces deux monuments , dit en montrant le tombeau de Marie : Voilà le berceau de toutes nos guerres. Cette princesse laissa de son mariage un fils , qui suit, et une fille, Marguerite, née le Ier. janvier 14^0 , fiancée, en i483, au dauphin, depuis Charles VIII, roi de France, mariée en 1498 à Jean, fils et héritier présomptif de Ferdinand , roi d'Aragon, et d'Isabelle, reine de Castille , veuve dès la même année, remariée en i5oi , à Philibert' Il , duc de Savoie, veuve pour la seconde fois en i5o4, gouvernante des Pays-Bas, morte le i". décembre i53o.

PHILIPPE IV, dit LE BEAU.

14^2. Philippe, fils aîné de Maximilien d'Autriche et de Maiie de Bourgogne, né à Bruges, le aa juillet 1478, succède

à sa mère dans la Souveraineté des Pays-Bas et les comtés de Bourgogne , de Mâcon , d'Auxerre et <J'ÀrtoiSé Les Gantais disputent à Maximilien la tutelle de son fils et de sa fille , et se rendent maîtres de leurs personnes. La même année, ils lë contraignent de faire la paix avec la France, par le traité d'Arras , où Ton conclut , le 23 décembre , ie mariage de Marguerite, sa fiHe, âgée de deux ans , avec le dauphin. On assigna

Sotir dota la princesse, les comtés ^d'Artois , de BourgognjèJ 'Auxerre, de Mâcon, avec les seigneuries de Noyers et de Salins; après quoi elle fut remise au seigneuries Qtrerdes, et en> menée à la cour de France, pour y être élevée en attendant l'âge convenable pour consommer son mariage. L'an 1484, Maximilien fait sommer les Flamands de le reconnaître pour tuteur de son fils et administrateur de ses états , et , sur leur refus , il leur déclare la guerre. Les Gantais alarmés des progrès de Maximilien , consentent , l'an i4#5, à lui remettre son fils et à lui accorder la régence de ses états. L'an 1488, nouveau soulèvement des Gantais contre Maximilien, roi des Romains, depuis environ deux ans. il est investi dans son palais à Bruges, le Ier. février, fait prisonnier le 4 ^u même mois, conduit le-8 ( un vendredi) dans la maison d'un droguiste dont on fit griller (es fenêtres,- et autour de laquelle on mit des corps-de-garde. Le 12, on lui fit l'outrage de le placer sur une pierre où l'on interrogeait les criminels ; le 26 ( toujours de février), il est transféré à l'hôtel de Ravestein. Cependant tous ses domestiques, à l'exception de deux qu'on lui laissa pour le servir, furent emprisonnés. On coupa la tête à plusieurs personnes de sa suite , entr'autres aux seigneurs de Ghistelles et de Dudzelle. Enfin, il est remis en liberté, le 17 mai (le samedi avant le dimanche Exaudî), à trois heures du matin, sous la promesse qu'il fait de congédier toutes les troupes étrangères qui sont dans le pays et de pardonner le passé. Ce qui avait déterminé les rebelles à le relâcher, ce fut l'arrivée de quelques princes allemands devant Bruges, et l'approche de l'empereur qui venait avec une armée au secours ae son fils. (Raimundi duellii Miscellan. 1. i, pp. 249-255.) Outré de l'affront qu'il avait reçu, Maximilien s'en retourne en Allemagne , après avoir nommé Albert, duc de Saxe, gouverneur des Pays-Bas et gardien de son fils qu'il faisait élever à Matines. Mais Albert eut bien des contradictions à essuyer dans sa régence , après que l'empereur , dans une assemblée tenue à Malines , eut déclaré nulles les promesses forcées que Maximilien avait faites aux Gantais.

Philippe , devenu majeur , épouse , à Lières en Brabant , le

ai octobre i4g^? Jeanne, fille et héritière de Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon, et d'Isabelle, reine de Castille. 11 monte, Tan i5o4, sur le trône de ce dernier royaume, et nie art , le 20 septembre ; r 5o6. 11 eut pour successeur dans le gouvernement des Pays Bas, Charles, son (ils aine, dans la suite roi de toute l'Espagne et empereur sous le nom de CharlesTQuint. Les Pays-Bas , depuis ce tems , ont fait partie de la monarchie espagnole, jusqu'à la paix d'iftrecht de I7i3f qu'ils ont passé à la branche autrichienne d'Allemagne. 11 faut en excepter la Hollande ou les sept Provinces-Unies, quif vers la fin du quatorzième siècle , se formèrent en république.

if(( . n , «•. ^ c.< m. .1 ^uaiuH î'b *iioaa wu*wq al J»

COMTES DE HÀÏHjttJfc',n *

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JLiE Hauiaut , ancien domicile des Nervi en s , borné au srpten-

irion par le Brabant la Flandre, au midi par la Picardie /au evant par le comté de Namur, au couchant par la Flandre îi le Cambres is , renferme un terrein de vingt lieues de longueur, sur environ seize de largeur. Son nom, qui n'est connu que depuis le huitième siècle, te tiré de la rivière de Haine, qui le traverse. La ville de M uns ( Morts Hannwuœ , et en daman 1 Berghen m Hmcgow}) située partie sur «ne montagne dans une plaine marécageuse, est la capitale M ce comté , dont les premiers possesseurs s'appelaient comtes de Mons. Rem^quez encore que dans les anciens monuments!,» lto riile Se Mons est aussi appelléc Castrilucium , et par corruption ïfiaétritm** (Valois, Soi. G ail. p. ) De même que la i Yance , le foinaut avait ses douze pairs, qui composaient 'te1 tribunal du comte et rendaient la justice avec lui. On les appelle enot*? aujourd'hui dans les causes importantes qui intéressent la province. Ce sont les seigneurs d Avènes* de Ctoimaî, de iMj de Lo n ge vi lie 9> Je Ea u J o u r , de Barban zon , de Chi èvres y ie Lens, de Rœux, de Robaix, de Walincourt et de Quevy. Tel est Tordre dans lequel ils sont nomîmés par Aubert le Mire. (Notit Ecoles. Belg. c. i44» P- %2-)

Les chronologistes modernes donnent pour- premier de Hainaut^ Giselbert , j)ui enl^vay l'an + >fiwne«

.inn>^ l*,v \ ut 'ici: eal Jnsbnsq t<2^iiu«»

roir

ttiROft. ÛIST. bfcS COMTES Î)E IIAIN A tTT. Ï53

fclle de l'empereur Lothahre. Mais comme il est très-douteux , suivant la remarque du P. Labbe, qu'il ait gouverné le Hainautj nous commencerons par le suivant.

1 s 1 ' * 1 RÀ.1N1ÈR t

Rainier, surnommé au Long-cou, dont on ignme l'origine, est le premier comte de Hainaul dont nous soyons certains» 11 possédait, outre cela 4 en* propriété t les comtés de Mansuari dans le voisinage de Diest et de Darnau , vers Gemblours, avec une partie considérable de l'Hasbaye. L'an 87$ ou environ, suivant Dudon , il alla se joindre à Ratbod, duc de Frise, pour déloger de l'île de Walcheren , en Zélande, Roi Ion, chef de* Normands, qui s'en était emparé. Les deux alliés furent battus, et obligés de se retirer. Rollon, l'année suivante, étant entré dans le Hainaut, remporta divers avantages sur Rainier, qu'il fit à la fin prisonnier dans une embuscade nue celui-ci avait dressée lui-même à l'ennemi. Alberade, sa femme, qui ne lui cédait pas en courage , députa douze seigneurs à Rollon Y pour redemander son mari. Elle l'obtint par échange de douze capitaines normands qu'elle avait en son pouvoir, et en portànt ellemême tout l'or et l'argent qu'elle a%ait pu ramasser a Rollort, qui eut la générosité de lui en rendre une partie. Zuentiboldo* tenait le sceptre de Lorraine. Rainier, s'étant brouillé avec lui, fut destitué Van 898 , et contraint de se retirer en France. 11 eogagea le roi Charles à tenter la conquête du royaume ck* Lorraine. Charles ayant fait la paix avec Zuentibolde, celui-ci Continua de poursuivre Rainier et le comte Odacre , son allié. L'an 899 , il les assiégea pour la seconde fois, mais sans succès' 4 dans le fort de Durfos, sur la Meuse, dont ils s'étaient emparés* Pour se venger, il les lait excommunier par les évêques. (Aiw. *ntU% ) La mort de Zuentibolde rétablit les affaires ae Rainier. U recouvra non-seulement ses domaines, mais encore ses di-* guités, et les augmenta même du gouvernement ou duché de Lorraine , dont le roi Charles le gratifia , l'an 911» après avoir fait la conquête de ce pays avec son secours. Ramier mourut l au 916, laissant de son mariage, Giselbert, qui lui surcéda au duché de Lorraine, et Rainier , qui suit, avec une lille, qui épousa Bcreoger, comte de Lomme ou de iN'amur.

»' ' -wj*/. i'<; RAINIER 11. ' '

916. RAIHIÉA II, successeur de Rainier I, son pire, vécut ea bonne intelligence, à ce qu'il paraît , avi»c le duc Giselbert, frère , pendant les huit ou neuf premières années de son

|ouyernement. Giselbert ayant élé fait prisonnier, Tan 92+1 par Bérenger , le comte Ramier obtint sa délivrance en donnant pour utagps deux de ses fils. Mais il ne fut pas plutôt mis en liberté, dit Frodoard , qu'il se mit à ravager les lerrcs de TWcnger, de Rainier, son libérateur, et dlsaac, comte de (Cambrai ; Rainier lui rendit bientôt la pareille ; mais il y à

par

inandoîs, et du comte Hugues le Grand. De nouvelles difficultésniouîltèrent encore Hainier et Giselbert, en 928. Mais la querelle fut courte , et finit la même année par l'intervention de Henri I, roi de Germanie. (Frodoard.) Rainier 11, depuis ce tems , disparaît dans l'histoire. On doute cependant

Jui'il soit mort avant l'an 9.^2. Sa femme, Alix ou Adélaïde, die , si l'on en croit du ÎÉouchet, de Richard 1, duc de Bowr gogne, lui donna trois fils, Rainier, qui suit, Liétard, et Kodolfe , comte de Hatfbayç, et tige r suivant Mentelius , des comtes de Loss. A tes infants , "du Éfonchet ajoute, sans preuve

^ lier

9^2 au plutôt. Raimï r III, successeur de Rainier II, son

père , s'étahit jeté dans le parti de Louis d'Outremer, roi de France, avec Rodolfe, son frère , contre Ottou 1 , roi de Germanie, celui-ci envoya, Tan o,44? pour les réduire, Herman , duc de Suabr. Trop taible pour résister à ce monarque, ils implorent sa clémence , et sont reçus en grâce à Aix-la-Chapelle. (Frodoard.) Rainier eut ensuite avec Conrad, duc de Lorraine, des contestations dont on ignore le sujet. Ce dernier, ayant levé l'étendard de la révolte , sur la fin de l'an t)5;> , hainier assiégea, l'année suivante., un de ses châteaux, au secours duquel il vola. Mais, après un combat très-opiniatre , il fut oblige de laisser à Rainier le champ de bataille. ( Frodoard )

JLa paix ayant, été rendue à la Lorraine par la soumission de Conrad, suivie de sa destitution, Rainier ne tarda pas lui-mcYne à la troubler par divers actes de violence, qu'il exerça dans cette province, jusqu'à oser enlever à la reine Gerhergë , veuve de Louis, d'Outremer, l^s terres qu'elle y possédait à titre de douaire. Le roi Lothaire , fils de cette princesse, ne laissa pas impuni cet attentai, et força l'usurpateur, en 0.^6- de restituer à sa mère, ce qu il lui avait pus. {Idem.)

Rainier, ennemi du repos, entreprit, Tannée suivante, la guerre contre le duc Bruncm , son suzerain, archevêque de

fcE5 C.O"VIT F. S DE HAINAUT. 355

Cologne et frère du roi Olton. 11 se trouva mal de cette levéfl • le boucliers, et fut bientôt, réduit à se soumettre au jugement du, prélat Mais, sur le refus qu'il fit de donner des ôtages , firunoa Je déposa cette même année, ou dans les premiers mois de Tan (j38. Envoyé aussitôt en exil , il y finit ses jours, non l'an g6o, comme quelques-uus Font avancé, mais après Tan 97 1 , In habile moderne lui donne pour femme , mais sans preuve sufqsajute, Alix, fille de Hugon , comte de Pa^bourg et irEgisheim. Ce qui est certain , crest qu'il l.iissa Jeux fil s fégînrnes , Lambert et Rainier, dont le second fut un de ses suceuse urs ^çtj'autre , dit le Barbu , fut comte de Louvain.

-nondfnr'l i mu trcrëm n Jmft ;jj . sjiijo*î \u{, • il ranwfl (.bieobonrt ) R1CHER.

inf,lo t\ ' i • f • ! 2n<& t4B3bq^''r » , ».

950. Hichfr, dont on ignore l origine , tut établi comte* <lç HainauL par Brunou , après l'exil de Raiuier. On ne sait ombien de tems il posséda ce comté.

GARNI ER bt REN7

vxARnier et Renvud, suivant la chronique de Baldenc t furent substitués par I>i un.on à llicher , dans le comté de Hainaut. Ils gouvernèrent ce piys sans contradiction jusqu'en 97$. Cette année, aprys la mort d'Olton I , Rainier et Lambert, fils de Rainier 111, revinrent de la cour de France, où ils s'étaient retirés, attaquèrent les deux comtes, et gagnèrent sur eux , dans la plaine de Binche, près du village de Péronne, en Flandre, une bataille où les deux comles périrent*

Z !,! \\ .^GODEfROI LE VIEUX et ARNOUL, I 9\\

97.3. Godefroi , dit le Vfuux , comte en Ardennes et (le Verdun, fils de Gozeliu et de Voda, et petit-fils, par son père, de Wigeric, comte du palais sous le roi Charles le Simple , fuL établi comte de Mons, avec un seigneur, nommé Arnoul , que Leuwarde dit fds d'Isaac f comte de Cambrai , par Fcmpcreur Otton II, après la mort de Garnier et de Renaud. (C/uori. Cumerac. , T. 3 , c. 94 ) Mais ils ne furent pas plus tranquilles dans ce poste que 1 avaient été ceux qu'ils remplaçaient. Rainier et Lambert s'étant fortifiés dans le château de Bonssoit , de Buxeide , sur la rivière de Haine, faisaient de 15 des courses funestes dans tout le pays. ï/empêreur vint au secours de ses protégés, emporta d'assaut la forteresse et la fil raser. Mais à peine eut-il reprit la roule d'Allemagne, que Rainier et I.am-i.

bert reparurent dans le Hainaut , avec de nouvelles forces qu* leur avaient fournies Charles de France, frènftdf roi Lodiaire, et Olton, fils tTAlbert , comte de Vermandois. Otlon, eu prenant le parti de ces deux j>roserjfs , n'avait d'autre but, suivant Balderic dans sa chronique de Cambrai , aue de sYnrichir par le pillar :. i/an 0,7b, après diverses excursions, Rainier et J.ambei t, avec leurs confédérés viennent assiéger leurs rivaux dans Chateaulicu ou Mons» Ceux-ci, .dans une sortie , fondent sur le famp des assiéra n ts , et, après un sanglant, combat donné le mercredi de la semaine sainte ( 1$ avriL) ,^ ies/obHgent 4 se l' iner. Mais Godcboi , dans l'action, reçut une blessure danigereuse, dont il ne p^t jam&is guérie» Cette \ ici oire; semblait devoir ruin-M les rij&iicsi^^iiiiQF^t^ ttedbaniibeft 4 mate itë trouvèrent ni ,y n de se maintenir encore dans une partie dn liainaut. Amoui et Godcfcoi s'aHaehn eut à Charles de France, lorsqu'il eut obtenu la Lorraine, et s'en firent un appui. N<aflf voyons dans la ebronique do Cambrai., U>i , c. -100, que c*\ deux comtes s'adressèrent au due Charles, pour l'engager à joindre ses troupes.aux leurs, dai s le dessein où ils étaient de mettre Ta ville de Cambrai à l'abri de toute insulte de la part du roi (le France (gelait vraisemblablement Rainier et J^mbert qui nteiNir- i"Mt d'envahir cette \ il le oui ppnv du monarque français. On ne voit point qu'ils aient exécuté leur dessein ; mais il? continuèrent d" (aire la guerre à leurs rivaux, pour se i^ndre maîtres entierene ni Ju Ha.naut. Godefroi fut. celui qui. disputa le leneiu ;>.\ee le j») s d'obstination, Ce ne fut qu'en c^efi quît bVha eritiçrenieut prise, après que liai nier im eut enlevé la capitale du ! \ -.inauû fiâmes Raginarus , dit Albéric sur xétt année, ayslufif ' jnuu/rrn Custri comili Godc/.idu. tambert , frèr<> de ".aimer, était a,jors en possession., f,du?^mte île Louvoi» depuis environ (juatre ans. ( Voyez comtes dû Couvain. )ul fVl ... , * . ; il nififli ad ihq f8in£îne

RAÏMER IV, paHMiEn comte PRoantÉrAinr. «oj ; : .(.eg bI tîT- fui t*vdjf!r,M sbîdrtiû)

r)Vj«S. I;\inikr IV, Gis aîné de Rainier llh demeura paaies* «eur tranquille du'Hainaui , après s'être Irwduf/inaîireirclf/îir ville de Mous. On ne voit point qo'iL ait eu d'ennemis à cr>rrtJ baltre .1. puis ce h ins-là. \[ mourut l'an 1010, suivant A , qui lui donne deux femmes, dont la première, qu'il nenomrnf point, fut mere, selon lui, de Rainier Vv qui suit. Mais OH abbé de Gembloursf auteur du tems et ami de Rainier V, dit) positivement, qu'il était ïiobnio rr.gi Fraurorum e v sarore ncpo$( c'est-à-diie , fds de Hcdwi^e, fille de, Hugues Capet et sotut <l\j roi RobeM. i)u .mariage île Rainier et ti'Hedtvige , sortif encore, suivant Albenc, umi fdlr, nommée Matrix , ferma*-

*i'fiblr-s f ,î eotttf&râé? Rôiïci. HédwTge scremaria, agrès la moi; t ileRainier, & fiùfiues IIL/ comte de 1 fiagsbourgl , , '

, fucf î-ib/liJWir ? «ttBftEK 'V.''^ *h MM': 'V :"'T -nV* abw f radinr-Jal» wyw ' - ,Ki> ■ 1 ,,f; '4t:ioi3. JVàf^i©ltiyyfïkfde,l\aîmei'iV, devint comte de fîâinaut , après 1j moit de son p -i c. H suivit l<e 'parli.de' Lambert f" <omtc de Louvain , 'son oncle , dans lénifièrent qii'il eut àvcc Godéfroil, duc de -liolkier. Le succès4 'de -leurs armes 'ne fut point lieurenx. Le \ 12. septembre 10 1 5 , ils perdirent contre Godefroi. la 'bataille de FWè'rtëstr6û Lambert {)érit. Rai nier dans la suite se réconcilia , par lta {médiation des évêques de Verdun et de Cambrai, avec Godefrbi, dont il épousa la nièce, Mathildl, fille d'Herman ^ viedmte de Verdun. (Citron. Gamerac.') H mourut, non l an io36 ou i'o3y , comme le prétend , sans preuve f leèe*e de Lewarde , mais environ Tan io3ol De Mathilbe, son épouse, il eut une fille unique, qui suit.

RICHILDE, HERWA^, kT BaUDOUIN l. dit DE MOINS,

Jt»Î3a bfi environ. RltïHttîMï succéda $ ftaimèr| son père.» dans le comté de H ai n au t. Llle était niàrîéé pour lors au çpmte,, Hèm an v avec* leqtlel eHe acquit , dît Gilbert dè Mous, le cjjrnté de Valcucienne*: Rfcrrildé , était hièeé à la mode de Bretagne du pape Léo n -IXi !Ce pontife, a^rès1 le Concile qu'il tint' à Reims l'an To4g s'étatit mis en rbutè pour la Venir voir, elle, s a \ anea au-devant de lui jusqu'à Reaumont , avec son époux et! Ramena dan» sott château de Môns. HêrrnaYi , étant mort l?Œinée suivante , laissa dV.lle un 'fils et une fille, tous deux e* bas âge , et le fils > ajoute Gilbert , était , dit on , boiteux, Ricbilde j tank en vertu de «a dot, qûé corhme tutHc3 de ses enfants, prit en main le gouvernement du llainaut. Elle n'en jouit pas long-tems en paix. Baudouin , surnomme de Lille, comte de Flandre, lui fit la guerre pour la contraindre d'épouser Baudouin:, son fils, et if y réussit. Mais ce jeune Baudouin, surnomme denuis lf Bon et deMons, étanf parent deRichilde au teoisième degré, Pévêqûe de Cambrai l'excommunia , comme ajaiit'jUtMm^marbge illicite. Les deux époux appelèrent de cette septence au pape Léon IX , qui rasott le mariage , dit Baudouin •dtAvftne», èU huY dèjendit lè lit n y a bien de fap~ pàrencé qu« ceëte défense filt levée dans la suite, et le mariage n liijjili t é ; car nous voyons ^re Ricbilde ne cessa d'habiter avec' Baiulouin, et. fjne les enfants qui sortirent de cette alliance, passèrent pour tëgitintfes'V sans çontradtdt ion. L'an 1 o5C» , l'emfecçui' Henri IV, ^ otuiOt sa mère , par Le traite de paix fait

358 çhronqxpgî* mfrfOIUW*

*vec Baudouin de Lille, L'investi» 4e Vaïe^iifaiwa , de* tleç

icrmes : jLgo natdumus y aienitanarum cornes* . foius Baldum )unioris qid PltUippum regem rcgalibus insigwit mililiœ armk (Le Mire, Dipkm., Belg., tom. It <jia&, 5i£.{) Bxaàùù^ à Mons ayant Cm ses jours, le 17 jufllej; iwjoH ià>Guden;mty frit inhumé a l'abbaye djlasuou. Richilde, sa Meuve , éçoa&i, dU-on, en troisièmes noces, Guillau#{ieOsbern, comte de Her* ford , en Angleterre. Celui-ci fut tué , U *a feiaser i^/iq.à.la bataille de Cassel, et ftchUde, lui iuiraécjtf quinze a^irt ans. Les deux enfanU; qu'elle avait eus de son premier éfioua^aont Roger , qui fut ^êque de Cbilons^sur-Maru^, ie* Gerèpodei, quelle fit religieuse, fille donna ^second, deux.filsî/ Aèranrlv

qui fut cou i!e Flandre.. $t Baudpuin^ui suit, (s F—

/dit de Jérusalem.

^i?07O. ÇaudquinI^ 4ccp«d fils de Bédouin de Moi^rt^ Ricbikie, étant mineur à la rnort^de^bn Tan 1070, dans le Hainaut^ saus.ia tutelle de sa mère. Cette prmeesse le me.na r Tannée suivante r à la bataiLlè de Cas^eL

Îu elle perdu avec Arnoul , son fil* afaé;, contre Robert mon, compétiteur de l'un et d^ l'autoe. Le> Vainqueur iteàt devenu par la , maître de la FlaWdre 4 ;fcic»ilde *t Baudoiù* prirent le parîi de mettre le Hainaut sous la mouvant de I hçoyouin , éveque de Lié^e^ pour avoihsa5jprotect ion. Votei:f d ames une ancienne chronique qui n a pas encore vé le iourf qu elles fuient les charges auxquelles letorélat c* Wa^iie s^bligèrent 1, unj^vers}r autre, << U quens de Hainaut doit serv** »? évesque de Liège à ses besoins de toute s**f©«:e^ux^ép*n8 $ de réves^ue.... Se it «juens va à IWjue relever - soir » fief, h évesque h doit ses dépens, puis «niH sera issus de » Haynaut. Encore U évesque li doU ses dépens quaiiâ^ îë' » semont à sa coï t ou à parlement. Et M auouiJ^vdloit gre^

1» avoir h évesque 1 ommaiçe de chastelain de Mo„^i w cua*v telam de BWmQat et le chatfehua d* Valenciennes. Li » évesque doit au comte, à chascun Noël, trois paires de 9 robbes, de quoi chascune doit valoir six mârcs au marc àV » Liège ;: et à cjiasc^,

a Leste couvenance fut faicte a Fosse en la présence deGede*

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