‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 127 sur 296 · COMTES DE VERMANDOIS · texte numérisé non relu

COMTES DE VERMANDOIS

ET

DES COMTES, puis DUCS, DE VALOIS.

COMTES

DE VERMANDOIS

Le Vermandois, Pagus Veromanduorum , faisait partie , sous les Romains, de la seconde Belgique. Sa capitale , nommée alors Augusta Veromanduorum, et plus anciennement Samarobrive , a pris ensuite le nom de Saint-Quentin , depuis quelle possède les reliques de ce saint martyr. Prétendre avec Cluvier et Samson qu’ Augusta Veromanduorum est le village de Vermand , situe' à trois lieues de Noyon , et quatre de Péronne , c’est une erreur de'truite par l’abbé de Longuerue, qui prouve , par les actes de Saint- Quentin , par Gre'goire de Tours et plusieurs chroniques , que le corps du saint fut enterré près ày Augusta Veromanduorum , et qu’on l’a toujours gardé dans cette ville ; d’où il suit que la ville de Saint-

COMTES, puis DUCS,

DE VALOIS. -

e Valois , Pagus J^adensis , tire son nom du lieu que les anciens monuments appellent J^adum., aujourd’hui Vez , entre Villiers-Cotterets et Crépi, capitale du pays , depuis qu’il fut érigé en comté. Son étendue n’a pas toujours été la même.

Sous les Romains , il était comris dans la cité de Soissons.

ious les deux premières races de nos rois , il s’étendait sur les territoires de Soissons , de Senlis , de Meaux et de Reims.

Aujourd’hui il a pour bornes, au Nord , le Soissonnais , à l’Orient , la Champagne , au Midi, la Brie et l’ile de France, et à l’Occident le Beauvaisis.

Le Valois, dans le moyen âge, s’appelait , du nom de sa capitale , le comté de Crépi , comi la tus Crispeius , Crispe iens U , Crispeicus . La maison des

COMTES

DE VERMANDOIS

Quentin est à la même place qiSJiigusta Veromanduorum- Ce sentiment se prouve encore, dit M. Butler , par le voisinage de la rivière de Somme.

Les anciens comtes de Vermandois tirent leur origine de Bernard , roi d’Italie , et par conse'quent de Charlemagne , dont Bernard était petit-fils par Pépin , son père. Bernard en mourant laissa un fils en bas âge , nommé Pépin comme son aïeul, qui fut privé du royaume d’Italie par l’empereur Louis le Débonnaire , et reçut en dédommagement une partie du Vermandois , savoir ; les seigneuries de Saint-Quentin et de Pe'ronne. Vignier lui donne la qualité de comte de Yerjnaudois , mais sans preuve.

L’an 854 » »1 sc joignit à l’évêque Ratold , au comte Boniface, et aux autres grands du royaume, poursoutenir l’empereur contre son fils Lothaire , et le rétablir sur le trône. Pépin ne fut pas également fidèle au roi Charles le Chauve j il s’allia contre ce prince , l’an 840 , avec ce même Lothaire dont il avait été l’ennemi déclaré. On 11e sait ni le tems ni |e genre de sa mort. De sa femme, dont on ignore le nom et la naissance , il eut, suivant la chronique saxonc et Reginon, trois fils:

Bernard, dont le sort n’est point connu-, Herbert, qui suit; et Pépin. Ce dernier fit la branche des comtes de Valois.

COMTES, puis DUCS,

DE VALOIS

premiers comtes de Valois est une branche cadette de celle de Vermandois , suivant l’opinion commune , qui fait descendre l’une et l’autre de Bernard , roi d’Italie.

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