‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 186 sur 296 · HENRI ROBERT · texte numérisé non relu

HENRI ROBERT

1 556. Henri Robert, fils aine de Robert IV., ne le 7 février i559 ( V. S.) , succéda à son père dans la seigneurie de Sedan et le duclie de Bouillon. Mais, Pan i558, Philippe II, roi d’Espagne, ayant insiste', lors des conférences tenues pour parvenir au traité de Cateau-Cambresis , à ce que le château de Bouillon fut remis à l’évêque de Liège, le roi de France, Henri II, par brevet du 25 mars 1 558, promit au duc de Bouillon et à la duchesse, sa mère , en les engageant à se porter au désir du roi d’Espagne , de les dédommager amplement de ce sacrifice. Ro^ bert , en conséquence , remit le château de Bouillon au roi de France , qui le rendit l’année suivante, par le quatorzième article du traité de Cateau-Cambresis, à l’évêque de Liège , avec ce qui en dépendait au-delà de la rivière de Semoi, sans préjudice toutefois des droits et actions du seigneur de Sedan et de ses descendants , tant pour raison de la propriété du duché de Bouillon , qu’à cause des sommes à eux dues par les communautés du pays de Liège, lesquels droits seraient réservés pour être jugés par des arbitres. Henri Robert manqua la récompense qui lui était promise, en se déclarant pour les religionnaires. Ou lui ôta même la compagnie des cent Suisses , qu’il commandait depuis l’emprisonnement de son père. L’an 1572 , il engagea le roi Charles IX à lui confirmer, par lettres-patentes, le rang de duc en France , dont avait joui Robert IV, son père, à raison de la seigneurie de Bouillon. 11 prenait aussi dès-lors le titre de prince de Sedan, et il est le premier qui l’ait pris. Henri Robert assista , l’an 1573 , au siège de la Rochelle. Il mourut le 2 décembre de l’année suivante, « d’une fluxion, dit Brantôme, » qui lui tomba sur les jambes , dont il en fist arresler les veines » comme on fait h un cheval : mais il fut mal pansé, et furent » mal arreste'es ; dont ce fut grand dommage; car s’il eustvesca » grand âge , il se fust rendu eucote plus grand personnage qu'il » n’estoit. » De Françoise de Bourbon, fille de Louis II de Bourbon , duc de Montpensier, qu’il avait épousée le 7 février i558 (V. S.), morte en 1587, il laissa Guillaume Robert , qui suit ; Jean , comte de la Marck , hé le 6 octobre i564 , mort sans alliance le 4 mai 1587; Henri Robert , mort jeune; et Charlotte, qui viendra ci-après.. » -

Page 1