‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 159 sur 296 · MARIE DE COUCI · texte numérisé non relu

MARIE DE COUCI

i3g7- Marie, fille aînée d’Enguerand et d’Isabelle d’Angleterre, se porta pour leur unique héritière , et se mit en possession de toutes leurs terres. Elle était veuve pour lors de Henri de Bar, marquis de Pont , fils aîné de Robert , comte de Bar, qu’elle avait épousé l’an i385 , et qui fut tué , l’an i5g6, à la bataille de Nicopoli. L’an t4oo, Marie vendit pour quatrecent mille livres, par contrat du i5 novembre , à Louis , duc d’Orléans , les seigneuries de Couci, de Marie et de la Fcrc. Isabelle de Lorraine , veuve d’Enguerand « comme ayant la garde-noble d’Isabelle , sa fille , prétendit que cette vente était nulle , parce qu’une portion de ces terres devait appartenir à sa fille , et qu’elle-même devait en avoir la moitié ou du moins le tiers. Le duc d’Orléans, troublé dans la jouissance de son acquisition , intenta contre Marie une demande en garantie. Ce fut pour faire cesser cette demande, et pour dédommager le duc de la perte qu’il faisait par l’éviction d’une partie des seigneuries de Couci , de la Fère et de Marie , que Marie lui céda, l’an i4»4 » le i3 mai, tout ce qu’elle avait ou pourrait avoir parla succession d’aucunes de ses sœurs au comté de Soissons et en la seigneurie de Ham, etc. Mais le procès ne fut point terminé par là. Marie finit ses jours l’an, i4o5 ( N. S» ) , laissant un fils, qui suit. ( Voy. les sires de Couci. )

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