‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 160 sur 296 · ROBERT DE BAR · texte numérisé non relu

ROBERT DE BAR

i4o5. Robert de Bar , fils de Henri de Bar et de Marie de Couci, eut à soutenir le procès qu’Isabelle, sa tante, avait intenté à sa mère , et qui se poursuivait toujours. Il fut jugé définitivement, comme on l’a dit ci-devant, le il août 1408, en faveur d’Isabelle , qui eut la moitié de la baronnie de Couci et de sk

a6 3 CHRONOLOGIE HISTORIQUE

dépendances. À l’égard du comté de Soissons, il resla lont entier à Charles , fils et successeur de Louis , duc d’Orléans. Mais ce prince , se trouvant hors d’état d’achever le paiement de la somme qu’il devait pour l’acquisition de ce comté, fut obligé de transiger, en 14 1 '2 , avec Robi rt de Bar , et de lui rétrocéder la moitié par indivis du comté de Soissons. La portion de Charles passa, l’an 1 466, à Louis, son fils, lequel étant monté sur le trône de France après la mort du roi Charles VIII, elle fut réunie de droit au domaine de la couronne ; mais elle ne le fut pas de fait, paTce que ce prince déclara que son intention était qu’elle (ût administrée séparément. En effet, il la donna peu de teins après à Claude, sa fille , qui épousa François Ier. Cette princesse étant morle l’au 1 5a. '1 , la moitié par indivis du comté de Soissons tomba entre les mains de Henri II , sous lequel elle fut enfin réunie de fait au domaine du roi.

Revenons à Robert de Bar, possesseur de l’autre moitié indivise du comté de Soissons. Trois ans avant la transaction dont on vient de parler ,vi! en avait fait une autre ( le 8. avril 1 4°5I ) avec Edouard de Bar, marquis de Pont , fils aîné de Robert , duc de Bar, par laquelle il deviut possesseur des seigneuries de Marie, d’Oisi , de Warneton , de Bourbourg , de Dunkerque, etc. Le roi Charles VI , qui l’estimait, érigea en sa faveur, par lettres du mois d’aout 1 4 1 3 , la baronnie de Marie en comte'. Ce prince lui conféra de plus la charge de grand-boutillier. Vers le même tems , Soissons subit le sort de la plupart des villes de Picardie, dont le duc de Bourgogne s’empara pour y mettre garnison. Charles VI étant entré, l’an i4i4> dans cette province pour la réduire , commença par le siège de Soissons , qu’il emporta d’assaut le 20 ou le 21 mai. La ville fut livrée au pillage $ et Enguerand de Bournonville , l’un des commandants de la place, eut la tête tranchée , ainsi que plusieurs autres officiers , pour expier la mort du bâtard de Bourbon , qui avait été tué à ce siège. L’an 1 4i 5 , le comte Robert combattit pour la France à la bataille d’Azincourt , où il périt le u5 octobre, avec deux de ses oncles, laissant de Jeanne de Béthune, son épouse, fille aînc'e de Robert de Béthune , vicomte de Meaux, une fille, qui suit. La corn- • tesse Jeanne ayant survécu à son mari, se remaria à Jean de Luxembourg, comte de Ligni , et mourut sur la fin de 1 4^9*

JEANNE DE BAR et LOUIS DE LUXEMBOURG.

i4*5. Jeanne, fille unique de Robert de Bar , lui succéda aux comtés de Soissons et de Marie , ainsi qu’à ses autres domaines. Elle épousa., Pau 1435, au château de Bobaiu , le 16 juillet, Louis d& Llxcmbourq f comte de Saint-Pol , de Bricnne et de

DES COMTES DE SOISSONS* ï6g

Ligni, connétable de France. Jeanne mourut Tan 14G2, et son mari fut décapite' le 19 décembre 147$. ( Voyez Louis, comte de Saint-Pol. )

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