‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 14 sur 296 · MATHIEU III · texte numérisé non relu

MATHIEU III

1280. Mathieu III, seigneur de Marli, grand-échanson do

therine , épouse de Baudouin IV, comte de Guines , appelée malà-propos Jeanne par du Chesne, qui confond la mère avec la fille; et Sybille , morte sans alliance.

MATHIEU IV, dit LE GRAND.

1270. Mathieu IV succe'da par droit d’aiuesse à Mathieu III , son père, dans la baronnie de Montmorenci. Sa valeur lui mérita comme à Mathieu II , son bisaïeul , le surnom de Grand. L’an 1282, après le fameux massacre, connu sous le nom de lèpres siciliennes , le roi Philippe le Hardi joignit le baron de Montmorenci aux comtes d’Alençon , d’Arlois, de Bourgogne et de Dammartin, qu’il envoyait dans la Pouille , à la tête d’nne armée, pour venger le sang des Français , versé dans cette affreuse catastrophe. Mais l’imprudence de Charles d’Anjou , qu’ils étaient venus secourir, enchaîna leur valeur , en acceptant, comme il fit, le combat singulier que lui proposa le roi d’Aragon, son rival, moins brave , mais plus rusé que lui , pour vider leur querelle. Mathieu de Montmorenci n’éprouva pas le même empêchement, à la suite de Philippe le Hardi , dans l’expédition

3ue ce prince entreprit, l’an 1280, pour conquérir le royaume ’Aragon. Les talents militaires que ce général y déploya malgré le peu de succès qu’elle eut , lui méritèrent , après la mort du monarque , arrivée le 5 octobre de la même année à Perpignan, la charge de grand-chambellan , que le nouveau roi Philippe le Bel lui conféra avec la terre de Damville , pour lui tenir lieu d’une pension de cinq cents livres (1). Cette charge venait de vaquer par le décès de Mathieu de Marli , oncle maternel de Jeanne de Levis , seconde femme de Mathieu , fille de Gui de Levis, sire de Mirepoix, maréchal de la Foi. 11 avait perdu , le

Seigneurs de Marli.

France, est qualifié sire de Marli , chambellan de France au mois de mars 1 2b8 et 1 274 ; et , dans son épitaphe , à l’abbaye de Port- Royal, il a la qualité de chevalier, maistre cschanson de France . Elle met la date de sa mort au mercredi après la Conversion de S. Paul (27 janvier) de l’an i5o5. Il avait épousé Jeanne de x’Ile-Adam , dame de Vahnondois, laquelle vivait en i34t* Leurs «nfants furent :

T° Louis , dont l’article suit;

(1) Pendant les premières années de Philippe le Bel, l’argent monnayé était à 11 deniers 1 a grains d’aloi , et ne valait que 1 livres 18 sou* le marc; donc 5oo livres font ini marcs 3 onces et a gros , lesquels , A raison de 5i livres 4 sous 7 deniers le marc, produisent actuellement 883a livres 4 sous 6 deniers.

p mars 1277 (N. S.), Marie, fille de Robert IV, comte de Dreux, sa première femme, enterrée au prieuré de Hautes- Bruyères , sans laisser de postérité. Le baron Mathieu préférait à tous les plaisirs celui de la chasse $ itiais il ne lui sacrifiait pas , comme beaucoup d’autres, les droits de la justice et de l’humanité. Les habitants de ses terres de Montrnorenci , de Sosei , de Grolei , de Moutmeigné , d’Andiili , de Migafin , de Monlignon , deMetiger, de Tour , d’Eaubonne, d’Ermont , de Sarnoi , de Franconville , de Saint-Gatien et d’Epineuil , lui ayant représenté que le gibier de sa garenne de Montrnorenci endommageait considérablement leurs héritages , il leur permit, par lettres du mois d’octobre 1295 , de tuer et emporter tout le giîùer , gros et menu , de sa garenne , sans même excepter les oiseaux. ( Du Chesne , pr . , p. 120. )

La guerre ayant été déclarée par la France a l’Angleterre en 1294, Je baron de Montrnorenci fut du nombre des généraux que le roi nomma pour aller commander en Guienne, sous les ordres de Charles de Valois, son frère. Les collègues de Mathieu furent le connétable de Nesle , Gautier de Châtillon et Gui de Laval. La couquête d’une grande partie de la Guienne fut le fruit des premiers mois de la campagne de 1295. Ce rapide et brillant succès fit naître au roi la pensée d’aller attaquer les Anglais dans leur île. Ayant une flotte toute prête pour ce grand dessein , il en donna le icommandement à Mathieu de Montrnorenci et à Jean d’Harcourt. La descente se fit, le 1 août 1295 , au port de Douvres, qu’ils prirent, et dont ils brûlèrent les dehors, sans néanmoins oser attaquer le château. Ce fut là où se borna toute l’entreprise. Une si belle armée , dit Nangis , suffisait pour la conquête de toute la monarchie anglaise j mais ses chefs , dit

Seigneurs de Marli .

20 Mathieu de Marli, chevalier, mort après l’an i55t }

5° Jean de Marli , chevalier, seigneur de Picauville , mort sans enfants de Mahaut-de-Flotte-Revel.

LOUIS

i3o5. Louis de Marli, seigneur de Marli, de Valmondois, etc., est connu par divers actes des années i54*> 1^42, i^44> !55i et i552. Il succéda vers ce tems à Jean, seigneur de Picauville, son frère, dans cette seigneurie. Etant mort lui-même sans, liguée , le 26 mars vers i556, la seigneurie de Valmondois retourna à la maison de l’Ilè-Adarn, et les seigneuries de Marli et de Picauville échurent à Bertrand et Thibaut! de Levis , chevaliers.

Armes de cette branche: D’or, à la, croix de guçulcs, cantonnée de quatre ale'rions d’azur.

Jean de Saint-Victor, auteur contemporain , furent rappelés par des lettres du roi et obliges de ramener la Üotte dans les ports de France. Sed ciim propc portum Douvres jam essent , dit-il, quibusdam litieris missis Sigillo regis Francorum munitis redierunt . M. Vclli , qui soupçonne de lâcheté les deux amiraux comme Nangis les appelle, est de'menti par le don que le roi fit à Mathieu de Montmorenci de la terre d’ Argentan , au mois d’août de la même année , par lettres données à Guercheville en Normandie. ( Du Chesne , pt. p. i3i . ) Mathieu , l’an 1297, alla commander en Flandre sous le comte d’Artois , et eut parta la victoire rcmporte'e par les Français sur les Flamands, près de Fûmes, le i3 août de cette anne'e. Les Français ayant été battus à leur tour , dans une nouvelle re'volte des Flamands , à la journée de Courtrai , du 11 juillet i3o2 , le baron de Montmorenci fut mande' par Philippe le Bel l'année suivante , pour l’aider à venger cette injure, et fut, à ce qu’on présume, un des généraux qui contribuèrent le plus à lui faire gagner la bataille de Mons-en-Puelle , le 18 août i5o4* On observe qu'à cette action se trouvèrent deux de ses fils , Mathieu V, qui suit, et Jean , avec Erard de Montmorenci, grand - échanson de France, Gui IX, sire de Laval, et Mathieu III, sire de Marli , ses cousins. Le baron Mathieu IV disparaît dans l’histoire après le a5 septembre i3o4> date d’une charte par laquelle il confirme la fondation que le connétable Mathieu, sire de Montmorenci et de Laval , avait faite d’une rente annuelle de cinq muids de blé, à prendre sur la grange d’Ecouen , pour être distribués aux pauvres de Montmorenci dans le carême. Deux ans auparavant, il avait renouvelé, par lettres du mois de décembre bre 1D02 , la fondation faite par ses prédécesseurs d’une rente de vingt livres, pour vêtir les pauvres de ses terres. (Du Chesne, pr. p., 122.) De Jeanne de Levis, sa seconde femme, Mathieu IV,

laissa deux fils , qui suivent , et Alix , qui vivait en i5i4*

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