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cenis et de Béausault au roi d’Angleterre pour le sommer venir lui rendre l’hommage accoutumé de la Guienne>et Ponthieu. Edouard fit d’abord quelques difficultés. Il n’en fallu pas davantage à Philippe pour saisir ses terres de France , et l faire ajourner à la cour des pairs. Edouard, craignant les suit de cet ajournement , se rendit à Amiens, pour satisfaire le r de France. Il y trouva une cour* si nombreuse et si brillante
2 u’ à son retour il dit à Philippe de Hainaut, sa femme , qui la emandait des nouvelles' de cette entrevue: «Je ne crois pi » qu’il y ait au monde un roi qui surpasse celui de France, ~
« même qui l’égale, en grandeur et en magnificence.’ » Le jour d’Edouard à Amiens fut de quinze jours. On y contes d’abord sur la forme de l’hommage. Le roi de France prétend* qu’il devait être lige. Edouard soutenant le contraire, ou convi à la fin qu’il se ferait en termes généraux, en attendant qu’< pût en déterminer la qualité par les chartes; apres quoi le mi narque anglais, s’étant rendu à l’église cathédrale d’Amiens , fifj le 6 juin i32q, l’hommage au roi de France , debout et ceint 1 son épe'e, non de bouche et de paroles tant seulement , com le prétend Froissart , mais par un acte authentique qui se coi serve qncore dans le trésor dès chartes. Edouatd eut des démêl ayec les bourgeois d’Abbeville, à l’occasion d’qu gouvernei qu’il voulut leur donner. Il en eut aussi avec le comte de Saintàfl
DES COMTES DE PONTHIEÜ. 55t)
Toi, le seigneur de Saint-Valeri , et d’autres voisins, sur les fiefs desquels il voulait anticiper. Mais, l’an i336, le Ponlliicu rentra dans la main de Philippe de Valois, par la saisie que ce prince en fit faire après que la guerre eut été déclare'e entre ce prince et le roi d’Angleterre.