‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 132 sur 296 · SIMON · texte numérisé non relu

SIMON

1074* Simon , fils et successeur de Raoul IU , lui était associé plusieurs années avant sa mort , dans le titre de comte d’Amiens , comme on le voit à la fin d’un acte cité par du Cange, ( ttist. manuscrite ci Amiens.) Actum.y est ildit,^wbianis in Basilica B . Mariœ , anno Incarnat . Christi mlxix, Ind. vu , Ixege Francorum Philippo /, Radulfo filioque ejus Simone Comitibus • A la mort do sou père il recueillit

COMTES

DE VERMANDOIS

roi Louis d’Outrc - mer , et d’où , l’an g5o , il vint avec l'évêque de Clermont au-devant de ce monarque, qui allait en Aquitaine. ( Frodoard. ) Eudes ne jouit donc pas du comte' de Vienne. Mais pour le dédommager de cette non-jouissance , son père , qui avait pris le château de Hara sur Eberhard, frère d’Herluiu , comte de Montreuil , l’an g32 , lui en donna la garde. 11 lui donna de plus le comte' d’Amiens , dont il s’c'tait empare’. Albert, qui suit , est selon nous le second fils d’Herbert; le troisième , Robert , qui fut comte de Troyes ; le quatrième , Herbert , qui succe'da à Robert , son frère; le dernier , Hugues , dont on a déjà parlé , lequel , après avoir été sacré , l’au g4 * »

archevêque de Reims , et avoir reçu le Pallium du pape Etienne IX, fut enfin chassé comme uu intrus, parle concile d’ingelheim , en 948- M. le chancelier d’Aguesseau ( OEuvres , T. I,r , p. 522) dounc à Herbert un sixième fils , qu’il nomme Renaud ; mais nous ue voyons point le fondement de celte assertion. Les filles d’Herbert sont, Alix, femme d’Arnoul Ier, comte de Flandre; et Leutgarde, mariée , 1" à Guillaume Ier, duc de Normandie :

2® à Thibaut 1er, comte de Blois.

COMTES, puis DUCS, DE VALOIS.

toute sa succession, savoir, outre le comté d’Amiens, ceux de Valois , de Vexin, de Barsur-Aube , les seigneuries de Péronne , de Montdidier , de Pontoise , de Mantes , etc. ; eu sorte qu’il passait pour le plus grand terrien et le plus riche particulier du royaume. Simon avait pour mère , comme nous l’avons dit, Adèle. C’est luimême qui rattesle dans une charte qu’il fit expédier , l’an 1076 , au château de Ta Fertésur-Aube, par laquelle il donne à saint Robert, abbé de Molême , ce qu’il posse'dait à Grancei-sur-Ôurce , notamment la forêt de Charmoi, le droit de pêche , et quelques familles de serfs, à la charge d’un anniversaire perpétuel pour Raoul, son père, Adèle, sa mère , et lui-même après sa mort. ( Ta~ bul. , /. Molism. , p. 1 2. ) A quoi l’on peut ajouter que l’auteur de sa vie le fait pareillement fils d’Adèle t Mater veto, dit-il, Adela ■vocabatur. Elevé dans sa jeunesse à la cour de Guillaume le Conquérant , il était passé ensuite à celle du roi Philippe Ier , qui le mit à la tête de ses troupes , et le fit asseoir aussi parmi les barons de son conseil. Mais ses grandes richesses , lorsqu’il eut recueilli la succession paternelle , donnèrent de la jalousie au monarque , et changèrent ses dispositions à l’égard de Simon.

A sou instigàtion , Barthélemi

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