CMaKOLOGrc HISTORIQUE
tement contre le dauphin , et leur exemple
un traité portant en substance , que le roi 'd'-A n'âe terrc epôu^ sera Catherine, fille de Charles VI, qéW aurâ ila^gents dit royaume pendant la maladie du roi son be^u-perfe, ayec^âs^tfrance de lui succéder* et qu'il emploiera ses" forces^ pour Jréduire les rebelles f c'ést ain si qu'on notnniait les partisans làti dauphin.) Le roi, pour lors eh dérderice , ràtifia te tjjaifé en plein conseil, le 21 mai 1420, à Troyels, ou la cour Résidait depuis un an, et le pârlement de Paris ^enregistrai Lé ilùc Philippe, aveuglé sur ses propres intérêts, par le désir' dèia" vengeance, seconde avet ardeur, pendant quatorze ans^léï efforts de l'Anglais, pour enlever la courorine de Francfe1 au légitime héritier et à toute sa nfctooff. " J i"" \ - . lt Ji)L * Philippe, en trahissant les intérêts de son sang et cènx de la nation, n'en était pas moins attentif à profiter des occasions d'agrandir ses états, ni moins curieux d'étaler sa magnificence, il acquit, l'an 1421, lef comté de Namur du comte Jean 111, par traité du *3 avril. L'an 1429 (v. st.), le tb rfe janvier , jour de son mariage avec ElïSABETH de PoATtGAt, sa troisième femme, il institue à Bruges l'ordre des cheVâlieft de la Toison d'or , à la gloire de Dieu , eh réoérence de sa glorieuse Mère, en l'honneur de monseigneur saint Anàrlcu, à l'exaHatioh de la foi de la sainte église. Cet ordre , qui s'est toujours soutenu avec éclat , et qui est encore aujourd'hui l'un des trois grands ordres de l'Europe , ne devait être composé que de trente chevaliers , tous issus d'ancienne noblesse , prouvée par
3uatre générations paternelles et maternelîeS. Philippe ne créa 'abord que vingt-quatre chevaliefs, réservant les six autres places pour des princes qui les reçurent avec plaisir et se firent honneur d'en porter les marques. Philippe devint , l'an i433, comte de Hollande et de Hainaut, par la cession que lui en fit la comtesse Jacqueline de Bavière.
Enfin, l'an i4«H5, las de servir l'ambition des Anglais, et touché des maux qu'elle causait à la France, Philippe se détache totalement de leur parti. Charles, duc de Bourbon, Louis, comte de Vendôme, le chancelier, le connétable, l'archevêque de lleims , le premier président du parlement de Paris, viennent se jeter à ses genoux dans l'église de Saint- Waast d'Arras, lui demandent pardon du meurtre de son père, protestant que leur maître n'y a pris part que paf le conseil de quelques scélérats. Leduc, ému jusqu'aux larmes, accorde
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le pardon le sl\ septembre, et par là fut conclue la paix d'Arras* ( Voy les ducs de Bourgogne* ) L'an i4^7» il assiège Calais avec une armée nombreuse , pour se venger des Anglais , qui ne cessaient, depuis qu'il avait quitté leur parti , d'exciter contre lui ses sujets de Flandre, ennemis naturels des Français, et attachés aux Anglais., à raison de» leur commerce. Philippe échoue dans son entreprise par la trahison des Flamands , qui prirent la fuite. Mais les Flamands, pour couvrir Uïur lâcheté, s'en prennent à Jean de Homes, seigneur de Montcofnet , qu'ils accusent et mettent en pièces. (Gauguin, l. 10. ) Philippe, de retour en Flandre , pensa périr lui- même à Bruges , aans une sédition des habitants. L'isle-Adam , et plusieurs de ses gens " * ~* 1 e%t 1 ™ contrat du
du rot Reims,
le duc de Vendôme et d'autres seigneurs. L'an i45i , les Gantais se soulevèrent contre Philippe à l'occasion de la gabelle qu'il voulait établir en Flandre. Philippe ne put les réduire , qu'après plusieurs batailles gagnées sur eux» Les deux dernières furent celle de Kupelmonde , donnée en mai i45a ( Corneille de Bourgogne , l'aîné des quinze bâtards de Philippe y périt), et celle de Gavre, livrée le i5 juillet i453» Lçs Gantais perdirent en cette occasion 20,000 hommes. Philippe, ayant atterré les Gantais par. ces deux victoires, signale envers eux sa clémence en leur faisant miséricorde. Il célèbre en même teins son triomphe par un tournoi singulier, à la suite duquel il donna un superbe repas aux grands de ses états»' dans son palais de Lille ; on vit a ce banquet les services descendre sur les tables dans des chariots qui sortaient du plafond entr'ouvert. Un clerc, monté sur un dromadaire , prêcha les convives , et les toucha jusqu'aux larmes. Ce sermon avait pour objet de les exciter à se croiser pour retirer Corjstantinople des mains du Turc qui venait de s'en emparer. Tous y consentirent, et firent vœu, l'un après l'autre , sur un faisan rôti, de marcher contre Mahomet. Il ; c'est le nom du conquérant de l'empire grec. La formule particulière dont chacun se servit pour exprimer cet engagement, est rapportée par l. Olivier de la Marche., à l'exception de celle du duc , qu'il a ' omise ; mais elle se retrouve dans les additions faites à cet Historien. La voici : Je voue aux dames et au faisan que avant fe il soit six semaines je porter ay une empreinse en intention de faire armes à pied et à cheval , laquelle je porter ay par jour , et la plus partie du temps , et ne la lairray pour chose quilm 'en vienne + '{ U roy ne me le commande , ou si armée se face aller sur les:
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346 CHRONOLOGIE HISTOatQUE; *
Infidèles par le roy g* sa personne par son commandement ou, mit* trcmenL Si c'est le bon plaisir du roy, firay en ladicU armée de très-bon cœur pour Jair* servùx à la chrétienté, et mesteray peine au plaisir de Dieu d 'estre des premiers qui assembleront avec les Infidèles. Le duc, fidèle à sa parole, fit le voyage d'Allenugoe à dessein de conférer avec l'empereur «Frédéric» sur les moyens de porter la guerre en Orient. Mais il ne put parvenir à voir ce prince avare , qui prétexta une maladie pour éviter la dépense qu'exigerait la réception d'un pareil hote. De retour chez lui, Philippe y trouva des affaires, qui, jointes au mauvais succès de son voyage , lui firent perdre de vue le projet de là croisade. L'an i45tf, pressé par les Gantais d'honorer leur ville de sa présence, il s'y rend le a5 avril, et y fait la plus superbe entrée dont jamais on eût ouï parler. 11 faudrait , dit Meier, un livre entier pour décrire tous les honneurs qu'oa lui rendit. La ville de Gand étala toute son opulence et toute
le pays est rempli de ,vaudois ou sorciers ; car ces deux nom» étaient alors synonymes. Les juges d'Arras, se mettent aussitôt en mouvement pour faire la recherche de ceux qu'on accuse d'être de ce nombre. Plusieurs sont mis a la torture, et, sur les aveux qu'oa leur arrache, liyréf aux flammes. Il semble que ce tribunal Rattachait de préférence a ceux qui étaient pourvus d une meilleure fortune : et comme leurs biens étaient confisqués au profit du duc de Bourgogne, on soupçonna, mais injustement, ce prince de favoriser les procédures irrégulières de cette espèce d inquisition , et d'approuver les jugements iniques et cruels qu'ils rendaient. Enfin le sieur de Beaufort ayant été arrêté sur la fin de 1 460 , ses enfants interjetèrent appel des poursuites au parlement de Paris , lequel, ayant examiné l'affaire et les procès intentés ci-devant aux prétendus vaudois, déclara, par son arrêt du 2.0 mai 1461 > publié dans la villa d'Arras ,, le 18 juillet suivant , qu'il y avait abus dans les procédures, réhabilita la mémoire des suppliciés , condamna les
le , et ordonna qu'il serait pris sur leurs
juges à une amende
biens une somme de quinze cents fivres, à l'efret de fondter une messe pour le repos des âmes de ceux qu'ils avaient fait exécuter. ( Chron. manuscrite de Jacques de Clercf.) \fi •
L'an 1467, Philippe meurt d'une esquinaocie à Bruges, Je i5 juin, à l'âge de 71 ans. Son corps, exposé pendant deux jours, fut visité par tous les habitants , et ensuite déposé à Saint-Donatien de-Bruges, d'où il fut transporté, l'au/i^*
an* chartreux de Dijon. A ses funérailles U y eut, dit Paradin, plus de larmes que de paroles ; car U semblait que chascun eust enferré son père. Ce prince faisait sa résidence ordinaire en Flandre , et ne visita nue de tems en tems la Bourgogne. La protection qu'il accorda aux arts et au commerce, les fit fleurir dans les Pays-Bas. (Voyèi Philippe le Bon , duc de bourgogne. )
■ '. Charles le hardi , ou le téméraire.
>4?7. Ctf ARr.Es , fils de Philippe le Bon , et sort successeur dans tous ses domaines, est inauguré comte de Flandre , àGànd, le ^8 juin y i4&7- Les Gantais lui redemandent leurs privilèges, que Philippe le Bon leur avait enlevés, llsexcileut uiiè sédition à ce sujet. Chapes est obligé de leur accorder leurs demandes pour les apaiser. H sort de Gand rempli de colère, et révoque tout ce que les Gantais lui avaient extorqué. Ceux-ci ayant recommencé à se mutiner, le duc , au retour de son expédition contre les Liégeois , fait mourir les chefs de la rébellion , condamne les Gantais à une amende considérable les5 oblige à lui apporter leuis étendards à Bruxelles, restreint leurs privilèges, et fait ensuite dans leur ville une entrée pompeuse.
L'an 1468, Sigismond^ duc d'Autriche, dans le besoin où il est d'argent pour bayer les frais de la guerre* qu'il venait de terminer avec les Suisses, se rend eh Flandre, et vend au duc Charles les comtés de Ferretle, Brisach et KhinfelJ , pour ouatre-vingt mille ecus d'or. L'an i472 * Charles ayant acheté J'Arnoul d'Egmond le duché de Gueldre et le comté de Zutphen , va trouver l'empereur à Trêves pour en recevoir de lui lïnvestilure. Cette cérémonie se fait avec le plus grand appareil. Le but de Charles était de demander a l'empereur le titre de roi de Bourgogne et de vicaire de rEmrnVe , avec promesse de donner sa fille en mariage au fils de l'empereur. Louis XL écrit à celui-ci pour le détourner d'accepter ses offres , et il ) réussît. (Pontus Heuterus.) L'an 1477, Charles périt , le 5 janvier, devant Nanci. ( Voy. Charles, duc de Bourgogne. )