‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 133 sur 296 · COMTE S DE VERMANDOIS · texte numérisé non relu

COMTE S DE VERMANDOIS

ARBERT I".

945. Albert Ier, ditle Pieux, deuxième fils d’Herbert II , lui succe'da au comte' de Vermandois , après que Hugues le Grand , sou cousin , eut régie les contestations qui s’e'taient e'ieve'es entre lui et ses frères ,

5our le partage de la succession e leur père. A peine fut-il en possession , que Raoul II , comte de Cambrai, excité par le roi Louis d’Outre-raer, son oncle maternel , se jeta sur le Vermandois , dont il envahit la plus grande partie. Albert et ses frères marchèrent contre lui, et lui livrèrent un sanglant combat, dans lequel il périt.

(Bouquet, T. IX, p. 66. ) Albert s’étant réconcilié avec le roi Louis d’Outré-mer , demeura constamment attaché au service de ce prince. Il fut ègalementfidèle au roi Lolhairc, ainsi qu’à Louis V , son fils.

Après la mort de ce dernier , il prit le parti de Charles , duc j de Lorraine, héritier légitime du trône de France , contre Hugues Capet. Mais voyant Charles entre les mains de Hugues , qui le retenait, en prison, il se rangea du côté du plus fort , et fit sa paix avec lui , par l’entremise de Richard Ier, duc de Normandie. Albert mourut le g septembre de l’an 987 ( Colliète )', laissant de Gbrberge, son épouse, fille du roi Louis d’Outre-mer, entr’autres

COMTES, puis DUCS,

DE VALOIS

Bardou! , seigneur de Broves , beau-frère du comte de Valois, se jeta sur ses terres , et lui enleva Bar-sur-Aube , Vitri et la Ferlé. Le roi -presque en mêmetems se jeta sur le Valois, dont il ravagea quelques portions. Simon usa de représailles, et fit des courses sur les terres du roi. Il y eut eutre, leurs troupes respectives différents chocs, où la victoire se porta tantôt d’un côté , tantôt de l’autre. Les dégâts qu’elles causèrent fireut naître a Simon des scrupules , sur lesquels il crut devoir aller consulter le pape Grégoire VII à Rome. Le pontife commença par exiger qu’il lui remît ses armes ; après quoi il lui imposa, une pénitence, dont il prit une partie sursoi-mème, distribua l’autre à deux religieux j puis , lui ayant rendu ses armes, il le renvoya absout dans ses terres.

( Acta SS. Bened. sœc. vi , p. 376. ) A son retour il trouva que le roi de France les avait considérablement entamées pendant son absence. Résolu de recouvrer ce qu’on lui avait eujlevé, il recommença la guerre ' avec son souverain , qu’il obli- | gea d’en venir à un accommodement , où tout l’avantage fut pour le comte de Valois. ( Albéric. ) Simon, devenu par là paisible possesseur de ses domaines , pensa à procurer du soulagement à l’àme de Raoul , son père, mort , comme on l’a

COMTES

DE VERMANDOIS

enfants , Herbert , qui suit ; I.udolfe , ou Liudolfe, e'vêque de Noyon; Gui, qui fut chancelier de la même église ; et Otton. Ce dernier, du vivant de son père, etlong-tems même avant sa mort, s’était distingué dans plusieurs expéditions militaires, où le désir du pillage avait eu plus de part que l’amour de la gloire. 11 fut d’un grand secours aux fières Rainicr et Lambert , dans la poursuite de leurs prétentions sur le comté de Hainnut , dont l’empereur les avait dépouillés.

S’étant établi dans le château de Go^i en Picardie , après en avoir chassé Arnoul , l’un des compétiteurs de ces deux frères, il fit de là , dit Baudri , de fréquentes incursions Sur la ville de Cambrai, qui u’en est qu’à quatre milles. C’est en ce même lieu , dit le père de Lewarde , que les Espagnols bâtirent , au seizième siècle , le château du Catelet , que Louis XIV fit détruire cil 1674. Le comte Albert fonda l’abbave de Saint- Prix dans l’endroit où son père avait enfermé le roi Charles le Simple.

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